THRILLER NIGHT - Soirée mondaine
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 THRILLER NIGHT - Soirée mondaine

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L'instant funèbre



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MessageSujet: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Mer 14 Sep - 13:51

THRILLER NIGHT
Soirée mondaine

feat Wilhelmina De Santis - Laelia Anders- G. Ethain Walshe - Ophélie F. Ansel - Nephtys Belaskel - Marius Romanski






Été 1990

Les robes chatoyantes. Les costumes lisses. Les pieds bien chaussées qui foulent le marbre de l'entrée prestigieuse du plus grand cabinet de l'histoire. Oh ça, ils aiment le croire ! Vous, petits agneaux, démons biscornus, sorcières et autres créatures de la nuit, entrez dans l'entre du diable. Votre sang donné, la bonne action de votre journée sera accompli. Car oui ! Cette fois, pas un sous à déverser, uniquement cotre douce hémoglobine. En contre-partie, dégustez les délicieux mets proposés. Ajustez vos veines, ouvrez la bouche et profitez des mondanités. Oh, bien entendu, grand bien vous fasse si vous vous désirez déverser un peu d'argent pour remplir les poches faire vos précieux dons !

N'ayez crainte, baissez donc votre garde ...

HJ → Le PNJ voit tout. Il sait tout... et il n'hésitera pas à intervenir lors de cette intrigue pour vous malmener un p'tit peu.  




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Wilhelmina de Santis



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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Mer 14 Sep - 17:16


THRILLER NIGHT
Soirée mondaine
(Feat) ▽ Wilhelmina De Santis - Laelia Anders- G. Ethain Walshe - Ophélie F. Ansel - Nephtys Belaskel - Marius Romanski 

Été 1990
Une soirée mondaine comme je les aime. Je tourne mon minois de sylphide et traîne mes longilignes guibolles, inspire longuement et savoure la douce luxure des lieux. Je me sens comme chez moi. Dans mon élément. J'approuve d'une moue les décorations des lieux alors qu'un homme en costume retire mon long manteau en trench, dévoilant aux yeux de tous ma silhouette enroulée dans une robe mauve. Ma crinière retombent sur mes épaules, mes doigts pianotent contre mes clavicules et contre les perles de mon collier, et j'avance d'une démarche assurée jusqu'au buffet. Le stand de nourriture n'est pas bien loin. Tout comme les convives. Un petit homme - quoi que, il est sûrement de taille moyenne, je l'ignore et m'en contrefout. - se jette presque devant moi et je recule, arquant un sourcil tout en le détaillant de la tête aux pieds.

«  - Hm, plait-il ? Je lâche avec dédain.

Je le vois reculer légèrement, cligner des ses petites paupières serties de veinules violettes et bégayer un maladroit :

- Excusez-moi, vous avez un ticket pour le don du sang ?

J'éclate de rire, élargissant mes babines rougeoyante, avant de me reprendre et de conserver une moue morose.

- Non, je ne suis pas là pour ça.
- Mais …
- J'ai dit : Je ne suis pas là pour ça. Dégagez de mon chemin, ou je vous fait virer.

Aussitôt dit qu'il détale, me laissant me diriger vers les flûtes à vin. Oh oui, du vin !

Et mon bonheur aurait pû être rallongé, si je n'avais pas tourné la tête pour le voir lui.

- Il figlio di puttana !* » Je crache entre mes dents tout en tournant le dos.


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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Mer 14 Sep - 20:36



In Blood we trust

FT. MINETTE, FELIEFOLIE, PAPY, NEPHTOU & LAELIETTE







La robe violine apparait comme par enchantement sur le lit aux draps satinés, à ses pieds, une paire de somptueux talons aiguille pour l’accompagner, sans parler de la parure dorée qui se trouve sur le fin tissu de la robe délicate et hors de prix.

« Ophélie… » qu’il murmure, un sourire mutin venant étirer ses lèvres tandis qu’il l’attire à lui et presse son nez contre sa tempe.

D’un geste de la main il lui présente la tenue qu’il lui a choisie pour ce soir. Soirée mondaine oblige. Luxe oblige. Rien n’est trop beau pour elle, cela fait maintenant quelques jours qu’il l’a invitée à l’accompagner à la soirée organisée par le célèbre cabinet entre deux aventures rocambolesques. Ils ne font que s’amuser dès lors qu’ils sont ensemble, et bien qu’il sache que l’endroit sera royalement guindé, il n’hésita pas une seule seconde à lui proposer. L’ennui sera nettement moins terrible aux côtés de la brune au tempérament de feu. Une fois la surprise passée, le sorcier la laisse tranquillement s’habiller pour aller faire de même. Avec aisance et habitude, il boutonne la chemise d’un noir de jais et opte pour une cravate venant rappeler les tons violacés de la tenue de sa compagne du soir. Ce n’est là que la seule touche de couleur à sa riche tenue, le tout agrémenté de boutons de manchettes en or blanc et de son long manteau noir sorti tout droit pour l’occasion. Car il le sait, la soirée marquera sans doute les esprits.


***


Elle ronronne la voiture, dans un crissement de pneus s’arrête juste devant l’entrée principale où un voiturier vient récupérer les clés. Autant dire qu’Ethain n’est pas très friand de laisser sa décapotable sportive entre les mains d’un inconnu mais il se fait violence, ouvre la portière, contourne le véhicule et vient ouvrir à sa dulcinée en lui tendant la main à la manière d’un véritable gentleman. La robe épouse à merveilles les courbes d’Ophélie et ça ne le fait que sourire de plus belle avant de lancer les fameuses clés où l’on peut y lire un I've got the power accompagnant le trousseau. « Si elle a une seule égratignure j’utiliserai le cuir de votre peau pour la lustrer. ». D’un haussement de sourcil il l’interroge du regard et le voiturier opine du chef en signe de compréhension, prend place, puis file sans demander son reste, le volant entre ses mains. Le sorcier ne perd pas une seconde de plus et tend son bras à l’attention de la somptueuse jeune femme. « Ravissante. ». Un nouveau sourire étire ses traits et vient dévoiler ses dents blanches pendant qu’ils pénètrent à l’intérieur, passant une main dans le creux de son dos pour l’inviter à entrer.

Au petit bonhomme, Ethain offre ses deux tickets. Il a beau être un égocentrique doublé d’un égoïste il ne compte pas refuser un don du sang, si tant est qu’on ne lui en prenne pas la totalité. D’un regard, il balaye l’assemblée déjà présente et éparpillées entre buffets, pièce réservée au don et les tables composées de verres de cristal, remplis à la demande par les serveurs et serveuses finement apprêtés. Ses ébènes croisent la silhouette tant reconnue et appréciée de son cher Marius, sa majesté vampirique, père de substitution. Enfin, plus ou moins, il ne trouve toujours pas les mots pour définir leur lien. Un sourire en coin apparait à la commissure de ses lèvres et il s’apprête à entamer le rapprochement quand il reconnait une autre silhouette à l’allure inratable et irréprochablement sûre d’elle. Wilhelmina. Le sorcier plisse le nez d’un air de dégoût en se remémorant leur rencontre et leur échange, mais il ne fera pas le rustre ce soir, comparé à elle. Il ignore simplement que les mots italiens sont adressés à Marius. Son Marius. Quelle surprise ça va être quand il le comprendra… Et ça ne saurait tarder d’ailleurs puisque tel le serpent qu’il est, ses doigts sagement moulé à la taille d’Ophélie, il se concentre sur son vieux sénile habillé d’un costume élégant. Sans doute a-t-il appris le goût pour les belles choses grâce à lui. Sans doute. Silencieux et concentré, Ethain ne quitte pas la silhouette masculine des yeux, son air d’autosuffisance perché à ses traits.

Le nécessaire est prêt. Quand tu voudras.
Ne regarde pas trop vite… Derrière toi.


Seul le vampire entendra les mots, ce n’est pas encore ça qui est ça mais le sorcier s’entraine encore, il a trouvé une incantation assez sympathique pour pouvoir passer un message en douce. Si bien que l’expression « en tête à tête » prend tout son sens. Même s’il serait plus judicieux de dire « de tête à tête ».  Ses paroles envoyées à l’improviste ne veulent sous-entendre qu’une seule chose : la requête de Marius est prête et n’attend plus que lui, s’il décide de se joindre à lui après la fête. Autrement dit, s’il veut qu’Ethain fouille dans sa tête à la recherche d’un souvenir tout récemment perdu, il peut le faire, dès ce soir. Mais pour l’heure, il se penche à l’oreille d’Ophélie et lui fait signe de regarder plus loin la silhouette de Wilhelmina qui a tout de même réussi à avoir un verre de vin. Il la fixe, attend qu’elle porte le verre de cristal à ses lèvres et cligne des yeux. Quel dommage qu’elle ne trouve plus aucun liquide de couleur carmin dans son verre. Elle qui visiblement avait si soif… Sans attendre il récupère son air sérieux et se rapproche avec sa compagne du vieux sénile et de la vieille (elle est vieille à n’en pas douter malgré ses courbes bien dessinées). Sa main libre vient se poser sur l’épaule de ce dernier.

« Il semblerait que tu sois déjà en désagréable compagnie mon cher Marius. ».

Il sourit, taquin et joueur, à pleines dents.

« Ophélie, permets-moi de te présenter à Marius Romanski, une vieille connaissance. ». Très vieille. Si vieille. Trop vieille. Mais clairement appréciée, à défaut de la rouquine qui doit encore se demander où s’est volatilisé son verre de vin.



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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Sam 17 Sep - 4:33


Ceux qui sont dans la vibe
Les chics & Ophélie.
(© GIF + CSS BY DISTURBED)


Excentrique Ophélie. Petite poupée frivole. Petite poupée tout de charme vêtue, ce soir. Qu’est-ce qui t’a bien motivé à lui dire « oui » plutôt que « tu te fous de ma tronche de cake, c’est ça ? » Des mocassins qui claquent. Des guignols tirés à quatre épingles en ces smokings et robes qui brillent l’argent et l’or. Des airs raffinés et des manies sophistiqués. Un éther qui empeste la suffisance et qui te révulse de condescendance. Des civilités maniérés à outrance et de l’hypocrisie affichée à l’abondance. Diable que l’on se fait chier à ces soirées de bienfaisances ! Tu n’es pas quelqu’un de charitable. Qu’est-ce qui t’a bien motivé à lui dire « oui » plutôt que « tu te fous de ma tronche de cake, c’est ça ? »

Les petits fours, le buffet, les canapés, les hors-d’œuvres et les flûtes de champagnes. Toi qui depuis toujours n’a jamais eu l’esprit dans ton assiette, tu confesses qu’en ce moment c’est ta conscience toute entière qui se pâme avec avidité en ces plats chauds et d’aspects délectables. Putain, ta gloutonnerie se fait si creuse dans ton estomac et tu as si faim que tu emplirais cette banque de sang à toi toute seule… Qu’ils emmènent leurs aiguilles et poches vides, affamée Ophélie is in the house et elle va bouffer tout ce qu’il y a de comestib---

Lutine cabotine perchée au bras vigoureux de ton séduisant sugar daddy, tu flânes de ces faux airs désinvoltes et fins, voulant rendre fier celui qui t’a affublée de ce satin chatoyant qui te sied à merveille la silhouette et cette breloque d’or qui rend ton long cou de cygne si précieux. Juchée sur des échasses qui passent si près de te briser les chevilles, c’est avec un précaire équilibre que tu te laisses guider par ton Homme pédant, mais ô combien orgasmique ainsi endimanché de ce costard de crésus. Sourire Colgate et alouette, tu te démènes plutôt bien ! Tu t’étonnes toi-même. Les conjonctures se corsent lorsque tu vois errer dans le coin de tes yeux onyx ce serveur et son plateau de petits-fours qui ne demandent qu’à être engouffrés en tes lippes grimées d’un rose bien pouffiasse. Désireuse, tu te pourlèches avidement les babines, tends une main manucurées vers ledit plateau qui te passe sous le mufle au moment même où ton cavalier décide qu’il fait bon d’aller voir ailleurs si vous n’y êtes pas. Mais quel coup de théâtre dramatique, digne de ces films français, où l’on pleure tout trempe et tout fringué sous la douche.

Penaude, tu vois s’éloigner le serveur, l’estomac toujours aussi creux, qui te déconcentre d’ailleurs et qui ne te fait pas réaliser immédiatement la gravité de la situation dans laquelle tu viens te fourrer, les yeux toujours rivés vers cet orgasme culinaire que tu ne trouveras point ce soir… un peu comme ton point G, d’ailleurs.

« Ophélie, permets-moi de te présenter à Marius Romanski, une vieille connaissance. »

Hagarde, doucement, tu tournes la tête vers… houla, du haut de tes trois pommes un et quart, pour contempler ce géant et présenté Marius, tu dois littéralement te péter la nuque et les cervicales.

- Vache ! c’que t’es gigantesque ! que tu t’étonnes, ton visage de poupée frisette s’empourprant de stupéfaction alors que tu tends une main fébrile en direction de la longue tige.

- Enchantée, monsieur Ski…Ro…Roumanie…ski… ?

Crotte de babouin, éclipsé dans ta cervelle, tu n’as pas écouté la voix feutrée de ton dandy d’amant qui faisait les présentations. Tu lui lance d’ailleurs un regard désolé et bourrelé de détresse tandis que tes doigts menus se crispent sur son bras.

- Ha ! Ha ! Hahahaha ! Je peux être planète, par moment. En fait, quand on a comme cavalier un homme aussi bandant, faut s’le dire ; c’est pas facile de rester couler les deux pieds sur terre. Hahahahahahaha !

Ophélie… ta gueule !
Une distraction, n’importe quoi. Mais que ce malaise passe et vite ! Tes ébènes huileuses se posent sur une gorge garnie d’un somptueux collier de perles.

- Oh ! Mince, votre bijou, je l’adore, que tu déblatères, en pointant du doigt ledit bijou.

- Vous…

Tes mirettes remontent doucement sur le visage mirifique de la propriétaire dudit collier et là c’est l’hécatombe dans ta tête.

- Morte. Oui ! Vous êtes morte, je vous aies vue… et là je vous revois…

Ophélie… mais ta gueule !

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Marius Romanski



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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Lun 19 Sep - 23:46

thriller night
bonnes gens
So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. ― F. Scott Fitzgerald

Le roi a le royaume à ses pieds. Sourire carnassier. Il se fait statue de marbre dans l’assemblée éthérique, sculpture grecque dans le décor divin où napperons roses et diamants s’emportent dans une danse frénétique sous son nez indifférent. Vieux bibelot qu’on a oublié depuis longtemps, placé dans l’ombre pour mieux illuminer l’art nouveau, il est grandiose dans sa transparence. L’antique se meut parmi les serpents et les démons depuis trop longtemps.  Le cristal rouge prône entre les doigts cruels, provoquant vaguelettes puis tourbillon, excitant sans relâche le liquide carmin, remuant, crachant, s’renâclant jusqu’à ce que la lave soit sur le verge d’exploser sa rage, il cessa. Ennui.

Les noctambules de tout horizon seront présent ce soir. Le cabinet, repère démoniaque au goût juste assez épicé, rassemblait sous son aile un large panel de créatures aux dents les plus longues les unes que les autres, cachant plus que souvent des écailles derrière les masques de faux-semblants. Les bonnes gens, adorables, naïfs, droit dans la tanière des géants. Il note l’ironie de la banque de sang qui s’accumule non loin, ces adorables associés savent certainement pousser à la curiosité. Il toise ces inconscients, orbes au jugement hâtif, amusés de la joie des âmes damnés, torturés par le supplice ambiant ; sera-t-il là ? La cause de ses troubles, celui qui a perverti son esprit, plantant la graine affreuse et immonde : paranoïa. Les racines sont jeunes mais luisent de ténèbres dans les veines croulantes sans la moindre vergogne. Quelqu’un lui a volé, et quelqu’un payera, et ce quelqu’un pourrait bien être dans ce défilé de carnaval pour peu que le destin se décida à tourner dans le bon sens pour une fois.

Envolée de velours. Envolée d’injures. Rire enfantin. La grâce entre les courbes royales promettait comme personne l’oublie des soucis pour mieux embrasser des tourments aux goûts affreusement plus dangereux. « Mama ne s’est jamais plainte. » Doucereux sifflement. Le touché s’aventure sans préavis le long du bras dénudé, caresse preste, succincte à l’oubli. Oubli de tout, de la rencontre passée, de l’égo blessé. « Intéressant choix de robe, bella, avais-tu ruiné les meilleurs dans des parties de jambes en l’air trop enflammées ? » L’égo n’avait pas tant guéri que cela, faut-il croire. Vengeance pitoyable, il n’en est que trop conscient mais la satisfaction a beau n’être que brève, elle a un goût d’éternelle bonheur.

Mais alors que le duel verbal s’engageait, la rousse mégère déversant sans doute son poison, le décrêpi dût retenir une grimace de douleur. On rentrait par effraction dans son esprit, encore une fois. Mais le bougre n’a pas le temps de pester contre monts et merveille que la voix se fait entendre avec une netteté étonnante, bien que réduite au silence complet pour tout autre personne extérieur. Le gamin. Avec de bonnes nouvelles, enfin. Expert dans l’art de dissimuler, le vampire en resta de glace mais exultait à l’intérieur. « La soirée promet d’être savoureuse. » Lève-t-il son verre à la succube privée de sa drogue sanguine, battement de la paupière furtif, le sien s’engouffrant au fond de la gorge desséchée.

Il n’a pas besoin de se retourner pour identifier le morpion se tenant derrière lui, patte sur l’épaule. La surprise qui passa sur ses traits provenait d’autre chose, de l’allusion, du manifeste qui le dérangeait terriblement. Comment Gabriel connaissait-il Mina ? C’était bien la peine de prendre soin à séparer ces deux mondes de toute les manières possibles, poisons l’un pour l’autre, rien de bon ne pouvait venir d’une collision entre deux supernovas. « Ethain. » Nom qui écorche les lippes, affreux, toujours, mais emprunt de cette surprise agréable que la rencontre devait inspirer aux yeux étrangers. Silence devant le commentaire, nul besoin de s’attirer de mauvaises explications entre deux non-dits mondains. Le regard glisse donc vers l’ingénue au bras de l’enfant trop grand qui s’agite à n’en plus pouvoir. « Enchantée, mademoiselle Ophélie. La Roumanie est enchantée de faire votre connaissance, elle commençait à douter que l’affreux ramène qui que ce soit de convenable à son bras avant son prochain millénaire. » Nouveau clin d’œil charmeur. Mais voilà qu’elle prenait plus d’intérêt pour Mina, l’accusant d’une mortalité toute relative. Le sourcil se lève alors qu’il fait un pas sur le côté pour glisser à l’oreille du sorcier. « Intéressant … Je suppose qu’il fallait qu’elle soit un peu folle pour te supporter. » Tout en parlant, la griffe remettait distraitement la cravate de son angelot déchu. D’un sourire madré, l’immortel n’a d’autre choix que de se vouer aux affres de la fortune faussée, il pouvait bien en profiter pour s’amuser.


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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Mar 20 Sep - 10:59



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FT. MINETTE, FELIEFOLIE, PAPY, NEPHTOU & LAELIETTE







Les talons claquent avec plus d’aisance qu’elle ne pense en avoir, dans sa robe violine accordée à sa cravate. Il n’y a pas plus beau bijou d’or que celui qui orne le coup de sa compagne. Il ne serait venu avec aucune autre qu’elle, ce soir. Et il n’y a aucune autre qu’elle pour mieux lorgner sur les plateaux argentés qui passent et s’échappent sous ses prunelles affamées. Diable, où cache-t-elle tout ce qu’elle ingurgite à longueur de journée ? A moins que ce ne soit la faute de sa propre personne, à trop la faire courir à droite et à gauche. Intérieurement, le sorcier hausse un sourcil mais ses pas les mènent déjà à la silhouette longiligne de son vieux sénile. C’est bien connu que c’est l’amour fou, entre eux, surtout après s’être introduit dans sa tête et fait disparaître le liquide carmin dans le verre de cristal de Wilhelmina. On ne dirait pas comme ça mais Ethain l’a toujours mauvaise vis-à-vis de cette soirée partagée, il n’en retient que son allure de folle droguée, et ça lui arrache un sourire mesquin. La présentation s’envole toutefois dans les airs, balayant la remarque rapide sur le côté désagréable de la compagnie qui accompagne Marius. Ophélie, si distinguée dans sa robe satinée, si distinguée ses cheveux ainsi coiffés, une véritable…

Vache ! c’que t’es gigantesque !

Il se fige. Malaise. Passe sa main au niveau de la taille de la jeune femme et la garde non loin de lui. Elle se crispe et continue de s’empêtrer dans ce somptueux désastre mais le sorcier ne lui en tient pas rigueur, le sorcier continue d’offrir un sourire malicieux au vampire et à sa belle, passant ses ébènes de l’un à l’autre. Il resserre ses doigts autour de sa taille mais Ophélie continue, s’enfonce joyeusement et au final ça le ferait presque rire, dévoile même ses dents blanches un court instant. Ethain. Son nom résonne de sa voix caverneuse et suave à la fois, son accent a presque disparu en un temps record. Impressionné, le gamin, même s’il sait pertinemment l’aversion dont dispose Marius à l’égard de ce choix. Il en apprécie néanmoins le geste, celui de préserver sa véritable identité aux yeux de tous. Pendant que le vieux répond à sa belle, ses ébènes inspectent les plateaux d’argent présents sur les tables dans le but d’en subtiliser un pour calmer la faim de sa charmante compagnie. à douter que l’affreux ramène qui que ce soit de convenable à son bras avant son prochain millénaire. Ce sont les mots qui obligent ses prunelles à venir se reposer sur l’élégant froid en costume. Affreux ? Il vient vraiment de le traiter d’affreux ? Ses ébènes s’étrécissent mais il conserve un sourire au coin des lèvres tandis qu’Ophélie pointe le collier de perle du doigt, main qu’Ethain récupère par réflexe de façon lente en entremêlant ses doigts aux siens. On ne sait jamais, Wilhemina pourrait mordre. Encore une fois, les mots dépassent la pensée de la brune et le sorcier, à l’image de son vieux ne peut que hausser un sourcil en parfaite synchronisation. Ses doigts serrent délicatement ceux de sa belle pour lui intimer de se taire en douceur mais ce sont les murmures de Marius qui finissent par attirer toute son attention, ce dernier mettant un point d’honneur à remettre sa cravate violine en place, tel le plus attentionné des paternels.

Les éclats noirs tourbillonnent dans ses prunelles et il ne fait que scruter le vampire avec un plus large sourire. D’un geste lent, Gabriel rapproche son visage du pâlichon à l’allure impeccable et dévoile à nouveau ses dents blanches.

Je suppose que tu as apprécié ma petite surprise.

Il abuse de sa nouvelle trouvaille en s’insinuant une nouvelle fois dans sa tête. Il allait très clairement s’amuser maintenant qu’il a trouvé le truc. Ses lèvres viennent cependant trouver le creux de son oreille avec une lenteur démesurée, les ébènes surveillant Wilhelmina au passage.

« Un grain de folie ne fait de mal à personne mon vieux, tu serais surpris… »

Son ingénue a un don qui plairait à son vampire de papy si seulement il savait. Mais il ne lui dira pas. Lui aussi sait avoir des secrets, et il y en a déjà un énorme qui plane dans les airs de cette soirée qui pue la luxure. Son cou et sa nuque s’en souviennent de cette pièce isolée, de son sang qui s’échappe de ses veines pour venir rendre fou la plus douce folie de celui à qui il murmure. Le sorcier qui murmurait à l’oreille des vampires. Classe comme titre.

« Je savais que tu aimerais ma cravate. »

Jeu de mot voulu ? Sans doute. Il ne fait que jouer avec le feu, comme d’habitude.

Ne t’en fais pas, tu pourras bientôt m’appeler par mon vrai prénom, je sais que ça te brûle les lèvres de le prononcer.

Nouvelle intrusion avant de se reculer et reporter son attention sur Ophélie et la rousse, ses yeux se posant sur le verre de cristal toujours vide.

« J’ignorais que tu avais la descente aussi facile. ». Ethain lui adresse un clin d’œil et en profite pour se retourner rapidement vers un serveur, attrapant le plateau d’argent au passage. « Je vous emprunte ça merci ! ». Le serveur disparait de sa vue, interloqué, et il tend le plateau à son adorée du soir. « Un amuse-gueule ma chère ? ». Il est nettement plus guindé qu’en privé, mais il arbore toujours ce sourire bien à lui, sourire qu’il n’y a qu’elle qui est capable de l’avoir. Puis le sorcier se penche en avant et récupère un verre de vin avant de tressaillir. Merde. La perle sanguine apparait rapidement à son doigt qu’il vient porter à ses lèvres en fixant la rouquine avec insistance. « Maladresse. ». Son regard croise celui de Marius car en jouant ainsi avec le feu il sait pertinemment de quoi le vampire serait capable s’il venait à… Perdre patience.

Que voulez-vous, jouer la comédie du sang c’était tellement tentant...



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Wilhelmina de Santis



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MessageSujet: Re: THRILLER NIGHT - Soirée mondaine   Mar 20 Sep - 12:01


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Été 1990
Une foule d’événements qui se succèdent. Mon roumain maudit qui s'avance naturellement vers moi, ses prunelles opales vrillant ma tenue. Mes dents qui grincent derrière mes lippes. Les paroles voraces et obséquieuses de l'ancien amant, qui revient clairement à la charge et sans se laisser abuser par ma hargne, cette fois. Et cette satanée impulsion dans l'air, noire. En un clignement de paupières, je le sens. Cette onde étrange qui m'irrite et m'oblige à tourner le menton vers Marius. Et plus incongru, ce bourdonnement qui m'irrite la caboche.

« - Hm ? Tu m'as dis quelque chose ? Je marmonne d'un air inhabituellement distrait.

Naturellement, mes longilignes dextres ramènent mon verre à mes lippes, pour … Brasser du vent. Je fronce les sourcils, lève l'ojbet en l'air et fixe son contenu impeccable. Comme s'il n'avait jamais rien contenu.

- Lui, je grogne en tournant lentement mes mirettes vers le coupable.

Inutile de me demander comment j'ai deviné, mais je l'ai senti. L'effluve particulière et si familière. Celle qui s'était étalée quelques temps plus tôt sur mes babines, pour se fondre dans ma gorge. Ethain. Accompagné d'une créature aux traits doux et poupins qui, visiblement, a opté pour les mêmes couleurs que moi. Ca entache ma présomptueuse singularité.

- Pourquoi ces deux-là se dirigent droit vers nous ? Je râle en reculant un peu plus, m'approchant  malencontreusement d'un Marius qui pourrait particulièrement mal interpréter mon geste. Il approche encore ! Je fais remarquer.

Comme si ça se voyait pas. J'ai le temps de prendre une posture digne, parfaitement hautaine, tout en dévisageant le gamin et sa naine de blanche-neige édulcorée. L'odeur des contrariétés est semée devant mes opalines prunelles.  Voilà le paon qui se pavane et se plante devant nos deux envergures. Qu'il est charmant, l'indésirable. Sa remarque est rapidement balayée par un vent d'ignorance volontairement perpétré par mes iris détournée vers la brune. J'aime autant nier sa connaissance. Mais force est de constater qu'il … Connaît Marius. Qu'elle désagréable coïncidence. Mes arques effectuent un bref mouvement que j'étouffe par un sourire carnassier. Et tend l'oreille pour écouter attentivement sa dulcinée au langage ma foi … Familier.  

Cette fois, mon sourcil droit se hausse, se calant malencontreusement aux mimiques des deux hommes. Néanmoins, l'attention de la brune semble tout particulièrement se porter à mon collier de perles, jusqu'à ce que ses iris se figent sur mon visage. S'en suit un baragouinage des plus étonnants. Le geste audacieux de la créature est rapidement et doucement stoppé par le sorcier. Et je n'ignore pas le manège des hommes. Qu'est-ce que c'est ça ? Où est-ce que je suis tombée ? Un ancien amant ? Et revoilà ce foutu grésillement qui me titille l'oreille. Je peste silencieusement, ignore à nouveau le boniment d'Ethain, tout comme son petit manège aux senteurs d'hémoglobine. S'il croit m'avoir comme ça …

- Attention à ton costume, Chéri, tu n'en as pas de rechange sur toi,  je lance à Marius d'un air hautain et victorieux. Lui renvoyant ses premières vannes en pleine figure.

Lui seul comprendra.

Maintenant, si vous voulez bien, j'aimerai vous laisser entre homme pour avoir une conversation avec cette sublime créature ! Et sans demander mon reste, j'agrippe le bras de la jeune femme et l'arrache au sorcier, hâtive de m'éloigner.

- Très chère, puis-je mettre un nom sur votre visage ?» que je quémande poliment, tout en gardant une oreille attentive.

Hors de question que je la quitte sans comprendre son baratin. Et hors de question de louper le dialogue entre ces deux là.

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