In the Dark you should fall ▲ MARIUS
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G. Ethain Walshe



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PROFESSION : Toucheur de nouilles professionnel... Ah non pardon je lis pas la bonne phrase du script. - PRODUCTEUR
LOCALISATION : Son superbe appartement avec vue sur le champ de mars et la Tour Eiffel


MessageSujet: In the Dark you should fall ▲ MARIUS   Sam 29 Oct - 14:45



In the Dark you should fall

FT. MARIUS ROMANSKI



Les talons claquent une dernière fois et sa silhouette s’évapore dans l’obscurité de la pièce aux tons rouges et noirs. Les mots prononcés, murmurés, ont bien été entendus mais à peine a-t-il froncé un sourcil sur deux qu’il reste perplexe. Plus en commun qu’ils ne le croient.. C’est ce qu’elle a osé sous-entendre, c’est ce que ses lèvres rougeoyantes de son propre sang ont bavé. Ils se reverront vite, en effet, plus vite même qu’il ne le pense. Son don du sang n’était pas un vulgaire cadeau de sympathie. Lentement, le sorcier prend son temps, garde sa main contre sa nuque et grogne de contrariété. Elle n’y a pas été de main morte la saloperie. Malgré tout, il trouve encore assez de force pour se redresser sur ses deux jambes, refermer convenablement sa chemise d’un noir de jais, bien que légèrement souillée à présent (oui, car en plus, elle ne sait pas boire proprement !), et prendre la poudre d’escampette de cette pièce horrible. Une fois les escaliers descendus, c’est à peine si l’on soupçonne le don commis, les lumières temporaires de la boîte de nuit ne venant pas corrompre et rendre compte de la pâleur soudaine de son visage. Sur le moment, le sorcier ne peut nier avoir chancelé un brin, mais à présent il marche presque convenablement, comédien de luxe qui se veut propre sur lui et impeccable quand tout son intérieur lui crie l’urgence de rentrer chez lui. En vitesse, il passe devant le bar d’où les regards tombent, ses plaies ne sont pas cicatrisées et on lui a maintenant confirmé qu’il avait un goût des plus particuliers pour toutes ces bêtes assoiffées. Alors il presse un peu plus le pas bien que ce ne soit que le calme qui s’échappe de ses veines.

Arrivant en-dehors de l’édifice, la nuit tombée depuis bien trois heures lui offre un air qui lui paraît des plus glacials alors qu’ils sont encore en été. Ce n’est que le joug de la disparition de son liquide vital, il ne le sait que trop bien. Au moins la mégère lui en aura laissé assez pour pouvoir marcher jusqu’à son appartement, comme convenu. Ethain n’est pas du genre à se plaindre ou se montrer faible, bien au contraire, c’est quelque chose qu’il a en horreur, et bien qu’il soit au plus mal jamais il ne laissera quiconque l’apercevoir. Probablement n’est-ce là encore qu’une déformation de sa drôle d’éducation reçue. Les chiens ne font pas des chats, qu’ils soient liés par le sang ou non.

Déambuler dans les rues pavées de Paris de la sorte lui remémore de bien lointain souvenirs, qui pourtant semblent à certains moments encore si proches. Jamais il n’a quitté ces rues en dehors des quelques missions menées avec Marius. Il est toujours resté là, comme accroché à ces trottoirs de pierres et de bêton, comme accroché à la brume qui traversait parfois les rues à l’époque, les camouflant aux yeux des simples humains. Véritable terre de jeu pour tous ces êtres de la nuit auxquels il est venu irrémédiablement se mêler. Pas le choix. En tant que sorcier l’on doit parfois faire quelques sacrifices de convenance et se mélanger à la société obscure si l’on souhaite recourir à plus de pouvoir. Mains dans les poches, il s’avance, secoue la tête et met une éternité à passer les portes du hall d’entrée de son appartement. Du moins c’est ce qu’il pense. La blancheur immaculée ne le perturbe pas, bien au contraire, et le son parfaitement connu de son flipper personnel lui parvient comme la plus douce des mélodies jusqu’à son oreille. Gabriel voudrait tout simplement s’affaler sur son lit et ne plus se réveiller avant de longues heures, mais il ne peut pas le faire comme ça. Pas si vite. Alors il puise dans ses dernières forces et ce dernier regain d’énergie pour retirer veste de costume, chemise noire et tout ce qui s’en suit, passe un pied dans la douche après s’être assuré que l’eau était suffisamment chaude, puis se laisse finalement glisser le long du mur de carrelage jusqu’à se retrouver assis jambes repliées. Quelle soirée. Qu’il se met à penser en effleurant les plaies de son cou du bout des doigts, pendant que l’eau qui s’écoule dans les tuyauteries devient rouge. Wilhelmina n’a pas intérêt à le doubler, a clairement intérêt à lui ramener ce pour quoi il a accepté de faire une chose pareille. Sans quoi sa colère sera sans bornes, et s’en suivraient probablement des conséquences qu’elle ne voudrait pas connaître. Elle… Aux airs de folle à lier tandis qu’elle se nourrissait de son liquide vital. En y repensant, ses lèvres s’étirent en un large sourire avant de prendre une mine bien plus sombre et contrariée. Saloperie. Il n’y en a qu’un qui peut toucher. Qui peut oser, quand bien même il ne le fasse jamais par gaieté de cœur. Il n’y en a qu’un.

Ce n’est que lorsque l’eau est finalement claire qu’il s’extirpe de la blancheur de la douche et se sèche rapidement, enfilant un pantalon noir et large en guise de tenue pour la nuit. Quand son derme effleure les couvertures et qu’il s’enfonce sous cette dernière, la Tour Eiffel lui offrant toujours sa lumière diffuse, ce n’est qu’à cet instant qu’il laisse échapper un long et profond soupir. Sans attendre ses paupières se ferment, mais il est loin d’imaginer que son sommeil réparateur ne sera que de courte durée.


***


Il ne sent pas tout de suite son lit s’affaisser, probablement à cause de la grandeur de ce dernier, ou bien parce qu’il est plongé dans un sommeil beaucoup plus profond qu’il n’y parait. La pâleur de son visage ne s’est pas améliorée, véritable Belle au bois dormant des temps modernes, respirant de façon si discrète que l’on pourrait presque se demander s’il n’est pas déjà mort. Lourd est son sommeil et probablement plusieurs secondes s’écoulent, minutes ? A voir. Ce qui trahi son visiteur de la nuit bien trop connu n’est autre que…

« Tu empestes l’eau de Cologne comme si tu sortais tout droit d’un bain de produits chimiques. ».

Gabriel grommelle et murmure sans se retourner, sagement allongé de profil et tournant le dos à la Bête. Il ignore que cette dernière est en vérité très agacée. Il l’ignore car ses paupières sont encore fermées, qu’il est exténué et que Marius a mal choisi son jour pour venir jouer les invités surprise.



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