Hunting season (ft. Ethain)
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 Hunting season (ft. Ethain)

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Alecto Dumas



Hellcome to Paris! Le barbecue c'est par-ici.
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MessageSujet: Hunting season (ft. Ethain)   Jeu 8 Sep - 23:34

       
Hunting season

       Ethain & Alecto


Dans l’obscurité, dissimulée sous ma couette, je guette, je tends l’oreille. J’entends un pas lourd dans le couloir, puis dans l’escalier. Sans doute tante Helga qui s’est assurée que j’étais bien dans ma chambre avant de retourner au salon voir la suite de son film. Toutes deux passent leur temps à regarder des histoires stupides à l’eau de rose en se racontant leurs anciennes conquêtes, bien qu’elles connaissent toutes ces histoires par coeur. J’attends encore un peu. Bientôt elles ouvriront la première bouteille de vin, et n’arrêteront plus avant la fin de la soirée. Peut-on être plus pathétique ? Ces femmes passent leurs journées enfermées à ressasser une vie passée au lieu de vivre pleinement le présent, tout en jetant des sorts à tout va pour pourrir l’existence de leurs voisins. Je crois que j’aimerais encore mieux brûler vive plutôt que finir comme ces deux vieilles sorcières. J’attends encore un peu. J’entends un claquement, celui de la porte du salon qui se referme. C’est le moment.

Je rabats les couvertures, puis sors la lampe torche de sous mon oreiller. Je retire mon pyjama qui dissimule un tee shirt et un jean, avant de le rouler sous la couette. Je dispose quelques peluches à des endroits stratégiques afin de donner l’illusion que quelqu’un se trouve bel et bien endormi dans le lit. Il y a fort peu de chances pour que l’une d’entre elles vienne vérifier, mais je préfère être prudente. Je récupère le sac à dos contenant mes ustensiles préférés, dissimulé sous le lit. J’enfile mon sweat, mes chaussures avant d’ouvrir la fenêtre. De là je connais le chemin par coeur. Je la ferme suffisamment pour qu’il n’y ait pas de courant d’air qui me trahirait et je me laisse glisser le long de la gouttière jusqu’au sol. Le bâtiment n’est pas haut et je suis suffisamment grande pour que l’exercice soit facile. Je finis enfin par arriver à destination, les deux pieds ancrés à terre. Je suis tranquille à présent, elles ne me verront pas. J’éteins tout de même la lampe de poche le temps de me trouver hors de portée de chez moi. Je manque d’empêtrer mes pieds dans les ronces devant la porte. Il serait temps que mes tantes se décident à désherber, mais je sais parfaitement que je peux toujours attendre.

Plutôt que marcher des heures, je décide de prendre le métro qui me mène en plein coeur de Paris. Il fait nuit, mais il n’est pas si tard que ça et les rames sont loin d’être désertes. Tant mieux. Ce soir, je pars en chasse. Je suis à la recherche d’un élément bien spécifique, et je sais où me rendre. Je ne peux pourtant m’empêcher d’observer les autres voyageurs du métro. Certaines parties de leur corps. Mais je sais qu’ils sont hors limites. Je dois me focaliser sur les rebuts de la société. Ceux qui se trouvaient abandonnés au ban de la société, rejetés comme de vulgaires déchets. Ceux que personne n’irait chercher. Je sais qu’il y a peu de chances que je sois un jour soupçonnée de quoi que ce soit, et que mes tantes me protégeraient dans tous les cas. Mais ce n’est pas une raison pour prendre des risques idiots. Je préfère me cantonner aux règles que j’ai établies. Dommage. Ca aurait pu être amusant.

Je traine dans les quartiers mal famés si souvent que je dois les connaître quasiment par coeur. La nuit, les endroits que je préfère se trouvent en général près des bars et boîtes de nuits, ou même au cimetière et dans les lieux déserts. D’ailleurs c’est dans l’un de ces derniers que je me faufile. Ils grouillent généralement de clochards et parfois même de prostituées à la recherche de clients. Et justement, j’entends un son provenant d’une ruelle à ma droite. J’ouvre rapidement mon sac à dos et en extirpe mon arme préférée, un vieux rasoir ayant appartenu à mon père. Puis, je m’avance. Lentement, calmement. Il y a bien une silhouette allongée, là, dans la pénombre, mais je ne parviens pas encore à la distinguer. Ce n’est qu’en l’approchant que je peux constater qu’elle ne bouge pas du tout. Arrivée à sa hauteur, les yeux exorbités ne laissent aucun doute. Je me penche sur la jeune femme et applique deux doigts au niveau de la gorge de la jeune femme. Une gorge ornée de deux trous sanguinolents. Vampire.

Bon et bien il semblerait que j’ai mon cadavre. Et il est parfait. Tout frais, rien que pour moi. Et pourtant, je me sens… frustrée. Coupée dans mon élan. Je peux ramener un cadavre, deux ce serait bien trop encombrant. Mais je suis déçue. Tant pis, il est temps de faire jouer la magie. Je range le rasoir dans la poche de mon sweat, puis je lève les mains devant moins. Soudain, c’est comme si des fils invisibles partaient du bout de mes doigts pour rejoindre les différentes parties du cadavre. Il ne me reste qu’à agiter mes doigts et elle se lèvre devant moi, et commence à marcher. Il m’a fallu beaucoup d’entrainement pour obtenir une démarche fluide, mais j’y suis arrivée. Et ça m’évitera de devoir la porter. Un cadavre pèse son poids.


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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Sam 10 Sep - 15:31



Flower of Perdition

FT. ALECTO DUMAS



Accoudé sur la table, sa tête reposant dans la paume de sa main, le sorcier se met à bailler bruyamment. Il se fait chier comme un rat mort, absolument rien de ce que ses employés ne lui racontent n’est intéressant ou attire son attention. Certains font leurs rapports, films, pièces de théâtres (il vient d’ailleurs d’acheter un bâtiment moderne prévu rien que pour ça), diverses idées pour des émissions de télé-réalité quelconque. Tout y passe. Absolument tout, et Ethain a l’impression de se transformer en droïde de décoration, juste assis là pour assister à un… Débat de politiciens, et il n’y a même pas une seule bouteille de vin qui traîne.

« (…) Si on prend en compte l’offre et la demande, les jeunes semblent de moins en moins intéressés par le théâtre, préférant les salles noires à la proximité d’acteurs pourtant célèbres. (…) Cet achat est une aubaine pour nous. On travaille d’ailleurs d’arrache-pied pour que la mise en scène des combats soit originale… Miss Mackenzie fait un travail (…). »

Il soupire du bout de la longue table en verre où ils commencent à se crêper le chignon comme de véritables gonzesses. Ethain laisse toutefois le manège perdurer encore quelques instants car cela devient un tantinet plus drôle, surtout lorsque l’un d’eux, dans un élan de colère se met à se tourner vers lui qui a réussi pendant ce temps à mettre la main sur une bouteille de vin et un verre. Il est en train de se servir lorsque le bougre ose la ramener.

« Si on vous fait chier M’sieur vous n’avez qu’à le dire. »

Ah.

D’un air indifférent, il termine de se servir son verre, repose la bouteille et lève les yeux vers le malotru d’un air si hautain qu’il en énerverait la Terre entière. « Vous avez visiblement un avis à faire partager à l’assemblée Alexandre. Allez-y je vous en prie. ». Autour du téméraire, l’assemblée au complet s’est tue, sentant l’électricité statique s’élever entre eux et couvrir bientôt d’un brouillard invisible l’ensemble de la pièce. Certains donnent des coups d’œil en biais au rebelle, tantôt inquiets, tantôt revêches, lui intimant probablement de se taire. Mais il reprend.

« Je dis que si on vous fait chier, Monsieur, vous n’avez qu’à le dire. Vous n’êtes pas franchement intéressé depuis le... ».

Il est soudainement coupé dans ses paroles et ce ne sont bientôt plus que des sons étouffés qui s’échappent de sa gorge tandis qu’il porte les mains à cette dernière et que sa chaise grince, se rapprochant lentement du sorcier. Il sourit, sadique et tout le monde s’est instantanément figé. Il ne suffit que d’un regard d’Ethain à leur attention pour qu’ils comprennent tous et se mettent à déguerpir comme si une mouche les avait piqués. Ils se retrouvent donc seuls, tous les deux. Bras tendu, le sorcier se lève de sa chaise et réajuste sa veste de sa main libre avant de soupirer comme s’il était totalement désolé et désabusé par son attitude. Puis il récupère un sourire en coin. « J’ai toujours rêvé de faire ça. ». A la Dark Vador, forcément. L’autre semble s’étouffer et ne sait même pas sur quel pied danser. « Alexandre, tu vois, tu es nouveau. Tu travailles pour moi depuis quoi… Une semaine ? Tsss. ». Il penche la tête sur le côté et le regarde d’un air qui se veut, peiné. « Tu apprendras à me connaître, et tu apprendras à savoir où est ta place si tu veux espérer continuer à toucher le salaire que tu as. Sache que rien dans cette pièce n’est fait au hasard. Tu parles de mon air détaché mais mon cher, j’ai tous ces projets entre mes mains, vos jacasseries ne font que me donner quelques informations sur l’avancement de ces fichus projets. Ne crois-tu pas que j’ai déjà un œil partout, sur chacune d’elle ? Je suis comme une ombre dans vos dos, le moindre pet de travers et tu t’étrangles dans ton verre de coca parce que les bulles remonteront dans ton nez. Tu saisis ? Si tu avais fait la moindre erreur sur ton plateau de tournage, tu ne serais déjà plus assis à cette table pour me voir soupirer. ». A la fin de ses paroles, Ethain a serré les dents et la mâchoire, la faisant presque grincée alors qu’il ne se trouve plus qu’à quelques centimètres du visage de son employé. Ses traits tirés finissent par se détendre et il récupère un sourire. « Je suis d’humeur généreuse aujourd’hui, tu as de la chance, je te pardonne ton… Erreur de jeunesse. ». La pression sur son cou disparait et il manque de tomber au sol. « Maintenant que tu as compris déguerpis avant que je ne change d’avis. ». Alexandre ne se fait pas prier et fonce vers la sortie en manquant de s’effondrer à nouveau et Ethain soupire longuement. « Ah, ces jeunes. »

***

Le col de sa chemise camoufle son cou à la perfection. S’il voulait, il pourrait faire disparaître les marques à coup de magie, mais il ne le fait pas. Il n’abuse de la guérison par magie que lorsque la blessure est trop grave, du moins, c’est la règle qu’il s’impose car jusqu’ici il n’a jamais connu une telle chose. Les marques ne seront là que temporairement, il le sait, il a l’habitude, même si pendant plusieurs années il l’avait perdu. Mais voilà, Marius est de retour, lui et… D’autres. Et dans le fond il ne peut pas lui refuser indéfiniment cette faveur-là. Avançant dans les ruelles noires de Paris, son long manteau virevoltant au gré de ses mouvements, Ethain tourne inlassablement la chevalière entre ses doigts. Elle a un pouvoir qu’il ne comprend pas encore et dont Marius lui cache bien des aspects, il en est certains. Même si certains objets à l’aura similaire apparaissent de temps à autre dans des enchères et boutiques d’antiquités, ces derniers restent bien rares. Comment diable le vampire a-t-il bien pu avoir une telle chose entre ses mains ? D’un air nonchalant, le sorcier plisse le nez et reporte ses ébènes sur l’horizon pendant que la bague disparait de ses doigts. Il marche depuis de si longues minutes qu’il ne sait même plus quelle direction il a prise, guidé par ses simples pas et ses réflexes.

La lune est si petite qu’elle ne parvient pas éclairer les ruelles sombres et désertes de cette partie de la ville, un coin bien malfamé où le sorcier ne pensait pas en avoir franchi les limites. Lentement, il glisse ses mains dans les poches de son manteau noir et continue de s’avancer jusqu’à l’angle d’un carrefour étroit entre d’autres ruelles toutes aussi désertes. C’est à cet instant qu’il s’arrête, reconnaissant l’odeur de la magie noire comme s’il en respirait tous les jours ou était habitué à en croiser. Ethain plisse les yeux et regarde dans toutes les directions d’un air qui se veut distrait. C’est sans prévenir qu’elle sort de la pénombre, accompagnée d’une silhouette qui marche avec tant de fluidité qu’il y aurait presque cru. Immobile au bout de sa ruelle, le sorcier fixe la jeune fille aux cheveux d’un blond doré mais elle ne lève pas les yeux. Derrière elle, le cadavre s’anime comme s’il était parfaitement vivant, quel dommage qu’elle ne puisse pas camoufler l’odeur qui arrive déjà jusqu’à ses narines. Un sourire vient étirer les traits de son visage et il reste là à la scruter, camouflé par l’absence de lumière. Alecto redresse la tête et ses prunelles d’un bleu glacial lui font comme l’effet d’une gifle froide. S’il n’était pas certains d’avoir mis un terme à sa vie lui-même, il aurait presque pu jurer qu’elle en était une copie presque similaire. Rosaline. Pour la première fois depuis des années, ses ébènes s’écarquillent et il se sent incapable de bouger. Ce n’est que lorsqu’elle s’apprête à disparaître de sa vue, elle et son cadavre animé qu’il se focalise sur la présence omniprésente de la magie. Alecto ne le sent peut-être pas mais elle a une aura particulière, noire.

« Que comptes-tu faire avec cette pauvre femme exactement ? Du moins… Ce qu’il en reste. »

Sa voix sort d’outre-tombe et en un éclair il se trouve déjà à côté d’elle, mains croisées dans le dos de son long manteau.


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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Mar 13 Sep - 10:09

       
Hunting season

       Ethain & Alecto


Je me sens rarement aussi vivante que dans ces moments-là. Lorsque je prends le dessus, que j’ai le pouvoir sur un autre être, vivant dans le meilleur des cas. Je regrette de ne pas avoir pu la tuer. Je regrette qu’un autre s’en soit chargé à ma place, qu’il ait fallu que je récolte les restes. Heureusement, il s’agissait de beaux restes. J’aurais pu la laisser là et décider de pousser un peu plus loin, mais certaines parties me faisaient réellement envie. J’espérais simplement que le vampire qui était passé par là n’avait pas tout abimé. Je tenais à ce que mes créations soient absolument impeccables. Cela peut sembler maniaque, mais je suis avant tout une perfectionniste.

Tandis que je la fais marcher, il me faut décider de la marche à suivre. Elle vient de mourir, elle est encore fraîche et je n’ai pas à faire face à la rigidité cadavérique. L’odeur également reste limitée, il faudra encore plusieurs heures avant qu’elle commence à se remarquer. Je dois la mener jusqu’à mon repère, qui heureusement se trouve moins éloigné d’ici que ma demeure. Prendre le métro est exclu. Dans un espace clos, sous les néons aveuglants, le risque est bien trop grand. Et au cas où quelqu’un repérerait mon manège, je ne peux pas me permettre de tuer tous ceux qui se trouveront là. Dommage, ça ne m’aurait pas déplu. Donc, il faudra que je continue sur ma lancée, en passant par les rues les plus sombres et désertes possibles. Dans le pire des cas, je devrai me servir de la magie, mais j’espère ne pas avoir à le faire.

Elle marche, si légèrement que j’irais presque jusqu’à croire qu’elle est vivante, bien que je sois celle qui tire les ficelles. Je suis concentrée uniquement sur ma tâche. Un peu trop même. Je sens qu’il faudrait également que je sois attentive à ce qu’il se passe autour de moi, mais je n’y parviens pas. Si j’avais été sur mes gardes, j’aurais entendu les pas derrière moi. J’aurais senti cette présence dans mon dos, avant d’entendre la voix de son propriétaire. Elle retentit, grave, soudaine dans ce silence sinistre. Je suis surprise. Et il m’arrive rarement d’être surprise. C’est un sentiment désagréable, incontrôlable et qui provoque même un sursaut. Je sens les fils invisibles se détendre et ma proie manque de s’écrouler. Heureusement, je parviens à me reprendre et à la rattraper juste à temps. Il est hors de question que je risque de l’endommager. Mais je veux également pouvoir me focaliser totalement sur mon interlocuteur. J’agite les doigts et je la pousse à se reposer avec douceur sur le bitume, pour ensuite me retourner et aviser celui qui m’accoste.

Il est grand, et son visage en partie noyé dans l’obscurité. Il a l’air relativement jeune, mais j’ai tout de même du mal à déterminer son âge. Je le toise tant que je le peux. Il m’a dérangée, et je n’aime pas vraiment être distraite de mon travail.

« Vous avez réellement envie de le savoir ? »

Ma voix est froide. Je suis plus polie d’habitude, mais il m’a mise de mauvaise humeur. Pourtant, il m’intrigue. Ou plutôt, c’est son attitude qui m’intrigue. Je sens qu’il n’agit pas comme il le devrait. Il n’y a aucune peur, ni dans son regard, ni dans sa voix. Il n’est visiblement pas prêt à s’enfuir en courant. Ses paroles montrent qu’il sait ce que je fais. S’il est surpris, il ne le montre pas vraiment. Je m’approche de quelques pas. Je ressens quelque chose d’étrange à son sujet, et mon intuition me souffle qu’il n’est sans doute pas humain. Je devrais sans doute demander à mes tantes de m’apprendre à lire les auras.

Je pourrais tout lui dire. Lui expliquer ce que je fais. Après tout, je n’ai tué personne, enfin pas ce soir en tout cas. Mais j’ignore quelles sont ses intentions. Si je peux être certaine qu’il n’est pas la Tueuse, en revanche j’ai entendu parler de chasseurs de démons ou de sorcières. Et je suis à peu près certaines que si l’un d’entre eux venait à croiser ma route je figurerais en tête de sa liste. Je préfère ne pas risquer inutilement ma peau. Je place mes mains dans mon dos et j’affiche mon sourire habituel, celui de la petite fille modèle qui parvient depuis toujours à tromper tout le monde.

« J’ai simplement trouvé cette pauvre femme et j’ai pensé que ce serait mieux qu’elle soit dans un endroit plus… couvert. Vous êtes perdu ? Je peux peut-être vous aider, ces rues peuvent être mal famées la nuit… »

Les mauvaises fréquentations ne sont pas toujours celles qu’on croit, ceci dit. Lui poser des questions vise surtout à essayer de savoir à qui, ou à quoi j’ai affaire. Je ne suis pas certaine de pouvoir endormir sa méfiance, si méfiance il y a. Pas après ce qu’il vient de voir en tout cas. Je dois d’autant plus rester sur mes gardes. S’il me menace, il faudra que je le tue. C’est aussi simple que ça. Malheureusement, ignorant ce qu’il est, l’affaire pourrait s’avérer plus compliquée que prévue. Je suis intimement persuadée que ce n’est pas un vampire. Alors quoi ? Démon ? Sorcier ? Ou encore quelque chose d’autre… Malgré ma nature, je dois bien avouer que je n’ai pas été beaucoup au contact d’autres créatures surnaturelles. Après tout qui sait, cette rencontre pourrait peut-être s’avérer plus enrichissante que prévue…


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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Jeu 15 Sep - 20:24



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FT. ALECTO DUMAS



Il y a ces moments où il adore provoquer le sursaut, l’ultime rebond d’un corps qui est pris par surprise. Une surprise si grande qu’elle en devient frayeur. Un bien drôle de jeu. Un amusement certain. Avec précision le sorcier la scrute, elle et cette aura qui flotte dans l’air. La sienne s’y mêle, la contourne et tente de l’enserrer mais il sait déjà qu’il ne parviendra pas à l’étouffer. Elle est noire. Comme la sienne. Comme lui. Il y a ces moments où il ne s’attend pas, lui non plus, à voir ou entendre certaines choses. La blondeur de ses cheveux qui ondulent légèrement sur le bas, son visage encore enfantin et ses deux billes luisantes d’une fausse innocence dans l’obscurité. Lui la perçoit, cet éclat et c’est le même qui tourbillonne avec ardeur dans ses ébènes, ne rendant son propre regard que plus noir encore. Bras croisés dans le dos, il s’est approché suffisamment pour être à ses côtés, ne posant qu’une question simple. Ce n’est que lorsqu’il voit les doigts fins s’agiter et le cadavre retomber lentement au sol qu’il comprend qu’il a fait mouche. Pour peu, elle lui rappellerait presque l’époque révolue où il trainait dans les ruelles infâmes de Paris bondé d’Allemands, à la recherche d’il ne savait trop quoi. A la recherche de lui-même, sans doute. C’est de cette manière qu’il avait croisé la route du vampire qui vivrait toujours dans son ombre. Il n’avait suffi que d’une nuit fraîche et d’un Hey, gamin, pour tout changer. Pour se révéler.

A la question qu’elle lui retourne d’un ton froid, Ethain se contente de la fixer d’un sourire en coin, révélant son visage en pleine lumière tamisée de ce réverbère bousillé. L’atmosphère y est encore plus glauque que jamais. Les rues infâmes. Il y est à nouveau, inconsciemment ses pas l’ont guidé ici, et cette rencontre ne peut être qu’une simple coïncidence. Le temps fait parfois écho à des gestes du passé. Le Destin, comme ils appellent ça. Les secondes défilent et le silence s’installe, pourtant, Alecto ne recule pas d’un pas, elle se rapproche encore, plus près, et le sorcier la toise de toute sa hauteur et son égocentrisme. Tout en lui est noir, de l’extérieur aussi, en disent longs son manteau noir et sa chemise sombre dissimulée. La moue enfantine ne prend pas sur lui, il n’y voit là qu’un masque qu’il a lui-même eu l’occasion d’utiliser autrefois, quand bien même l’époque n’était pas la même. Bien plus sombre et compliquée. Rares étaient ceux qui s’apitoyaient sur le sort des orphelins. Ils n’étaient que du bétail. Des petites mains travailleuses.

« Epargne-moi le regard de chien battu et la fausse politesse, gamine. On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. ». Son sourire s’étire à ses mots tandis qu’il avance d’un pas vers le fameux cadavre, regardant à présent Alecto de profil.

Dans sa tête, tout se bouscule, et en ressassant ses propres paroles il se rend soudainement compte d’une chose. Bordel, je suis pareil que lui. Etrange comme certaines personnes ont le don de s’imprégner en vous sans que vous n’en soyez pleinement conscients. Ce mort vivant a déteint, un peu trop, sans doute. Il hausse les épaules et se retourne pour faire à nouveau face à la jeune fille aux airs bien trop ressemblants avec sa Rosaline. Ca le perturbe. Les rues. Mal famées. Il le sait mieux que personne et il chie royalement sur les mauvaises fréquentations, il ne les craint pas plus qu’un vampire ou un démon, voire même un autre sorcier.

« En revanche, si tu es dehors à cette heure-ci c’est que tu n’as plus de parents, soit tu fais le mur. Et un cadavre ne bouge pas tout seul. Pas sans magie. ». Ou vampirisme, mais ils ne vont pas faire une thèse là-dessus ce soir. « Je n’irai pas cafter auprès de tes vieux, ou de tes vieilles, j’ai tendance à encourager les actes rebelles de sorcellerie. ». Il claque des doigts et une flamme apparait au bout de son pouce, se détache et vient se positionner dans la paume de sa main avant de disparaître aussitôt. Dieu qu’il adore utiliser toutes sortes de tour de passe-passe élémentaires pour impressionner et faire son intéressant. Petit con. Puis il soupire, baisse les yeux et hausse une nouvelle fois les épaules. Soudainement, Alecto se retrouve projeté gentiment mais sèchement contre le mur d’un geste de main dans les airs. Coincée. Par les doigts du sorcier tendus de façon détendus vers elle. En à peine quelques pas, il est près de son oreille. « D’ailleurs, je tiens véritablement à savoir ce que tu comptes faire avec ce cadavre ambulant… Ta capacité est vraiment hors-normes pour quelqu’un à l’apparence si pure et innocente. Définitivement trompeuse, ton apparence. ». Ethain rit et recule son visage pour qu’elle puisse encore mieux l’observer. « Fascinant. Une honte qu’on ne te laisse pas exprimer ton don comme bon te semble… ». Il attend un prénom, mais il n’est pas certain qu’elle le lui donnera. En soi, ce n’est pas gênant, car tout ce qui compte, c’est sa capacité et son impossible ressemblance avec sa défunte femme. Le Diable est-il seulement à ce point pernicieux ?




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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Mer 21 Sep - 19:46

       
Hunting season

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Je ne sais pas tellement quoi penser de cet homme. Je suis en revanche à peu près certaine qu’il serait mal avisé de lui faire confiance. Pour le moment, je me contente de regarder et d’attendre. Et puis, quelque part je suis intriguée. Il m’a surprise, et il est rare que je sois surprise. Il a donc mérité un peu de mon intérêt, du moins jusqu’à ce que je m’en lasse où qu’il s’avère être un danger pour moi. Il n’a pas peur de moi, de ce que je suis en train de faire. Cela semble même l’intéresser. Mais nous n’en sommes pas encore à échanger des invitations à prendre le thé. Il peut être de n’importe quel côté. Il pourrait essayer d’endormir ma méfiance afin de me nuire. Je n’ai pas peur non plus, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas être prudente. Il m’a vue, il est trop tard et inutile de nier. Il me faut à présent avoir une idée plus précise de la personne que j’ai en face de moi. Et mes airs innocents n’ont pas l’air de le tromper. Cependant il a tort : je feins l’innocence peut-être, mais pas la politesse. J’ai mes défauts, certes, mais j’ai été très bien élevée.

« Je pense que la politesse est toujours plus agréable, mais c’est comme vous voulez. » Je hausse les épaules tout en lui répondant, sans me départir de mon sourire.

Il me veut quelque chose. Je le sais, je le sens. Je fais volte-face vers lui tandis qu’il s’approche du cadavre. Mon précieux cadavre. S’il l’abime, je vais être très en colère. Je n’aime pas beaucoup qu’on touche à mes affaires. Heureusement il ne fait pas un geste dans sa direction, se concentrant uniquement sur ma personne. Je hausse un sourcil en l’entendant évoquer ma famille. S’il savait ! Mon père aurait été le premier à me pousser à agir ainsi. Après tout, c’est lui qui m’a tout appris, ou presque. Quant à mes tantes, je sais comment les manoeuvrer. Mais étant donné qu’il semble avoir l’impression de me rendre un service, je peux aussi bien le récompenser.

« Merci. »

Je suis intriguée, je ne cherche pas à le cacher. Il sait que je suis sorcière, c’est ce que je retiens de sa déclaration. Et l’acte de magie qu’il montre pourrait laisser penser qu’il en est de même pour lui. Je n’ai malheureusement pas le temps de poser une question supplémentaire. Une autre surprise m’attend, cette fois-ci bien plus désagréable. Sans même avoir eu le temps de réagir je me retrouve plaquée contre le mur, incapable de bouger, et encore moins d’utiliser mes pouvoirs contre lui. Durant un instant, je panique. Mais surtout, je suis furieuse. Ce que j’ai envie de lui faire subir, lui-même n’aurait pas envie de le savoir. Mais je sais aussi que perdre mon calme ne serait pas une bonne option. Je me contente de le regarder froidement, jusqu’à savoir ce qu’il veut vraiment. J’ignorais que mes activités nocturnes pouvaient être d’un tel intérêt. En tout cas, il ne semble pas me vouloir du mal, et je me détends en le constatant. Je n’en suis pas moins contrariée par cette approche brutale. Mais puisqu’il veut savoir…

« On ne t’a jamais appris que les apparences sont trompeuses ? » Ou que l’habit ne fait pas le moine, au choix. « Très bien. Si tu tiens à le savoir, pourquoi pas après tout. » Je reste silencieuse un instant, continuant de le regarder. « Je peux même te le montrer. Mais il faudra d’abord que tu me libères. »

La sensation d’être ainsi entravée est fortement désagréable. Je n’aime pas ça du tout et pour un peu, j’en viendrais presque à plaindre mes propres victimes. mais au moins, j’ai tout le loisir de l’observer. De constater que certaines parties de son corps sont agréables à l’oeil, et me seraient peut-être même bien utiles. Mais nous n’en sommes pas là pour le moment, bien sûr. Je suis quelqu’un de civilisé et je sais qu’il faut d’abord apprendre à nous connaître un peu plus.

« Qui es-tu ? Ou plutôt, qu’est-ce que tu es ? Et pourquoi tu t’intéresses à moi à ce point ? »

J’ai bien compris que les faux-semblants ne fonctionneraient pas avec lui. Il a l’air d’apprécier davantage l’affrontement direct, bien que lui-même ne m’aie pour le moment parlé que par énigme. Il sait déjà que je suis intriguée de toute manière, au moins autant qu’il l’est. Mais je souhaite également m’éloigner et rejoindre mon repère, ne serait-ce que pour préserver le cadavre qui m’attend.

Oui, il saura. Je peux le mener à mon antre, lui montrer. Je n’ai jamais rien montré à personne. J’aurais un avis extérieur ainsi. Et il a l’air distrayant. Je suis certaine que sa présence m’amusera, au moins durant un temps. J’ignore ce qu’il trouve de si fascinant en moi, mais il sera servi. Et puis, quand je me lasserai de lui, je le contraindrai à prendre une lame pour trancher sa propre gorge.

Ca, au moins, ce sera vraiment drôle.


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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Jeu 29 Sep - 20:46



Flower of Perdition

FT. ALECTO DUMAS



« La politesse est quelque chose de complètement surfait. »

Ce sont les mots qui s’échappent instantanément de ses lèvres alors que la gamine vient à peine de prendre la parole. Ca ne l’empêche pas de continuer son manège comme si de rien était. Il n’est pas là pour la politesse ni même encore pour la feinte innocence. S’il est là c’est parce que l’aura toute entière qui émane d’elle l’intrigue et le fascine. Sans parler de ces traits physiques qui ne cessent de titiller un peu plus sa curiosité malsaine et probablement trop morbide. Un haussement d’épaule se fait apercevoir tandis qu’il analyse et la sonde de son regard sombre aux éclats de ténèbres tourbillonnants. Dans ces moments, Ethain n’a absolument rien d’humain, tout n’est que concentration de magie. Noire. Tellement noire à bien y réfléchir que l’on aurait presque du mal à comprendre comment il fait encore pour sourire. Totalement rongé de l’intérieur mais imperturbablement fidèle à lui-même. Il agace autant qu’il effraie, mais pas elle. Il ne l’effraie pas. Elle se méfie, c’est tout, et cela ne la rend que davantage intéressante. Sans doute bien trop sauvage et noire pour être vraie.

Comme tout à chacun, la méfiance fini par laisser le pas à l’intrigue et l’envie de résoudre un mystère vivant. Il n’a rien d’un cadavre et ne vaut probablement rien à ses yeux à l’heure actuelle mais il s’amuse de ses capacités avec un sourire qui se veut aussi dévastateur qu’enjôleur. Il n’est pas devenu producteur pour rien, il sait vendre du rêve quand il y en a besoin, et le mystère. Tout réside dans le mystère et ce doigté ensorcelé qui vient la plaquer tout droit contre le mur froid derrière elle. Il ne touchera pas au cadavre car ce n’est pas cette femme qu’il cherche à percer à jour mais bel et bien la jeune sorcière. Le sorcier n’est toutefois pas du genre à se perdre dans milles compliments, et s’il lui en offre un, cela n’est en apparence qu’une parade car s’il le voulait vraiment, il pourrait déjà être en train de lui craquer sa nuque pour mieux espérer s’emparer de sa capacité étrange et encore non étudiée. Au jeu des apparences ils savent tous deux y faire. Mais Ethain a l’expérience et la vieillesse dans sa poche, c’est ce qui fait à l’heure d’aujourd’hui la différence, quand bien même il ne se permet pas de la sous-estimer. A cet âge, l’on peut déjà être capable de faire de grandes choses, lui-même le sait, car lui-même l’a compris alors qu’il n’avait même pas encore le même nombre d’années qu’elle.

Amusé par sa répartie et la façon dont elle ne se laisse pas démontée, le sorcier vient à nouveau se pencher à son oreille, s’autorisant tout de même à croiser son regard juste avant afin de mieux pouvoir y lire le brin de sarcasme à sa question. « Le jeu des apparences est mon terrain favori, gamine, saches-le. ». Doigts toujours pointés vers la jeune fille, il s’écarte des boucles blondes pour plonger son regard noir dans le sien et lui offrir un léger rire qui en ferait frémir plus d’un. Dans sa tête, les références ne cessent de faire un son de cloche et Ethain se fait violence pour balayer l’image de Marius cette nuit-là, au beau milieu de la ruelle encore humide et froide de l’hiver. Lorsque ce n’est pas cette silhouette vampirique qui passe devant ses yeux, c’est celle de Rosaline qui lui sourit avec amour et tendresse. Elle l’aimait d’un amour si grand qu’il n’avait eu d’autres choix que de perdre pied. S’il avait été plus fort et non rongé par l’envie de pouvoir, il aurait très certainement vieilli avec elle. Il l’aimait. La seule qui a eu droit à ce seul privilège de sa part. La seule pour qui son cœur a un jour accepté de battre pour autre chose que pomper le sang dans ses veines. Rosaline, à qui il a transpercé le cœur, au sens propre comme au figuré. Assassinée pour une multitude d’années. Pour toute une longue vie.

D’un hochement de tête entendu, le sorcier donne un petit coup de main dans les airs et la pression sur son corps disparait complètement. Mains remises dans les poches, Ethain s’éloigne de deux pas comme s’il s’apprêtait à faire une petite promenade bucolique, puis reporte son attention sur Alecto qui pose les questions qu’elle souhaite. Evidentes. Il sourit, à nouveau, bien que ce dernier n’ait jamais réellement quitté ses lèvres de pernicieux curieux.

« Oh rassure-toi, je ne faisais que passer par là quand j’ai croisé ta route. ». Vérité. « Je ne suis pas du genre à fouiller dans la vie privée de ceux que je recherche. » Mensonge. « Disons juste que je passais dans le coin par pur hasard et je suis tombé sur toi. Ton aura a ce petit côté piquant qui a fait la différence. Je suis plutôt curieux de nature. » Dit-il en ressortant les mains de ses poches et inspectant ses ongles comme s’il était du genre à se faire des manucures. « Je suis un sorcier. Tout comme toi. Et j’ai les conventions préétablies en horreur. » qu’il réplique ensuite en reposant ses prunelles sur elle, un air soudainement sérieux et froid sur ses traits. « Tu peux m’appeler Ethain. ». Il a fait le premier pas, il n’en attend pas moins d’elle qu’elle en fasse de même, sans quoi il est évident que leur relation ne pourra pas partir du bon pied. Déjà qu’il est plutôt bancal… Ce pied.

D’un geste de la main, il lui fait signe d’avancer, si elle veut lui montrer c’est le moment il est enfin disposé à la suivre. Lorsqu’elle se met en marche, récupérant son cadavre au passage, le sorcier se rapproche et vient se poster à ses côtés.

« J’espère que ma petite démonstration ne t’a pas trop… Contrariée. ». Mains croisées dans le dos, il avance lentement mais sûrement comme un homme pourrait le faire en se baladant. Le temps ne presse pas, et il a toute la nuit, quand bien même cette gamine devrait déjà être au lit. Si elle était comme les autres. Mais elle ne l’est pas, et il le sait.


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Alecto Dumas



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MessageSujet: Re: Hunting season (ft. Ethain)   Dim 9 Oct - 20:29

       
Hunting season

       Ethain & Alecto


Je ne l’apprécie pas vraiment. Il faut dire qu’il n’a rien fait pour se rendre sympathique. En quelques secondes à peine, je me suis retrouvée bloquée contre un mur, à devoir répondre à des questions pour le moins indiscrètes. Dans un monde idéal, chacun se mêlerait de ses petites affaires sans ennuyer autrui. Malheureusement, ce monde n’existe pas, et il semblerait que je sois tombée sur un individu particulièrement coriace. Plusieurs sentiments se mêlent : forcément, je suis intriguée par les capacités dont il fait preuve et le fait qu’il s’intéresse tant à moi. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être inquiète à l’idée qu’il puisse être mal intentionné à mon égard. Je ne me fais aucune illusion sur mes capacités : je sais parfaitement que je ne suis pas la puissante sorcière que l’on attendrait de moi. Disons que je ne m’en donne pas vraiment les moyens, et que mes enseignements laissent de toute façon à désirer. Lui a l’air au contraire de savoir ce qu’il fait, bien que je ne peux m’empêcher de le trouver un peu trop m’as-tu-vu à mon goût. Et puis, soyons honnêtes, je suis assez vexée qu’il ait réussi à me neutraliser si facilement. Je n’en ai pas vraiment l’habitude et je dois dire que c’est quelque chose d’assez déplaisant. Malheureusement pour lui, je suis plutôt rancunière.

Je suis quelque peu rassurée en voyant qu’il ne semble pas s’intéresser plus que ça à mon cadavre. J’aimerais tout de même qu’il se dépêche, afin que je puisse mettre celui-ci en lieu sûr avant qu’il pourrisse. Ces choses là se perdent plus vite qu’on ne le pense et je tiens à ce que tout soit absolument impeccable. Je comprends néanmoins que je dois être plus maligne. Les stratagèmes si efficaces d’habitude ne le serons pas aujourd’hui. Il semble imperméable à mes manipulations et à mon visage angélique. Puisqu’il souhaite la vérité, ma foi, il l’aura, et il ne pourra pas venir s’en plaindre après ! Ceci dit, je suis curieuse de voir quelle sera sa réaction. Je n’ai encore jamais eu l’occasion d’avoir l’oeil d’une personne extérieure sur mon travail. L’appréciera-t-il ? Je perçois en lui, à travers son regard, une forme de noirceur que je n’avais jamais vu chez personne d’autre, et que je trouve fascinante. Peut-être qu’il saura l’apprécier, quelque part. En tout cas, je l’admets, plus les minutes passent, plus il me prend à moi aussi l’envie de savoir ce qu’il dissimule vraiment.

Il finit enfin par me libérer et c’est avec un grand soulagement que je retrouve la pleine possession de mes moyens. Je pourrais me venger dès à présent. Mais au lieu de ça, je choisis de réserver ma sentence pour plus tard. Oui, il a réussi à attiser mon intérêt et ma curiosité, chose suffisamment rare pour me donner envie de m’y attarder plus de quelques secondes. J’ignore encore quelle sera la suite, mais je sais qu’elle sera probablement fatale pour cet homme. Je dois cependant me montrer extrêmement prudente. Je ne me suis encore jamais vraiment mesurée à quelqu’un possédant des pouvoirs de cette sorte, et je regrette d’être aussi surprotégée par mes tantes. Les vampires sont très faciles à mener à la baguette, mais là je suis en terrain inconnu, et ça ne me plait absolument pas. Pourtant, je ne me défile pas. Je lui ai dit que je l’emmènerais dans mon antre, et je compte bien m’exécuter. Je prends également ses paroles pour ce qu’elles sont, celles d’un étranger qui n’a sans doute pas les meilleures intentions du monde. Mais comme je le lui ai fait remarquer, et quoiqu’il puisse en penser, je reste quelqu’un de poli.

« Curieux envers moi, vraiment ? » Je ne peux m’empêcher de lui sourire, amusée. Je ne suis pas dupe, je connais l’effet que je peux avoir sur les gens. Seulement il est rare que quelqu’un l’admette aussi franchement. Il semble faire preuve d’une certaine volonté en me confessant ce qu’il est vraiment. Un sorcier. Quelque part, cela le rend encore plus intéressant à mes yeux. Je n’ai jamais rencontré de « vrai » sorcier, du moins un qui soit vraiment doué. Car je sais qu’il l’est, je n’ai pas besoin de voir d’autre démonstration de sa part. J’ai pu sentir sa puissance lorsqu’il m’a maintenue contre ce mur. Puisqu’il a fait un geste envers moi, je décide d’en faire un envers lui. Cet échange peut toujours être utile, et je le juge préférable à l’hostilité. « Je m’appelle Alecto. »

Ethain. Je n’ai encore jamais entendu ce nom. Pourtant mes tantes aiment parfois me faire la liste de soi-disants puissants sorciers de leur connaissance, mais il est possible qu’elles affabulent à moitié. Je souhaiterais volontiers converser davantage avec mon nouveau compagnon, mais le déplacement de mon cadavre me prend une grande part de ma concentration, si bien que je ne peux lui répondre qu’à demi-mot. Et c’est tant mieux quelque part. Il est évident que je suis contrariée d’avoir été ainsi malmenée.

« Disons que j’aurais préféré une approche un peu plus délicate. » Je ne peux m’empêcher d’ironiser.

Nous ne sommes pas très loin, et tant mieux car il est fatiguant de se promener avec un corps tout en devant en plus surveiller les réactions d’une personne bien vivante. Je le conduis dans une petite ruelle particulièrement sinistre, que la grande majorité des gens éviterait probablement la nuit. Il ne voit pas la porte vers laquelle je le mène. Il s’agit d’un genre de local qui appartient à ma famille et dans lequel une de mes tantes avait voulu monter sa boutique, avant que cette occupation ne la lasse. Aucune d’elles ne s’en soucie, et je l’ai donc récupéré avec plaisir. Il m’a fallu de gros efforts pour rendre la porte invisible à d’autres yeux que les miens. Je l’invite à entrer avec un sourire, avant de fermer la porte derrière nous. Puis, j’allume la lumière, dévoilant une pièce en grande partie couverte de bâches transparentes, où trône une table récupérée dont je me sers comme tables d’opération, puis des étagères contenant divers instruments. Je me tourne vers lui, pleine de fierté.

« Alors ? »


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