(-18) Shadow hunter † ADRASTÉE
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 (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE

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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Mer 3 Aoû - 14:17



Shadow hunter

FT. ADRASTÉE D'ACANTHE






La dame de fer. Imposante et imprenable. Dominante et intouchable. D’un œil distrait il l’observe et de ses ébènes ne la quitte. Ses doigts triturent lentement le bouton de manchette de sa chemise d’un noir profond, bouton qui finit par sauter, retiré, lui permettant de remonter cette fameuse manche jusqu’au niveau de son coude. La fraîcheur du carrelage ne le fait pas frissonner malgré ses pieds nus et il tourne le dos à la porte de sa chambre. La pièce dispose d’un large panel de fenêtres avec vue majestueuse sur la Tour Eiffel, sans aucun vis-à-vis, complètement tranquille, bien qu’il ne puisse garantir la non-présence éventuelle de paires d’yeux curieuses. Jusque-là, il n’a toutefois jamais eu de problème et il n’est pas prêt d’en avoir. D’un geste tout aussi lent, nullement pressé, Ethain inflige le même traitement à son autre manche qu’il remonte en douceur, sachant pertinemment que ce geste n’est que futile, pour ainsi dire inutile étant donné la suite que va prendre leur conversation. Viendra, viendra pas ? Il n’a pas besoin de se tourmenter outre mesure, il sait très bien qu’elle viendra, qu’elle franchira le seuil de cette porte, attisée par la flamme, la lumière bleue qu’elle ne peut mettre de côté et qui l’obsède, l’intrigue. Le papillon pourrait définitivement se brûler les ailes…

La dame de fer illumine. Lumière tamisée pour chambre pleine de majesté et épurée. Il n’a pas besoin d’artifices, hormis un dressing, un lit immense et une table de chevet. C’est tout ce dont il a besoin, ici. Il n’y fait que dormir, ou… Toutes autres choses en rapport avec la nécessité d’y avoir un matelas. Patiemment, il attend, malgré la nuit bien avancée et l’obscurité qui s’enfonce, approche de son apogée. Il fourmille de tout son être, le sorcier, son aura noire emplie la pièce toute entière. Mystique et maléfique. Il ne s’en cache toujours pas, le marché est passé et il sait qu’elle va venir. Ce n’est qu’une question de secondes, de minutes tout au plus. Les flammes des ténèbres dansent dans ses prunelles, quelques fois éclairées par les halos de lumière de la fameuse dame de fer. S’il voulait, il ne suffirait que d’un claquement de doigts pour l’éteindre. Ou juste une pensée, car au fond, le claquement de doigts, c’est juste pour la frime.

Les talons claquent dans le couloir. Il sait qu’il a attrapé ce superbe papillon en plein vol. Un, deux, trois. Il sait qu’elle ne partira pas car elle aurait déjà pu le faire et elle est très certainement du genre à aller au bout de ses contrats. Surtout pour une somme pareille, mais pas que. Ethain sait très bien ce qu’il a glissé dans cet enveloppe et il ne devine que trop bien ce qui l’anime. Il fait ressortir la noirceur, la moindre petite part d’ombre qui l’anime, libère le fauve qui doucement en son sein l’assassine. Elle est entre ses griffes, la catin, mais au fond il sait qu’il la laissera aussi en profiter. Son aura fascine, fait frissonner chaque parcelle de sa peau, il en est persuadé. Égo surdimensionné. Elle sait mentir, parfaite comédienne, et il ne s’agira probablement que de cela, mais jusqu’à maintenant, le sorcier s’est révélé bien plus rusé face au papillon aveuglé. De nature parfois extravertie, à cet instant précis il n’en est rien, et ce depuis tout le début de leur entrevue. Calme, horriblement silencieux, il ne parle qu’en cas de nécessité, fait planer le doute, le suspense et le mystère. Comme à l’image d’une scène qui intrigue. Si Adrastée voulait filer, elle l’aurait déjà fait, mais elle est restée, verre en cristal entre ses doigts de diabolique fée. Elle cache en son sein quelque chose de tout aussi malsain que lui, même s’il ne saurait dire quoi. Elle cache, camoufle, a contourné le jeu de la prise d’informations quelques minutes auparavant. Mouvement intelligent. C’est ce qui la démarque des autres, c’est ce qui fait d’elle un personnage haut en capacités, et que dire de ce pouvoir dont elle dispose et qui se trouve entre ses mains. Fascinant.

Les talons claquent dans le couloir, lui, est toujours vêtu de noir. A peine il détourne les yeux de la dame de fer, haute et prospère, qu’il entrevoit la silhouette féline qui s’approche avec une once d’insolence. Ses doigts crépitent mais il continue son manège, laisse les prunelles téméraires admirer la pièce dans laquelle ils se trouvent. La vue imprenable, elle est là, et les lumières dansent. Silencieux, il desserre le col de sa chemise avant de finalement accepter de se retourner vers elle, mains lentement glissées dans les poches de son pantalon de costume. La robe noire épouse à merveille ses courbes, il a eu raison de choisir celle-là. Chanel, toujours de si bons goûts. Il ne manquerait qu’une parure d’or pour aller avec le tout. Un sourire en coin étire ses traits à peine visibles maintenant qu’il tourne le dos à la tour Eiffel, satisfait d’avoir réussi sa négociation. De l’intérieur, il jubile, mais une question demeure. Combien d’hommes ? Combien d’hommes sont tombés entre les mailles de ses filets, cherchant l’apparence d’une femme qu’ils ne pourraient jamais ou plus aimer ? Combien ? A-t-elle seulement fait battre des cœurs jusqu’à l’implosion pour mieux les enterrer ? Avec une silhouette pareille, elle aurait de quoi être veuve noire. Pourquoi donc continuer à se faufiler dans les draps de miséreux qui vident leurs poches pour obtenir ne serait-ce qu’une nuit, ou une heure de ses faveurs alors qu’elle pourrait avoir plus, beaucoup plus ? C’est une chose qu’il ne comprendrait pas, une chose qui l’interroge mais il n’irait pas lui poser la question, cela ne relève pas des affaires. Il constate. C’est tout.

Les ébènes continuent de la sonder et de se poser sur elle, attendant de voir, n’amorçant pas une approche immédiate. Il laisse son fidèle allié prendre le relais et rendre l’atmosphère toujours sous tension, toujours plus noire, contraste évident avec le blanc de la pièce. Hormis sa salle secrète et ses propres vêtements, tout est d’un blanc immaculé. Ce n’est qu’au bout de plusieurs longues secondes à la toiser de ses billes mystérieuses qu’il accepte de faire un pas jusqu’à de nouveau briser la distance qui les sépare. Sans même la toucher, il est certains de la voir frissonner. Pas des frissons d’appréhension, non, mais de désir noir. C’est le pouvoir qui l’appelle et rien d’autre, il n’en a que pleinement conscience, et c’est bien de cela qu’il profite à coup de fin sourire et de souffle qui glisse sur la peau pâle et délicate de la jeune femme.

« C’est la vue qui vous intrigue, n’est-ce pas Mademoiselle d’Acanthe ? ». Un murmure lancé dans la nuit, les flammes noires dansant sensuellement dans ses ébènes.



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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Mer 24 Aoû - 10:35

Shadow Hunter
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Hypnotisée par le chant des sirènes, je chois de Charybde en Scylla. J’aurais pu faire preuve d’un rien de prudence, d’autant plus en sachant pertinemment à quelles ténèbres je me voue, mais j’en suis incapable. Pas lorsque les prunelles chargées de noirceur m’effleurent et me jugent. M’invitent et me défient. Un instant je suis là, glissée dans un costume un rien trop grand, et juste après, un claquement de doigts plus tard, je me retrouve apprêtée de Chanel sombre. Je n’ai absolument rien senti, si ce n’est une brève caresse de pouvoir le long de mon épiderme. La surprise affleure sur mes traits, teinte mes onyx d’une flamme suspicieuse : jusqu’où vont les pouvoirs de cet homme ? Une étincelle terrifiée s’y mêle. Je pourrais mourir ici. Là, maintenant. En un claquement de doigts. Et pourtant, lorsqu’il disparaît, je n’en profite pas pour filer à l’anglaise. Je porte le verre à mes lèvres, le regard dans le vague, l’index tapotant l’enveloppe bombée. Et finalement, je me lève. Je marche vers ma propre mort. Je scelle mon destin.

Louvoyant entre les ombres d’un pas relativement lent, je frôle le mur du bout des doigts. De l’autre main, je tiens toujours le verre à moitié vide – si faiblement tenu qu’un seul faux-mouvement pourrait le faire tomber. Un, deux, trois. J’aperçois la lumière au bout du couloir, dans laquelle la silhouette du sorcier semble baigner. Non. Il ne s’y baigne pas, il l’attire à lui. C’est un vortex, au sein duquel toute vie se noie et meurt. La glorieuse Tour Eiffel est impuissante face à cette obscurité ; et pourtant j’avance. En silence et avec le dessin d’un sourire matois au bout des lèvres. J’ai peur. Je sais que je commets une erreur et pourtant j’avance. Je n’ai pas peur au point de me détourner. J’embrasse le pouvoir, j’inspire ses effluves pernicieux. Je m’intoxique volontairement. C’est la seule chose qui vaille le coup d’être vécue. Seulement au lieu de me perdre dans la contemplation de sa silhouette ténébreuse, je me force à dévisager la vue offerte par cette chambre. Divine. Impossible.

« C’est la vue qui vous intrigue, n’est-ce pas Mademoiselle d’Acanthe ? »

Avec une lenteur délibérée, j’arrache mes onyx au spectacle de la ville pour revenir vers lui. Il s’est rapproché, d’un rien, mais je perçois déjà la caresse de son aura. Un sentiment fictif, sûrement, et néanmoins le résultat est là. Rythme cardiaque accéléré, respiration plus profonde. Je relève le menton, soulève le verre jusqu’à mes lèvres en le dévisageant. Son pouvoir est presque palpable.

« Adrastée. » L’Inévitable. Celle dont les mythes se confondent entre déité nourricière de Zeus et ombre de Némésis. D’un pas à la grâce féline, j’approche le sorcier pour le dépasser, l’effleurant d’une caresse lascive le long de son avant-bras dénudé. « Bien peu de choses peuvent rivaliser avec la beauté de Paris et sa Dame de Fer. »

De nuit, la scène était plus saisissante encore. J’aime cette ville, mais probablement pas pour les mêmes raisons que les touristes qui y affluent. Parce qu’elle est, à mes yeux, synonyme d’ascension fulgurante, de pouvoir incomparable, d’opportunités. J’aurais pu devenir quelqu’un d’autre, mais mon rôle actuel m’apportait lentement les connexions dont j’avais besoin pour assurer mon évolution prochaine. Le passage de vilaine chrysalide à papillon éblouissant. J’y laisserais bien plus qu’une mue derrière moi, mais j’étais prête à faire ce sacrifice. Depuis longtemps.

« Oseriez-vous prétendre connaître meilleure occupation que de s’enivrer de cette vue, Ethain ? »

Je continue à m’éloigner de sa noirceur intoxicante, jusqu’à poser une paume brûlante sur le verre glacé. La hauteur de la structure provoque immédiatement un sentiment de vertige. Sauf que je ne recule pas. Entre deux maux, autant choisir le moindre. De mon autre main, je lève le verre à hauteur de mon épaule – il n’y demeure qu’une gorgée ou deux de liquide carmin, et pourtant je les lui propose en silence. Toujours en silence. Viendra, viendra pas ?
©junne.

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She cries in dark corners, where nobody goes. You can follow the tracks, from her eyes to her chin; years upon years, of letting them win. And her eyes tell a story, of anger and pain. You think she's happy but just look again. And the scars of her past, hidden under her clothes, are a roadmap to places that nobody knows. Her smile is now painted. She's a master of disguise, and you can see it all, just look into her eyes.
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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Mer 24 Aoû - 15:37



Shadow hunter

FT. ADRASTÉE D'ACANTHE






L’air ambiant crépite, à moins que cela ne soit qu’une fausse impression donnée par la Dame de fer elle-même pour mieux s’illuminer de plus bel. Le temps se fige et afflige mais la vue reste demeure imprenable. A l’image de leurs âmes noircies. S’il empeste le pouvoir il ne devine que trop bien ce qui empli le cœur de la jeune femme qui lui fait face, verre de cristal dans une main, onyx aux flammes envoutées éclairées par la seule lumière capable d’envahir l’ivresse de la pièce. « Adrastée. ». Un murmure perdu au beau milieu de son aura qui investit les lieux. Un prénom qui ne fait que l’éloge de la candeur et de la majesté de son intelligence, car maline et rusée, elle l’est irrémédiablement et il en a fait les frais, le sorcier. Pour autant, au jeu du renard et du corbeau, il se fait encore plus habile que les vulgaires palabres de la fable. Elle est entre ses mains et il ne le sait que trop bien. Après s’être arrêtée, elle le contourne pour mieux le dépasser, d’un pas tout aussi lent que précédemment. Au jeu de la lenteur ils s’en font tous deux l’honneur, quand bien même les choses n’en resteraient probablement pas ainsi éternellement. C’est la tension palpable dans l’air qui veut ça, ils s’apprivoisent autant qu’ils se cherchent, deux prédateurs ne voulant céder la place de proie à l’autre. Jeu intéressant. La brune effleure son avant-bras avant de se diriger vers la surface vitrée, elle lui tourne à présent le dos et d’un sourire, son regard n’a pas quitté un seul de ses mouvements. « Bien peu de choses en effet, mais des choses en somme tout aussi spectaculaires, à n’en pas douter. ». Nouvelles palabres qui s’échappe de ses lèvres amusées tandis qu’il se retourne doucement vers la silhouette féminine dont la main semble prendre feu sur la surface transparente, et l’autre l’inviter à terminer son verre. « Des choses qui fascinent, nous consument de l’intérieur. Lentement. Sûrement... ». En parlant, Ethain s’est déjà rapproché d’elle, son souffle se perd au creux de sa nuque dénudée. « Entièrement. ». Nouveau murmure quand sa main vient délicatement s’emparer du verre. « Un véritable feu brûlant. Dévorant. ».

Dans son dos, les doigts s’enroulent sur le verre de cristal, effleure les siens, délicats, puis il vient porter le liquide carmin à ses lèvres, posant ces dernières à l’endroit même ou du rouge à lèvre y a laissé sa marque. Les mots précédents ont ronronné jusqu’à lui et ce n’est que maintenant qu’il en sourit, contemplant toute l’étendue de la majesté de la vue imprenable qu’il lui offre. « Chère Adrastée, je pense que nous connaissons tous cette meilleure occupation dont vous parlez. La vue ne changera jamais, ici, l’occasion d’en profiter plus longuement, elle, par contre… Pourrait bien s’envoler plus vite que vous ne le croyez. ». Tout n’est qu’éphémère, mais cette vue restera à jamais, aussi immobile que la dame de fer elle-même. Le monde autour bougera, changera, évoluera ou se détruira, mais la beauté insolente de cette grande dame, jamais ne flétrira. « Pour l’Homme, rien ne dure jamais éternellement après tout… Sauf peut-être. ». Il glisse une nouvelle fois le verre à ses lèvres, en termine le contenu et le fait disparaître avant de glisser une main sur la courbe des hanches féminines. Lentement, il penche son visage vers l’avant et ses lèvres effleurent son oreille. « La jeunesse. Lorsque l’on dispose du fameux secret. ». Son souffle s’y est perdu le temps d’une micro seconde, alors que les mots franchissaient le seuil de ses lèvres. Au fond, Ethain siffle doucereusement comme un serpent, insuffle son venin dans chacun de ses veines, et chacun de ses sens. Il désinhibe et l’attire comme un aimant dans un piège qu’il ne referme que très lentement.  

La main posée sur sa hanche, le sorcier la remonte d’un geste tout aussi lent et mesuré. Il attise et analyse, cherche le moindre frisson qui pourrait la consumer. Le sent-elle seulement, que les griffes, sur elle, se referment ? Sent-elle la noirceur qui virevolte autour d’eux et lui murmure de se laisser aller ? D’enfin se révéler ? Pas de retenue et d’inquiétude à avoir, ici elle peut laisser libre cours à toutes ces ombres qui l’animent. A toutes ses envies, même les plus intimes. Personne ne viendra juger et tout cela ne restera qu’un secret bien gardé. Baisse la garde et laisse toi aller… Adrastée.

Sa main glisse sur le tissu d’un noir profond et délicat, remonte le long de sa taille comme si la fermeture éclair se trouvait là.

Libère la noirceur de ton âme, tu ne peux pas t’y noyer, ici.

Il recule son visage mais son souffle est toujours là, chaud mais pourtant aussi froid que de la glace. Sa main remonte, passe devant juste sous sa poitrine et s’arrête un instant. La fraîcheur de la surface vitrée, il la sent et sa main ne fait que former une barrière entre elle et le corps de la jeune femme.

Laisse-la s’envoler et exalter de ses sens toute la puissance offerte à portée de ta main.

Les ébènes croisent et toisent la lumière que leur offre la Dame de fer. Il hume l’odeur floral et sauvage qui se dégage de son cou mis à nu, de ses mèches foncées qui à certains endroits se rebellent, comme voulant simplement se libérer. « Quel fardeau cela doit être de ne pouvoir constamment se laisser aller, chère Adrastée. ». Un énième murmure qui s’échappe dans l’air ambiant au bord de l’implosion. Un sourire étire les traits de son visage satisfait qui se reflète légèrement dans la vitre. Il ne cherche que cela, qu’elle se laisse aller.

Dévoile-la moi, ton âme consumée qui souhaite s’envoler. Laisse-la donc éclore pendant cet instant qui t’est donné. Lâche-la et laisse-la t’envahir.

Pendant que la première main reste au niveau de son ventre, l’autre vient caresser une épaule avant de dériver sur son cou qu’il pourrait enserrer, là tout de suite, sans prévenir. Mais il ne le fait pas, use de provocation pour mieux trouver les ombres en son âme qui se veut lumière. Elle ne pourra éclore tant que la retenue sera là. Alors il l’appelle en silence, volontaire décadence. Il sent sa peau de porcelaine s’effriter sous ses doigts qui se font extrêmement tentateurs, disparaissent finalement de son cou quand la première main s’est remise à glisser plus au sud. Elle descend, en silence et les éclats noirs scintillent dans ses prunelles qui ne font que fixer le reflet de la brune dans la surface de verre. Encore plus avant elle descend, touche du bout des doigts ce qu’elle est venue chercher, mais lorsqu’elle s’en approche un peu trop près elle bifurque et traverse les contrées de sa cuisse, descend finalement un peu plus avant de venir soulever le fin tissu.

Libère-la. Adrastée.

Elle remonte sur la peau nue et chaude, offre chaleur et glace en de simples caresses. Ses yeux croisent son propre regard dans la baie vitrée, un nouveau sourire se noie sur son visage, il détourne le regard pour attirer celui de la belle à l’âme ombragée. Sa main remonte encore et glisse au-delà du seuil pendant qu’il capture son attention et cligne d’un œil.

La Dame de fer s’éteint.
Dans la noirceur environnante tu ne peux t’y noyer, alors laisse-la exploser.  



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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Ven 26 Aoû - 12:09

Shadow Hunter
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Le silence est brisé par la voix basse et mélodieuse du sorcier. Il est bien plus loquace que tout à l’heure, sans doute parce que le sujet s’y prête. Dans son timbre presque rauque, amené dans un souffle pernicieux, je perçois mille et une noires promesses. Il est le démon perché sur l’épaule du saint. Il est le Serpent dans le Jardin d’Eden. Il est le Mal… et au lieu de fuir, je laisse ses griffes se refermer sur moi avec un soupir extatique. La délivrance par la damnation. Ses descriptions semblent s’appliquer à ce besoin qui embrase mon esprit, jusqu’à mon âme depuis longtemps souillée. Je sens les flammes imaginaires lécher mon épiderme, remonter le long de mes reins. A l’instant même où il effleure mes doigts, je jure sentir une étincelle jaillir. Combustion spontanée. A ses mots, un sourire concupiscent étire mes lèvres : il a raison, l’occasion pourrait bien disparaître tout aussi rapidement qu’elle est apparue. Je devrais m’en saisir, me gorger de ces ténèbres virevoltantes, seulement je demeure immobile et altière. Echo désabusé d’une Dame de Fer trop froide et inaccessible. Ses mains explorent, sans jamais dépasser les frontières, laissant dans leur sillage une peau écorchée par le pouvoir. Quelque chose pulse au fond de moi ; quelque chose de bien plus noir et d’insatiable. Quelque chose que je ne connais pas et qui m’incite pourtant à répondre à l’appel du mage. Qu’ai-je à y perdre ?

Le temps s’écoule différemment en ces lieux. Lentement, avec une langueur presque irritante. C’est le propre du jeu auquel nous nous divertissons. Le silence et l’indolence. A chaque centimètre de chemin parcouru, son emprise se fait plus forte. Irrépressible pulsion que de se fondre dans son aura ensorcelée. Ses gestes semblent calculés à la seconde près, suivant un schéma depuis longtemps déterminé. Avait-il connaissance de ce qu’il allait advenir ?

Les lambeaux de mon âme se déchirent à son contact, s’émiettent et menacent de disparaître pour laisser place à quelque chose de plus glorieux encore.

Une énième bravade entre les lèvres empoisonnées. Il avait tort. Il avait raison. Je ne sais plus distinguer le fantasme de la réalité. Je ne cherche plus à le faire. Une inspiration, brusque et sauvage, trahit le passage qu’il emprunte alors que mes prunelles demeurent rivées au reflet sombre. Tout mon être se tend, se contracte, est écartelé par les émotions qu’il suscite. Dont il s’amuse, je le sais. Ma fierté en aurait pris un coup en d’autres circonstances, mais l’abandon auquel je me soumets n’est qu’un ersatz d’obédience. Ce serait mal me connaître que de me penser soumise en ces moments tentateurs. Une brume délicate voile les onyx à la lente ascension dénudée. La lueur qui passe dans le regard du sorcier attire ma brève attention. J’ai à peine le temps de percevoir son clin d’œil que subitement, toutes les lumières qui composent la Tour Eiffel s’éteignent. Noirceur et décadence. L’instant parfait. Décisif.

Les secondes s’égrènent dans les ténèbres scintillantes. Et malgré l’obscurité, je peux presque percevoir mon reflet dans ses orbes désincarnés. L’appel me brûle, me consume. Adrastée. C’est comme un murmure entêtant, une mélodie sinistre. Quelque chose s’éveille, s’étire vers le mage noir. Quelque chose qui sommeillait en moi et qui pulse désormais plus rapidement que mon cœur. Quelque chose qui n’a rien d’humain. Mon souffle se fait plus court, il affleure sur son visage ; ma main se lève et d’une caresse éphémère, frôle la noirceur qui couve sous sa peau.

« Délivrez-moi… »

Et je serais vôtre, usque ad sideras et usque ad inferos. Des étoiles jusqu’aux enfers.
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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Sam 27 Aoû - 12:21



Shadow hunter

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La soumission n’est pas ce qu’il recherche, c’en est même tout le contraire. La noirceur qui s’évade et qui s’effrite dans l’air ambiant prend de plus en plus ses aises à mesure que sa main effleure le tissu. Arrêter le temps, rien qu’un instant, il devrait bien pouvoir en être capable avec entrainement, peut-être même devrait-il s’y atteler, mais ce n’est pas user de facilité dont il souhaite. Le temps peut être considéré comme arrêté de bien des manières. C’est bien là tout le jeu, l’essence même de la découverte et du défi. Elle l’a si bien dit, à force de claquer des doigts l’on pourrait tout simplement en mourir d’ennui. Ce n’est pas ce qu’il veut. Immobile derrière elle, il sentirait presque la peau de son dos contre la sienne tant le fin tissu de la robe brûle et chauffe. Il est glace autant qu’il est feu et son souffle qui se perd sur sa nuque en est l’une des preuves irréfutables. Le glas mortel pourrait résonner ici, en cette chambre, en un simple claquement de doigts. Une nuque brisée, ça irait si vite, mais encore une fois on est loin du compte. Ce qu’il veut est bien plus pernicieux et plus noir que cela. Il sent l’ombre émaner d’elle, elle se tortille, réclame à sortir mais quelque chose encore fait pourtant barrière. Sa main glisse, passe sur la peau tendre et remonte dans un geste mesuré, presque calculé. Les ébènes observent leur moindre reflet, sourire carnassier perché en coin à ses lèvres. Et le brasier s’élève dans ce tourbillon d’obscurité où l’on pourrait presque voir des éclats de noir danser. Son corps qui se crispe à l’instant même où un clin d’œil lui est adressé, le sorcier en a pleinement conscience et c’est avec l’obscurité la plus totale, la dame de fer disparaissant dans le noir, qu’il change un peu plus l’atmosphère. Sa main ayant franchi le seuil, s’est figée. Course du temps arrêtée.

Ses doigts, fine caresse, effleurent la peau de son visage avec une détresse qu’il n’aurait réellement cru pouvoir lire dans ses prunelles. Comme elle, il ne parvient à voir aussi bien qu’un chat dans la pleine obscurité, mais bien que la dame de fer n’éclaire plus, il demeure toujours cette lumière sourde et indirecte, triste écho de l’électricité qui continue de faire son sempiternel chemin. Sa peau frémit à son contact, crépite car il est empli d’ombres noires. Un sourire nait encore à la commissure de ses lèvres lorsque les mots s’évaporent, presque étouffés. Ils ont tout du chant mélodieux de la supplique et il sait à ce moment-là qu’il la détient définitivement dans ses filets. Il se veut être le tentateur et le messager du Noir. Bien sûr, il n’a pas la prétention de l’être, loin de là, certes, il adore ça, jouer avec les envies de tout à chacun mais Adrastée lui offre une toute autre chose. Une noirceur insoupçonnée qui ronronne et manque de rugir, enfermée comme un lion en cage. La libérer ? C’est là tout ce qu’il veut.

Quelques secondes s’envolent, elles paraissent être des minutes, plus pour elle que pour lui. Sa main libre est venue passer sur la sienne pour le faire retomber lentement le long de son corps. La vue est imprenable et la Tour Eiffel n’a jamais été aussi belle à ses yeux. Sans un mot, ses doigts se remettent à glisser sur son cou, lentement, sûrement, jusqu’à ce qu’il ne se mette à le serrer par surprise. Pas assez pour étouffer, une simple pression pendant que celle qui était venue glisser entre ses cuisses reprend son œuvre, outrepassant la barrière de la lingerie pour mieux venir trouver ce qui pourrait bien la faire dérailler. Même s’il est loin d’être idiot, tout ne pourrait être que… Faux. Une frayeur mêlée à un goût de doucereux et de langoureux, contraste évident. Une certaine définition du bien et du mal. Du danger et de la sérénité. Son visage passe à côté du sien et son souffle calme se répercute contre la peau de sa joue et de sa mâchoire. Il sent son pouls battre contre ses doigts qui serrent sans jamais faire mal ou couper l’air tandis que l’autre caresse plus au sud. « Hm. ». Il fait mine de réfléchir et murmure, n’osant trahir son ami silence. « Il n’y a pas de formule clairement définie pour ça… Mais on va peut-être y arriver. ». Il sourit, l’insolent, puis d’un seul coup disparait de son dos comme un courant d’air.

Aucun tour de passe-passe là-dedans, il n’a fait que reculer pour se perdre dans l’obscurité. En revanche, il a beau ne plus être près d’elle, l’écho de sa voix résonne comme un murmure jusqu’au creux de son oreille, comme s’il n’avait jamais quitté sa chaleur corporelle. « Laisse la barrière ouverte. ». Un murmure comme balayé par le vent. Il ouvre un bouton de sa chemise noire. « Adrastée… ». Un deuxième et ses pieds croisent le carrelage froid alors qu’il fait un pas sans quitter la silhouette féminine qui lui tourne le dos des yeux. « Ne la retiens pas. Laisse sa chaleur t’envahir et vibrer dans tout ton être. ». Un troisième. « C’est facile. ». Un quatrième puis un cinquième. « Ressens sa chaleur qui t’enveloppe déjà. Je la sens d’ici qui transpire. ». Jusqu’en bas. « Lâche prise sur le monde extérieur. ». Il laisse sa chemise tomber sur le sol froid. « Adrastée. Inspire. ». Il se rapproche dans l’ombre. « Ferme les yeux, laisse-toi bercer et expire. ». Dans le reflet de la vitre les traits de son visage réapparaisse à l’endroit même où ils en étaient quelques secondes plus tôt, et au moment où elle veut reprendre sa respiration sa main retrouve son cou et serre. D’un geste méthodique et lent, ses doigts remontent jusqu’à sa mâchoire pour qu’elle tourne la tête vers lui. Ses lèvres frôlent les siennes et son regard aux éclats noirs plonge dans ses deux billes voilées. La pression est toujours là mais elle ne peut pas inspirer aussi profondément que la première fois, lorsqu’il le lui a demandé. Il cherche les limites de la barrière pour forcer la noirceur à sortir et se frayer un chemin vers l’extérieur. Elle voudra forcément lutter pour venir se confronter à la sienne. Son nez frôle le sien et le silence retombe.

Leurs lèvres sont proches, et Ethain profite de cet échange visuel pour revenir poser sa main entre ses cuisses. Sans prévenir ou même sous-entendre qu’il le ferait, cette fois. Il attise un peu plus, caresse avec avidité quand, contre ses lèvres, il murmure. « Adrastée. »



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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Mer 31 Aoû - 23:29

Shadow Hunter
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Jamais je ne me suis sentie plus démunie qu’en cet instant où noirceur et fantasmes se mêlent. Il y a quelque chose chez Ethain Walshe qui provoque cette impuissance, mais qui alimente aussi les ténèbres qui sommeillent en moi. Celles que j’ai toujours connu, effleuré du bout des doigts, goûté sans réellement les embrasser pleinement. Elles ne m’effraient pas, elles me charment par leur puissance, réclament mes attentions les plus délicates, me promettent monts et merveilles. C’est ce chant hypnotique que je retrouve dans le timbre mélodieux de sa voix, qui susurre à mon oreille, qui trouve les mots adéquats pour faire vibrer mon âme. Et je la perds, d’ailleurs, chaque seconde un peu plus, à travers des soupirs indécents et des œillades cabalistiques. Je me damne sous ses caresses et pour ses noirs serments. C’est un sentiment rarement expérimenté, celui de l’abandon total et volontaire, qui ne me tourmente finalement pas plus que ça. J’en aurais été incapable avec d’autres, je ne l’aurais jamais souhaité. Un vague moment, le souvenir d’une étreinte me revient, mais elle est rapidement balayée par les effluves de son poison. Il m’est impossible de penser à autre chose qu’au mal qui tourbillonne dans ses ébènes. Seulement, au moment où je me perds dans ses abysses, il disparaît brutalement en me laissant haletante et désemparée. Son absence m’est brusquement insupportable, c’est un manque que je dois combler, un besoin vital. A défaut de sa présence, j’appuie mon front contre le verre glacé et expire longuement. Junkie.

Sa voix semble venir d’un peu partout, toujours proche. C’est un murmure dans l’obscurité ; par moments, je me demande même s’il n’est pas en train de tisser un quelconque sortilège noir pour mieux entraver la stupide métamorphe. Mais la vérité est encore plus douloureuse. Il ne fait rien. Je suis subjuguée par son pouvoir, à la merci de sa puissance. A l’endroit où ses doigts enserraient délicatement mon cou, la peau me paraît froide et morte. Dénué de l’électricité fantomatique et nébuleuse, le monde n’a plus le même attrait. La même saveur. Son venin s’est infiltré dans mes moindres cellules, corrompant jusqu’à la pensée la plus désuète. Puis lentement, le rythme de ses paroles trouve un écho dans ma respiration difficile. Un sens. Une logique. Les ébènes ont beau avoir disparues de mon champ de vision, je ressens toujours leur caresse indécente. Chaque battement de cœur propulse le poison plus loin, l’ancre plus profondément. Mes propres ténèbres s’en nourrissent et gagnent en matière – c’est comme si une partie de moi, totalement inconnue jusque-là, s’éveillait brusquement au contact d’Ethain.

L’inspiration est brutalement stoppée par l’emprise de sa main et je sursaute, rouvrant mes paupières avec l’impression d’avoir passé des siècles dans le noir. Chaque détail est plus flou que dans mon souvenir, sauf l’intensité de son regard. Les lueurs dansantes m’hypnotisent et achèvent d’inspirer le mal qui s’est enraciné dans mon âme. Mon prénom sonne comme une sombre invocation. J’expire un gémissement, reconnaissant la défaite, m’échouant dans son étreinte tel un navire en perdition. Il n’y a plus de lutte possible. Et je veux plus. Sans prévenir, je me redresse pour effleurer ses lèvres ; le contact brûlant de son épiderme enflamme mes sens. Mes mains accompagnent les siennes, dans leurs cajoleries et leurs étreintes. Ma poigne se fait même plus autoritaire que la sienne, l’incitant à traverser les limites. Inconsciemment, je laisse le mal se répandre et imbiber l’atmosphère. Ne faire qu’un avec l’aura tumultueuse du sorcier. Sa lenteur m’indispose autant que son silence attise ma faim. Il m’en faut toujours davantage. Et j’ai beau ignorer ce qu’il a libéré de ses paroles enchanteresses, cette nouvelle noirceur me va aussi bien que le Chanel. Je m’en drape et y puise de terribles idées. De doucereux et violents fantasmes. D’un mouvement léger, je pivote entre ses bras pour lui faire face, imposant le mouvement ; je pourrais me noyer dans l’océan aux reflets d’encre de Chine si ce brasier ne consumait pas déjà mon esprit. Une sorcière sur le bûcher. Une hérétique.

« Tu parles beaucoup trop, Ethain. »

C’est faux. Je ne me lasse pas de sa mélodie, et pourtant ci-gît une parcelle de vérité. Je ne veux plus de ses paroles, je ne désire que ses baisers. Ses caresses et ses promesses. Son pouvoir et son poison. Glissant mes doigts autour de la ceinture qui ceint sa taille, je l’attire toujours plus près, dans mon sillage hasardeux. De l’autre main, j’emprisonne sa nuque dans une étreinte enflammée, dévorante. Je le brûle du bout des lèvres, je le marque au fer rouge. Ce soir il m’appartient. Il appartient à mes ténèbres et c’est entièrement de sa faute. Mon pied effleure un obstacle : je m’immobilise en équilibre précaire au-dessus du lit ridiculement trop grand, aux draps satinés.

« Saisis l’instant avant qu’il ne s’envole. »

Les mains se perdent, s’entremêlent. Délaissent la ceinture et s’amusent plus bas. Découvrent le torse mis à nu avec avidité. Toujours plus. Il n’est plus seul à susurrer ; ma litanie est plus physique et langoureuse, mais elle possède cet attrait similaire. Un écho de damnation éternelle. Un relent vicié et enivrant. C’est à mon tour de l’empoisonner. D’un geste fluide, je pivote pour échanger nos places et le pousse sur le matelas pour le toiser avec une esquisse moqueuse. Dangereuse. Lentement, je remonte la robe hors de prix, le long de mes genoux, de mes cuisses, pour finalement m’arrêter à la lisière. Et je le rejoins, le chevauche d’une assurance altière. Puis je fonds sur sa peau, sur ses lèvres, sur son être. Vorace et insatiable. Ténébreuse succube.

These violent delights have violent ends
And in their triump die, like fire and powder
Which, as they kiss, consume.


©junne.

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She cries in dark corners, where nobody goes. You can follow the tracks, from her eyes to her chin; years upon years, of letting them win. And her eyes tell a story, of anger and pain. You think she's happy but just look again. And the scars of her past, hidden under her clothes, are a roadmap to places that nobody knows. Her smile is now painted. She's a master of disguise, and you can see it all, just look into her eyes.
E.H.
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MessageSujet: Re: (-18) Shadow hunter † ADRASTÉE   Jeu 8 Sep - 21:57



Shadow hunter

FT. ADRASTÉE D'ACANTHE






Elle sursaute. Il sourit. Il caresse. Elle frémit.

La noirceur se noie dans l’horreur mais elle n’a pas sa place ici. La noirceur se veut terreur mais elle n’a rien de terrible aujourd’hui. En murmures et en silence il invoque et sans le savoir encore, elle implore. Tout son être crie. De l’intérieur, comme de l’extérieur. Cela se lit sur les lignes de son cou qui se crispent dès qu’il enserre un plus. Un soupçon de pression. Ses doigts glissent sans permission, cherche à l’emmener sur la pente de la damnation. D’un être démoniaque il n’en a pas les attraits, pourtant parfaitement sorcier, la noirceur il n’a de cesse que de la laisser les envelopper. Alors seulement elle l’exprime enfin. Elle lâche prise. Elle est là, la véritable Adrastée. Elle est dans ce souffle et ce son qui se perdent dans le silence enivrant. Elle est dans cette main qui se pose sur la sienne pour appuyer plus encore et espérer vaincre la langueur qu’il met à l’œuvre pour mieux pousser sa force noire à s’envoler. Elle est dans ce baiser, brasier brûlant qui semble marquer leurs lèvres réciproquement. C’est sans la quitter des yeux qu’il y répond, sourire en coin, carnassier. Sadique enjôleur. Oubliés les potentiels souvenirs du passé. Souvenirs de nuits partagées et non faussées. En a-t-elle seulement eu d’ailleurs ? Oubliés tous ces dépravés en mal d’amour, lui, ce n’est pas ce qu’il cherche.

Où te caches-tu donc, âme noire emplie de pureté ?
Viendras donc tu à moi, ici-bas, simple mortel.
Arracheras-tu le cœur qui bat dans ma poitrine ?
Ne répondras donc tu pas à mon invocation ?
Me laisseras-tu, seul, dépourvu de sombres échanges, moi qui ne cherche que la disparition de la bienséance.


Il ne veut pas d’amour, Ethain. Non. Ce n’est pas ça qu’il cherche. Il sent le mal enfermé en elle, il sent l’âme rebelle qui voudrait se faire éternelle. Qu’elle la laisse donc sortir cette femme en mal d’ivresse, elle n’est en rien, péché. Lui seul saura la mener sur le doucereux chemin des damnés. Ses doigts glissent et s’enlisent un peu plus encore, poussé plus fort par son impatience. Quelle arrogance. Avec défi, entre ses dents, il attire un peu plus son visage à lui, mais il veut l’entendre s’exprimer. Encore et encore. La voir s’envoler. Cet élan tourbillonnant dans ses ébènes il en prend lentement conscience dans les siennes, sourit de plus belle et franchit la barrière de ses dents, forçant le passage pour un second baiser des plus sauvages. Son corps contre le sien se veut être le souffle froid sur la surface chaude et son regard se repose sur la vitre. Son reflet. Il lit l’envie et le désir, la soif et la rage. Adrastée qu’il murmure, intrigué par un nom, une figure, une silhouette… Une passion. Sans crier gare, il franchit les limites de ses contrées intimes où il juge n’être pour l’instant que le seul maître à bord. Ethain s’insuffle dans chaque parcelle de sa peau et de son corps, tel le parasite qui ne lâchera sa proie que lorsqu’il aura obtenu ce qu’il veut, ou restera peut-être même encore longtemps après. Mais d’un coup d’un seul, son geste est suspendu par ses airs graciles et son envie irrésistible de lui faire face. Sans un sourire il la regarde, ses prunelles s’expriment pour lui et plongent un peu plus en elle. Il établit le contact et ne souhaite nullement le rompre, même lorsqu’elle ose prononcer ces mots qu’elle ne pense qu’à moitié. C’est certains et forcé. Un sourire s’étire au coin de ses lèvres et le sorcier reste alors irrémédiablement silencieux. Cela ne sert plus à rien de murmurer à présent. Parce qu’elle est là. Elle est…là.

Bras ballants, il se veut indompté et peu impressionné. Adrastée tire sur sa ceinture, le rapproche d’elle quand lui a la peau qui brûle. La Dame de Fer elle-même doit sentir ses ampoules crépiter au point d’être sur le point d’exploser. Même la main sur sa nuque laissant échapper un courant statique ne lui fait pas remonter les mains. Il ne la touche pas mais ne la quitte pas des yeux, laisse planer le silence et la pseudo indifférence. Elle a sursauté, il a souri. Junkie. Alors ses lèvres viennent à nouveau trouver les siennes et le consume. Elle se révèle, la ténébreuse. Elle est là et elle entre dans le combat. Ses dents serrent, doucereuses assassines, mais le jeu est là. Très sérieux. Impétueux. Périlleux. Il l’emprisonne dans sa toile et la garde, fier trophée qu’il n’est pas prêt de lâcher. Son souffle se perd au sien et se veut aussi pressant que patient. Un paradoxe à lui tout seul car il la pousse jusque dans ses retranchements, rend le désir des plus dévorants. Ses lèvres se décollent et il la scrute à nouveau, main posée dans son dos, l’autre pendant dans le vide tandis que les mots font mouche et qu’ils s’arrêtent tous deux aux abords du grand lit. Saisis l’instant avant qu’il ne s’envole.

Et tout bascule.

« Ainsi donc, te voilà. Libérée. ». Murmure prononcé entre ses dents serrées d’une voix suave à l’égo démesuré.

La ceinture tombe à terre et les mains serpentent telles deux vipères. Sa peau frémit à son contact, entre en directe collision avec cette nouvelle force qu’il rencontre. Les noirceurs s’entrechoquent, se cherchent et se provoquent. En elle résonne l’écho de la damnation éternelle et il veut autant s’y perdre qu’il ne veut la capturer entre ses mains. Celle posée dans son dos remonte, cherche la fermeture éclair mais la catin se volatilise, légère. Bientôt c’est lui qui se retrouve dos au lit et qui sourit, des reflets de défis ardents dans ses prunelles sombres. Il la veut, là, maintenant. Toute la nuit. Dans l’obscurité des ténèbres et dans le jardin d’ébènes. D’un geste brusque, il sent son corps tomber sur le matelas et heurter les draps. Debout, elle se dresse de tout son long, se veut obscure et d’une autre nature. Ca le fascine. Ca l’assassine. Son sourire n’a plus de limite, vil prédateur qui entre en collision avec un autre prédateur aussi vorace et sauvage. Un véritable brasier. Une véritable implosion. Il la dévisage, de bas en haut, suit les traits de ce tissu qui est lentement remonté, avant-bras posés contre le matelas pour mieux temporairement et légèrement se redresser. Il apprécie la vue, s’en délecte et l’attend de pied ferme. Lorsque finalement elle le rejoint, chevauche et lâche prise, il sait qu’il a réussi. Alors sa noirceur à lui rentre en scène.

Sa peau vibre de manière invisible à chaque baiser, chaque caresse. Ses lèvres emprisonnent les siennes et il s’en empare avec autant d’hardiesse et de passion dévorante. Un combat de titan se jour à cet instant, mais il profite de cet élan pour se redresser, assis, ses mains emprisonnent ses courbes contre sa peau brûlante et glaciale. Il l’encercle et l’enserre, trouve la fermeture éclair et la glisse jusqu’au bas de son dos sans attendre et sans plus aucune patience. La noirceur virevolte et un brouillard entier pourrait les envahir. Plongés dans le noir, seuls les réverbères permettent de déterminer les courbes et les éclats. L’obscurité ne le gêne pas, loin de là. Son envie grimpe, à sa noirceur il veut s’y mêler autant qu’elle le souhaite et c’est ce qu’il lui offre en ces baisers répétés. En ces mains qui s’emparent de chaque côté du tissu noir et profitent de la longue descente pour tirer d’un coup sec et la libérer de cette entrave qu’il considère à présent comme ridicule et désuète. Il tire et envoie voler le tissu qui disparait dans l’air sans même un nuage de fumée. Toujours lèvres contre lèvres, c’est à peine s’il prend le temps de respirer alors il caresse, sent enfin sa peau contre la sienne et implose de l’intérieur. L’une d’elle glisse de la chute de ses reins jusqu’aux courbes rebondies plus au sud, l’autre, se fraye sournoisement un chemin jusqu’à son cou qu’il revient enserrer. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il rouvre les yeux, fronce les sourcils et la bascule sans ménagement contre le matelas. Il inverse les positions et se colle à elle, continue ses provocations mais il se perd dans l’échange et leurs noirceurs qui se mélangent. Sa main presse contre sa gorge et il l’embrasse avec rage, revenant franchir les limites en deçà du fin tissu de lingerie. Ses doigts retrouvent leur chemin et cela n’a plus rien à voir avec la simple volonté d’attiser une flamme pour mieux la corrompre. Entre ses mains se joue un véritable lâché prise des plus malsains.

Il veut l’entendre. Il veut la sentir. Et il n’aura de cesse de la pervertir.



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