take on me. (RACHELLE)
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 take on me. (RACHELLE)

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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: take on me. (RACHELLE)   Lun 6 Juin - 4:54


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Ces rues et pavés en pierres superbement bien polit ont toujours été une sombre damnation pour toutes femmes qui se respectent et ont l’audace de se jucher sur des échasses plus hautes que leurs chevilles peuvent bien le supporter. Toi, ma pauvre Ophélie, telle la brave et dépravée femme ivre que tu es, tu ne fais pas exception à la règle. De grâce, où serait-elle, ta grâce, si tu ne te prenais pas le bout du Converse sur une dalle mal scellée ? Bouteille de fort en main.. oops… non… t’as échappé ta bouteille en t’enfargeant dans tes propres pattes, tu claudiques, tu trépignes, mène cette valse ridicule sur le fil d’un équilibre de plus en plus timide et fuyard. Et toi, maladroite funambule, tu esquisses ces farandoles de vieux saint-bernard boiteux et hoquète ce rire poisseux d’ivrogne invétérée lorsque tes sombres prunelles viennent à la rencontre des vestiges de verres clairsemés qui jonchent le trottoir sur un grand écart. Il est tard, et si tu ne rentres pas bientôt… tu ne rentreras jamais. Où est donc ta demeure ? Hum. En voilà une très bonne question ! Tu ne le sais plus, t’as oublié, comme tu as oublié tout le reste et ça te fait rire. Rigole. Rigole tant que tu en es encore capable. Rigole, avant que le jour se lève et que ta tragique réalité ne te rattrape. Rigole sans trêve, absorbe ce monde que tu n’as jamais compris de ton rire gargantuesque qui rebondit sur les murs qui t’entourent, ode à l’harmonie de la nuit qui détale dans l’obscurité tel le chant mélodieux des rires d’une maligne petite fée… douce illusion… charmant mensonge. Afin de ne plus ressentir l'horrible fardeau du temps qui brise et ploie ton échine de verre vers la terre, cette nuit, maudite, tu te grises et enivres. Délice et délire. Propice, cela te fait tant sourire alors que pour un moment seulement tu cesses de souffrir.

Tu lui dois la vie. Tu lui dois la mort. Elkan Devos. Ce titan. Ce géant. Ton illustre lapin blanc. Tu l’as suivis et vois le monde d’aujourd’hui, ignorant ce qui t’attend demain et plongeant dans le néant ces tristes hier. Enfer. Ton Enfer. Ce qui creuse, jour après jour, les abysses et ornières d’hiver en les givres nacrés de ta poitrine vitrifiée. Servile, monsieur Devos t’a offert une seconde chance. Dis-moi, ivre Ophélie, vas-tu cesser ces mascarades et renoncer à être l’esclave martyrisée de ta propre vie que tu as glissé entre ces affreuses parenthèses qui depuis très longtemps t’oppressent ?

- Naaaaaaaon, rien de reins. Naooonnn, j’n’e regrette reuh-ien !

Par pitié, ferme ta gueule et ne massacre pas ce grand classique. Tu vas faire chouiner madame et jurer monsieur.

- Niiiiiiiiii le bien qu'on m'a faiIIIiiiiIIiiiiIIiiit. Ni le maAAAAAAAAAhhhhhhhh---LLLL tout ça m'est bien égaaaaAAAAAAAAaaaAAAAalllll.

Demande pardon à mademoiselle Piaf, sombre imbécile, car tu ne sais plus ce que tu fais ! Tu vas où ? Ophélie, nom de nom, NON ! ne traverse pas la rue, tourne les talons, ne t’enfonce pas dans cette lugubre ruelle, il n’y a pas de placard magique pour t’apporter en un monde féérique, qu’un vide ordure et des raclures sans allures. Reviens. REVIENS ! Pauvre fille. Burlesque catin. Oui, c’est ça, le trottoir, reste sur le trottoir. Bonne fille. Bonne---quoi ? Tu fais quoi, là ? Tu essaie de marcher droit en suivant les veinures des pierres ? Grand Dieu, mais tu as sifflé combien de bouteilles pour en arriver à un état aussi lamentable ?

- J’en saiiiiis rieeennnn. Hahahaha !

Génial. Tu causes toute seule…

- Reuuuuieeennnnn de rieeennnn ! Naooonnn…

TA GUEULE ! Docile, tu fermes ta gueule. Imbécile, tu souris dans le vide. Lubrique, tu papillonnes des cils. Tu te crois à ce point Dorothy qui gambade sur le chemin de briques jaunes ?! Il est tard. Nulle part. Tu as nulle part où aller. Rentre te coucher. Rentre, avant qu’il ne soit trop tard…

Un immeuble. Telle la corde d’un piano, ton échine se tend. Tu largues les amarres et bifurques sur la porte. Tu attrapes la poignée, esquisse le geste qui laisse prédire que tu vas entrer, mais à plein front tu te fracasses la trogne sur la planche de bois.

- MAMAN. OUVRE LA PORTE. J’AI LA VESSIE DANS LES TALONS ! C’EST TA FILLE ADORÉE QUI TE PARLE.

Tu beugles. Tu râles. Tu martèles la porte. Tu ne comprends pas pourquoi cette maudite porte est verrouillée.

- MAMAN. PUTAIN !

C’est ça. Rigole, Ophélie.
Rigole, avant que le jour se lève et que ta tragique réalité ne te rattrape…

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MessageSujet: Re: take on me. (RACHELLE)   Jeu 9 Juin - 23:15

TAKE ON ME

feat Ophelie


Ton corps endolori te rappel ton faible statut d’humaine. Bien que sauvage et ardente, tu n’en reste pas moins fragile face aux abominations que tu affronte. Et pourtant, tu te sens plus forte, plus rapide. Tu ne parviens pas encore à en saisir la raison. Tu doute encore un peu. N’est-ce donc pas là qu’une simple impression ? Ne te serais-tu pas améliorée, tout simplement ? Peut-être. Peut-être pas. Et ces sons qui te parviennent ? Ces effluves qui t’agressent les narines ? Tes sens se sont aiguillés. Comment tu l’explique, ça ? Et cette force soudaine… Il n’y a pas de raisons. Pas de raisons logiques. Mais tu te retrouve incapable de l’expliquer. Tu devrais chercher, fouiner, comme tu sais si bien le faire. Tu devrais… sauf que tu n’en fais rien. La mort d’Aubrey t’affecte encore bien trop, malgré ce que tu peux bien prétendre. Et tu repense souvent à son regard… Ce dernier regard. Ce dernier baiser. Ce dernier baiser qui était si différent des autres. Probablement parce qu’il s’agissait du dernier, justement. Dans le fond, tu ne veux tout simplement plus y penser.

Emmitouflée dans un peignoir en satin, tu quitte ta salle de bain. Tes pieds nus arpentent le plancher froid du salon avant de trouver la douceur de ta moquette, dans ta chambre. Cet endroit, ton cocon, tu t’y sens bien. Tu t’y sens encore mieux en allumant toutes les bougies. Doux éclairage qui te ravit et te baigne dans cette intimité chaleureuse. Enfin seul. Enfin tranquille. Pas de monstres. Pas de vampires. Tu jubile d’avance du programme de la soirée. Un sourire s’étire sur tes lèvres colorées de rouge. Car oui, même si tu n’a pas prévu de sortir, tu as prit le temps. Le temps de te maquiller. Le temps de te faire belle. Pour toi. Pour ton plaisir. Car tu n’es pas qu’une simple combattante. Tu es également une femme. Tes doigts manucurés actionnent le bouton de démarrage et ta petite chaîne hi-fi se met en route. Elle crachouille cette mélodie, douce et suave, qui te met bien. L’espace de quelques secondes, tes paupières se ferment et tu te laisse enveloppée par cette ambiance. Le vide en toi demeure mais il se fait moins oppressant. Juste assez pour te sentir bien. Pas heureuse. Juste bien. Cela te suffit. Pour le moment.

En quelques pas, tu grimpe sur ton lit et t’y allonge. Depuis des heures, alors que tu arpentais les cimetières, tu y pensais, à ce moment. Et t’y voilà enfin. Tu défais le nœud de ton peignoir, dévoilant ton corps ornait d'un déshabillé rouge sang. Tes doigts glissent sur ta peau, caressant avec délicatesse les courbes de ton corps. Tes paupières se ferment sur le monde et tu laisse ton esprit divaguer. Ta main inoccupée se tend et tâtonne la table de chevet. Lorsqu'enfin tu te saisi de l'objet recherché, ta quiétude se trouble.

— MAMAN. OUVRE LA PORTE. J’AI LA VESSIE DANS LES TALONS ! C’EST TA FILLE ADORÉE QUI TE PARLE.

Tes yeux s'ouvrent et tu te fige en plein dans tes gestes. Ta... ta quoi? Perturbée, tu te surélève ton buste en prenant appuie sur tes coudes et jette un regard rapide sur ta zone sud.

— MAMAN. PUTAIN !

L'avantage d'être une femme... c'est que généralement, si une énorme crevette de deux kilos te passe par le vagin... Tu t'en souviens. N'est-ce pas? Sauf que là, jamais, JAMAIS tu n'a eu à expulser une chose immonde et fripé de ton utérus. D'ailleurs, les bébés ça braille et ça pleure... mais c'est encore trop innocent pour vociférer autre chose que des "agreuh agreuh". Alors BORDEL, qui était cette greluche qui gâchait ainsi TON moment? La surprise passée, tu expulse un soupire de frustration et t'empresse de quitter ton lit. Tes foulées sont rapides et ta mâchoire se crispe. Arrivée devant la porte d'entrée, tu l'ouvre à la volée et braque ton regard meurtrier sur l'enquiquineuse.

— JE NE SUIS PAS TA MAMAN... que tu beugle, en brandissant l'objet de tantôt vers cette jeune fille. ET PUTAIN TOI-MÊME, SOUILLONNE!

Tu aimerais être prise au sérieux, Rachelle. Mais de toi à moi... comment tu veux être prise au sérieux lorsque tu brandis, telle une arme, un canard vibromassant? Dis-moi... comment?



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MessageSujet: Re: take on me. (RACHELLE)   Jeu 16 Juin - 14:37


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Ah, ça, tu ne peux le contredire. Tu en es même d’ailleurs très convaincue. Ce regard assassin. Ce visage de poupée de porcelaine. Cette peau satinée et parfumée. Ce peignoir en satin. Nenon, tout ce céleste bien équipé, ça n’appartient pas à ta mère. Vraiment pas. Déphasée, tu plisses légèrement les yeux en de fines mirettes, tes prunelles luisantes d’ivresse détaillant sous toutes les coutures la créature mirifique qui te fait magistralement face sur le pas de la porte. Une énigme. Un dilemme. Te voilà confronté à un énorme mystère et ton esprit ensuqué dans affres de l’alcool n’est visiblement pas en état de pouvoir le résoudre.

- Bien dit, Sherlock, que tu bafouilles, hilare, te dandinant sur un équilibre que tu n’as visiblement plus alors que tu t’empêches de tomber en allant accrocher une frêle paluche sur le cadre de porte : Je crois que si ma tête avait jaillie de ton utérus, toutes les deux, on s’en souviendrait.

Hors tu ne t’en souviens pas. Et ce n’est pas vraiment ce constat qui te turlupine. C’est plutôt ce que peut bien fabriquer cette étrangère en les arcanes de ta demeure familiale et surtout si tard dans la nuit qui te fait sourciller comme dans ces films expressionnistes Allemand. Maman et papa ont-ils hébergé une tatie dont tu ignorais l’existence jusqu’à présent ? Peu probable. Tu connais ton arbre généalogique… ou du moins t’as essayé de te souvenir de toute la patrie, mais après Adalbert Ansel, ton arrière-grand-père, tu t’es dégonflé en te disant que ça n’avait aucune importance puisque de toute évidence ils allaient tous bientôt clamser.

Bitz. Biiiitzzz. Biiiiiiitzzz.
Mais qu’est-ce que ? On dirait que… qu’un énorme bourdon vous tourne autour de la tête ! Ennuyée, toujours accrochée au cadre de porte, tu utilises ta main libre pour balayer l’air et ordonner à la bestiole au cul vibrant d’aller vibrer ailleurs…  
Bitz. Biiiitzzz. Biiiiiiitzzz. Biiiiiiitzzzzz.

- Non mais c’est dingue ! Il carbure à quoi celui---

Tu t’étrangles dans ta question alors que tes grands yeux bouffis se braquent enfin sur la source. Comment t’as fait pour ne pas découvrir c’poteau rose plutôt ? Surtout aussi nez-à-nez avec l’engin ? T’en sais rien et ça change absolument rien. Surprise, tu écarquilles les yeux. Fascinée, tu braques ton index sur l’objet. Ahurie, ta mâchoire se décroche littéralement.

- Je rêve ! Dis-moi que je rêve ! C’est le tout nouveau modèle de cette année !? Je croyais qu’il y avait rupture de stock ! VACHE ! Il est si… énorme ! Je peux y toucher, dis ?

Ophélie, pour l’amour du ciel, mais ta gueule ! Je ne crois pas que cette femme a envie d’avoir cette discussion à cœur ouvert avec toi et SURTOUT de partager son joujou. T’as oublié où vous êtes ou merde ? Vous êtes sur un porche… Quoi ? Tu fais quoi, là ? Pourquoi t’as l’air de réfléchir ? Chez-toi, une telle expression faciale, c’est bizarre et ça fait peur…

- Toutes mes excuses. Je crois que j’ai un peu trop bu et que je me suis trompée de demeure. Faites comme si, Étalon et toi, vous ne m’aviez jamais vu. Bonne nuit. Bisou. Hihihihi !

Tu es trop candide. Ça pue le plan foireux. Ophélie ? Ophé--- Naon ! Nenon. Ne me dis pas que tu penses réellement que ? Merde. Bien sûr que tu le penses. Aussi preste que tu ne sois arrivée, tu dévale le porche, disparais du champ de vision de la jolie blonde et contourne le bloc appartement… à la recherche de quelque chose de bien précis. Dans ton esprit de femme ivre, la toile de l’adultère a tissé ces derniers fils et la séduisante veuve noire que tu as rencontrée est sur le point de dévorer tout crut ta belle-mère. C’te connasse infidèle ! Elle ne perd rien pour attendre ! Tu vas sauver le mariage de ton père, puisque hors de question qu’on lui enfourne entre les cuisses ce vibro-machin !

Guidée par tes sens engourdis, une musique « d’ambiance » t’invite à t’approcher d’une fenêtre enluminée par de chaudes clartés. Ninja que tu n’es pas, à moitié accroupie vers le sol, sur les rotules, tu te rapproches de la lucarne et sans même jeter le moindre regard à l’intérieur de la fenêtre ouverte, cul par-dessus tête, tu plonges en l’abysse et te casse le pif sur une moquette.

- Aïe ! Putain !

Péniblement, tu te relèves et fusille le lit du regard… persuadée d’y retrouver ta belle-mère. Loupé. Elle n’est pas là.

- Oh ! Très classe, chère mère, tu me fais le coup du placard ? T’es tellement originale !

Survoltée, désespérée de sauver ce putain de mariage, tu t’élances vers… Ophélie, c’est une commode, ça, pas un placard. Tu crois réellement que belle-maman se cacherait dans ces tiroirs ?

- Sors de là ! Montre-toi ! Allez !

Si… tu le crois…

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MessageSujet: Re: take on me. (RACHELLE)   Ven 8 Juil - 17:52

TAKE ON ME

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Pourquoi hurler? Pourquoi ainsi t'énerver, Rachelle? Pourquoi? Tu te pose la question en prenant réellement le temps de la détailler. Il ne s'agit-là que d'une enfant. Si jeune. Si ivre. L'agacement pointe le bout de son nez. Agacée d'être importunée. Agacée de t'être ainsi emportée. Et tu te demande pourquoi tu te retrouve toujours nez à nez avec des illuminés. C'est d'un coup de pied aux fesses hors de ton appartement dont elle a besoin. Pas d'une beuglante. Pour autant, tu attends. Un peu. Tu l'écoute et tu hausse les sourcils à ses divagations. Tu lutte pour contenir le sourire qui menace d'étirer tes lèvres. Non. Tu refuse d'admettre que sa répartie t'amuse et tu continue de la foudroyer de ton regard. Tu continue de brandir telle une arme mal avisée ton canard. Fatal erreur. Dans ton effort pour ne rien laisser paraître, tu as accidentellement actionné ton jouet intime. Le bourdonnement retentit et tes claires prunelles font la navette entre ton vibro et la chancelante à ta porte. L'intrus ne semble pas comprendre. Elle cherche et se débat avec un insecte imaginaire et tu lève les yeux au ciel. Cette fille possède le QI d'une huître et tu espère sincèrement pour elle que ce n'est qu'un effet secondaire de sa trop grande consommation d'alcool.

— Hum... que tu laisse échapper lorsqu'elle comprends enfin.

Gênée? Non. Ou en tout cas, tu n'en montre rien. Impassible, tu cesse de brandir le canard et tu le range dans la poche de ton peignoir. D'ailleurs, tu t'assure qu'il est bien fermé. Tu n'aimerais pas, en plus de tout le reste, lui exposer ta petite lingerie. D'ailleurs, tu attendais bien des réactions... mais certainement pas celle-là. La brune s'extasie à moitié et à sa demande de toucher ton coin-coin libérateur tu grimace. C'est personnel comme objet. D'ailleurs, la seule personne autorisée à le toucher... ne voudrait certainement pas savoir à quoi tu pense quand tu l'utilise.

— J'ai botté des culs pour l'avoir, ce modèle.

Ce n'est nullement une façon de parler mais bien une réalité que tu énonce avec simplicité. Et pendant que tu cherche une façon de la faire partir sans trop l'endommager, l'importune semble réfléchir. Hum... étrangement ça ne lui va pas du tout et tu vois presque de la fumée sortir de ses oreilles. Surtout, qu'elle ne fasse pas de syncope sur ton porche. Tu as enterré assez de cadavres ces deux dernières semaines.

Tes iris incendièrent continuent de l'observer et tu reste crédule face à son départ précipité. C'est quoi son problème? Tu referme la porte et cogite l'espace de quelques instants à ce qui vient à peine d'arriver. Une folle sonne à ta porte, te prenant pour sa mère. Pour ensuite se sauver comme une voleuse. Soit-disant parce qu'elle avait enfin compris que ton vagin n'avait jamais servi pour l'expulser comme un bouchon de champagne. Bien. En quelques secondes, elle a gagné en neurones. Mais une telle performance de lucidité t'étonne venant de cette alcoolique nocturne. Les rues parisiennes ne sont pas sûres. Une délurée comme elle peut, à tout moment, se faire croquer la jugulaire et tu hésite. La suivre ou la laisser se débrouiller seule dans cette jungle urbaine? Tu soupir et tourne les talons, te dirigeant déjà vers ta chambre. A grandes foulées, tu rentre dans ton cocon, laissant ton peignoir de satin choir sur le sol. Tu n'a que le temps d'enfiler ton débardeur que tu l'entends approcher. A dire vrai, tu la sens avant même de l'entendre... et cette nouvelle capacité te surprend autant qu'elle t'effraie. Alors tu l'occulte et tu recule jusqu'à la sortie. Tu pourrais la pousser vers la sortie. Tu es certaine qu'elle s'écroulerait sans encombre. Au lieu de quoi, ta perfide curiosité t'oblige à battre en retraite pour l'observer dans l'ombre.

En la voyant agir, tu te frappe le front à l'aide de ta paume. Misère. Pourquoi? Pourquoi on t'a livré un boulet à domicile? Tu attendais bien un colis, un magnifique fouet et les menottes allant avec, mais certainement pas un boulet. Les seules boulets que tu tolère sont les boules de geisha qui reposent sagement dans ton tiroir à sous-vêtement. Tu désespère pour l'avenir de cette fille. Silencieuse et féline, tu pénètre dans ton antre et croise les bras sous ta poitrine.

— C'est moi que tu cherche? que tu questionne en t'approchant de l'ingénue.  

Tu te transforme en prédateur. Tes claires prunelles se verrouillent sur ce morceau de viande ambulant. Tu laisse ton regard couler le long de ce corps et tu entends les pulsations de son cœur. Tu devine le sang circulant dans ses veines et ça te met en appétit. Cette sensation t'effraie et tu te stop à quelques centimètres d'elle. Tu te reprend et secoue légèrement la tête de gauche à droite, comme si cela pouvait t'aider à chasser les idées sanguines se dessinant dans ton esprit.

— Ta mère n'est pas là... je ne la connais même pas, que tu peste en te détournant de la tarée. Garde ton drama familiale pour quelqu'un que ça intéresse.

Est-ce que tu t'en fiche réellement, Rachelle? Dis-moi... est-ce que cela t'indiffère vraiment? Tu ne veux pas l'admettre mais tu te questionne. Tu te pose des questions... Tu te demande si quelqu'un l'attends quelque part. Que va-t-il lui arriver une fois hors de ton appartement? Est-ce qu'au moins elle a un toit? Et alors que ça bouillonne dans ton esprit, tu ouvre ton armoire pour en sortir plusieurs couvertures. Un nouveau coup d'oeil vers elle et t'es déjà en train de le regretter. Toi, une âme charitable? Certainement pas! Du moins, c'est ce que tu aimes prétendre.

— Je te préviens, si tu ronfle je t'enferme dans la salle de bain.

Sans d'avantages de cérémonie, tu te rend dans le salon, déplie ton canapé et commence à lui préparer son lit provisoire. Cette gosse, tu le sais déjà, ne va t'apporter que des emmerdes. Et bien entendu, tu plonge tête la première dedans.





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MessageSujet: Re: take on me. (RACHELLE)   Lun 5 Sep - 15:13


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Doucement, tu relèves les yeux, fixe un point imaginaire sur la surface encombrée de la commode, tes doigts fureteurs et trop curieux restant bien immobiles sur ce machin que tu ne sais définir. Ç’a la forme d’un cercle. Non. Attends, toujours les mains fourrées dans le bassin des petites culottes, tu tâtes à nouveau du bout des doigts l’objet non identifié et crispe le nez de concentration. Une sphère ? OUAIS ! Ç’a la forme d’une sphère… de deux petites boules, pour être plus précises sur tes intuitions.

C'est moi que tu cherche?

Ton excursion périlleuse dans le tiroir de lingerie s’interrompt, s’entends dévaler le long de ton échine de nacre le souffle chaud et brûlant de la magnifique blondinette que tu devines être tapit derrière-toi comme ton ombre. Ça tombe tellement bien qu’elle soit là, comme ça, l’air un peu spooky, derrière toi ! Candide, un éclair de génie te traverse la figure, à pleines paumes tu t’empare des deux petites boules conspiratrices, les extirpant vivement de leur gîte et fais prestement volte-face sur la jolie blonde. Ton sombre regard se perd doucement dans le vert ondoyant de ces eaux incertaines qui te jaugent, voyant crépiter et valser une flamme bien insolite en le noir de ses iris. Et la proximité entre vos deux corps qui s’étiole à mesure qu’elle se rapproche. Cela déstabiliserait quiconque, mais toi… pauvre cruche dépouillée de toute inhibition…

- Oh, la VACHE, mais il y a deux boules encore plus petites qui se cachent dans les deux petites boules ! PUTAIN, mais c’est magnifique ! que tu t’exclames, à l’apothéose de tes surprises, faisant carillonner ces deux grelots bien beaux que tu approches doucement de vos oreilles alors que tu te retrouves nez à nez avec la jolie blonde. Tu la dévisages, tout sourire, les yeux brillants, les grelots chantant à vos conduits auditifs, ne remarquant même pas l’allure bizarre et plutôt féline qu’emprunte ton interlocutrice.

- Qu’est-ce que... qu’est-ce que c’est ?

Tu fronces légèrement les sourcils lorsque tu la vois secouer la tête et rétablir une distance plus civilisée entre vous deux. Tu fais mouche de tout ça, toujours avide d’interrogations, les boules magiques toujours en mains. Tu as des questions et tu veux des réponses.

Ta mère n'est pas là... je ne la connais même pas. Garde ton drama familiale pour quelqu'un que ça intéresse.

Tu opines du chef, tente une deuxième approche, redressant les deux noix chantantes devant elle :

- D’accord, mais ça… c’est quoi ?

Tu as parlé en même temps qu’elle, faute de quoi tu n’as pas bien entendu ce qu’elle t’a dit et tu n’as même pas le temps de l’en aviser parce qu’elle s’en va au salon. Alertée, à petits trots, tu la suis.

- Attends ! C’est pour atténuer les ronflements, c’est ça ? que tu beugles, boules en mains et t’immobilisant à quelques pas du lit qu’elle est en train de monter :

- Ne me dis pas qu’on doit se rentrer ça dans le pif ?

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MessageSujet: Re: take on me. (RACHELLE)   Lun 17 Oct - 12:54

TAKE ON ME

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Elle beugle. Elle braille. Elle se répète. Et toi, tu ne cesses d’ignorer sa question. Ces deux boules qu’elle maintient entre ses mains et qu’elle agite pareil à des jouets… sont effectivement des jouets. Mais le genre de jouet destiné aux plaisirs solitaires. La voir les tripoter ainsi t’indispose et tu te demandes si cette gosse à la moindre idée de ce qu’elle est en train de faire. Probablement pas. Et si elle ne savait effectivement pas de quoi il s’agissait, tu ne voulais pas être celle qui allait lui annoncer de but en blanc que non, ça ne servait pas à se fourrer ça dans le nez. Par contre, effectivement, ça passait bien par un orifice.

Le lit qu’à moitié fait, tu te tournes vers elle. Tes claires prunelles traduisent parfaitement bien l’agacement qu’elle te procure. Pour autant, de bien des manières, elle t’amuse quand même un petit peu. N’est-ce pas ? Elle te donne l’effet d’un petit chaton errant que tu aurais recueilli bien malgré toi.

— Ça, c’est à moi.

Possessive, tu récupère tes deux boules de plaisir. Tu n’aimes pas partager. Ni tes jouets, ni tes amants. Ni ta nourriture. Tu n’as pas cet instinct en toi. Tout comme l’idée de partager ton lit ne t’effleure pas l’esprit. En même temps, au vu des pulsions qui t’habitent quotidiennement, il était préférable pour cette blanche-neige des temps modernes de demeurer éloigné du grand méchant loup. Positionnant ton index et ton majeur pareil à des crochets, tu les enfournes sans prévenir dans les narines de l’insolente. Calme et pragmatique, tu lui demande :

— Trouves-tu ça agréable ?

La réponse te paraissant évidente, tu l’attire à toi grâce à cette prise nouvelle que tu as sur la brunette.

— Alors penses-tu réellement qu’il est humainement possible de s’enfourner ces trucs dans le pif ?

Tu l’incite à faire appel au bon sens, mais peut-être est-ce surestimé son intelligence ? Tu doutes et tu la relâche. Un peu de morve reste accroché au bout des doigts sans que cela ne t’écœure plus que ça. Ce n’est surement pas pire que le sang de démon et autres substances visqueuses qui ont ruinés maintes fois tes chaussures et tes vêtements. Pour autant, tu prends la peine de t’essuyer sur la demoiselle. Après tout, elle est la cause de ton désagrément.

— Et file donc te coucher avant que ma patience ne s'use totalement. Et je te préviens, enchaines-tu en pointant un doigt accusateur vers elle, ne t'avise pas à faire comme chez toi ou comme chez ta mère. Interdiction de fouiner mes placards, ou bien encore le frigo. Tu veux boire? Tu te retiens. Tu as faim? Mange ta main et garde l'autre pour demain.

... au vu de son intelligence, tu réfléchis un instant. Tu aimerais éviter un drame alors tu rectifie aussitôt le tir.

— En fait non, ne fais rien avec ta main. Juste, attend demain matin. Compris?




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Sometimes I doubt the path I chose. Sometimes my dreams feel all on hold. There's no doubt that this will make me strong. Because it's the hardest thing I've ever done.


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take on me. (RACHELLE)
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