another one bites the dust. (rachelle)
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 another one bites the dust. (rachelle)

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MessageSujet: another one bites the dust. (rachelle)   Dim 12 Juin - 4:34

       
Another one bites the dust

        Feat. Tristen & Rachelle 


« C'est pas vrai... » que je grogne pour la troisième fois.

Mes mains s'affairent à fouiller dans cet énorme sac à main à la recherche de moi-seule-sait, le visage froncé et l'air complètement outragé. Ça doit faire un bon cinq minutes déjà que j'ai la tête plongé dans cette foutue sacoche à marmonner de plus en plus clairement des phrases de découragement et d'affairement indigné. Et pas une seule réaction. Bordel, ça lui prend quoi pour réagir à ce foutu conducteur de taxi ? Que je me foutes à poil sur la banquette arrière et que je me trémousse les lolos dans son rétroviseur ? Pas question que je me déshabille pour ça. Enfin, pas pour l'instant. Je laisse échapper un long soupir d'exaspération entre mes lèvres décolorées par ce rouge à lèvres effacé par la soirée.

« Mais il est où, putain ?! »

Je sors mon trousseau de clé du sac et le fais volontairement tinter dans les airs alors que ma main toujours libre poursuit ses recherches. Je fous carrément le bordel dans mes effets personnels dans le but de faire croire à ce conducteur complètement indifférent que, bah ouais, j'ai perdu quelque chose !

« On me l'a sûrement volé, bordel ! »

Du coin de l'oeil, j'aperçois la tête du conducteur qui s'élève de la route, probablement pour ENFIN jeter un oeil dans son foutu rétroviseur. J'affiche mon air le plus affairé alors que je viens appuyer une main contre mon front dans un geste des plus dramatiques.

« Ça va pas, ma p'tite dame ? »

Je suis trop douée. À part le fait qu'il m'appelle sa "p'tite dame", je réussis ENFIN à attirer son attention ! C'est presque gagné, faut pas lâcher le morceau. J'élève mes prunelles dévastées vers l'avant, comme si je venais tout juste de constater sa présence.

« J'crois que j'me suis fait voler mon porte-feuille... » que je lui dévoile d'un ton totalement affairé.

Je m'attends à l'entendre déblatérer des "putain, pas de bol" suivi de "faut être con pour voler une femme aussi sexy qu'vous" pour finir avec "allez, j'vous offre la course gratuite!" C'est le plan depuis le tout début en fait. Mais au lieu de ça, je me tape un silence de malaise qui annonce tout sauf une économie d'argent. Le conducteur fronce les sourcils alors qu'il me toise avec une telle suspicion que j'ai l'impression qu'il parvient à lire mon âme... Je ne sors toujours pas de mon rôle, mais je change rapidement d'air lorsqu'il appuie brusquement sur les freins et que mon front vient se heurter au siège avant.

« Putain ! C'est quoi votre problème, enfin ! » que je lui reproche alors que je me redresse, une main sur le crâne afin de m'assurer que je n'ai rien de casser.

« Pas d'argent, pas de taxi. Foutez le camp ! »

Mes prunelles s'agrandissent et ma mâchoire se déboîte. Mais le conducteur maintient son sérieux et insiste à ce que je quitte l'habitacle. Je serre alors les dents, ma poitrine venant se gonfler d'orgueil. Ça ne vaut pas la peine de se battre, ce n'est qu'un pauvre sans coeur incapable de faire preuve de générosité ! Bon, d'accord, ce n'est pas comme si j'étais pauvre et sans moyen financier - ou que j'avais vraiment perdu mon porte-feuille, puisqu'il traîne sagement au fond de mon sac à main - mais soit ! C'est une question de savoir-vivre à ce point ! De gestes brusques, j'ouvre la portière et sors du véhicule avant de l'observer s'éloigner prestement au loin.

« CONNARD ! »

« Oh, la vilaine langue, » qu'une voix mielleuse murmure à mes arrières.

Je sursaute aussitôt, obligée de tourner sur moi-même afin de faire face à cette silhouette sombre qui se présente dans l'ombre du parc. D'instinct, je sers mon sac contre ma poitrine, sentant mon palpitant s'emballer. Il sort d'où lui ? Qu'est-ce qu'il veut ? Honnêtement, je n'ai pas du tout envie de le savoir, je veux simplement me trouver un second transport pour rentrer sagement à mon appartement pour mettre fin à cette nuit interminable.

« Vous ne devriez pas faire peur aux dames ainsi, » que je reproche, tentant de garder une voix calme. « Veuillez m'excuser, mais je suis pressée. Bonsoir. »

Sur ce, je tourne les talons et emboîte un pas empressé à la bordure du parc, gardant une attention toute particulière à cette drôle de personne qui se trouve à mes arrières. Il ne serait pas fou au point de me suivre jusqu'à chez moi... Si ? Et puis, je devrais tout autant surveiller mes avants puisque je me heurte soudainement à un tas d'os ambulant. Le coeur prêt à me sortir de la poitrine, je recule de quelques pas alors que mes prunelles tentent de décortiquer les traits de cet inconnu. Les joues affreusement creuses, les yeux ternes et la peau blafarde... Ne me dites pas qu'il est...

« On t'a jamais appris à ne pas tourner le dos à des étrangers ? » qu'il me dicte avant d'étirer un large sourire qui laisse dévoiler... de longues canines affilées.

Mes yeux s'agrandissent en deux billes bien rondes alors que je sens la peur se déverser comme un poison dans mes veines. Devenue muette par cette peur viscérale qui me serre les cordes vocales, je prends la pire décision de la terre. Celle de la demoiselle en détresse qui tente de sauver sa peau, mais qui, inévitablement, sera dévorer en moins de deux. Dans un élan d'effroi, je sprinte le plus vite que mes jambes le permettent, m'enfonçant dans le parc ténébreux et désert à cette heure tardive de la nuit. Je scrute les alentours avec une anxiété évidente avec l'espoir de semer le danger qui me guette. J'ignore où je m'enfonce comme ça, mais mon instinct me dicte simplement de m'éloigner. Le plus loin possible. Ce qui est stupide... Parce que tout le monde sait que les vampires ont la capacité de courir à une vitesse phénoménale ! Sotte. À peine une minute de course que déjà je sens un obstacle me barrer la route. Une masse me heurte le tibia et me fait trébucher vers l'avant. Mon corps plane un instant dans les airs avant de s'écraser lourdement sur le sol terreux. Le choc résonne dans toutes les fibres de mon corps alors que mon cerveau demeure momentanément hors service. Une poigne se referme contre ma chevelure, m'obligeant à élever la tête et à apercevoir cette ombre agenouillée à mes côtés.

« La chasse a été trop facile, t'aurais pu faire mieux, ma jolie, » que le vampire ricane en voyant mon visage ravagé par la terreur.

« C'est pas le temps de jouer, Vince, » qu'une voix féminine rétorque. « J'ai faim et j'ai pas envie de me faire embrocher les fesses ce soir, alors bouffons ! »

Une autre prise me saisit le bras et je sens ses crocs s'enfoncer dans ma chair frigorifiée. Aussitôt, un cri aigu fait vibrer mes cordes vocales autrefois paralysées, espérant alerter quiconque peut entendre ma détresse.


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Rachelle F. Delacroix



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MessageSujet: Re: another one bites the dust. (rachelle)   Mar 28 Juin - 21:08

another one bites the dust

feat Tristen


Tout est dans le plaisir immédiat. Le plaisir à l’état brut. Tes paupières se ferment et tu laisses un soupir d’aisance franchir tes lèvres. Que c’est bon, n’est-ce pas ? Tu profites de ce moment, mettant de côté la culpabilité qui t’étreins. Tu auras tout le temps du monde de te sentir honteuse… mais pas maintenant, non. Non, là tu t’abandonnes complètement à ton plaisir coupable et solitaire. Adossée contre ce tronc d’arbre, tes dents croquent avec vigueur ce kébab entre tes mains. La viande. Les frites à l’intérieur. Oh oui. Que ça t’a manqué ! Tu avais promis à Savannah de rejoindre sa lutte animalière… Mais bon sang… Que tu aimes la viande. Qu’elle veuille se priver d’une chose aussi délicieuse est une chose… et que tu souhaites la rejoindre dans cause pour monter dans son estime est une autre chose… Juste… Juste… Tu avais le droit à un petit moment d’écart. Un petit moment d’abandon. Personne n’est parfait, après tout. N’est-ce pas ? Et Savannah n’est pas obligée de le savoir. C’est ton petit secret rien qu’à toi.

C’est pendant ce moment de plénitude total qu’un cri retentit dans la nuit. Non… Pas maintenant. Pourquoi maintenant ? Tu hausses un sourcil et éloigne le pain garni de cadavres de moutons de ta bouche. Sérieusement… c’est ce moment-là qu’a choisi une demoiselle pour être en détresse ? Elle ne pouvait pas avoir la délicatesse de mourir en silence ? Tu laisses un soupir exaspéré franchir la barrière de tes lèvres et tu hésites. Un second cri. Tu entends des voix. Tu zieute avec envie ton kébab et tu jettes un ultime regard derrière ton arbre. Ton kébab ou l’innocente peut-être pas si innocente ? Peut-être qu’en fait, il s’agit d’une meurtrière en série que ces deux créatures de la nuit vont rendre service à la communauté sans le vouloir ? Même dans ce cas de figure, tu ne peux pas laisser une telle chose se passer. Tu le sais et ça t’agace que d’autant plus. A contrecœur, tu abandonnes ton repas du soir et tu t’approches de ce troupeau d’enquiquineurs. Y’a des culs qui vont être sévèrement bottés, tu peux le garantir. Ton regard flamboyant de rancœur atteste de la contrariété qui t’habite. Bordel que t’a faim, merde !

— Hey, les affreux, ça vous tente un petit barbecue ? que tu questionne en sortant ton pieu. Je suis spécialiste des brochettes.

Ta répartie vaseuse est nulle. Tu en prends conscience mais… Tu as faim, bordel ! Il est important de le répéter, des fois que ça n’est pas assez clair. Tu entends ton ventre gargouiller alors qu’un des vampires crie « La tueuse ». Non. Tu n’es pas « La tueuse ». D’ailleurs, c’est qui ça ? Tu n’en a pas la moindre idée. Tu aimerais qu’on t’éclaire mais eux, ils tentent de prendre la fuite. Tu n’es pas forcément d’accord avec ça. Maintenant que t’a gâché ton repas… autant que ça ne soit pas pour rien. Tu bondis sur l’un des deux et entre vous, une danse macabre s’amorce… Okay. C’est une danse risible et ridicule puisque toi, tu tentes de le puncher et que lui, il tente de fuir. Tu le prends par le col de sa veste… tu te retrouves qu’avec la veste à bout de bras. Tu lèves les yeux au ciel et reviens à la charge. Tu le prends par la tignasse et tu te retrouves avec un postiche dans la main. SERIEUSEMENT ? Tu te prends un fou rire et le vampire en question en profite pour se faire la malle. Merde. Mais t’en peux plus de rire. Par contre en te retournant, tu te rappelles qu’à la base, ils étaient deux. Le second acolyte en a profité pour s’en prendre à la victime.

— Pas cool, que tu te plains en tendant la moumoute. Et j’en fais quoi de ça ?

Tu le vois… la vampire est déconcertée et tu en profites pour combler la distance entre vous à la vitesse de la lumière… N’exagérons rien… Tu n’es pas aussi rapide que la lumière… mais aussi rapide qu’un vampire. Ou qu’une tueuse, tiens, puisque c’est ainsi qu’on t’a nommé. Ton index s’enfonce dans son œil et toi, t’en est encore à te demander pourquoi on t’a appelé la tueuse. C’est tellement étrange comme situation. La créature de la nuit hurle à en relâcher la blondinette et toi, tu profites de cet instant pour enfoncer ton pieu en plein dans son cœur. Et un vampire en moins, un ! Un tas de poussière se forme et satisfaite, tu te tournes vers l’humaine. Oui… Tu t’attends à des remerciements, à des applaudissements et même, tiens, à une pluie de confettis.





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Wilhelmina de Santis



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MessageSujet: Re: another one bites the dust. (rachelle)   Mer 31 Aoû - 14:36

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