MA BOHEME - Ariana
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 MA BOHEME - Ariana

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Asmodée



L'enfant terrible Venue d'ailleurs, elle volera pas que ton coeur !
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MessageSujet: MA BOHEME - Ariana    Mer 7 Sep - 14:38


Ma bohème
(prévert) ▽ Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.  
Tu te perches sur ton séant. Te balances en cadence. Douce nuit. Douce journée. Tu l'ignores, ici, les rideaux sont toujours fermés. Il n'y en a pas, que des murs, un étage immense qui surplombe ta cage. Des hommes perchés te fixent de leurs prunelles lubriques. Toi, la guenon cinglée. C'est bien comme ça qu'ils te surnomment, non ?  Tu soupires, tourne comme un lion en cage et espère qu'une main divine s'abatte sur ta prison de fer ensorcelée pour t'extraire de là. S'ils ne tu tuent pas, tu jures que c'est l'ennuie qui s'en chargera. La télé te tanne, à présent. Les mystères du monde, tu les as tous vus à présent. Tu comprends comment il fonctionne. Du moins tu le crois, toi qui n'as jamais vu le jour. Foulé l'asphalte de Paris ou de ces alentours. Tu voudrais voir du pays. Alors tu t'imagines facilement gravir des Monts et filer dans le ciel à l'aide de leurs engins volants. Tu connais les théories, mais pas les pratiques. La frustration t'englue. Tes élucubrations ne parviennent même pas à t'amuser. Ta prison est décorée de ces fioritures qu'ils ont bien voulu t'accorder. Mais l'ennuie t'as rapidement à nouveau frappée.

Les jours défilent, et tous se défilent. Tes seuls petits moments de bonheur, tu les frôles du bout des doigts lorsque tu dévores tes proies, offertes par la sorcière sous les regards en colère. Affliction. Les jours sont passés, ils t'ont de plus en plus torturée. Toi, attachée à cette fichue table d'opération, ballonnée comme une vulgaire poupée de chiffon.  La torture, malgré ton sang froid, tu la sens et l'appréhende. Chaque jour, tu ne sais s'ils viendront de reprendre pour malmener ta carapace. Cette fille dont tu ne connais même pas le nom. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Toutes ses questions auxquelles ils n'ont jamais su - voulu -  répondre.

« - Eh, la timbrée !

Il font cesser tes vaticinations. Tu vois l'homme qui approche, vêtue de sa blouse blanche. Et ces foutues fléchettes. Il est entouré de gardes, tous armés jusqu'aux dents. Tu n'as aucune chance d'échapper à l'appel forcée de Morphée. Tu le connais, tu as entendu parler de lui dans un livre.

- … Pas encore », que tu souffles, sous leurs regards indifférents.

Et pourtant, tu la sens, cette piqûre terrible qui te cloue à ton lit miteux.

Et à nouveau, le néant.

(c) AMIANTE



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Ariana C. Vander



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MessageSujet: Re: MA BOHEME - Ariana    Mar 4 Oct - 12:43

D'après eux, j'étais des leurs. D'après eux, j'étais une personne importante dans l'engrenage de Wolfram&Hart. En quoi l'étais-je? En quoi étais-je si indispensable? Je vous arrête immédiatement. Je ne me dénigrais pas. Je constatais, tout simplement. Des assistantes dans tout Paris, ce n'était pas ce qui manquait. Alors pourquoi étais-je si importante? N'étais-ce là que de la pitié à mon égard? Avoir frôlé la mort pour ensuite dormir des mois durant, étrangement, ça pouvait attirer la sympathie. Sauf que je ne voulais pas de leur sympathie. Je ne voulais pas être importante. Je ne voulais surtout pas être des leurs. Martin Vidal, mon époux, m'affirmait qu'on était du côté des gentils. Cette simple précision m'avait noué l'estomac. Les avocats n'étaient ni bons, ni méchants. Ils défendaient les cas qu'ils avaient sous le coude, fin de l'histoire. Cela ne les rendait ni bon, ni mauvais, juste impartial. Alors pourquoi fournir autant d'efforts? A plus forte raison que Wolfram&Hart était un cabinet réputé, puissant. Beaucoup tremblaient à l'évocation de ce cabinet. Le pouvoir ne s'obtenaient pas sans violence, sans corruption et sans manipulation. Je possédais peu de certitudes mais celle-ci demeurait bien ancrée dans ma chair. Alors non, je ne voulais pas faire parti de ces gens-là. Et si je l'ai été... alors je pouvais affirmer sans crainte que la femme que je fus jadis était morte. A l'image de mon mariage. Je ne remettais pas en doute l'amour de mon mari à mon égard mais sans mes souvenirs, il ne restait qu'un simple inconnu. Je ne renonçais pas à nous, je voulais juste prendre le temps de me retrouver et pour ça, j'avais prit la décision de vivre seule. C'est pourquoi j'avais signé un bail pour un appartement. Le prix était tellement dérisoire et l'appartement tellement bien situé que je n'avais pas pris la peine de le visiter. J'étais pressée... Oui. J'étais idiote à ce point-là. Alors, rappelez-moi en quoi j'étais si importante pour le cabinet?

Un café brûlant dans une main, et un thé tout aussi brûlant dans l'autre, je vaquais d'un couloir à un autre. J'apportais les boissons d'un peu tout le monde, avec deux objectifs : éviter mon mari, éviter ma supérieur. Le meilleur moyen que j'avais trouvé pour ça, c'était d'avoir la bougeotte. Il était ainsi difficile pour eux de me trouver. Et moi, si j'avais de la chance, j'avais le temps de me faire aussi petite qu'une souris, de tourner les talons et de partir. Mais ça ne fonctionnait pas à tout les coups. Tournant dans un des couleurs, je tombais nez à nez avec Vanessa Duval. Cette vieille harpie, bien que belle, gracieuse et... pourquoi mes hormones s'affolaient quand elle était là? Se pouvait-il que par le passé, elle et moi on ai eu... ce genre de relation? Secouant négativement la tête à cette pensée, Vanessa dut croire que c'était ma réponse à sa question.

— Dans ce cas dépêchez-vous de le faire, Carmilla. Je le veux pour ce soir sur mon bureau.  

Quoi? Qu'est-ce qu'elle voulait? La bouche semblable à celle d'un poisson rouge, je la regardais partir. Si je lui demandais de répéter, elle allait me crier dessus. Si je ne demandais pas, elle allait probablement me tuer. On ne rigolait pas, à Wolfram&Hart. L'un de mes objectifs principaux n'ayant pas abouti, je priais fort pour ne pas rater le seul et l'unique survivant. Mes deux tasses toujours en main, je continuais ma longue traversée et m'engouffra dans le bureau de Monsieur Wong. Le seul avocat capable de dire merci en le pensant réellement. Le soucis véritable fut la découverte de mon mari dans ce fameux bureau. Un sourire crispé aux lèvres, je déposais les consommations sur le plan de travail, déjà prête à partir. Même un aveugle ressentirait la tension existante entre mon époux et moi. Il n'a, étrangement, pas digéré mon souhait de partir. Encore moins le fait d'avoir attendu la dernière minute pour lui en parler. Oups? J'essayais de quitter la pièce à grande enjambée. Une action véritablement difficile avec cette jupe crayon aussi serré qu'un corset. Alors pour compenser ce handicap, j'essayais d'être plus rapide. Je me donnais l'impression d'être un pingouin.

— Carmilla, appela la voix de Martin. Attends.

Sauf que je n'attendais pas. Coin. Coin. Coin. Il marchait vite le petit pingouin. Remarquez, avec ma crinière blonde on pourrait d'avantages me comparer à un canard. Coin. Coin. Coin. Riant à ma propre bêtise, je m'engageais dans l'ascenseur pile avant que ses portes ne se referment, laissant un époux visiblement contrarié de s'être mangé les portes. Et maintenant, où pouvais-je aller? Je savais exactement où me rendre.

Une vingtaine de minutes plus tard, je m'engageais dans une zone plus ou moins secrète de Wolfram&Hart. Secrète... disons simplement que je n'étais pas censée me trouver en ces lieux et que je me devais d'être discrète. Pourtant les clics clics clics de mes escarpins étaient tout sauf discret. D'ailleurs, trouvez-vous ça normal que mes "clics" se transformaient mentalement en "coin"?

Mes pas cessèrent, proche d'une cellule, anéantissant aussitôt l'hilarité que je me causais toute seule. Je ne comprenais pas la nécessité de l'enfermer ici. Je ne comprenais pas en quoi un cabinet s'autorisait un tel droit. Je ne comprenais pas pourquoi, pareil à des sauvages, ils la piquaient avec une seringue. Son innocence me rappelait celle d'une enfant. Je ne savais pas encore comment mais chaque fois que je quittais les lieux, je me jurais de la sortir de là. D'une manière ou d'une autre. J'avais tellement peur... peur d'avoir jadis cautionné ce genre de chose. Peur d'être moi-même un monstre sous mes airs d'ange.

— On peut savoir ce que vous comptez faire, encore?!

Autoritaire, je me présentais à eux avec l'assurance de ma supérieur. Même si je n'avais pas l'accréditation nécessaire pour faire autorité, cette simple prestance suffisait pour les figer sur place.

— On nous a demandé...
— Qui ça, on?
— Votre mari.


Oh. Loin de me décomposer, je décidais d'en tirer avantage.

— Dans ce cas vous devriez savoir que Monsieur Vidal, bien qu'étant un mari exemplaire, n'est en rien autorisé à vous donner des ordres direct. Surtout concernant cette chose. Vous devez vous référer directement à Vanessa Duval. Compris?
— Oui, madame.

Lâchant volontaire un soupir excédé, je lançais un regard dédaigneux vers Asmodée, comme si la simple idée de rester là ne m'enchantait guère.

— Au vu de votre incompétence, je vais rester ici pour la surveiller. Revenez me voir quand vous aurez l'autorisation de la personne adéquate.

Ce qui risquez de prendre du temps. Ma supérieur était en déplacement le reste de l'après-midi. Malheureusement pour moi, quand je l'avais cherché peu de temps après avoir croisé mon mari, on m'avait annoncé son départ. Ce qui ne m'avait pas réjouis. Je ne savais toujours pas ce qu'elle voulait sur son bureau ce soir-là.

— Compris, madame.
— A vos ordres.


La queue entre les jambes, ils détalèrent. C'était un peu trop facile mais je n'allais pas m'en plaindre. Ou presque pas. Cela était du à la femme que j'étais avant? J'avais un doute mais je ne l'espérais pas. J'avais peur de découvrir qu'en réalité, j'étais aussi harpie que Vanessa. Les "scientifiques" partis, je me mis assise par terre, attendant le réveil d'Asmodée. Je voulais qu'elle ai au moins un visage familier à son réveil. Un petit coin de paradis dans cet enfer.
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Asmodée



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MessageSujet: Re: MA BOHEME - Ariana    Jeu 20 Oct - 13:11


Ma bohème
(prévert) ▽ Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.  
Tu l'observes bizarrement, cette chose qu'ils tentent de t'enfoncer dans la chair. Tu grinces des dents, tu piailles. La babiole indésirable te pend sous le nez, te menaçant toi, l'animal enragé. Tu ne respires plus, et tu n'en as pas besoin. Tes mains fébriles tremblotent et tu fronces tes arques. Toujours prête à attaquer depuis que tu as saisi l'importance et la définition de ces actes portés à ton égard. Gestes arriérés de pauvres insectes ignares. La rage t'empoigne. Sensation que tu abhorres. Elle n'était pas tienne avant ton exile, ton enlèvement ! Tu ne connaissais que la paix, le flottement dans ton petit cocon . La peur des âmes égarés était ton quotidien adoré. Maintenant, tu exploites des sentiments que tu ne comprends qu'à peine. Et tu la sens pénétrer et violer ton derme. Ce foutu poison qui t'assome et te plonge dans les ténèbres.

Et soudain, la torture cesse.

Un aboiement vociféré avec autorité ne trompe pas la douceur de ses cordes vocales. Carmilla. Tu l'entends vaguement, lointaine plainte réjouissante. C'est le nom qu'il lui ont donné, mais tu le vois, ce trou béant autour de sa silhouette. Comme ce Grant, ce garde qui parfois ne te lâche pas du regard. Jusqu'à ce qu'on lui hurle un ordre, comme aux autres. Des mémoires floutées … Rien ne disparaît jamais vraiment, c'est là, quelque part. Mais où ? Eux aussi, doivent se le demander. Tu inspires longuement dans sommeil artificiel, peu désireuse de te faire aboyer dessus toi aussi. C'est le pire, avec drogue. Elle assomme son corps. Mais toi, tu entends tout.  Alors tu attends, longtemps, avant de retrouver à nouveau l'usage de tes membres.

Et à ton réveil, tu te redresses à la vitesse de l'éclair. Elle est là, assise sagement non loin de ta geôle moderne.

Tes guibolles pliées et tes bras joins te donnent l’allure d'un primate. Mais tu ne la quittes pas de tes prunelles claires. Sa drôle de silhouette relevée par une crinière d'un doré si parfait. Elle ramène à toi le songe d'un poème découvert parmi les nombreux livres qui traînent sous ta couche. Doucement, alors qu'elle approche, tu murmures cette prose retenue par cœur :

«  Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

J'incline ma bouille pâle, approchant doucement des barreaux et redressant ma carcasse funèbre.

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou



Tu entoures les barreaux tes doigts fins et poses ton front contre l'acier glacial.

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Un étrange sourire orne tes babines, tu dévoiles tes dents blanches, tes gencives roses …

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! »

Rimbaud. Il y a donc bien des hommes qui savent manier les mots. Tu détaches lentement tes doigts de l'un des barreaux, extirpant ton bras d'entre ceux-ci pour l'étirer, l'étirer encore et encore, aussi loin loin que possible. Tu veux sentir la chaleur d'un autre corps. Goûter à cette vie qui semble avoir quitté ton hôte …

- T'es revenue … » tu constates simplement d'un ton enfantin et enjoué.

(c) AMIANTE



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