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 (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA

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Soren A. Keynes



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MessageSujet: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Lun 15 Aoû - 22:13



Surrounded by a Freakshow

FT. LAGERTHA MACKENZIE



La cendre tombe en ruine sur le bois massif du bar mais il n’y prête aucune attention. Verre en main, il descend sa vodka à une vitesse défiant toute concurrence, la fumée de sa cigarette venant trouver celle des autres fumeurs de la boîte de nuit. A bien y réfléchir, il ne sait plus très bien comment il est arrivé ici, ni même quel chemin il a bien pu emprunter pour y parvenir. Si Wilhelmina était dans le coin, nul doute qu’elle ne se serait pas gênée pour le reprendre à l’ordre, ou mieux, pour simplement le sortir dehors dans une ruelle et lui passer un tabac. Une véritable peau de vache. Malheureusement pour lui, personne ne connait son insoutenable fardeau, cela reviendrait à connaître sa vie toute entière et très honnêtement, il s’en passe bien, Soren n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort, bien au contraire. Il ne rate jamais une occasion de s’amuser ou de profiter de chaque instant qui passe, chaque seconde sur terre qui lui est offerte. En soi, c’est une bien maigre consolation, et une bien piètre excuse mais cela fait des années qu’il se force à penser de la sorte, et il a fini par y croire. Sincèrement. Voilà pourquoi l’alcool coule à flot et les cigarettes consommées sans la moindre modération, même si en réalité, il ne fait principalement que les allumer et les regarder se consumer seule, tant l’alcool circule dans ses veines. Bâton de la mort remis finalement entre ses lèvres, il s’autorise un profond sourire de séducteur au brun qui s’est assis à côté de lui depuis déjà plusieurs secondes. Quelle belle erreur il n’a pas fait là. Il s’avère que ce cher jeune homme qui lui rend ses sourires, n’est autre que la potiche d’un gros balourd qui se prend pour le mafieux des mafieux, un typé italien qui parle un peu comme s’il avait sa « mamma » en face de lui.

« Ma mais pour qui tu te prends à reluquer mon Pablo commé ça toi ? ».

Inutile de préciser que la vodka n’aidant pas (sauf à brûler sa gorge), Soren allait très clairement se mettre dans de beaux draps. Encore une fois.

« Peut-être devrais-tu tenir ton Pablo en laisse, il a visiblement envie d’aller voir vers d’autres pâturages. Plus verde. Plus fresco. ». Il ne parle pas un traître mot d’italien, mais imiter le ton de son interlocuteur l’amuse à un point qu’il n’aurait jamais imaginé. Et ça fait rire dans sa barbe le jeune brun qui, derrière son parrain ne rate pas une miette du spectacle.

Fier de faire le coq, ou encore le paon, au choix, Soren ne voit pas les deux armoires à glace qui se rapprochent déjà, l’une venant se poster dans son dos, et l’autre venant finalement lui cacher la vue dudit Pablo. Oh. Quel dommage. Sans dire un seul mot, il tire sur sa cigarette et en libère la fumée dans l’espace déjà bien ennuagé de la boîte de nuit. La musique y résonne avec force et à un rythme entrainant, si bien qu’un règlement de compte passerait inaperçu dans cette foule. L’humain ne le sait que trop bien, pour l’avoir déjà vécu, et sur le point de le revivre encore. Il pense pourtant être pleinement capable de les affronter, sirote d’ailleurs le fond de son énième verre avant de les toiser dans un silence tendu qui en dit long. Ils sont crispés, lui reste irrémédiablement détendu et tout sourire. Un véritable trou du cul. « Alors on danse ? ». Un rire guttural s’échappe, et en moins de temps qu’il ne lui a fallu pour le dire, il abat son mégot de cigarette sur la main de la première armoire à glace. Malheureusement, réflexes diminués par l’alcool et vision troublée, il se fait immédiatement attraper par la seconde, celle à qui il tournait le dos.

Fermement maintenu par l’armoire à glace, il manque de s’étouffer. C’est à peine s’il touche le sol et les coups pleuvent déjà dans son abdomen et contre sa joue. Il souffle et grogne, mais c’est un rire qui s’échappe à nouveau dans les airs, camouflé par la musique mais très clairement entendu par les principaux protagonistes. L’air lui manque mais il ne cesse de rire comme un idiot persuadé de gagner la partie. En soi, Soren, il n’a plus rien à perdre. Absolument rien. Le tuer, c’est le délivrer. Lui qui est condamné à ne jamais vieillir et à toujours servir. « Tu frappes comme un nain de jardin. ». Et il rigole encore, à ne plus en pouvoir, mais les coups pleuvent et pleuvent encore, lui arrache plusieurs grimaces d’affilées mais l’alcool a parfaitement fait son effet sur lui et son esprit. Il n’a peur de rien, il leur chie tous dans la main. La mauvaise posture dans laquelle il se trouve ne semble pas le perturber outre mesure, ce n’est que lorsque le parrain s’éloigne avec son très cher Pablo qu’il reprend son sérieux. « Tu verras face de mierda un jour c’est lui qui te défoncera le cul ! ». Il a froncé les sourcils et craché un soupçon de liquide carmin sur le sol. Vulgaire, il l’est, surtout lorsqu’il a bu et il ne respecte pas ce genre de pourriture. Au fond, ce ne sont là que des mots mis sur sa propre condition qu’il a pu relire en les yeux de ce cher Pablo. Il a beau accepter, au plus profond de lui ces sombres années ne font que résonner. Sans cesse. Et à ses heures perdues, il en est tourmenté. Il ne le dira jamais à haute voix, se montrera toujours jovial et au meilleur de sa forme, mais en son for intérieur, le mal de sa condition le ronge et le rongera toujours. A petit feu.

La lourde paluche de l’armoire à glace s’abat une nouvelle fois contre l’os de sa joue et sa tête tourne violemment sur le côté, le forçant à grimacer et fermer un œil. Maudites soient ces brutes épaisses. Le bras qui enserre sa gorge se resserre comme un étau, et il suffoque. Lentement mais sûrement. Finalement, il ne maîtrise peut-être pas tant que ça la situation, et il a surtout, arrêté de rire.


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Lagertha MacKenzie



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Mar 16 Aoû - 21:32


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Lagertha & Soren

Elle n’avait encore jamais mis les pieds dans ce club. Elle était passée plusieurs fois devant malgré tout, en quittant le boulot pour rejoindre son appartement. Elle ne s’y était jamais rendue, peut-être parce que les gens qu’elle voyait y pénétrer pendant la soirée étaient bien trop habillés  à son goût. Quand elle allait danser, boire, rencontrer des gens, Lagertha aimait être confortable. Certes, elle aimait être jolie, séduisante, mais une robe de soirée à des milliers de francs n’était pas vraiment dans ses moyens, ni dans ses tenus favorites. D’autant que si un crétin renversait sa bière – ou pire son vin rouge – dessus, c’était bousillé à vie. Ou s’il approchait sa clope de trop près. Pourtant, ce soir-là, elle y était. Sous ce nuage de fumée flottant près du plafond, elle était installée à une petite table dans un coin. Toute seule, elle ne serait sûrement jamais aventurée jusqu’ici… mais le lead de la comédie musicale sur laquelle elle travaillait avait réussi à avoir le nom de ses favoris parmi la troupe sur la liste du videur… et, d’après ce qu’on lui avait dit, on ne refusait pas ce genre d’invitation. C’était comme si son nom sur ce misérable morceau de papier scellait son destin pour la soirée, comme si une entité supérieure lui avait imposé d’être là sinon elle se ferait foudroyer sur place. Alors elle avait sorti la robe la plus potable de son armoire, avait chaussé ses escarpins lui faisant gagner une dizaine de centimètres sur son mètre cinquante, et avait rejoint les autres.

Et, en vérité, elle se faisait chier. Elle sirotait son gin tonic en gardant les sacs des autres qui étaient partis danser. Elle les aurait sûrement accompagnés, si la musique avait été à son goût… mais ça ne semblait être que du bruit sans un rythme particulier sur lequel calquer le mouvement de ses formes généreuses. Ils l’avaient laissée avec un des danseurs et ce dernier tentait de lui faire la conversation mais elle ne l’écoutait à peine. Elle le laissait déblatérer son monologue et, de temps en temps, quand elle se rendait compte qu’il la fixait un peu trop intensément sans plus parler, elle lui adressait un sourire d’excuse, se penchait avantageusement vers lui et lui avouait qu’elle n’avait pas entendu, à cause du bruit. Ce n’était pas totalement faux. Lagertha ne mentait jamais. Il était vrai qu’elle ne l’entendait pas. En partie à cause du bruit. Finalement, elle en eut assez de rester là. En plus, son verre était vide. Elle se leva – ou plutôt se laissa descendre de son tabouret –, donna une tape sur le bras du danseur et articula plus qu’elle ne lui dit qu’elle allait se reprendre un verre. Avant qu’il ne puisse lui proposer d’y aller pour elle, elle s’enfonça dans la masse de clients de la boite de nuit et disparut dans la foule.

Quand elle s’approcha du bar, une voix se fit entendre entre deux notes de musique, dans ce soupir musical. Tu verras face de mierda un jour c’est lui qui te défoncera le cul ! Lagertha s’arrêta et pencha la tête sur le côté. Un tel langage était surprenant dans cet endroit… mais après tout, l’alcool pouvait changer le plus civilisé des hommes en le pire des goujats. Finalement, elle se remit en mouvement, franchissant la dernière barrière de gens entre elle et… un espace vide. Les clients avaient fait place nette devant le comptoir, là où trois hommes exécutent un ballet bien particulier. Lagertha connait cette danse, pour l’avoir souvent rompue. Elle observa la scène, en bordure de ce ring improvisé par l’espace libéré. Les deux assaillants étaient… immenses. Surtout face à elle. Mais elle continua son observation. Le truc était de ne pas se jeter la tête la première dans la mêlée, mais bien d’étudier les possibilités. Elle vit le poing s’écraser sur la mâchoire. Elle examina de quelle façon le corps avait réagi à ce mouvement. Pas celui de la victime, mais bien celui de l’agresseur. La manière dont il se tenait pouvait lui révéler plein de choses… Comme par exemple ce genou droit certainement fragile. Quand il avait porté son coup, il avait déporté le poids de son corps sur son autre jambe, même si ça risquait de le déséquilibrer. Bien.

Armée de son sourire des plus mutins et séducteurs, la jeune écossaise avança dans l’arène. Hi guys ! Elle s’arrêta tout près de Monsieur-genou-fragile. Mains sur les hanches, elle décocha un clin d’œil aux deux autres en face d’elle. You know that’s not nice to bully ? Please, look at him. Elle désigna le pauvre au bras autour de la gorge, à la mâchoire abîmée, un filet de sang commençant à couler de la commissure de ses lèvres. He is so small compared to both of you ! Elle émit un petit bruit réprobateur avec sa langue, secouant la tête. You should choose a worthy adversary. Cette fois, elle hocha la tête. Monsieur-genou-fragile tourna la tête vers elle et ouvrit la bouche. Elle ne sut pas ce qu’il pouvait bien avoir en tête, car elle arma sa jambe et la détendit, son escarpin claquant à l’arrière de la rotule dans un bruit satisfaisant. Lagertha eut un sourire victorieux alors que l’autre s’écrasa au sol. Who’s next ?

Elle reporta son attention sur le couple involontaire. You, now that the odds are even ? Tendant la main, elle fit signe à l’autre gros balourd d’approcher, si seulement il l’osait. Or maybe you prefer to stay hidden behind your boy friend here ? Elle pencha la tête sur le côté et esquissa une petite moue. Enfin elle s’amusait un peu.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Jeu 18 Aoû - 13:45



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FT. LAGERTHA MACKENZIE



Le coup part tout droit dans sa mâchoire pour la seconde fois et il souffle en grommelant quelques injures en roumain pour lui-même. Pas d’autre choix étant donné que ce bras l’étouffe de plus en plus et l’empêche de reprendre correctement sa respiration. Contraint d’arrêter de rire, il pense tout de même à tort continuer d’avoir un quelconque ascendant sur les deux balourds qui s’amusent à lui faire payer un regard maigrichon à ce brun qui, à bien y réfléchir en fin de compte, ne le méritait pas tant que ça. Mais bon… L’alcool a ses raisons que la raison ignore. Soren bat des pieds dans le vide et dans le vent, enfonce le peu d’ongle qu’il a dans la chair dure du bras qui l’enserre mais rien ne fonctionne, alors il tente de donner quelques coups de coudes qui lui donnent l’impression de ne faire que s’enfoncer dans un cuir épais sans jamais faire le moindre mal. Pourtant il y met toute sa force et ce n’est pas faute d’essayer. Il est en train de pencher la tête comme il peut pour tenter une tentative de morsure quand la voix féminine à l’accent anglais résonne entre deux musiques. Enfin non, ce n’est pas totalement anglais, il y mettrait sa main à couper, mais comme son visage est en train de virer rouge et lentement bleu, il n’a pas l’opportunité de réfléchir davantage. Si elle vient pour se joindre à la fête, c’est un peu tard, les couples sont déjà assortis et la danse n’en est que plus poétique encore quand l’humain se met à souffler comme un bœuf ayant avalé le crapaud qui voulait se faire aussi gros que lui. Please look at him. Instinctivement, et parce qu’il est éméché, Soren essaye de regarder derrière lui. Elle parle de qui, là ? So small compared to…. Wow, wow, wow. Il ne lui permet pas. Il n’est pas petit et d’ailleurs il ouvre déjà la bouche mais la referme aussitôt quand l’autre le serre encore plus fort, menaçant de lui faire sortir les yeux par leurs orbites.

Soren perd tellement d’air à présent, qu’il rate la moitié des paroles suivantes et ne comprend que le Who’s next lorsque le premier balourd tombe au sol, genou tourné vers un sens qu’il pensait ne jamais être en mesure de voir de son vivant. Ca doit faire sacrément mal ça. Plus impressionné que terrorisé, le brun essaye tant bien que mal de prendre quelques inspirations, mais la blonde fait déjà signe à son armoire à glace personnelle d’oser venir la défier, maintenant que son pote était sur le banc de touche, complètement out et incapable de se redresser tout seul sans gémir comme un bébé. Le gros lard sourit à pleines dents, en dévoilant quelques-unes dorées d’une drôle de façon, puis Soren n’a pas le temps de dire ouf qu’il se sent envoyé de côté, en plein derrière le bar, son dos heurtant le bois massif du meuble à verres avec toute la violence dont cet idiot fut capable. Libéré de l’étreinte, il reprend sa respiration à grande goulée d’air juste avant de voir quelques verres venir s’effondrer sur lui, le forçant à se replier sur lui-même pour se protéger la tête des débris. Les patrons de la maison ne vont clairement pas apprécier, mais pour le moment, ce vacarme est passé inaperçu sous le bruit de la musique stridente qui vient faire bourdonner ses oreilles.

« Oh my godness… ».

Un soupire envoyé à la volée tandis qu’il accepte enfin de bouger, frottant sa tempe avec la paume de sa main et dégageant des bouts de verre de ses cheveux de l’autre. Il a une migraine atroce pour le coup. Temporaire, à n’en pas douter. Ou peut-être est-ce juste cette bosse qui prend forme et le fait souffrir. Il n’en sait rien. D’ailleurs, pendant qu’il analyse rapidement son état, armoire à glace s’est jetée la gueule la première dans la tanière du loup et est en train de se faire mettre la misère… Par une femme. Comment il le sait ? Parce que Soren, dans son élan d’alcoolisé notoire temporaire, a posé ses mains contre le bar pour se hisser sur ses jambes, récupérant de bonnes couleurs malgré ses yeux rougis par la compression contre sa gorge. Il passe la tête et a juste le temps de voir armoire à glace tomber sur le sol pour rejoindre son copain. La vision est digne d’un rêve éveillé et le jeune homme récupère un rire sincère face à la scène. Même si…

« Je maitrisais la situation vous savez… ».

Oh il la maitrisait tellement bien qu’il a failli y laisser ses yeux et ses neurones. Mis à part ça.

Essuyant sa bouche avec la manche de sa veste, Soren repasse de l’autre côté du bar et se retrouve nez à nez avec la jeune femme. Son regard azur la croise un instant puis vient se poser sur le balourd qui gémit à même le sol. Ni vu ni connu, il lui fourgue un large coup de pied dans le nez qui se met à pisser le sang. Juste par principe, et il repose ses prunelles sur la blonde, tout sourire. « I suppose I should say… Thank you. ». Son accent anglais est approximatif mais il a assez voyagé pour être capable de se faire comprendre, surtout que son accent roumain ressort bien davantage lorsqu’il utilise les mots anglophones que lorsqu’il s’adresse à quelqu’un en français. Un hématome se forme déjà au niveau de sa mâchoire mais le brun n’en a cure, focalisé sur la jeune femme qui a mis à mal les deux grands singes. Autant dire que, « Je suis impressionné, je dois bien le reconnaître. ». Malheureusement, un barman coupe court à la rapide conversation qu’ils entretiennent en voyant déjà le spectacle. « On devrait filer un peu plus loin. ». La boîte de nuit est grande, très grande. Alors il attrape une poche de glaçons au passage avant d’attraper celle de la jeune femme de l’autre et s’éclipse dans la foule. Il sait que ce contact ne fera pas forcément plaisir à la demoiselle loin d’être en détresse, mais dans ce genre de masse humaine, valait mieux se montrer prudent, et il n’est pas du genre à ne pas payer un verre pour remercier quelqu’un de lui avoir sauvé les miches. Aussi fier comme un coq puisse-t-il se montrer à l’idée de voir une femme réussir à venir à bout de deux hommes contre qui lui n’avait aucune chance. Même s’il persiste à vouloir penser le contraire. Merci Déesse de l’alcool de le rendre aussi téméraire et confiant. Trop.

Après avoir trouvé un coin plus discret et s’être enfoncé dans la boîte de nuit entre les corps trempés de sueur et qui dansent à n’en plus finir, Soren lâche enfin la main de la jeune femme. « C’était juste pour pas vous perdre. Le moins que je puisse faire est de vous offrir un verre. » Et de toute manière, il a véritablement besoin de poser cette poche de glace sur sa trogne, il a l’impression qu’elle enfle de seconde en seconde.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Ven 19 Aoû - 21:50


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Lagertha & Soren

Lorsqu’elle vit le sourire du balourd enserrant le coup du pauvre garçon, Lagertha sut qu’elle avait gagné. Oui, déjà. Elle n’en avait que trop souvent affrontés, des hommes comme celui-ci, de ceux qui pensaient que parce qu’elle dépassait à peine le mètre cinquante sans talons, elle ne pouvait pas les envoyer au sol. Qu’elle ait prouvé le contraire avec son copain ne changeait rien. Pire, ça ne faisait qu’appeler à cet instinct primitif de mâle. Cette partie animale et débile de l’homme. Son propre sourire se transforma en une moue quelque peu dégoûtée en voyant les dorures qui ornaient ses dents. Elle attendit patiemment que l’autre se décide vraiment et l’observa se débarrasser de son otage. Outch. Le comptoir avait du lui faire bien mal… ou peut-être ne sentait-il rien à cause de la dose d’alcool qu’il avait dans le sang. Mais elle ne faisait déjà plus attention à lui. Non pas qu’elle n’en avait cure, mais tout simplement, sa priorité était son adversaire. Elle lui adressa un autre sourire ravageur et déplaça légèrement son pied gauche vers l’arrière pour assurer son équilibre et sa garde. Elle était peut-être plus douée avec une épée qu’à mains nues, mais elle se débrouillait bien mieux que le parisien moyen, c’était certain. Elle mettait des racler aux garçons depuis qu’elle était suffisamment âgée pour tenir debout.

Elle le laissa approcher, encore un peu, encore un tout petit peu… et alors qu’il tendait ses grosses paluches vers elle pour l’attraper, elle pivota comme si elle avait fait du ballet toute sa vie, posa ses doigts sur son bras plus gros que ses cuisses et plaqua son dos contre son torse pour se servir de son élan et le fit basculer par-dessus son épaule pour s’écraser… presque sur son compagnon. Elle ne lâcha pas tout de suite le bras dont elle s’était emparée et entreprit de le tordre dans un angle peu agréable, déboitant l’épaule du mécréant dans un craquement qui aurait pu être sinistre si la musique n’avait pas été aussi forte. Un éclat de rire la fit tourner la tête, se déplacer légèrement et lâcher le bras de l’agresseur. Je maitrisais la situation vous savez… Elle se rendit compte une fraction de secondes plus tard que sa position précédente avait du donner à l’homme au sol une jolie vu sur le dessous de sa robe. Elle eut un sourire crispé en regardant le garçon au visage qui s’ornait déjà de bleu et de pourpre et lissa sa jupe. I’m not sure… commença-t-elle alors qu’il passait de l’autre côté du bar pour la rejoindre. Malgré une bonne dizaine de centimètres de talons, elle fut obligée de se décrocher le cou pour le regarder alors qu’il s’arrêtait tout près d’elle. Si elle avait été gênée par la proximité d’autrui, elle aurait sûrement pensé trop près, mais ça n’avait jamais été le cas. Malgré les talons, elle faisait encore une trentaine de centimètres de moins que lui.

I suppose I should say… Thank youIndeed you should. Elle ne put s’empêcher pourtant de lui rendre son sourire. Il était presque semblable à celui qu’elle avait offert au gros balourd. A cocky and charming smile. Il n’était pas mal à regarder, même si l’hématome commençait à lui manger la moitié du visage. Je suis impressionné, je dois bien le reconnaître. Sans se départir de son sourire, elle haussa les épaules. Elle était habituée à ce genre de réaction. En vérité, elle était plutôt habituée à se faire engueuler parce qu’elle avait bafoué la virilité de la victime en venant à son secours plutôt que de le laisser suffoquer. Mais, il arrivait que, quelques fois, les réactions soient plus positives. On devrait filer un peu plus loin. Elle ne s’attendait pourtant pas à ce qu’il s’empare de sa main pour l’entrainer à travers la foule mouvante et suante. Pendant un instant, elle manqua de perdre l’équilibre, perchée sur ses escarpins ainsi tirées à travers la masse, mais heureusement, ils étaient suffisamment serrés comme des sardines pour qu’elle ne tombe pas.

Quand ils s’arrêtèrent enfin, elle lui lança un regard furibond et récupéra sa main. Elle eut envie de l’incendier en lui demandant quelle mouche avait bien pu le piquer, mais il la devança. C’était juste pour pas vous perdre. Le moins que je puisse faire est de vous offrir un verre. Elle poussa un petit soupir. Heureusement pour lui qu’elle comprenait le français, même si elle n’avait pas encore pris le temps d’apprendre à le parler correctement. Yeah, cause at first, I was going to get another gin tonic before having to save your cutie ass. Elle haussa un sourcil et croisa les bras contre sa poitrine. Elle fit mine d’être impatiente et agacée par son comportement, mais, en vérité, elle était bien contente de la distraction. Peut-être devrait-elle prévenir ses collègues qu’elle ne rentrerait pas avec eux… ou pas. Elle finit par décroiser les bras et s’avança vers le jeune homme. But before that… Elle posa sa paume sur son torse et le força à reculer jusqu’à ce que l’arrière de ses jambes trouve une banquette et qu’il soit obligé de s’asseoir. … Let me look at your face and at your throat. Elle n’avait jamais suivi d’étude de médecin ou d’infirmière, mais durant les reconstitutions auxquelles elle participait avec ses parents, il y avait toujours un certain nombre de blessés légers… et elle avait appris au moins à déterminer si la personne devait aller à l’hôpital ou si une poche de glace serait suffisante. Voyant qu’il allait sûrement la repousser, elle lui jeta un regard appuyé, accompagné d’une petite moue qui le prévenait de ne pas dire un seul mot.

Elle se pencha en avant et retira doucement la poche de glace qu’il avait posée sur son visage. Elle croisa brièvement ses prunelles claires et tâta avec précaution sa mâchoire. How much does it hurt ? Trouvant à nouveau son regard, elle attendit sa réponse.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 21 Aoû - 11:57



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Le balourd a volé comme une plume jusqu’à venir s’écraser presque sur son coéquipier, à l’image d’une enclume. La vision est juste des plus alléchantes et incroyable pour les mirettes de l’humain qui, derrière le comptoir, vient tout juste de passer la tête, essayant tant bien que mal de garder la face en maugréant quelques paroles sensées préciser qu’il avait la situation en mains. Ce qui n’était clairement pas le cas, et il le sait mieux que personne, mais l’alcool n’aidant pas à garder sa langue dans sa poche, il n’avait pu se retenir de le faire remarquer d’un sourire à la jeune femme. Passant de l’autre côté du bar avec toute la légèreté dont il est capable malgré son dos encore douloureux pour s’être pris un meuble, Soren inspecte les deux hommes allongés au sol, s’amusant temporairement à abîmer le nez de l’un des deux par principe purement de virilité masculine mal placée. Puis, il observe la blonde et se met à articuler un merci en anglais pas nécessairement trop juste à cause de son accent, mais tout de même compréhensible. La fierté se lit dans les prunelles de la jeune femme qui lui rend son sourire au moment où il la remercie d’une manière bien à lui, et il ne peut se retenir de faire un compliment. Parce que ce n’est que stricte vérité, il est véritablement impressionné le larbin.

Malheureusement pour elle, l’urgence de la situation pousse le brun à lui attraper la main sans même lui demander la permission, la tirant déjà dans la foule pour trouver un endroit bien plus reculé que le bar où ils venaient tout juste de faire un carton. Enfin surtout elle, étant donné qu’il n’a pas fait grand-chose. Conscient que la manœuvre pourrait agacer sa sauveuse du soir, il ne lâche pour autant pas sa prise et ne le fait que lorsqu’il a trouvé un coin de banquette et table au fond de la boîte de nuit, à mi-chemin entre les lumières flashy et l’obscurité la plus totale. Tout dépendait de la musique. En un éclair, poche de glace en mains, Soren se retourne et observe la jeune femme contrainte de la suivre. Son regard noir veut tout dire et il n’attend pas qu’elle ouvre la bouche pour lui expliquer son geste. Il est certes un peu ivre, mais n’a pas perdu les bonnes manières pour autant. Enfin du peu dont il dispose. C’est donc accompagné d’un sourire qu’il lui précise ne vouloir que lui offrir un verre (ou plusieurs) pour la remercier de lui avoir sauvé les fesses, car nul doute qu’il aurait très clairement pu finir à l’hosto encore une fois, et là… Ce serait Gabriel qui lui aurait passé un savon pour se retrouver pour la énième fois dans son service. Bon, il aurait peut-être ainsi pu trouver une excuse pour le voir, mais en soi… Il n’aime pas vraiment les odeurs aseptisées et les objets chirurgicaux.

La réponse que Lagertha lui donne le fait sourire de tout son long, ce qui lui provoque une légère grimace car sa mâchoire est plutôt endolorie, mais il garde la face, ses deux billes océaniques ne quittant pas la viking des yeux. Viking dont il ignore tout si ce n’est les capacités extraordinaires qu’elle a en sa possession. Son coup de talon est juste tellement précis qu’il en aurait eu le tournis. « A chance for me you were… ». Il ne va pas au bout de sa phrase car après avoir croisé les bras elle reprend déjà la parole, le coupant dans son élan de flatterie, main posée sur son torse et le forçant à reculer depuis son mètre cinquante rehaussé de talons. Se sentant incapable de rétorquer quoi que ce soit, Soren garde le silence et sent rapidement la banquette derrière ses jambes, l’obligeant à laisser tomber son cutie ass sur cette dernière sans broncher. Sans qu’il ne s’en rende réellement compte, il arbore déjà une moue contrariée à l’idée qu’elle n’inspecte l’étendue de ses hématomes, mais l’éclat de flamme dans les prunelles opposées ne l’incitent une nouvelle fois pas à dire quoi que ce soit. Alors il se laisse faire sans la quitter de ses billes claires, ses azurs se posant inlassablement sur la chevelure dorée pour finalement redescendre vers des courbes bien plus généreuses sans la moindre gêne. Ah, l’alcool. Mais elle ne doit pas forcément voir puisque cela ne dure que quelques secondes et qu’elle est déjà penchée en avant en train d’inspecter sa mâchoire. C’est à ce moment-là qu’il reporte son attention sur elle et qu’il croise son regard. Le soutenant, il tressaille toutefois légèrement lorsqu’elle appuie un peu plus au point culminant de sa mâchoire, c’est-à-dire là où le balourd a cogné, deux fois. Ses doigts sont fins, doux et froids en même temps. Il aurait pourtant juré qu’ils devraient être chauds, sûrement un contre effet de la glace ou du fait que sa peau à lui soit déjà trop chaude à cet endroit.

Il la fixe pendant des secondes qui semblent interminables, cherchant déjà la poche de glace retirée à tâtons sur la banquette. Soren fini cependant par pencher la tête sur le côté et plisser le nez comme si ce n’était pas important. « Not much. I’ve known worse. ». Ca, c’est le cas de le dire mais Lagertha n’est pas censée savoir. « Enough for feeling it, but not too much. ». Il sourit. « I can talk. ». Et pas de dents cassées. C’était supposé être bon signe non ?

Sur le moment, il donnerait tout pour s’allumer une cigarette, mais dans sa chute derrière le bar, il a rapidement constaté que son paquet était totalement démoli. Il lui faudrait attendre d’être rentré pour espérer en griller une à présent. Il garde toujours les yeux rivés sur elle, la laissant inspecter sa gorge quand cette dernière se met à vibrer alors qu’il ouvre la bouche pour mieux appeler un serveur. « Un gin tonic et un Whisky s’il vous plait ! ». Ledit serveur opine du chef, prend note et file à un autre bar qui se trouve plus loin. Maintenant que la commande est passée, il reporte son attention sur elle, une nouvelle fois. « I’m fine, thank you for your concern. You should sit, your drink is on his way. ». Un énième sourire vient étirer ses traits et il récupère sa poche de glace en lui faisant signe de s’asseoir… Où elle voulait. Gardant son sempiternel sourire au visage, les deux billes bleues rieuses, il penche à nouveau la tête sur le côté. « Soren. Nice to meet you. ». Et qu’est-ce qu’une fleur aussi éxotique qu’elle faisait ici à Paris ? Il se pose sincèrement la question.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 21 Aoû - 14:10


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Il avait de la chance que sa petite fuite précipitée à travers le club ne lui avait pas foulé une cheville. Sinon, elle aurait été encore moins contente de la façon dont il l’avait trainée à travers la foule. Les bras croisés, elle s’interrogeait sur ses intentions. Pourquoi l’avait-il ainsi prise par la main pour l’entrainer plus loin ? Franchement, si le barman avait été ennuyé d’avoir deux malabars au sol et quelques verres cassés, elle lui aurait offert son plus beau sourire et lui aurait simplement dit qu’elle n’avait pas apprécié qu’ils perturbent sa soirée. Ça n’était pas totalement faux. S’ils avaient présenté une distraction agréable à sa sortie jusqu’ici ennuyeuse, elle détestait par-dessus tout les bullies et leur foutre une raclée avait été la meilleure chose à faire pour les remettre un peu à leur place. Une raclée mise par une toute petite bonne femme, ça les ferait peut-être réfléchir. Ou pas d’ailleurs. Certains fonçaient juste tête baissée pour avoir leur revanche. La stupidité de l’instinct mâle. Elle n’attendait vraiment rien en retour pour avoir sauvé les fesses de ce jeune homme en vérité. Elle avait toujours eu cette âme altruiste et défendeuse des opprimés. Elle attendait donc qu’il expose sa raison, tôt ou tard.

A chance for me you were… Si elle lui devinait une fierté semblable à la sienne, Lagertha savait aussi maintenant qu’il savait flatter quand il en avait envie. Elle pencha la tête sur le côté, s’interrogeant de la sincérité de ses propos, mais le coupa bien vite pour le forcer à s’asseoir. Elle n’avait guère envie de l’entendre la brosser dans le sens du poil. Oh, comme tout le monde, elle aimait les compliments… mais elle aimait encore plus l’honnêteté et la franchise. Elle se pencha vers lui pour inspecter sa mâchoire. Qu’il se rince l’œil, en vérité, elle n’en a rien à faire. Lagertha est une jeune femme qui sait parfaitement quel effet elle a sur les personnes attirées par le sexe féminin et qui sait s’en servir quand elle en a envie. Ça ne l’a jamais dérangée d’avoir l’attention de la plupart, tant que ceux-là se contentaient de toucher avec les yeux, si elle ne donnait pas l’autorisation de faire plus. Leurs prunelles se croisèrent et elle y lut une docilité temporaire. Bien. Ses doigts se posèrent sur sa peau. Elle était chaude, comme pour toute contusion. Ça n’était pas anormal. Elle appuya un peu plus fort, cherchant à déterminer si un os s’était fracturé ou pas. Il finit par pencher la tête sur le côté, échappant à son inspection. Not much. I’ve known worse. Ses lèvres se plissèrent légèrement face à la fuite de son visage. Enough for feeling it, but not too much. Elle leva les yeux au plafond quand il lui sourit. I can talk.

Elle ne se redressa pas pour autant. A la place, elle posa ses doigts sur son menton pour faire pivoter un peu plus sa tête et observer sa gorge, effleurer la peau meurtrie. Ça n’avait pas été un étranglement en règles, du coup, il n’aurait sûrement pas de marques disgracieuses à cet endroit… mais son larynx pourrait peut-être se retrouver fragilisé… Cependant, comme il n’arrêtait pas de le prouver, il pouvait parler, alors s’il y avait dommage, il ne devait pas être trop grave. Elle effleurait sa pomme d’Adam quand il interpella un serveur. Un gin tonic et un Whisky s’il vous plait ! Finalement, elle se redressa. Il s’en sortirait sans avoir à passer par la case hôpital. Tant mieux pour lui. I’m fine, thank you for your concern. You should sit, your drink is on his way. Elle poussa un soupir, mais un petit sourire étira légèrement ses lèvres malgré tout. Il avait un sourire communicatif, malgré l’hématome qui se dessinait le long de sa mâchoire. Elle s’assit, comme il le lui proposait. Elle opta pour une place non loin de lui, sur le retour de la banquette pour être plus ou moins en face de lui tout en étant assez proche. Elle croisa les jambes lentement, consciente que la coupe de sa robe la faisait remonter légèrement sur ses cuisses.

Soren. Nice to meet you. Son sourire s’élargit, mutin, et ce fut son tour de pencher la tête sur le côté. Ses cheveux blonds caressèrent sa peau dévoilée par sa robe. Lagertha. se présenta-t-elle aussi. I have to say that, at least, you spiced up a little my evening. Elle se redressa, venant appuyer son dos contre le dossier de la banquette, et le serveur choisit ce moment pour revenir avec leurs boissons. Elle tendit la main pour s’emparer de son verre et de la petite serviette qui l’accompagnait. Merci. le remercia-t-elle simplement, son français teinté de son accent écossais. Reportant son attention sur Soren, son expression se fit malicieuse. So, what did you do to merit the attention of moron number 1 and moron number 2 ? Après tout, elle avait bien le droit de savoir, non ? Elle lui avait sauvé les miches, il pouvait bien répondre à quelques questions.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 21 Aoû - 17:37



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Elle effleure sa pomme d’Adam et il se dit que les choses commencent déjà à devenir intimes entre eux tandis qu’il intercepte le barman à la volée, hélant la commande avec un peu trop de force, ce qui lui vaut de se rendre compte que, malgré tout, sa voix est un peu éraillée. En soi, ce n’est pas bien grave et il sait pertinemment que de toute manière, tôt ou tard, il connaîtra encore pire qu’une strangulation passagère et des coups bien placés. Conscient de se montrer extrêmement bavard, Soren ne fait que lui démontrer que ça va, certes, la douleur est là mais elle finira bien par passer et la glace aidera aussi. Enormément. Pour autant, on ne peut pas dire que la vue ou même le traitement qu’elle lui prodigue sont désagréables à souhait, c’est simplement l’alcool qui le rend impossible à rester en place (oui, bon, ce n’est pas totalement la faute de l’alcool, c’est aussi celle de son caractère mais taisons donc ce détail). Il est soulagé lorsque la jeune femme lui rend son sourire juste après avoir soupiré, cela signifie que son cas n’est pas encore entièrement désespéré, et ça le rassure, vraiment. L’invitant à s’asseoir où elle le souhaitait, le jeune homme continue de l’observer d’un air léger et insouciant. Il meurt d’envie de s’amuser, il est venu là pour ça et autant dire que la soirée avait certes, mal débutée, mais semble être en bonne voie de s’arranger. Il la remercie d’ailleurs une nouvelle fois puis en profite pour faire les présentations, maintenant qu’ils ont dépassé le stade des premiers secours. Néanmoins, il a beau être un véritable menteur quand il s’y met, ses remerciements ne sont pas vains, bien au contraire, ils signent une véritable sincérité dont elle ne pourrait qu’en attester. Il ne cherche pas à surprendre ou étonner outre mesure. Il reste juste fidèle à lui-même.

Malgré tout, Soren reste un homme et il ne peut réellement retenir ses deux billes azures de se poser sur le croisement de jambes qu’elle effectue au moment de s’installer confortablement. Les boucles blondes qui dégringolent en cascade ne lui échappent pas non plus, tout comme le prénom, peu commun. Très peu courant. Les mots de la jeune femme eurent le don de le faire rire, même avec sa mâchoire arborant déjà une couleur bleuté et dont il en retire la poche de glace. « Just a little ? ». Simple question glissée avec un air malicieux sur ses traits pendant que le serveur dépose les deux boissons sur la table basse devant eux. Il tend un billet à son attention et lui dit de garder la monnaie pour qu’il déguerpisse au plus vite, puis il se rapproche de la viking en attrapant son verre de whisky au passage. Entre temps, elle a remercié le fameux serveur en français et reprend la parole en anglais, ce qui n’est clairement pas une barrière. A défaut d’avoir vendu son âme et d’être un « esclave », il a tout de même eu certains avantages du temps où il était entre les griffes du démon, voyageant pour ainsi dire partout, accumulant ainsi des connaissances au passage. La question ne le surprend nullement et il ne peut que lui adresser un sourire rieur en sirotant une gorgée du liquide ambré et reportant sa pleine attention sur elle. « Well… Obviously I looked too much on the boss’ boyfriend. He thought I wanted to seduce him. ». Et comme il anticipe déjà la question suivante, il precise. « Maybe I’d try it if I knew there was a chance. I don’t know. I mean… Life’s too short. Anytime I can have some fun, I try it on. ». A ses mots, il sourit encore et porte une nouvelle fois le verre à ses lèvres en haussant les épaules. « Men… Women… You know. ». Ses épaules se haussent à nouveau et il penche la tête sur le côté, la toisant de ses prunelles océaniques. « What about you ? You’re not from Paris, I hear an accent… Not British am I right ? ». Il fait mine de réfléchir et plisse le nez en conséquence. « Irish ? ». Il lui offre une petite moue, peu sûr de lui mais il tente quand même de percer le mystère à jour.

Il se prête au jeu du mystère et des énigmes, sirote son verre de whisky à répétition à défaut de pouvoir fumer une cigarette. Il sait que la soirée pourrait devenir réellement intéressante et au moins il a encore une fois été sincère en disant qu’il ne fait que s’amuser. Que dès qu’il en a les moyens et les capacités, il n’hésite pas et tente. Une chose qu’il compte bien faire ce soir, maintenant que la soirée a finalement débutée pour lui. Certes, se faire sauver les miches par une femme n’était pas le plan de départ mais se plaindre serait effronté de sa part et il n’est pas de ce genre-là. Bien au contraire. La musique bat son plein dans la boîte de nuit et Soren fait parfois mine de ne pas trop bien entendre pour mieux se rapprocher encore, si bien qu’en définitive il est carrément assis à côté d’elle et sent son talon effleurer son propre genou. Loin d’être perturbé, il fait tourner les glaçons dans son verre et fini par retirer la poche de glace fondue de son visage à présent humide du côté gauche. « You came here with friends ? ». Il rebondit sur ce qu’elle a dit plus haut en évoquant une soirée ennuyeuse et visiblement loin d’être pimentée. Un véritable ennuie à mourir, ce qui ne fait que lui donner une idée et étirer encore ses traits d’un sourire.

« I know how to make it a bit more… Spicy, again. ». Il ne parle pas forcément de la piste de danse mais plutôt d’une porte à la dérobée qu’il connait bien et qui permet de monter sur le toit de l’immeuble. Il y a même une planque secrète car en règle générale, Soren n’est jamais à court de blagues ou de conneries à faire. Soudain conscient que sa phrase pouvait être mal jugée, il rectifie le tir. « Oh, euh… I’m not talking about… I mean it’s not some kind of words to seduce you and have you in my bed. I’m really talking about something else. Not dancing either. I have a better idea, I’m sure you could like it. ».

Oh ça oui elle pourrait.


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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 21 Aoû - 19:03


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Elle n’était pas sans rater son regard sur ses jambes, ni sur ses mèches dorées. Avait-elle fait exprès ? Peut-être bien. Ou peut-être était-ce simplement dans sa nature. Elle n’avait jamais été prude. Elle n’avait jamais caché le fait qu’elle appréciait le jeu de la séduction, peu importe où il s’arrêtait, tant que les deux parties étaient consentantes. Avait-elle cherché à susciter le désir chez Soren ? à s’amuser un peu ? à continuer de pimenter un peu la soirée ? Elle ne pouvait pas clamer le contraire, elle qui ne mentait jamais. Mais elle n’aurait pas pu l’affirmer avec certitude. Peut-être était-ce simplement l’endroit, les circonstances. Au final, elle s’en fichait un peu. Elle désirait simplement que la soirée ne s’achève pas de façon aussi morne qu’elle avait commencé. Just a little ?Just a little. confirma-t-elle alors que leurs boissons arrivaient. La fraicheur de la limonade et la chaleur du gin furent agréables sur sa langue et dans sa gorge. Alors qu’elle avale la gorgée de gin, elle surprit sans mal le petit manège de Soren pour que le serveur ne s’attarde pas. Elle le regarda ensuite s’approcher, par-dessus le rebord de son verre. Elle dissimula un autre sourire par une autre gorgée.

Elle enchaina avec une simple question. Tout à fait légitime. Il répondit sans attendre. Un autre que lui aurait pu rechigner à le faire. Mais chacun était unique et différent. C’était ce qui faisait le charme de l’espèce humaine. On pouvait rencontrer des personnes étonnantes… tout comme des particulièrement ennuyeuses. Well… Obviously I looked too much on the boss’ boyfriend. He thought I wanted to seduce him. Il avait en plus le mérite de lui répondre en anglais. Elle travaillait certes dans un milieu où la diversité linguistique était de mise, mais en dehors de cela, bien souvent, les français rechignaient à apprendre une autre langue. Pouvait-elle vraiment les blâmer ? Cela faisait presque un an qu’elle était dans la capitale française et elle n’avait toujours pas pris le temps d’apprendre la langue. Maybe I’d try it if I knew there was a chance. I don’t know. I mean… Life’s too short. Anytime I can have some fun, I try it on. Elle lui rendit son sourire et imita son geste en portant son propre verre à ses lèvres. Elle ne le comprenait que trop bien. Elle ne rechignait jamais à s’amuser un peu non plus. Cependant, elle se mura dans un silence mystérieux. Trop en dévoiler trop vite n’était jamais une bonne chose pour maintenir durablement l’attention d’un homme. Men… Women… You know. Bien évidemment qu’elle savait. Elle appréciait les deux aussi. Rien de choquant pour elle. Elle appréciait la personne pour ce qu’elle était, pour l’intérêt qu’elle suscitait chez l’écossaise… et non pas pour une paire d’attributs sexuels.

Le voyant pencher à nouveau la tête sur le côté, elle devina que ça allait être à son tour de devoir répondre à des questions. Elle baissa son verre, plaçant sa main libre et la petite serviette en papier en dessous, pour éviter que la condensation ne vienne dessiner un cercle humide sur sa robe. What about you ? You’re not from Paris, I hear an accent… Not British am I right ? Elle se contenta de lui sourire, taquine, le laissant réfléchir encore un peu. Irish ? Elle baissa un instant les yeux avant de river à nouveau ses prunelles aux siennes. Nah. Scottish. lui dévoila-t-elle avec une moue amusée, ses dents venant frotter un instant sur sa lèvre inférieure sans se départir de son sourire. Il s’approcha encore. Elle le regarda faire sans esquisser le moindre geste pour s’écarter. Elle était bien consciente de son talon contre son genou, mais ses yeux ne quittèrent pas les siens. You came here with friends ? Elle avala une nouvelle gorgée de gin tonic. Mh mh. fit-elle en signe de dénégation. Colleagues. Elle haussa négligemment les épaules, revoyant sa chevelure vers l’arrière. Most of them went to dance and they left me with one of them. I think they want us to get together… But he is just plainly boring. Elle porta à nouveau son verre à sa bouche, savourant la brûlure de l’alcool dans sa gorge avant de reprendre la parole. You may think that all dancers are entertaining… But that’s not true.

Un nouveau sourire étira les lèvres de Soren et, dans ses yeux, elle se doutait qu’il avait une idée derrière la tête. La bouche entrouverte, elle pencha la tête sur le côté et fronça légèrement les sourcils. I know how to make it a bit more… Spicy, again. Elle le regarda un bref instant sans rien dire, avant d’éclater de rire. Il ne manquait pas de culot, elle ne pouvait pas dire le contraire. Une gorgée de plus et elle acheva son verre. Oh, euh… I’m not talking about… I mean it’s not some kind of words to seduce you and have you in my bed. I’m really talking about something else. Not dancing either. I have a better idea, I’m sure you could like it. Il sembla se rendre compte que ses propos avaient été interprétés d’une certaine façon. Elle se pencha en avant, son bras tendu par-dessus le genou de Soren, pour poser son verre vide sur la table basse. Lorsqu’elle se redressa, elle en profita pour se rapprocher légèrement de lui. Better than dancing ? Elle insista bien sur le mot, signifiant sans mal qu’elle connaissait plusieurs façons de danser et que toutes étaient agréables à ses yeux… et qu’il avait intérêt à ce que sa petite surprise soit à la hauteur. Now you’re exciting my curiosity… I hope for you that I won’t be disappointed. Elle lui lança un regard sévère, mais ses lèvres souriaient malgré tout. Now, Soren… show me what you got. Elle lui tendit la main, attendant qu’il se lève et qu’il « l’aide » à faire de même, pour lui montrer ce qu’il semblait persuadé allait lui plaire.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 21 Aoû - 21:00



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Scottish.

Il sourit, de plus belle. Il aurait dû en mettre sa main à couper mais n’a pas voulu s’y risquer. Il sait jouer à bien des jeux mais celui des origines fait partie de ceux auxquels il ne s’y risque que très rarement. Allez dire à Espagnol qu’il est l’Italien et c’est la guerre froide assurée. Disposant de la réponse, il claque des doigts comme s’il s’agissait d’une évidence et continue irrémédiablement de lui sourire. « Scottish. Almost there. Almost… ». Nouveau rire qui s’échappe du fond de sa gorge tandis qu’il reprend une gorgée de whisky et lui demande si elle est venue accompagnée d’amis. S’il parle anglais ce n’est que grâce à ses voyages forcés, sinon il ne ferait que parler français et roumain, ses origines. Sa terre natale pourrie jusqu’à la moelle. Ah, si seulement la charretière était encore là pour voir jusqu’où il est arrivé, elle qui mettait tous ses espoirs en sa jumelle. Si ça se trouve, elle serait capable de l’accuser de l’avoir tué ou même l’avoir poussé jusqu’au suicide. Parce qu’on ne plaisantait pas avec la charretière de l’orphelinat. Elle ne comprendrait pas ce manque, ce vide béant au creux de sa poitrine qui est présent depuis l’instant où le cœur d’Irina a cessé de battre. Elle ne comprendrait pas ce pouvoir, ce don si particulier qui l’anime, lui, don si précieux pour qui Irina s’était épris d’amour jusqu’à en devenir complètement folle. Vie trop compliquée, il chasse d’un revers de main et d’alcool les quelques effluves de souvenirs. Pourquoi diable penser à la charretière alors qu’il s’amuse ? Mère Alcool, cette putain de traînée perverse.

Des collègues. Ce serait mentir que de prétendre que la réponse ne l’a pas satisfait, clairement, cette dernière a fait naître un énième sourire qui ne le quitte plus, surtout lorsqu’elle décrit le caractère ennuyeux de sa soirée. Des danseurs. « Oh you know Blondie… Some of them could be a singer that they’d still be boring… I’m sorry about your evening. I now understand why kicking some ass was more exciting than staying next to a guy talking too much. ». Il se met de nouveau à rire en terminant son verre. « And I am clearly talking too much either. ». Et c’est alors que l’idée germe dans sa tête, tandis que ses azurines se posent sur une porte à la dérobée, porte qu’il connait bien pour l’avoir déjà empruntée. Cela n’a rien à voir avec la danse et la sueur qu’ils peuvent tous perdre à grosses gouttes sur cette piste. C’est autre chose, complètement… Crétin en soi mais ça l’amuse tellement. A ses yeux, de l’amusement à l’état pur, de la connerie d’emmerdeur brute mais il ne peut être certains que l’idée pourrait la convaincre. Dans cet élan de lumière qui a traversé son esprit, les mots sortent tous seuls, certes plutôt déconcertants et lourds de sens si l’on s’y attèle cinq minutes. Ce n’est qu’en la voyant éclater de rire que le jeune homme se rend compte de ses paroles et apporte plus d’informations sur son idée sans trop en révéler. Le défi s’installe alors et il sait qu’il a fait mouche en piquant sa curiosité à vif. Il ne faut qu’un bras tendu de plus pour que ses prunelles croisent les siennes et se figent dans ses dernières. Pas de regard déplacé cette fois même si ce n’est pas l’envie qui manque. La proximité il la sent derechef mais ne bouge ni ne moufte, la laissant accentuer sur le mot danser, profitant du court instant pour sentir également les effluves de son parfum. Un brin d’épicé dans une senteur florale. Intéressant. Elle ne manque pas de mordant, et ça, ça l’amuse énormément. « Hm. I think you cannot compare this idea to another kind of dance I know and like but… Still an interesting idea. ».

La soudaine pression qu’elle fait voler dans les airs, Soren en est parfaitement conscient, mais il prend le risqué. Risque, tout part de ce petit mot en fin de compte, et ça le rend dingue d’expectative. « I hope for me that you won’t, dear. ». Oui, quelque chose lui dit que pour le bien être de son divin fessier, il n’a pas intérêt à se rater sur ce coup-là. Un sourire vient finalement étirer davantage ses traits et il attrape sa main tendue de la façon la plus gentleman qui soit, se redresse avant de se pencher en avant pour venir murmurer à son oreille. « I like it when you say my name. ». Simple petite pique alors qu’il fait toujours durer le suspense et le mystère. Puis il se lève définitivement de la banquette et l’aide à se lever. « I hope for you too that you like it risky. ».

Il ne leur faut que quelques secondes à peine pour se faufiler jusqu’à la porte noire d’ordinaire condamnée. Ces idiots n’ont même pas remarqué qu’elle avait été forcée quelques semaines plus tôt. Un brin de folie traverse les prunelles de Soren qui gravit les marches unes à unes, suggérant entre temps à Lagertha qu’elle voudrait peut-être retirer ses talons aiguilles. Le bâtiment n’a rien à voir avec un building mais il fait tout de même plusieurs étages. Leur ascension n’est pas véritablement longue mais permet malgré tout de faire un peu de sport. Ni de une ni de deux, une fois arrivé en haut il pousse la porte de secours et les voilà sur le toit. A l’autre bout, une cage d’escalier extérieur est présent en cas d’incendie, mais le brun bloque tout de même la porte pour que cette dernière ne claque pas et ne les enferme pas à l’extérieur. Sait-on jamais. Il quitte les courbes féminines quelques secondes pour se diriger dans un coin du toit et récupérer un sac de couleur foncée qu’il prend avec lui et l’invite à s’avancer jusqu’au bord. En contrebas, l’entrée de la boîte de nuit avec une file d’attente plus ou moins conséquente. Des entrées, des sorties mais également des fumeurs qui profitent de la soirée déjà bien avancée pour prendre leur dose de nicotine. Il lui en aurait bien piqué une, d’ailleurs, au type en bas. C’est seulement à cet instant qu’il se tourne vers la jeune femme. « I come here when I’m fed up with the society. With people. With my boss. And I found something great to calm down my nerve and laugh ‘til I can’t just breathe anymore. ». Il attrape le sac et en sort des ballons à gonfler. Il sait d’avance qu’elle ne doit pas comprendre ce qu’il compte faire avec. « It’s risky ‘cause we’re not supposed to be here. And… ». Pendant qu’il explique le plus calmement du monde, il a déjà attrapé un tuyau d’arrosage qui sert à nettoyer le toit bien trop droit du bâtiment. Ca devait sûrement servir de terrasse à l’époque. Puis, il laisse le ballon se remplir suffisamment pour être entre l’implosion et l’explosion. Il repose le tuyau, fait un nœud et s’agenouille avant de pencher légèrement en avant, juste assez pour voir mais ne pas être vu. « The guys down here… They don’t like it that much so… ». Il vise, sourit et lâche le premier ballon qui vient s’écraser sur la tête dudit fumeur repéré un peu plus tôt. L’eau se déverse et tout ce qu’ils peuvent dorénavant entendre, ce sont des grommellements et des jurons. Soren, lui, est juste mort de rire comme un gosse et garde sa main devant la bouche pour ne pas faire trop de bruit. Il a d’ailleurs baissé d’un ton. « All you have to do is thinking about people you hate and threw these cuties right on their heads. The best are definitely the rich ones. ». Et il remplit déjà des ballons d’eau d’avance. « Try it and dare telling me you don’t like it. »

Il lui tend un ballon et la met alors au défi, ça se lit dans ses yeux.


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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Lun 22 Aoû - 14:04


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Malgré sa mâchoire certainement douloureuse, il n’arrêtait pas de sourire. Peut-être n’avait-il pas menti en disant qu’il avait connu pire. Oh you know Blondie… Some of them could be a singer that they’d still be boring… I’m sorry about your evening. I now understand why kicking some ass was more exciting than staying next to a guy talking too much. Elle l’écouta parler en silence. Elle en avait rencontré plus qu’à son compte, des garçons – et même des filles – ennuyeux. Elle se savait jolie, et les autres l’abordaient souvent comme si ça leur en donnait le droit. Comme si la beauté autorisait les autres à venir se coller à vous, juste parce que… eh bien… la société vendait la beauté à qui la désirait. Dans les publicités, dans les séries TV, dans les films. Le monde vendait des visages et des corps plus beaux les uns que les autres pour le plaisir du peuple. Oui, parfois, Lagertha avait bien l’impression qu’être belle dans les standards de la société vous privait d’une certaine liberté, comme si elle était vendue comme esclave au monde. Peut-être l’éclat malicieux dans ses prunelles se ternit quelque peu, car Soren eut un éclat de rire avant d’ajouter précipitamment quelques mots. And I am clearly talking too much either. Un léger sourire étira les lèvres de l’écossaise malgré tout. Peut-être l’alcool le rendait-il bavard, inconscient, drôle… Peut-être que pour elle, il lui donnait une autre perception du monde.

Pourtant, il réussit à chasser ses soudaines idées sombres pour la faire rire. Elle avait toujours apprécié ceux et celles qui savaient la faire rire. Elle préférait ceux-là à ceux qui ne savaient que rouler des mécaniques et se croire les meilleurs du monde. Elle décida de se raccrocher au présent et profiter de la soirée. Carpe diem. Elle se rapprocha, se pencha, pourtant son regard ne lâcha pas le sien cette fois. Elle ne savait guère si elle en était heureuse ou pas. Mais au final, peu importait. Elle ne voulait plus se poser de questions inutiles. Hm. I think you cannot compare this idea to another kind of dance I know and like but… Still an interesting idea. D’un regard sévère, elle lui fit remarquer que cette idée avait intérêt à être à la hauteur. Ça aurait été bien dommage qu’elle soit déçue une fois de plus dans cette soirée. I hope for me that you won’t, dear. Un demi-sourire étira ses lèvres et elle lui tendit la main pour qu’il puisse l’aider à se lever. I like it when you say my name. Une moue mutine se dessina sur son visage. Oh, et bien, si les circonstances le permettaient, assurément, il apprécierait bien plus la chose plus tard dans la soirée. Ses doigts se glissèrent dans les siens et il se leva. I hope for you too that you like it risky. Se levant à son tour, elle en profita pour maintenir la proximité entre eux, ses lèvres effleurant son oreille. Oh, sweetheart, my middle name is risky.

Elle le laissa l’entrainer là où il voulait la mener. Ça commençait à se dessiner comme une habitude, sa main dans la sienne, à aller dieu seul savait où. Derrière la porte mystère se dévoilaient une volée de marches. Ils ne firent une pause que le temps de lui laisser enlever ses escarpins. Les tenant dans une main, l’autre toujours dans celle de Soren, ils reprirent leur ascension. Ils arrivèrent sur le toit. Lagertha était tout sauf essoufflée. Elle avait bien plus d’endurance que cela. Elle s’arrêta pourtant après avoir passé la porte, laissant Soren la bloquer, pour lever les yeux vers le ciel. Malheureusement, on ne voyait que les étoiles les plus brillantes. On était loin des grandes plaines d’Ecosse où elle campait durant tout le temps des festivals organisés par ses parents. Finalement, elle posa à nouveau les yeux sur le jeune homme. Il avait sorti un sac de je-ne-sais-où et lui faisait signe d’approcher. Elle laissa ses escarpins près de la porte et le rejoignit. Elle ne craignait pas de marcher pieds nus. Si ce soir elle avait peut-être tout de la parfaite petite fille riche, elle était loin de l’être. I come here when I’m fed up with the society. With people. With my boss. And I found something great to calm down my nerve and laugh ‘til I can’t just breathe anymore. Elle haussa un sourcil en le voyant sortir des ballons de son sac. Allait-il lui faire un numéro de clown ? Si c’était ça, sa grande idée pour la distraire, il se plantait sur toute la ligne. Son sourire se crispa légèrement, incertain. It’s risky ‘cause we’re not supposed to be here. And…

Elle croisa les bras en l’observant se saisir d’un tuyau d’arrosage pour remplir le ballon. Elle ne savait toujours pas bien où il voulait en venir. Et s’il y avait bien une chose qui caractérisait Lagertha, c’était qu’elle se lassait très vite quand son attention n’était entretenue. Elle continua d’étudier son petit manège. The guys down here… They don’t like it that much so… Quand il lâcha le ballon et qu’il s’écrasa sur la tête de l’homme en contrebas, elle eut un petit rire. Oh god, you’re crazy ! déclara-t-elle tout en riant encore. Pourtant, une seconde plus tard, elle s’accroupissait à son tour pour éviter d’être vue et surtout d’être prise pour la fautive au cas où quelqu’un lèverait la tête, ce qui ne manquerait pas d’arriver. All you have to do is thinking about people you hate and threw these cuties right on their heads. The best are definitely the rich ones. Try it and dare telling me you don’t like it. Elle eut un nouveau rire. Oh, you know, I don’t think I’ll need to imagine people I hate to find some fun in it. It did much worse in high school… and in college. Elle lui tira la langue et s’empara d’un ballon. Elle se redressa juste assez pour voir par-dessus le bord du toit et lâcha son arme sur une petite poupée avec bien trop de maquillage sur la figure. La preuve : il se voyait d’ici. Et, malheureusement pour elle, ce n’était visiblement pas du waterproof. I have to admit that’s funny anyway.

Elle laissa tomber encore quelques ballons que Soren avait préparés. Pendant quelques minutes, elle ne cessa de rire, essayant de ne pas faire trop de bruit. Puis, elle finit par prendre le tuyau et les ballons des mains du jeune homme pour prendre sa place dans la préparation. Your turn to have some fun. Elle remplit quelques ballons et le lui tendit, comme il l’avait fait pour elle. Après trois ou quatre cependant, elle s’arrêta. Quand il se tourna vers elle pour lui en demander un autre, elle mordilla sa lèvre inférieure avant de lui tirer la langue et de pointer le tuyau d’arrosage dans sa direction et de l’actionner. Aaaaand, your turn to get wet, honey. Cette fois-ci, elle retint pas son rire alors qu’elle l’arrosait sans vergogne. Elle finit par couper l’eau et ne se gêna pas pour détailler sa silhouette sous ses vêtements mouillés. Oh, you would certainly have won the wet t-shirt contest. Elle éclata une nouvelle fois de rire, ne pouvant pas s’en empêcher.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Lun 22 Aoû - 19:10



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Elle murmure à son oreille et il se sent frémir de tout son long, un large sourire venant étirer ses traits alors qu’il prend sa main dans la sienne, pour la seconde fois. Discrètement, il l’emmène à travers la foule jusqu’à la porte dérobée qu’il ouvre sans la moindre peine, les propriétaires n’ayant pas pris la peine de vérifier si oui ou non elle était toujours bien fermée. Au fond, Soren sait pertinemment ce qu’il risque si jamais il se fait prendre, Xander n’apprécierait clairement pas qu’il fasse fuir de potentiels clients avec les ballons d’eau qu’il balance à tout bout de champ. Et si Xander l’apprend, Wilhelmina l’apprendra aussi et… La suite ne serait forcément pas belle à voir. Cette pensée, il l’aurait s’il n’était pas éméché par l’alcool qui circule dans ses veines ni trop obnubilé par l’idée de faire une connerie aussi grosse que lui. Risky. Son deuxième prénom, il ne la connait depuis pas plus de quelques minutes et il l’adore déjà ce bout de femme. Tout sourire mais résolu à faire planer le mystère, le brun l’entraine et monte les marches, ne s’arrêtant que le temps de lui laisser retirer ses talons aiguilles sans doute peu confortable, il en a bien conscience. Lorsqu’ils arrivent en haut, il ne perd pas de temps et bloque la porte afin qu’ils ne soient pas coincés sur ce toit, quand bien même une cage escalier de secours se trouve à leur opposé. S’attelant déjà à la tâche, il se dirige près du bord du toit et explique qu’il vient souvent ici dès lors qu’il est agacé, un véritable moyen de passer ses nerfs ou de ruminer après son vampire de boss.

Conscient que sortir des ballons d’un sac a de quoi rendre perplexe et perturber, il ne perd pas de temps pour aller récupérer le tuyau d’arrosage et entreprendre de remplir ses ballons de baudruche de toutes les couleurs. Il en garde un en main, se met à genoux puis se penche juste assez pour viser et le lâche. Ce dernier vient s’écraser sur la tête d’un fumeur qui ronchonne déjà et Soren essaye d’étouffer sa crise de rire en mettant sa main devant sa bouche, Lagertha n’offrant la vue que sur sa chevelure dorée qui se rabat derrière le rebord avec quelques secondes de retard. La remarque de la jeune femme ne le fait rire que davantage, lui et son visage aux ecchymoses. Il se tordrait presque de rire et pourtant ce n’est que le début du jeu. Lui prodiguant quelques conseils supplémentaires, il lui tend un ballon pour qu’elle essaye, en espérant que ce petit jeu lui plairait véritablement et qu’il gagnerait son pari vis-à-vis de la soirée spicy. Les rires qu’elle lui adresse sont en soi un très bon signe, et ça ne le fait sourire que de plus bel. « Alright then, I’m looking at you, dove. ». Elle lui tire la langue et il fait semblant d’être outré en lui donnant le ballon bleu mais se contente d’en remplir d’autres. Puis, afin de ne pas rater une seule miette du spectacle, il s’agenouille à nouveau et observe la personne qu’elle vise. Une pimbêche bien trop maquillée, quelle superbe idée ! Soren ne quitte pas la chute du ballon des yeux et voit la pauvre jeune femme en contrebas se faire laver le visage, ou plutôt repeindre. L’éclat de rire ne se fait pas prier et il a juste le temps de se planquer. « Oh my god. She didn’t see it coming. ». Ca l’amuse énormément, comme un gosse, un véritable gosse toujours prêt à faire des imbécilités. En même temps, quand on y réfléchit, Soren ne vieillit pas, dès lors que son âme a été vendu il a conservé sa jeunesse, et à 80 ans, physiquement il est toujours le même. Bien sûr, il a dû mûrir comme tout le monde, mais pour contrer le mauvais sort, il a bien fallu qu’il trouve de quoi combler le vide que sa jumelle a laissé. Voilà pourquoi il s’enfonce dans les méandres de la vie, profiter de chaque instant est devenu son leitmotiv, au risque de jouer avec le feu. Ou plutôt dans ce cas précis, l’eau.

La viking jette les ballons suivants et des injures s’élèvent sans que personne ne sache d’où proviennent les boules volantes. Sûrement l’œuvre d’un esprit. Le jeune homme se bidonne et ne cesse de rire jusqu’à ce qu’elle ne lui arrache finalement le tuyau et les ballons non gonflés des mains. A son tour de s’amuser ? Sans problème. Il lui offre un sourire satisfait et attrape le premier ballon qu’elle lui tend, reprend appui sur ses genoux et se penche. En bas, un petit groupe d’adolescent parfaitement habillés de costumes chers. Il le sait car il doit souvent se rendre dans ce genre de magasins pour être propre sur lui, demande expresse de Wilhelmina. Propre sur lui mais pas trop, pas autant qu’elle. Jamais. Il lâche son premier ballon sur la tête du blondinet à l’allure parfaite et au costume Hugo Boss. Ce dernier ne s’attendait clairement pas à recevoir un projectile tombé du ciel. « Maybe I should try it with something else than just water you know. It could be so much fun ! Especially on this kind of guys. ». Il rit de plus belle et balance les trois autres à la chaine sur le même groupe d’individus. Il a d’ailleurs tout juste le temps de se cacher avant d’être vu, le groupe ayant levé les yeux au ciel en essayant de savoir d’où venaient les projectiles. Au moment de se retourner vers elle, il s’arrête dans son geste, jambes repliées contre lui, son divin fessier sagement assis sur le béton. En silence il l’interroge du regard, pose ses prunelles sur sa lèvre inférieure qu’elle mordille d’un air mutin et ne comprend pas où elle veut en venir jusqu’à ce que le tuyau d’arrosage ne soit pointé dans sa direction et que l’eau froide ne s’en échappe. « Oh my… ! ». Pris par surprise, il se redresse comme une furie mais a le sourire perché à ses lèvres.

Tant bien que mal, il essaye de sortir du jet puissant pointé en sa direction mais ne parvient à s’en échapper. L’éclat de rire de la blonde résonne jusqu’à ses oreilles et c’est à présent planté au milieu du toit de la boîte de nuit qu’il constate combien il est trempé. Dans un élan rapide, il a retiré sa veste en cuir pour la jeter un peu plus loin puis a laissé son T-shirt se faire mouiller au point de coller à sa peau. Comme de juste, il en porte un blanc, un fait exprès dirons-nous. D’ailleurs, lorsque l’eau cesse de couler, la remarque ne tarde pas à tomber pendant qu’il passe déjà une main dans ses cheveux trempés pour les ramener en arrière. Il rit à son tour en l’observant avec un air joueur au visage. Il ne compte pas la rater et se rapproche d’elle lentement mais sûrement. « You’d vote for me ? ». Soren se rapproche encore jusqu’à être tout près d’elle, la laissant observer ouvertement son corps plus nécessairement dissimulé sous son haut. « Really ? ». Il adresse un nouveau sourire enjôleur, tente de tromper le poisson mais il sait qu’il ne pourra pas obtenir le tuyau d’arrosage en retour. Elle ne le laissera pas faire, ça se sent dans son caractère et les regards lourds de sens qu’elle lui offre. Mis au défi, il l’accepte et c’est pour cette raison que sans prévenir il se contente de l’attraper et de la serrer contre lui. Son haut est tellement trempé qu’il laissera forcément des marques et imbibera le tissu de sa robe, c’est l’effet voulu et il en profite pour tirer le tuyau et le mettre hors de sa portée. « I think you could win too, dove. ». Il rit aux éclats et la serre encore un peu plus contre lui sans l’étouffer pour autant. Il se frotte, égoutte même le bas de son T-shirt sur sa robe avant d’attraper ses mains dans les siennes pour l’empêcher de filer à l’anglaise (ou plutôt à l’écossaise).

Ses azurines croisent alors leurs semblables et il laisse le silence retomber, il ne rigole plus mais garde un irréprochable sourire aux lèvres. Trempé il ne ressemble pas à grand-chose, du moins, des gouttes perlent encore sur son nez et son front. Doucement il enroule ses doigts également mouillés aux siens et continue de laisser le silence flotter entre eux, tout passe par le regard et il le sait car il ne cesse jamais de la scruter. « Was it better than dancing ? ». Un murmure finalement soufflé à son oreille, rompant le contact oculaire qu’ils avaient quelques secondes plus tôt. Il appuie sur le dernier mot, pleinement conscient que la suite pourrait pertinemment les emmener vers une toute autre sorte de danse. Il n’y a qu’une simple barrière à franchir, infime, insignifiante. Aussi riquiqui que son souffle qui vient se perdre sur les lèvres de la jeune femme alors qu’il entreprend de reculer lentement son visage. Il s’arrête un instant, croise ses prunelles puis les repose à nouveau sur ces lèvres humides qui lui font véritablement de l’œil. Il ne lui en faut d’ailleurs pas plus pour franchir le pas et venir finalement les accaparer des siennes avec une impatience sans doute bien trop contenue jusqu’ici.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Lun 22 Aoû - 20:37


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Elle jeta un coup d’œil par-dessus le rebord du toit pour observer le groupe qu’il avait pris pour cible. C’était de bonnes victimes. Assurément la chemise de soie de ces petits gosses de riche n’allait pas aimer l’eau. Surtout s’ils ne rentraient pas directement pour les faire sécher, ou les porter au dressing. Car elle doutait que ce genre de personnes faisait soi-même ses lessives. Maybe I should try it with something else than just water you know. It could be so much fun ! Especially on this kind of guys. Elle eut un petit rire. That would be soooooo bad. sourit-elle. Trop occupée à préparer son coup suivant, elle ne se pencha pas à nouveau pour observer ses prouesses. Lorsqu’il tassa précipitamment de ce côté du rebord, elle lui adressa ce sourire ravageur, mordilla sa lèvre et l’arrosa allégrement avec le tuyau. Elle l’avait sentie quand elle remplissait les ballons, elle était gelée. Mais la soirée était chaude, ça ne devrait pas trop le déranger. Oh my… ! Elle l’observa bondir sur ses pieds et tenter de lui échapper, mais c’était sans compter son application à le suivre avec le jet. Peut-être que s’il s’était reculé suffisamment, il aurait pu y échapper, au lieu d’aller d’un côté ou de l’autre. Sûrement que l’alcool lui avait fait omettre cette possibilité… pour son plus grand plaisir à elle. Tout ce qu’il avait réussi à faire, c’était enlever sa veste pour éviter que le cuir ne soit marqué par l’eau.

Elle ne pouvait s’empêcher de rire. Il s’estompa néanmoins, se transformant en sourire radieux, quand l’eau se tarit. Sans se cacher, elle détailla son torse qui se dessinait parfaitement sous ce tee-shirt mouillé. Le pantalon qui collait à ses jambes et à ses hanches ne dissimulait plus non plus grand-chose en vérité… mais si elle appréciait un fessier musclé, elle préférait se rincer l’œil sur un torse que sur la partie basse de l’anatomie d’un homme. Elle l’observa s’approcher d’elle, lentement, presque comme un félin. Oh, elle se doutait bien qu’il avait une idée derrière la tête. Elle ne s’en sortirait certainement pas si facilement… mais ses phalanges restèrent accrochées au tuyau, bien décidées à ne pas le lui céder. S’il voulait se venger, il devrait le faire autrement. You’d vote for me ?Sure. murmura-t-elle alors qu’il était maintenant tout près. Ses iris céruléennes quittèrent ses abdominaux pour rencontrer les siennes. Ses doigts démangeaient pourtant de venir s’accrocher à son tee-shirt pour l’attirer contre elle. Hé, il était trempé ! Et puis elle n’était pas du genre à se la jouer too easy to get. Elle aimait se faire désirer un peu. Really ?Mh mh. Ils étaient tellement proches que ses cheveux venaient se coller contre le haut mouillé de Soren. Sa voix légèrement plus rauque et son sourire contredisaient pourtant le regard appuyé qu’elle lui lançait. Don’t you dare take my hose.

A la place, il la prit dans ses bras, la trempant bien assez, au moins sur le devant de son corps. EH ! se contenta-t-elle de dire, témoignant de sa surprise et de sa désapprobation. Il profita de la distraction pour lui retirer le tuyau des mains et l’envoyer plus loin, comme s’il était le vaillant explorateur la sauvant du vilain serpent. Elle sentait déjà l’eau imbiber le tissu de sa robe. Un tissu qui était similaire à celui de la chemise du costume Hugo Boss et qui n’apprécierait pas d’être mouillé, froissé, s’il n’avait pas l’occasion d’être traité correctement au séchage. I think you could win too, dove. Elle esquissa une petite moue boudeuse – qu’elle savait parfaitement adorable – alors qu’il continuait de la mouiller un peu plus. Elle allait s’échapper quand il attrapa ses mains pour l’empêcher de fuir. Le silence finit par retomber. Il souriait toujours, et elle boudait toujours. You ruined my most beautiful dress. Son ton était calme, peut-être un peu trop. Son regard sévère fut distrait par la goutte roulant sur son nez, sur l’envie de la suivre des lèvres. Ah, oui, il lui faisait de l’effet, elle n’allait pas le nier. A quoi bon ? Pourquoi se priver d’un petit plaisir, hein ?

Le silence s’étendit un peu plus avant qu’il finisse par le briser en amenant sa bouche contre son oreille. Was it better than dancing ? Elle n’était pas sans deviner pourquoi il avait appuyé sur le dernier mot. Il replaça son visage devant le sien. Elle sentait son souffle chaud sur ses lèvres. Leurs regards se croisèrent et elle le vit baisser les yeux pour contempler sa bouche entrouverte. … am not su... commença-t-elle dans un soupir avant qu’il ne la coupe d’un baiser. Un légèrement gémissement étouffé par ses lèvres sur les siennes fit vibrer sa gorge. Cette fois, elle s’accrocha à son tee-shirt et se dressa sur la pointe des pieds pour réduire quelque peu l’importante différence de taille entre eux deux, pour approfondir le baiser avec la même avidité dont il faisait preuve. Elle finit par détacher ses lèvres des siennes pour reprendre son souffle. You’re a very bad boy… Libérant ses mains des siennes, elle les fit glisser sur son torse mouillé, les glissant sous son tee-shirt pour le faire passer par-dessus sa tête. Elle lui vola un baiser, taquine, avant de venir récupérer une goutte qui roulait dans le creux de sa gorge. Ses doigts glissèrent le long de la ligne partant du creux entre ses clavicules jusqu’à son nombril et le bouton de son pantalon, ses yeux suivant le même trajet. Elle les releva pourtant et le repoussa doucement. Pourtant son sourire était malicieux, plein de défi. Catch me if you can qu’il semblait dire, tout comme ses yeux.

Elle recula, ondulant des hanches, faisant danser le tissu de sa robe autour de ses cuisses. Elle se retourna, lui jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Elle s’était rapprochée un peu du rebord mais pas suffisamment pour tomber par inadvertance. Elle n’était pas suffisamment éméchée pour ça, ni suffisamment stupide. Are you getting me out of this dress or what ? le taquina-t-elle d’un nouveau sourire. Quand il la rejoignit enfin, elle se tourna cependant pour lui faire face. Tout contre son corps, elle le détailla d’un air gourmand. You’re lucky to have wet only the front… because you wouldn’t have succeed of getting rid of it, if the zip had been soaked… susurra-t-elle contre ses lèvres avant de l’embrasser à nouveau.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Lun 22 Aoû - 22:45



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Regards croisés. Défis lancés. On ne l’y prend pas deux fois, jouer, il adore ça. Se coller à elle fût la seule solution qu’il eut en sa possession pour réussir à la tremper à sa façon. Elle n’aurait jamais lâché ce tuyau d’arrosage, une arme bien trop diabolique pour tomber entre de mauvaises mains aurait-elle-même pu dire s’il avait essayé de le lui prendre. Alors il ne l’a pas fait, n’a même pas essayé, s’est juste contenté de se rapprocher lentement, sûrement, jusqu’à être si proche d’elle qu’il n’eut plus qu’à l’entourer de ses bras pour l’empêcher de filer. L’eau était irrémédiablement fraîche, glacée, elle n’en connaitrait pas la froideur. Les mots parviennent jusqu’à ses oreilles, la moue boudeuse il la voit mais ne moufte pas, pas tout de suite, il n’ouvre la bouche que lorsqu’il se penche vers le creux de son oreille. « I’ll buy you a new one. ». Gentleman joueur. Vil tentateur. Il reste là, ainsi penché, ses lèvres effleurant presque son lobe comme elle a pu s’en amuser bien des minutes plus tôt alors qu’ils ne se trouvaient même pas sur ce toit. Une question demeure toutefois dans son esprit, brûlante, omniprésente et c’est dans un murmure qu’il la formule, sentant la flamme incandescente ronger son frein de l’intérieur. Il ne fait que lui rendre la pareille, accentuer sur le mot qu’il faut pour savoir, mais sans pouvoir attendre davantage il ne lui donne l’occasion d’aller au bout de sa réponse, volant ses lèvres en un baiser qui se veut plus passionné que prévu. Elles ont le goût de miel, ces lèvres où un brin de gin semble encore survivre. Doigts enroulés aux siens, il sent la chaleur de leurs corps qui se collent malgré la brise tiède qui lui rappelle ô combien il est trempé. Un frisson lui parcourt l’échine mais il ne sourcille pas tandis qu’elle se grandit sur la pointe des pieds pour accentuer leur échange. Un peu plus et il l’aurait sans doute attrapé pour qu’ils soient sur un même pied d’égalité, mais avant qu’il n’en ait l’occasion elle a déjà rompu le baiser et s’échappe de ses mains.

Les mots résonnent dans le silence de la nuit, bien que les basses de la fête qui se trame en bas soient aussi forts qu’à l’accoutumé, mais Soren ne les entend pas. Il est concentré sur autre chose, a les yeux rivés sur les prunelles malicieuses qui l’observent et s’amusent de lui. Un sourire n’a aucun mal à venir se nicher sur les traits de son visage, sourire qui se répercute dans ses deux billes couleur océan qui sont sur l’expectative, car il sait qu’elle n’en restera pas là. Il le devine, peut-être à tort. Le défi emplit l’air, tout comme la tension qui règne et il ne fait rien pour l’arrêter. Les mains glissent sur le tissu trempé et il ne bouge pas d’un pouce, se contente de l’observer et de la dévisager. Il lance autant de défis muets qu’elle peut le lui en suggérer, et c’est justement ça qui l’amuse en le rendant dingue à la fois. Ses doigts glissent un peu plus et il sent bientôt le tissu lourd être levé vers le haut. L’aidant à passer définitivement le T-shirt au-dessus de sa tête, elle réussit cependant à le surprendre en lui volant un baiser comme il l’a fait auparavant. Sans plus de cérémonie, le haut blanc est envoyé plus loin et malgré sa peau encore humide, il sait déjà qu’il a moins froid. A moins que tout cela ne soit à cause de la danse qu’ils entament. Le jeune homme répond au baiser mais une nouvelle fois elle se dérobe, effleure sa gorge du bout des lèvres puis la peau de son torse qui semble frémir à chaque fois qu’elle le touche. Comme par réflexe. Il dévore des yeux la descente, rivés sur la chevelure mordorée qui virevolte doucement au vent quand ses prunelles captent à nouveau son attention et se perdent en ces dernières. Nouveau message alors que leurs corps se séparent et qu’elle le repousse gentiment. Il se met à sourire, une nouvelle fois et ne perd pas un instant pour la suivre, une pointe de malice dans les mirettes. Malice très clairement accompagnée d’un feu ardent qui ne cesse de le brûler encore et encore de l’intérieur.

Soren arrive à sa hauteur, elle qui s’est considérablement rapprochée du bord et il lui sourit, joueur, fait comme s’il était nullement impressionné alors qu’au fond il le sait, il serait prêt à se damner. Réflexe humain. Réflexe masculin. Il ne crachera devant rien pour s’amuser. Elle taquine et il suit, lui offre un léger rire bien que dans son regard ne se trouve plus que le fameux prédateur prêt à dévorer toute crue sa proie. Une de ses mains glissa le long de son dos jusqu’au creux, sentant pertinemment la fermeture éclair. Les paroles font mouches mais il ne lui répond que par un sourire, sentant ses courbes malgré le tissu. Il se penche vers son visage, fait mine de répondre au baiser qu’elle lui vole encore, mais sans plus de cérémonie il se fait tentateur aux airs dociles alors qu’il se met doucement à tirer sur sa lèvre inférieure avec ses dents, le tout avant de repartir taquiner le creux de son oreille. « Watch me… ». La main présente dans son dos remonte avec lenteur jusqu’en haut de la robe, passe par la nuque, et se fait plus douce avant de remonter jusque dans sa crinière dorée aux boucles impeccables et impétueuses. La seconde, encore inactive, vient attraper avec une lenteur démesurée la fermeture éclair qui enfin, se met à descendre le long de sa colonne vertébrale, libérant ainsi la peau qu’il met à nue. Rendre le tout épicé et hors du temps, c’est ce qu’il cherche à faire. C’est le but de sa manœuvre pendant que son souffle vient caresser la peau tendre de sa joue et de ses lèvres, s’étant reculé pour venir plonger une énième fois ses prunelles dans les siennes.

La fermeture éclair est descendue à son maximum et sa main présente jusque-là dans ses cheveux vient retrouver ses épaules dont il retire déjà le tissu. Sans la quitter des yeux, il continue avec son épaule droite pendant que sa seconde main remonte à présent sur sa peau mise à nue, effleurant chaque ligne et chaque courbe, se faisant bien plus pressante aussi à mesure qu’il en perd lui-même la patience. Son souffle continue de ses perdre sur son visage mais ce sont finalement ses lèvres qui viennent trouver la ligne de sa mâchoire puis la naissance de son cou avec précision. Ses mains s’occupent du reste, laissant la robe glisser jusqu’à sa taille et il le sait, les siennes ne resteront pas sans réponse alors il la soulève, la garde un instant tout contre lui avant de l’asseoir sur le rebord. Si de l’alcool circule dans ses veines, il n’y en a toutefois pas assez pour qu’il ne la laisse tomber par inadvertance. Il sait pertinemment ce qu’il fait. Sans attendre, Soren se recolle à elle, venant se caler entre ses cuisses s’il le faut, kidnappe ses lèvres en un baiser bien plus passionné qu’au début, ne demandant qu’à franchir la barrière de ses dents pour mieux se perdre dans leur danse.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Jeu 25 Aoû - 21:32


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I’ll buy you a new one. Pendant un instant, Lagertha se demanda si, contrairement aux apparences, il n’appartiendrait pas à ces gosses de riches aussi. Après tout, l’adage ne disait-il pas « ne vous fiez pas aux apparences » ? Cette robe qu’elle possédait, celle qu’il avait trempée et qui risquait de ne pas survivre à la soirée, avait coûté bien assez cher à ses parents… car à l’époque, ils la lui avaient achetée pour le mariage d’une cousine. Depuis, elle la ressortait à chaque fois qu’elle devait se montrer un peu plus habillée que la normale. Elle ne faisait pas partie de ces femmes qui multipliaient les vêtements et les chaussures, rien que parce que la parure avait été revêtue une fois et que – oh diable – il était hors de question qu’on les revoit une seconde fois avec. Mais bien vite, ses lèvres contre son oreille, sa question si peu innocente, la ramenèrent au présent et aux promesses qu’il portait avec lui. Des promesses aussi savoureuses que le goût de son baiser. Elle pouvait presque savourer l’ambre du whisky alors que leurs bouches s’effleuraient pour finalement s’écraser l’une sur l’autre.

Bien vite pourtant, elle rompit le baiser pour reprendre son souffle, murmurer quelques mots pourtant parfaitement inutiles. Ses mains glissèrent le long de son torse pour venir trouver le bas de son tee-shirt. N’était-elle pas attentionnée ? Il aurait attrapé la mort s’il restait ainsi dans ses vêtements trempés, malgré la brise tiède de l’été. En vérité, l’excuse était pitoyable et elle n’avait même pas traversé l’esprit de la jeune écossaise. Elle voulait juste effleurer de ses doigts sa peau chaude, ce contraste avec les quelques gouttes froides qui ruisselaient encore dans les creux de son corps. Elle le laissa achever le mouvement, se débarrasser du tee-shirt tout seul, elle bien trop petite pour pouvoir le faire. Un autre baiser volé, avant qu’elle ne revienne à ces perles humides qui ruisselaient contre sa gorge. Elle parcourut son torse du bout des doigts, découvrant le dessin de ses muscles, savourant chaque frisson que ses caresses infimes faisaient naître sur son épiderme. Les mots se faisaient rares, inutiles, tant ils se comprenaient d’un regard, dans cette danse qu’ils entamaient, improvisant les pas sans pourtant jamais se marcher sur les pieds ou perdre l’équilibre. Elle s’échappa, comme une danseuse s’éloigne de son partenaire pour mieux lui revenir. Elle le savait. Si les chorégraphies qu’elle avait apprises, et qu’elle enseignait aujourd’hui, étaient d’un autre acabit, ça n’en resta pas plus que de la danse au final. Certes potentiellement fatale quand les armes n’étaient pas factices, mais de la danse malgré tout. Elle le savait, car à peine s’était-elle éloignée, qu’il cherchait déjà à retrouver la chaleur de son corps.

Ce sourire malicieux et plein de défi qui étirait leurs lèvres à tous les deux. Un message silencieux et pourtant parfaitement compris. Lagertha trouvait en Soren un partenaire de jeu des plus agréables, comme cela faisait bien longtemps qu’elle n’en avait pas connu. Peut-être parce qu’elle n’avait pas pris le temps de se laisser parfaitement aller depuis qu’elle avait eu cet emploi à la Comédie Française. Mais tout cela ne restait, au final, qu’une danse, le jeu d’une nuit. Elle n’en attendait rien de plus. Tout ce qu’ils avaient à s’offrir ce soir lui convenait tout à fait. Un frisson descendit le long de son échine alors qu’il suivait le trajet de la fermeture éclair. Leurs lèvres jointes dans un souffle avant qu’il ne se dérobe, attrapant son inférieure entre ses dents. Un léger soupir presque semblable à un ronronnement lui échappa alors qu’il venait de nouveau contre son oreille. Watch me… Elle frémit à nouveau en sentant ses mains remonter le long de son dos mais vint pourtant effleurer sa tempe de son nez. Feeling you would be so much better… susurra-t-elle dans un faible gémissement en sentant ses doigts passer dans ses cheveux. Contrairement à d’autres hommes qui semblaient obnubilés seulement par sa paire de seins, lui savait au moins faire mouche avec ses caresses. La danse se fit langoureuse alors que sa peau se dévoilait sous sa robe ouverte comme les pétales d’une fleur.

C’était à peine si elle sentait l’air contre son dos offert à la nuit quand le souffle de Soren caressa sa joue et ses lèvres. Elle les effleura des siennes pendant une demi-seconde avant qu’il ne s’écarte légèrement pour trouver ses prunelles. Elle les devinait ardentes et emplies de désir. Sa bouche entrouverte témoignait de cette même envie qu’elle avait de lui. Rien en elle n’était mensonge. Rien en elle n’était dissimulation. Lagertha avait toujours été franche, honnête, sur toutes les facettes de son existence. Elle ne quittait pas ses iris azurs. Pas alors qu’elle frissonnait sous la caresse délicate de ses doigts et du tissu qui effleuraient sa peau. Pas alors que son souffle s’accélérait, tout comme son rythme cardiaque. Elle sentait son impatience dans ses gestes, ses caresses plus appuyées, mais elle restait ainsi, immobile sauf pour les mouvements qu’elle ne pouvait contrôler, offerte à ses paumes, à son regard.

Ce ne fut que lorsqu’elle sentit ses lèvres le long de sa mâchoire, de son cou, qu’elle s’autorisa un sourire. Ce ne fut que lorsque sa robe s’échoua sur ses hanches, qu’il la souleva, qu’elle s’autorisa à glisser ses mains le long de ses épaules, ses doigts jusque dans ses cheveux. Elle sentit le rebord du toit sous ses fesses, mais elle était bien plus consciente du corps de Soren contre le sien. Elle l’accueillit entre ses jambes sans hésitation. Elle tira légèrement sur ses cheveux, mais déjà il venait à la rencontre de ses lèvres, lui offrant le baiser brûlant qu’elle désirait. Elle entrouvrit la bouche, laissa sa langue venir goûter la sienne, d’abord avec douceur, puis avec plus d’ardeur. Son bassin vint à la rencontre de celui du presque inconnu. Elle n’en avait cure. Elle ne séparait ses lèvres des siennes que le temps de reprendre son souffle, ses mains accrochées à ses cheveux, à sa nuque, puis descendant à nouveau le long de son torse, effleurant sa peau bouillante. Ses doigts s’efforçaient d’être lents, mais son impatience les faisait trembler doucement, découvrant à nouveau ses muscles, les creux et les courbes. Pour finalement s’échouer sur le bord de son pantalon. L’extrémité de ses phalanges crocheta le tissu pour le forcer à s’approcher encore d’elle. Elle sentit sa propre robe contre ses mains alors qu’elle faisait glisser ses doigts malicieusement entre le tissu un peu rêche et son épiderme. Elle tira à son tour sur sa lèvre inférieure avec ses dents, faisant sauter le bouton de son pantalon dans le même mouvement, avant d’emprisonner de nouveau sa bouche dans un baiser ardent.

Elle n’avait cure d’offrir la chute de son dos et le creux de ses reins aux spectateurs en contrebas. A cet instant, tout ce qui comptait était Soren et son corps contre le sien. Elle poussa un soupir vibrant contre ses lèvres, venant poser son front contre le sien. I want to feel you… Son souffle s’était fait légèrement court. Son nez glissa contre le sien et elle lui offrit son cou, sa gorge, sa peau dévoilée par la robe qui s’enroulait autour de sa taille. I want to feel your hands… your lips… on me… I want to feel youin me… Elle descendit la fermeture éclair de son pantalon et l’une de ses mains vint se positionner au creux de son dos alors que l’autre jouait avec la frontière de tissu à franchir encore. Elle sentait pourtant l’ardeur de sa chair sous sa paume. Soren… Son prénom sur sa langue, âpre et doucereux comme le whisky, piquant comme le gin.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Ven 26 Aoû - 17:15



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Un sourire nait à la commissure de ses lèvres à l’instant même où sa main remonte le long de sa colonne vertébrale. Il en suit la ligne avec précision et perdition quand les mots de la blonde s’échappent et virevoltent jusqu’au creux de son oreille, nez posé contre sa tempe à l’image de ce que pourraient faire deux amoureux qui se cherchent. Il entend ses mots et le conçoit, plus que de raison. Il veut la sentir lui aussi, mais pour l’heure il ne fait que durer un peu plus le jeu. C’est avec lenteur qu’il fait tomber le fin tissu de ses épaules et laisse glisser le haut de la robe jusqu’à sa taille. C’est avec malice que ses lèvres effleurent la ligne de sa mâchoire, sa joue et enfin ses lèvres furtivement pour mieux venir plonger ses billes azurs dans les siennes. Le désir est là, il flotte tout autour d’eux et Soren ne le sent que trop bien. Il le dévore de l’intérieur, la chaleur se répand de son ventre jusqu’au creux de son cœur. Elle s’amuse à le torturer telle la sirène essayant de faire chavirer le plus prestigieux des navires, cette chaleur ardente. Mais l’océan rivalise de force et il le sait, il ne cédera pas tout de suite. La nuit est tiède et idéale alors il laisse sa main glisser sur les courbes et presser quelques endroits, surtout lorsqu’il arrive au niveau de la chute de ses reins. Il se fait doux tentateur et prédateur prêt à bondir et entrer en guerre avec un rival. Un rival qu’il ne souhaite que complice et dont il s’acharne à le faire devenir. Lutte silencieuse et patience qui s’envole, c’est bientôt tout ce qu’il reste du jeune homme au moment où ses mains la soulèvent avec une facilité déconcertante, faisant définitivement chuter le tissu à ses hanches cette fois.

Le rebord fait office d’un appui solide là où ses prunelles ne cessent plus de la toiser avec avidité. La main dans ses cheveux le fait frémir davantage face à l’expectative, et sans attendre il se glisse déjà entre ses cuisses, toujours à demi habillé, gestes de plus en plus difficilement maitrisés. Son souffle s’échappe à l’instant où elle tire sur ses cheveux, comme un geste de provocation, comme pour ne le rendre que plus sauvage encore. Soren en grognerait presque mais ses lèvres sont déjà venues trouver les siennes, avec beaucoup plus d’hardiesse et de tempérament de feu. Il cherche à outrepasser la barrière de ses dents et ce sont bientôt leurs langues qui se battent en duel dans ce baiser fiévreux et passionné. Il sent sa peau contre la sienne mais voudrait la sentir encore plus. Il sent ses lèvres et leurs souffles qui se mélangent mais il voudrait que jamais cela ne cesse. Poussé par l’élan, mains sagement posées sur ses hanches à semi-dévoilées, il se rend compte qu’elles sont sournoisement en train de remonter sur la chair qu’il presse entre deux soupirs qui s’envolent dans le ciel Parisien. Sous les doigts de la viking, il se sent trembler davantage et bouillonne de l’intérieur, explose de chaleur et se laisserait presque étouffer dans ce baiser qui ne s’arrête plus. Il appuie dans le creux de son dos pour mieux espérer la rapprocher, mais la phalange qui se coince contre le bord de son pantalon fait déjà office d’aimant. Sourire étirant ses traits, il ne stoppe aucun de ses gestes, grogne définitivement lorsque ses dents emprisonnent sa lèvre inférieure et en guise de réponse ses doigts viennent pincer une petite parcelle de la peau de son dos. Il se veut revêche mais ne parvient à faire disparaître son sourire enjôleur. Sans un mot, sa langue retrouve la sienne tandis que l’une de ses mains remonte dans la chevelure dorée pour venir les tirer à son tour. Pas assez pour lui faire mal, juste assez pour se la jouer provocant et impétueux.

Malgré tout, leurs lèvres restent scellées et le souffle de Lagertha contre ces dernières ne le fait que vibrer un peu plus. Les mots ricochent et résonnent, son front heurtant doucement le sien, paupières closes pour mieux encore s’en imprégner. Il ne saurait dire pourquoi mais l’entendre murmurer a le don de le rendre complètement dingue. A moins que cela ne soit que le joug de l’alcool qui circule encore avec douceur dans ses veines, lui donnant l’impression que sa voix s’élève comme le ferait celle d’un chant grégorien au sein d’une Eglise. Toujours est-il que peu importe la raison, le fait est qu’il pourrait défaillir, là, juste parce qu’elle murmure et chante une doucereuse mélodie à son oreille. Son nez glisse à présent contre le sien et ses prunelles voilées se rouvrent, observent la peau délicate de son cou, redescendent jusqu’à l’épaule mise à nue et les courbes qui s’y dessinent en contrebas. Elle est belle sur tous les tableaux, à n’en pas douter une seule seconde et il s’enivre de la vue. Il s’enivre des mots telle la plus pernicieuse des berceuses et c’est à cet instant que le temps s’arrête définitivement pour lui.

La main dans le creux de son dos l’oblige à se rapprocher d’elle encore plus près, et c’est ce qu’il souhaite. Sa voix résonne comme un tendre écho qu’il ne voudrait pas voir s’arrêter, et il défaille, lentement mais sûrement. Ses billes se voilent de ce feu ardent qui ne veut plus redescendre, uniquement le consumer. Le désir grimpe, et grimpe encore. Ses prunelles croisent les siennes, furtivement, et son prénom résonne, comme le reste. Un écho si doux qu’il en sentirait le sol trembler et s’ouvrir sous ses pieds. Les flammes surgissent alors dans cet océan d’un bleu profond, explosent littéralement et ses lèvres trouvent la peau fine de son cou, pince avec délectation. Son corps se rapproche au maximum et sa main libre vient se perdre sur les courbes de sa poitrine, l’autre toujours perdue dans sa chevelure mordorée s’amuse à la décoiffer ou à entortiller quelques mèches déjà bouclées. Il se sépare de son cou, trouve la peau délicate du creux de son épaule et refait le chemin inverse jusqu’à revenir trouver ses lèvres. Ses mains s’agitent, caressent et pressent. Le désir grimpe. Son souffle se perd sur sa peau, entre ses lèvres, et le désir monte toujours. Jusqu’à ce qu’il quitte ses doigts et sa peau doucereuse, recule de deux pas.

Un large sourire lui bouffe la moitié du visage et dévoile ses dents. Il passe sa langue sur ses lèvres sans la quitter des yeux mais ses mains sont déjà en train de s’occuper de la ceinture de son jean qui est également une barrière. Il est si près, et pourtant si loin de son contact. Lui-même ça le rend malade d’impatience, les flammes bouillonnantes se reflétant dans ses azurines voilées. Il tire sur le cuir et la laisse tomber au sol. A présent il se mord la lèvre inférieure et laisse tomber le tissu rêche à ses pieds. Un pas. Puis deux. Il ne reste plus qu’un morceau de tissu.

Sans attendre une seconde de plus il se perd dans un nouveau baiser brûlant, ses mains venant se plaquer contre les joues de la jeune femme pour mieux encercler son visage, mieux center l’objet de toute son attention. Puis, elles viennent effleurer ses cheveux et son cou, passent par sa nuque sur laquelle il semble compter gestuellement Un.Deux.Trois. Et elles redescendent encore, font mine de s’attarder au niveau de sa poitrine mais elles fondent encore plus au sud pour venir se poser définitivement sur ses cuisses. Soren arrête le baiser et fait glisser son nez contre le sien, vient caresser sa tempe à son tour mais son désir est à son paroxysme. En jouant de la sorte, il n’attise pas non seulement son désir à elle, mais également le sien. Ses mains remontent le long de ses cuisses, passent sous le tissu de la robe et viennent sournoisement se saisir du fin tissu de lingerie qu’elles tirent dans le but de la retirer. Une fois fait, ce n’est qu’à ce moment-là qu’il vient se coller à nouveau contre son corps. Sa peau est chaude contre la sienne, ses lèvres déposent quelques baisers de-ci de-là, et si l’une de ses mains vient retrouver sa poitrine, l’autre se presse sur la chair de sa cuisse. Il souffle, ses soupirs se perdent et donnent le change à la brise légère qui virevolte autour d’eux et balaye leurs cheveux. C’est dans le silence entremêlé de leurs souffles qui s’apprivoisent qu’il ne tient plus et vient se perdre en elle, scellant définitivement sa peau contre la sienne.


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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Sam 3 Sep - 14:59


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Le sentir ainsi trembler sous ses doigts ne fit qu’accroitre la pulsion du désir dans ses veines. Elle l’attira tout contre elle, comme si elle ne voulait pas qu’un seul millimètre ne les sépare. Un petit gémissement lui échappa alors qu’il pinça sa peau. Mais avant qu’elle ne puisse le lui reprocher, il capturait déjà ses lèvres dans un nouveau baiser. Peu importait au final. Cette infime douleur ne faisait que l’électriser un peu plus, ne faisait qu’attiser le feu qui couvait en elle, n’attendant que de se transformer en brasier, en explosion. Ses mains dans ses cheveux lui tirèrent un frisson de désir. Son souffle contre sa bouche, les mots perdus dans un soupir dans la brise parisienne. Elle espérait qu’en contrebas, ils savouraient bien le spectacle. Elle n’en avait cure. Elle était perdue dans cet univers que seuls eux deux pouvaient atteindre. L’un avec l’autre, l’un grâce à l’autre. Cette bulle qui leur était réservée. La tour Eiffel aurait bien pu exploser qu’elle s’en serait à peine rendue compte. Plus rien ne comptait. Rien d’autre que la peau de Soren contre la sienne, que ses lèvres et ses mains sur son corps. Elle murmura son prénom, comme si elle savoura la plus précieuse des liqueurs. Comme si elle susurrait à son oreille comme Marilyn Monroe l’avait fait avec Kennedy.

Elle lui offrit sa peau, son cou. Elle lui offrait tout son être, si seulement il voulait bien embraser et apaiser ce désir dans sa chair tout à la fois. Elle frémit sous la caresse de ses lèvres, celle de ses mains sous la courbe de ses seins. Elle désirait tellement plus. Elle aspirait à le sentir tout entier contre elle, en elle. Ses lèvres s’entrouvrirent, prête à délivrer une complainte, un chant qui pourrait l’attirer plus à elle, qu’il vint s’emparer à nouveau de sa bouche pour un baiser passionné. Elle gémit pourtant entre deux pas de danse esquissés par leurs langues. Puis il se détacha d’elle. Elle eut l’impression de crever la surface d’un lac, la surface d’une mer déchainée. Un maelstrom qui pourtant la rassurait plus que cette impression de privation qui l’étreignait autant que la brise de la nuit sur sa peau échauffée et dévoilée. Il la laissa pantelante pendant un moment, là, s’offrant à son regard alors qu’il se débarrassait de ses vêtements. Déjà, il vint la retrouver, dévorant ses lèvres comme si cela faisait des siècles qu’ils avaient été séparés. Du moins, c’était la sensation qu’elle avait. Ses mains vinrent glisser le long de son dos, jusqu’à ses reins, le rebondi de ses fesses. Elle le pressa contre elle, ouvrant ses cuisses pour l’attirer à elle. Elle avait l’impression qu’elle cesserait d’exister s’ils ne se fondaient pas l’un dans l’autre.

Lagertha soupira à chaque centimètre avalé par les mains de Soren, contre ses lèvres, dans son baiser. Elle frémit alors que ses doigts trouvèrent ses cuisses, le chemin sous sa robe jusqu’à son sous-vêtement. Sa respiration fit une embardée, tout comme les battements précipités de son cœur. Il y eut une seconde, éternelle, où le temps se figea, puis, enfin, le fin morceau de tissu disparut. Sa robe était encore là, mais tellement dérisoire alors que leurs peaux s’entrechoquaient finalement. Les lèvres de Soren semèrent des baisers sur son épiderme, mais elle en voulait plus. Elle vint trouver son visage de ses mains, l’entourant pour le guider jusqu’au sien pour s’emparer encore de ses lèvres dans un baiser enfiévré. Un hoquet l’interrompit cependant alors que finalement, il se perdit en elle. Son bassin vint à la rencontre du sien, sa tête vers l’arrière, offrant son visage à la voûte céleste. Elle eut l’impression qu’un arc électrique la traversa de ce point de contact jusqu’à la racine de ses cheveux, jusqu’au bout de ses orteils. Elle poussa un long soupir vibrant avant de rouvrir les paupières qu’elle n’avait pas eu conscience d’avoir fermé pour retrouver les iris céruléennes de Soren. Elle soutint son regard, immobile, lèvres entrouvertes, savourant ce contact dur, lourd, chaud au creux d’elle-même. Elle ne mentait pas. Jamais. Par ses mots ou par son regard. Par ses paroles ou par son attitude. Elle ne lui cachait rien du plaisir qu’il lui offrait. Elle lui offrait tout son être vibrant pour lui.

Puis, finalement, ses hanches vinrent onduler doucement contre les siennes. Des longs et lents mouvements de va-et-vients lui tirant un soupir ou un gémissement satisfait à chaque fois que leurs corps venaient s’effleurer. Ses mains agrippèrent ses épaules ; ses ongles ripèrent légèrement sur sa peau. Son prénom à nouveau sur ses lèvres comme une goutte de rosée sur les pétales d’une fleur, prête à s’échouer, à chuter, vers le sol, éclater en une multitude de diamants liquides. Take me hard… take me soft… possess me entirely… chuchota-t-elle à son oreille, sa bouche effleurant son lobe. Elle le mordilla avec une infinie douceur qui ne traduisait rien de tout le désir qu’elle éprouvait. Please, Soren… Presque une supplique avant qu’elle ne vienne s’emparer à nouveau de ses lèvres avec une douceur de plus en plus enfiévrée. Elle se redressa légèrement, pour refermer encore un peu plus l’espace entre leurs deux corps, pressant sa poitrine contre son torse. Ses prunelles retrouvèrent les siennes. Don’t be afraid of breaking me… Elle-même ne savait guère si elle le désirait doux ou vigoureux, ou un mélange des deux. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle le désirait lui. Personne d’autre à cet instant. Rien que lui. Dans ce monde qu’ils avaient créé en entrechoquant leurs corps.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Sam 10 Sep - 12:01



Surrounded by a Freakshow

FT. LAGERTHA MACKENZIE



Ils ne regardent jamais en l’air, les passants. Aucun danger ne peut venir du ciel, pas sans un bruit significatif ou une raison valable. Ils ne lèvent jamais les yeux car ils n’en ont pas besoin, sauf en cas d’attaque, comme des ballons remplis d’eau qui viennent s’écraser à même le sol. Ils ne regardent jamais vers le ciel et la bulle qui les enveloppe tous les deux n’est donc pas prête d’éclater ou de s’envoler, balayée par un simple coup de vent. Le désir passe au travers de leurs prunelles qui se jaugent, courant électrique qui n’en désempli pas ni ne s’effrite. Le temps s’arrête, se fige définitivement à chaque instant où ses doigts effleurent sa peau, explorent, où leurs lèvres entre en collision. Mélange de souffles, mélange des sens. Il devient fou mais pourtant trouve encore la force de s’éloigner d’elle, sans prévenir. Vil sournois qu’il n’est pas, cherchant lui-même à trouver les propres limites de ce qu’il peut ou non tolérer dans l’absence de sa présence. Elle n’est plus là. Il ne sent plus sa peau contre la sienne et cela ne peut durer bien longtemps. Addict de ce brasier qui consume et qui ronge, il ne perd pas un instant pour retourner entre la chaleur dévastatrice de ses cuisses, plaquant ses lèvres comme s’il s’était éloigné depuis des années entières avec le goût amer de vouloir plus que tout autre chose la sentir contre sa peau. Et elle s’embrase, sa peau, à chaque toucher. La main de la jeune femme descend le long de son dos et le fait frémir, des frissons perceptibles uniquement pour celle qui l’effleure. Personne d’autre. Dans leurs souffles il se perd, entend des gémissements s’évaporer dans les airs et qui les éloignent un peu plus de la Terre. Soren gronde, tout entier, et il veut plus. Toujours plus d’elle. Leurs auras se heurtent avec rage et détermination pour mieux s’imprégner entièrement de la passion. Dévorante qu’elle est, cette acharnée. Passionnée.

Il touche son corps avec envie d’un feu brûlant, imprime chaque courbe dans sa mémoire, véritable fabrique de souvenir. Dans le temps et l’espace, il fait de cet instant l’un de ces  moments que l’on ne veut pas oublier, enfermés et conservés à jamais dans le coffre-fort de ce qui sera bientôt un moment passé. Alors il s’y perd un peu plus dans leurs baisers échangés, ou bien n’est-ce là qu’un seul qui ne fait qu’être prolongé. Une danse sans pitié où il finit par s’y noyer, les mains féminines entourant bientôt son visage tout récemment malmené. De viking elle devient l’indéniable sirène contre laquelle on ne peut pas lutter, à moins qu’il ne soit simplement l’océan dans lequel elle désire se réfugier. C’est telle la vague imprévue et jusque-là invisible qu’il profite de leur énième danse fiévreuse pour venir s’insinuer en elle, ses doigts pressant contre l’épiderme de ses hanches.

Un soupir s’évade et quitte ses lèvres là où la sirène, surprise, interrompt leur baiser. Enfin leurs auras électriques ne font plus qu’une et Soren s’enlise, s’enflamme à chaque coup de rein. Tête en arrière, il repasse une main dans la chevelure dorée pendant que ses lèvres ne peuvent se passer de la peau tendre de son cou. Il embrasse et embrase mais Lagertha semble redescendre quelques secondes sur Terre et il croise alors son regard, une énième fois. Jamais il ne cesse de se mêler à elle, sa main libre s’échouant sur l’une de ses cuisses. Ses soupirs s’évaporent et il passe sans s’en rendre compte sa langue sur sa lèvre inférieure. C’est physique, être séparé de ses lèvres devient un véritable supplice. Supplice que la jeune femme continue de lui faire vivre mais ses yeux ne mentent pas. Elle ne ment pas. Lui non plus. Pas cette fois. Bientôt elle rejoint définitivement la danse, y participe et s’agrippe à ses épaules. Un léger grognement s’échappe du creux de ses lèvres entrouvertes qui cherchent leurs semblables mais il ne voit que le visage de la blonde s’éloigner pour venir trouver son oreille. Au jeu du va-et-vient ils se font doucereux, mais Soren le sait, l’orage qui gronde en son sein ne veut faire qu’un. Et il veut plus. Il veut la sentir, il veut se perdre. Son âme clame la sienne.

Il frissonne au rythme des murmures, soupire au gré de leurs bassins et leurs peaux qui se touchent, se frôlent en parfaite symbiose. Le monde pourrait bien exploser tout autour d’eux qu’il ne le verrait pas ni ne s’en rendrait compte. Il n’y a plus qu’eux, Elle et ses mots tortueux. Alors il ferme les yeux et déjà il se veut plus intense dans ses gestes. Elle invoque un désir dont elle ne semble pas avoir idée, un désir qui l’anime et le rend fou au point de lui donner l’impression que ses lèvres sont asséchées sans les siennes. Elle se redresse et se colle un peu plus, lui enserre à présent ses cuisses de ses mains et s’y accroche avec force quand enfin leurs lèvres se retrouvent. Soren y répond dans un élan de perdition mais elle les sépare encore, ouvrant définitivement les portes d’un monde où les flammes engloutissent tout. Il n’a pas peur de la briser. Ses mains s’accrochent et le rythme accélère autant qu’il se veut brut et sauvage. Indomptable. A nouveau il s’empare de ces lèvres dont il ne peut plus se passer, ferme les yeux et sent sa respiration s’accélérer en réponse à la fièvre qu’il donne à ses coups de rein. En elle et avec elle le jeune homme s’enfonce, s’éloigne de l’air Parisien. Et il soupire, encore, toujours plus. Entre deux baisers qu’il finit par couper. Se faisant toujours plus passionné, la cadence prend une allure soutenue. Il n’y a qu’elle. Uniquement elle. Il glisse son visage contre le sien, d’abord tempe contre tempe, puis il plisse le nez dans un grognement qui s’échappe dans le vent et c’est son front qui vient finalement se coller à la tempe de la jeune femme. Il sent la chaleur de leurs corps qui se répondent, ne font plus qu’un, et c’est dans le creux de son oreille qu’il soupire à en mourir.

Les muscles de son dos roulent sous sa peau quand il prend conscience qu’à ce rythme l’apothéose et la séparation ne viendra que trop vite. C’est dans un effort surhumain qu’il s’oblige à calmer les va-et-vient, cela ne durera pas longtemps, il le sait, mais se séparer d’elle. Il ne le peut simplement pas. Pas maintenant. Pas si vite. « It burns inside. You feel that too ? ». Un soupire doublé d’un murmure qui ne résonne que pour eux.



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Jeu 22 Sep - 19:02


Surrounded by a freakshow
Lagertha & Soren

C’était un déluge de sens. Plus rien ne faisait sens. Lagertha avait l’impression de respirer à chaque baiser, de goûter par leur peau qui se touche, de voir par ses caresses. Une fusion, une explosion. Un rêve, un cauchemar. Leurs corps qui s’approchaient et se reculaient. Un effleurement, un baiser arraché comme la première bouffée d’air d’un noyé. L’écossaise se perdait dans le tumulte de ses sensations, s’y abandonnait totalement. Elle s’offrait toujours entière. Pas de demi-mesure. Jamais. Toujours. Pas de gris. Blanc ou noir. Blanc et noir. Rouge passion. Rouge enflammé. Elle perdait la notion du temps, de l’espace, comme si l’entremêlement de leurs corps la projetait dans une autre dimension. Un morceau d’univers qui n’était réservé qu’à eux. Si on l’avait souvent traitée de libertine, ça n’était pas le cas. Jamais. Elle sélectionnait toujours avec soin ceux qu’elle jugeait digne d’accueillir dans son lit – métaphoriquement ou non. Elle offrait son corps plus facilement que son cœur, mais son orgueil ne s’abaisserait jamais au médiocre. Elle s’échouait dans le présent, oubliant le passé et faisant fi de l’avenir. Rien ne comptait plus que son corps contre le sien, son corps dans le sien. Ses mains dans ses cheveux, ses lèvres enflammant sa peau. Au chant des soupirs, elle se laissa aller à la langueur et à la force de leur étreinte. Elle frissonna, savourant sa lourdeur au creux d’elle-même. Cette paresse qui pourtant laissait prévoir l’ardeur du brasier qui couvait en elle. Ces flammes naissantes qu’il attisait sans vergogne par sa simple présence, par l’odeur musquée de sa peau, celle du sang séché sur son visage, qu’elle humait à chaque fois qu’elle se portait tout contre lui, son nez sur sa nuque, ses lèvres à son oreille.

La danse, voluptueuse, langoureuse, exaspérante de lenteur alors qu’elle savourait encore tout son être en elle. Ses paupières se fermèrent dans un papillonnement. Pourtant, elle vint à nouveau chercher ses lèvres. Chemin appris par cœur malgré les faibles minutes qu’ils avaient partagées depuis leur rencontre. Trajet nécessaire et obligatoire à sa survie. Sa bouche contre la sienne, douce et avide toute à la fois. Rude et attentive. Chaque baiser était une bouffée d’air, gonflant son cœur et ses poumons. Puis elle rouvrit les yeux pour plonger ses prunelles dans les siennes. Un océan de givre qui semblait prêt à éclater sous la flamme ronflante qui dansait sous sa surface. Des abysses dans lesquelles elle se perdait bien volontiers. Elle s’y abandonnait sans vergogne, sans prudence. La danse s’accéléra. De valse, elle se mua à tango, une rumba endiablée. Sous elle, le tissu délicat de sa robe se déchirait sous les assauts de leurs corps emmêlés contre le rebord du toit. Mais elle n’en avait cure. Elle resserrait ses jambes autour de la taille de Soren et glissait ses doigts, ses ongles le long de son dos alors qu’il lui volait baiser sur baiser. Elle soupira, frémit, contre lui, son visage contre le sien. Ses paumes descendirent jusqu’à ses fesses, l’accompagnant dans son mouvement de va-et-vients. Elle se laissa aller au martellement, chantant ses soupirs et ses gémissements. Se perdant dans le flux et le reflux des vagues du plaisir qui naissait au creux de ses entrailles. Elle le sentait, comme des arcs électriques dans chaque parcelle de son corps.

Puis, il finit par ralentir. Elle rouvrit les yeux qu’elle n’avait pas eu conscience de fermer et chercha son regard. It burns inside. You feel that too ? Elle se mordit la lèvre inférieure et gronda comme un fauve désappointé. Then we’ll be the phoenix, burning to the ground to be born again. Elle plongea dans son regard, posa ses mains de chaque côté de son visage et l’embrassa à nouveau. Please, don’t stop. Let us burn. Elle parsema ses lèvres de baisers, encore et encore. Tout son corps irradiait encore, ne semblait qu’en sursis, dans l’attente de l’embrasement final. Soren... le supplia-t-elle dans un soupir. Elle se blottit contre lui encore un peu plus, se redressant pour mieux s’affaisser sur sa virilité, son bassin allant et venant tout contre le sien, tous ses muscles se contractant autour de lui. Un grondement fit vibrer sa gorge alors qu’elle venait chercher ses lèvres, faisant danser leurs langues. Elle voulait plus. Elle voulait l’explosion en elle. Elle voulait qu’il lâche prise comme elle le faisait. Let go... Soren, please…



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MessageSujet: Re: (-18) Surrounded by a Freakshow ▲ LAGERTHA   Dim 9 Oct - 15:09



Surrounded by a Freakshow

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Ses cheveux trempés ne parviennent à sécher mais ça ne semble pas le déranger. Perdu entre cet espace-temps et celui d’un autre, l’humain s’enfonce un peu plus dans la danse qu’à deux ils mènent. Désespéré de sentir la chaleur trop vite s’éloigner, il n’a ressenti d’autre choix que celui de ralentir l’allure pour mieux prolonger l’instant, l’engouement. Soren n’est pourtant pas de ceux qui savent patienter, bien au contraire, mais avec elle, la notion de rapidité est quelque chose qui l’effraie. Ses lèvres contre les siennes, ses ongles qui effleurent, griffent, sans parler de ses mains qui sournoisement viennent s’échouer sur la peau tendre de son divin fessier, sont tout autant de gestes qui le confortent dans sa manœuvre. Tout brûle à l’intérieur de lui, irradie et l’emmène tout droit jusqu’au paradis. Probablement le seul qu’il connaisse et le seul qu’il a, à chaque fois, envie de connaître à nouveau. Pourquoi Diable, donc, vouloir attendre ? Il n’est même pas sûr de véritablement le savoir, au fond, murmure quelques mots à l’attention de celle qui éveille ses sens, douce esquisse d’un sourire qui se perd dans un autre baiser. Voilées, les deux billes océaniques se fondent dans leurs semblables et alors seulement le temps s’arrête à nouveau. Les mains féminines viennent une nouvelle fois trouver la peau de son visage et l’encerclent dans ces baisers qui jamais plus ne s’arrêtent. Instinctivement ses paupières redeviennent closes et Soren se laisse bercer par les mots murmurés. Par chaque geste chaleureusement calculé.

Intimé de lâcher prise, ses mains se resserrent autour de son corps de porcelaine. Elle ne risque pas de se briser, ça, elle ne lui a que trop bien démontré. Dans un souffle il accompagne son corps qui ondule contre le sien, cherche l’explosion intérieur, et c’est bientôt la déraison la plus totale qui lui fait perdre pied. Le baiser fiévreux et leurs langues qui se rencontrent n’en sont que le plus doux des échos. Avec ferveur, il répond à chaque baiser, l’enserre un peu plus contre lui jusqu’à ce que la chaleur ne les enveloppent à nouveau, et pour de bon cette fois. La danse ne reprend que plus belle, chargée d’électricité et d’impulsions. Soren se veut être la faucheuse qui sauvagement assassine le phénix pour mieux le faire renaître de ses cendres en une explosion de flammes et de volupté. L’effronté reprend sa course et sa douce violence, se perd dans ses courbes et ses lèvres. Ses muscles roulent sous sa peau, se contractent et il soupire là où les flammes intérieures le dévorent. Avec elle et en elle, il s’agite, danse, passant d’un tango endiablé à un rythme des plus survolté encore. Il se veut l’amant et le vulgaire coup d’un soir, de ceux que l’on ne peut pas oublier. Nul doute que la jeune femme en fait déjà partie, lui qui ne voudrait quitter cette chaleur et ivresse pour rien au monde. Mais le feu de la passion le dévore et le ronge en parfaite symbiose avec celui de la blonde, et bientôt elle est là, l’explosion, véritable bouquet final. Elle est là, la chaleur, se déverse dans son corps comme le plus violent des coups d’électricité. Ses lèvres qui expirent se perdent dans le creux de son cou quand ses mains serrent la peau qu’elles rencontrent. Au diable les potentiels coups d’œil furtifs qui se jetteraient sur ce toit, Soren est à mille lieux de ces préoccupations-là. Devant ses yeux défilent ces fameuses étoiles qu’il aime côtoyer, même si ce ballet a eu un goût tout particulier.

Contre elle, son torse se lève et s’affaisse au gré de sa respiration haletante. La chaleur diffuse couvre chaque parcelle de son corps. Agrippé à elle, son nez vient chatouiller la peau de son cou et ses mains l’empêchent à présent de tomber en arrière. Tout n’est plus que plénitude, et il n’y a rien qui puisse le sortir de cette léthargie communicative. Il refuse de bouger, la libérer. Pas maintenant. Pas tout de suite. Et c’est un sourire qui vient finalement élargir les traits de son visage. Il rayonne comme un soleil, Soren, malgré le bleu qui orne le côté de sa mâchoire et autres ecchymoses naissantes. Il plane, ceci est la meilleure des drogues. Il plane et voudrait pouvoir recommencer mais ce maudit biper, dans la poche de son jean affalé au sol, se met à sonner et à vibrer.

Ce dernier est un rappel à l’ordre, une urgence de la Très Haute et Sainte Patronne de la nuit. Il n’a pas besoin de voir le message succinct pour le savoir. A contre cœur il ne pourra pas rester. Doucement il se redresse, inspecte les traits de la jeune femme de ses billes bleues et vient furtivement poser un dernier baiser sur ses lèvres en riant contre ces dernières. « Et dire que j’aurais vendu corps et âme  pour un deuxième tour avec toi… Too bad. ». Soren plisse le nez, contrarié et se détache, récupère sous-vêtements et pantalon qu’il enfile déjà d’un geste assuré et habitué, prenant quelques secondes pour, en parfait gentleman, lui rendre également ses vêtements. « I’ll buy you a new dress. ». Un petit sourire et un clin d’œil lui sont adressés, constatant que la robe contre la pierre s’est déchirée. Au fond, il compte bien la revoir cette charmante Lagertha. Il voudrait ne pas avoir à partir si vite, mais il le doit, consulte déjà le message qui clignote sur le biper, véritable objet dernier cri et constate en une grimace qu’il s’agit bel et bien de sa charmante patronne. Ca ne signifie rien de bon, et la peau de son cou en frémit d’avance… Pour autant, Soren n’est pas un rustre, ni même un salaud, il attend la demoiselle et ne compte pas se faire la belle au bout de quelques secondes, quand bien même il puisse entendre la voix nasillarde et glaciale de Wilhelmina d’ici.



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