KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.
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  KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.

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L'enfant terrible Venue d'ailleurs, elle volera pas que ton coeur !
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MessageSujet: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:38


       

AIDRIAN 'FLASH' SWANN WELLINGTON
WELLINGTON
« BANG BANG,I HIT THE GROUND. BANG BANG.THAT AWFULL SOUND. BANG BANG.
MY BABY SHOT ME DOWN. »


D'après ma carte d'identité, je suis né(e) un 18 DÉCEMBRE 2027, par conséquent j'ai 28 gouttes de sang à mon actif. J'ai poussé mon premier cri dans les alentours de / et je suis de nationalité AUSTRALIENNE. Ce que ma carte d'identité ne dit pas, c'est que je suis CELIBATAIRE et que je suis HETERO. Mais ça, on s'en fiche n'est-ce pas? Tout comme on s'en fiche de savoir que je suis d'une classe sociale MOYENNE. Après tout, l'argent ne fait pas le bonheur! Non... je sais ce qui vous intéresse vraiment ! Vous voulez savoir si je suis un(e) EX-PAUVRE BOUT DE BIDOCHE TOUT BANALEMENT HUMAIN, TRANSFORMÉ IL Y A PEU APRÈS UN ACCIDENT. Et bien oui ! Vous m'enviez, maintenant ? Hein ? Non ? Toujours pas ? Même si je vous dis que je suis INFORMATEUR. Ah... Quoi ? Comment ça vous m'avez confondu avec quelqu'un ? Et je peux savoir avec qui ? Avec JARED LETO ? ... Je vais essayer de prendre ça pour un compliment.

par swan


PRÉLUDE
Petite citation qui va bien



Ce qu'il est dans sa tête ? Pour sûr. Pas tout seul. On a parfois des doutes sur la santé mental de la bestiole, voyez. Un brin farfelu, Aidrian a tendance à partir dans tous les sens. On le soupçonne d'être hyperactif. Non, c'est plus qu'un doute, c'est un fait. Cette grande brindille aux fines guibolles est une sauterelle. Un type difficile à suivre. Chez lui, tout va toujours bien. Même lorsqu'il affiche une tronche de six pieds de long et des valises à l'allure de vilains coquards sous ses mirettes myosotis. Pour sûr qu'il a l'air simplet vu comme ça. Mais vous y fiez pas trop. Ca bouille sous sa caboche, c'est stratégique plus qu'intellect. Chaotique, pas toujours très clair et un tantinet louche. Mais c'est une brave bête. Le loup sait juste pas toujours trier ses cases. Oui, ses cases. Il a des cases dans la tête. Mais c'est un peu comme chez lui : bordélique.  

A côté de ça, bien qu'il soit particulièrement sympathique, on le dit aussi plutôt trouillard. Pas lâche, trouillard. Sa voix fait facilement péter les décibels en cas de danger. Et croyez-le ou non, ce type est un aimant à emmerdes. Du genre à s'accrocher à tout ce qui passe. Ou à détaler aussi vite qu'un guépard. Si besoin urgent, notez. Faire bouger ce flemmard est en général un véritable challenge. La main au cul, à se gratter les bourses en baillant à s'en déboîter la mâchoire. Il a la classe d'un pachyderme dans une boutique de porcelaine. Bref. C'est un boulet. Un Troll. Tout ce que vous voulez. Plutôt furtif, jovial et joyeux compagnon de fendage de gueules.  

Physiquement, c'est un peu un aimant à 'minettes'. Sans le vouloir. Assez grand, même si rien d'exceptionnel. Un bon mètre 77. Haut perché sur des fils de fer. Des guibolles à l'allure fragile, mais pourtant solides et puissantes. Brun, la touffe hirsute toujours en bataille sur sa petite bouille. Un type sans âge. Impossible à dire. Un peu grunge, ses long fils presque noirs sont bien souvent glissés derrière ses oreilles. Ou en pétard au petit réveil. Une mèche qui barre toujours son front. Non, pas à la façon balais brosse. Une peau ni trop pâle, ni trop bronzée. Des yeux ronds, immenses. Bleus. Incroyables. C'est ce qui marque chez cet homme, son regard aussi limpide qu'une liqueur javellisée. Une brindille aux longues guibolles, au torse finement musclé et aux épaules bien faites. Mais à l'absence total de hanches. Et jamais bien rasé. Pas par style. Juste par flemme. L'éternel gosse est borderline, sans classe et sans finesse.

Côté culture. Ce brave garçon prône l'apologie du grunge. Comme papa Aston. Il adore le bon Rock, mais aussi les trucs plus pointues et vieillots. Comme la bonne musique des années 50 à 70. En passant de Sinatra à Amstrong. Les trucs qui bougent, qui lui permettent de s'agiter comme un demeuré, un imbécile heureux. Mais lui demandez surtout pas de pousser la chansonette. Monsieur chante aussi finement qu'une truie qu'on égorge. Côté cinématographie, et depuis l'enfance, Aidrian a toujours été particulièrement friand de Westerns. Vieux comme modernes. Puriste comme innovateur. Et avec sa jumelle et sa meilleure pote, il a toujours été un peu fourbe. Vil farceur, sale gamin éhonté à faire les quatre cent coups. Les conneries de quartier ça le connait, les petites terreurs de Downton, c'était le surnom que leur donnait son paternel. Trois gosses intenables. La sorcière, l'humain et la louve. Un trio pour le moins dérangeant et incroyable. Lui, le seul humain de sa famille de cinglés. Car voyez vous, Aidrian, surnommé Slash pour son hyperactivité et sa super-vitesse, Swann Wellington, a bel était le seul humain de cette communauté atypique.





DERRIÈRE LE MASQUE
Petite citation qui va bien


PSEUDO † ( SWAN ) AGE † ( JE VEUX PAS EN PARLER. ) † COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? † ( AHAHAHA. Je l'ai fait.    ) † TON AVIS SUR CE DERNIER ? † ( ...    ) SCÉNARIO OU INVENTÉ ? † ( Encore un perso qui date pas d'hier ... ) UN PETIT MOT A AJOUTER ? J'suis officiellement la pire schizophrène d'IF.  



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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:39


ONCE UPON A TIME IN AMERICA
Une petite citation qui va bien
 


Pour comprendre les origines d'Aidrian, il faut remonter loin. Très très loin. Cette histoire appartient à d'autres, et par la suite de péripéthies chaotiques, les jumeaux Wellington virent le jour. Peut-être que, d'une certaine manière. Ils n'étaient pas censés venir au monde. Car voyez-vous, cette histoire appartient tout d'Abord à Alice. Alice Eliott. Qui est donc Alice ? Vous devez sûrement vous poser la question. Passons d'abord à ce fameux jour où, jeune sorcière de son état, la grande blonde au sang magique s'était retrouvée dans la mouise la plus totale. Parlons-donc de la 'Tante de coeur' des Jumeaux.



PROLOGUE D'UNE VIE ANTÉRIEUR / PAST.

Été 2024. Australie.
Le Blue diamond était sûrement l'un des endroits les plus branchés de Midtown. Et assurément, le favori d'Alice. La jeune femme passait un temps considérable dans le café aux multiples tâches. Le matin, avant d'aller à l'Université, elle s'y rendait pour boire un verre avec ses amis, parfois, entre deux cours, la blonde aimait y prendre le menu du jour, grassement servi par l'adorable Marvin. Un garçon renfermé semblant dévouer une adoration au noir, et à Battlestar galactica. Et le Vendredi soir, le Blue diamond était le lieu de rencontres par excellence. Ici, pas de vampires. Ou trop peu. Bien que, techniquement, repérer les macchabées était une tout autre paire de manches. Surtout lorsqu'elle était vivement alcoolisée, et qu'elle en oubliait complètement de capter les auras autour d'elle. Mais c'était aussi une façon bien à Alice de décompresser complètement. Des années durant, la blondinette avait découvert sa véritable nature, s'alliant ainsi avec la terre. Son pouvoir de base, c'était ça. Une connexion puissante et galvanisante, mais le contrôle de ce pouvoir s'était avéré complexe et méticuleux.  

Oui, elle se souvenait encore de ce jour où, par 'malchance', elle avait piqué une vilaine colère avant de fissurer le jardin en deux parties. Oh, sa mère avait pété la durite de sa vie. Mais pas plus qu'Alice alors que sa jeune sœur, Aileen, était en train de se faire la malle avec son ex. L'étudiante s'était mangé trois mois de corvées. Alors qu'Aileen s'en sortait indemne. Oui, sa vie était banale. Heureuse, presque normale. Et les tracas y étaient obsolètes et désuets. Si on excepte le côté très ' Amazon' de la famille. Ici, pratiquement pas d'hommes et, beaucoup, beaucoup de femmes. Les femmes Eliott étaient de vraies soldates, increvables et redoutables. Ajoutons à cela le caractère pour le moins très … Epicé. Une répartie cinglante, et un charme très … Blond. Bien que sa sœur et sa mère soient plus .. Fournies, de ce côté-là. Alice possédait son charme, et savait en abuser de temps en temps. Mais simplement pour s'amuser. Car voilà, elle devait devenir une brillante doctoresse. Le mari et les enfants viendraient après. Et la maison et les chats avec. Sa mère et sa grand-mère adoraient se moquer d'elle, en lui répétant encore et encore que de toute évidence, elle n'avait strictement rien compris à la loi des Eliott.  

Chez ces femmes là, l'amour était maudit et impossible. Mais Alice était légèrement niaise de côté-ci, oui, elle voulait vraiment croire qu'elle pourrait mener sa vie banale, contrôler son pouvoir et avoir la paix un minimum. Avec un homme. Malgré les vampires, les loups-garous et autres bestioles en tout genre.  Pourquoi cette idée les fesait autant rire ?! L'insouciance faisait partie d'elle et, elle le montrait là encore ce soir, au Blue diamond. Vêtue d'une robe blanche au décolleté défiant les lois de la gravité. Et un dos nu s'arrêtant pile au creux de ses reins. Elle n'était déjà pas pudique de nature, alors porter des ensembles courts et sexy … Aucun problème. La jeune femme se déhanchait sur la piste, complètement survoltée et alcoolisée. Ses filets blonds tressautant et s'élevant au-dessus de sa bouille hilare, elle se collait et bougeait son bassin au rythme du temp frénétique, la nuque légèrement en sueur. Après huit shooters et une Vodka, elle était complètement morte. Mais la nuit n'était pas finie, oh non. Loin de là. Et la blonde ignorait à quel point. Alice s'écartait légèrement du type contre lequel elle dansait, reprenant sa respiration avant de sentir un besoin imminent de prendre l'air. Au grand désarroi du blond qui semblait bien prendre son pied.

Alice se faufilait déjà, zigzaguant entre les corps en sueur, les oreilles engourdies par la musique forte et enivrante. Ou était-ce simplement l'alcool? Peut-être les deux, néanmoins, elle faisait signe à la table où plusieurs amis à elle parlaient vivement, braillant plus qu'il ne communiquaient. Amanda et Aston semblaient en plein débat … 'Linguistique' . Bien, elle se rafraîchirait seule et indépendamment alors. Ses pieds l’amenaient déjà dehors, à l'arrière du café. A l'extérieur, ils étaient capables de lui dire qu'elle ne pouvait plus rentrer, et elle en serait plutôt contrariée. Alors, se dandinant et dansant légèrement, elle se faufilait entre les jeunes déchaînés et hilares, relevant ses mèches collées contre sa nuque tout en se précipitant vers la porte qu'elle ouvrait rapidement. L'air fouettait son visage, la faisant frissonner dans sa tenue légère. Malgré sa peau rosie par l'alcool. Alice appréciait son contacte, et s'humidifiait les lèvres tout en secouant ses filets dorés.  C'était un coin fumeur, et la sorcière détestait les cigarettes. L'alcool était mieux et rendait moins indépendant à petites doses. Oui, à petites doses. Mieux valait ne pas faire comme son grand-père Edgar. Ca l'avait tué. Alice se contentait de s'appuyer contre un mur, respirant plus ou moins rapidement sans réellement voir les silhouettes autour d'elle. Elle mourrait de chaud, et commençait sérieusement à s'ennuyer. La créature surnaturelle passait ses cheveux dans son dos, alors qu'à côté d'elle une silhouette s’engouffrait à son tour loin du vacarme. Ils ne devaient être qu'une dizaine à l'extérieur, et beaucoup déjà rentraient de nouveau dans le café tout en chahutant. La blonde entendait le bruit catéchistique d'un briquet qui s'allume pour enflammer un bâton de nicotine, et elle lançait un regard en biais à une fine silhouette en face d'elle. L'homme qui venait tout juste de sortir. Un grand brun roux aux mains fines et immenses, et aux membres longilignes et interminables. le plus marquant, c'était ses prunelles d'un bleu limpide. Presques identiques à celles d'Aston. Mais, il avait beau être d'une beauté époustouflante et atypique, avoir un visage doux et inexpressif,  son regard lui, lui laissait quelques frissons dans la nuque. Aussi décidait-elle de détourner le regard, ignorant celui plutôt lubrique qu'il lui lançait. Quelque chose chez ce mec lui fesait froid dans le dos. Et ces questionnements cessèrent dès que la porte s'ouvrait de nouveau, laissant une Amanda Hilare qui lui fonçait dessus :
« - Alice ! Qu'est-ce tu fous, reviens à l'intérieur ! Jactait la brune dont la coloration des joues trahissaient un état plus que bancale. Mais elle fesait aussi une fixette sur le grand type. Ah la voilà donc la raison de sa venue. Super, elle avait pourtant prévenu Aston.
Ce à quoi elle répondait par un haussement d'épaules, levant son bras pour y déchiffrer sa montre légère aux couleurs argentées.
- Trois heures du matin. Je crois que je vais rentrer … Vous êtes tous très … Occupés. Rétorquait Alice avec une certaine pointe de sarcasme dans la voix.
Amanda se penchait en avant, laissant une vue impressionnante sur son décolleté outrageusement rempli. Indifférente et aveugle à l'état soudain morose de l'étudiante.
- Et ce type avec qui tu dansais ? Demandait la jeune femme, dévoilant ses dents parfaitement blanches en un immense sourire. Qui sonnait faux. Très faux. Alice détestait Amanda et ne la supportait que pour faire plaisir à son meilleur ami. Etait-elle jalouse ? Non, elle n'irait pas jusque là. Rien que le fait de la voir se pavaner en ondulant des hanches lui filait la nausée.  
- Hmm. M'intéresse pas. Grommelait la blonde en se détachant du mur. Je vais y aller plutôt, j'ai du boulot à terminer demain.  
- Ce que tu peux être rabat joie, Eliott ! » Qu'elle hurlait dans son dos sa sa voix nasillarde.  
Super, maintenant le type louche et sexy connaissait son identité complète, grâce à cette idiote. Et sans même attendre une réponse de sa part, Alice tournait les talons, sa robe voletant légèrement derrière elle alors qu'elle rentrait dans le café/bar. Rapidement, elle rejoignait la table de son groupe, saluait vivement ceux qui n'étaient pas occupés à se bécoter et attrapait son sac avant de disparaître dans la foule. La musique assourdissante ne l'amusait plus, et une pointe de fatigue se faisait sentir au fond de sa caboche embrumée. Autant dire qu'elle filait rapidement et à toute vitesse à l'extérieur, non sans hâte de retrouver sa maison au Coven Garden.

Amanda regardait la blonde s'engouffrer dans le bar, un air dédaigneux sur sa bouille de miss plastique. Elle n'aimait pas vraiment Alice. Gentille fille, mais pompeuse et crâneuse. Toujours à se croire la plus maline, la plus intelligente et la plus réfléchie du groupe. Oui, c'était comme ça qu'Amanda voyait celle qu'elle considérait pratiquement comme une rivale. Sans réellement l'avouer, puisque c'était elle la plus géniale, évidemment … Et les goûts vestimentaires d'Eliott étaient si absurdes, qu'Aston ne pouvait décemment pas finir pas s'intéresser à elle, n'est-ce pas ? Mais ce soir, alors que son petit ami était occupé à se remplir le gosier d'alcool, elle avait repéré un grand homme brun roux à tomber par terre.  

Exactement son genre. C'était naturellement qu'elle avait donc profité de la sortie d'Alice pour pouvoir le suivre. Oui, elle avait un 'petit copain', et alors ? Alice était loin maintenant, et elle était plantée là, contre le mur. Sa cible elle, se mouvait d'une grâce féline vers elle, non sans la jauger de la tête aux  pieds. Elle espérait bien qu'il en fasse autant, Amanda adorait le regard des hommes sur sa silhouette bombée. C'était bon pour sa futile petite vanité de tête de linotte. Amanda Parish était si vaniteuse, qu'elle visait ce type pour une autre raison. Le regard langoureux qu'il avait lancé à Alice. Oui, elle l'avait bien remarqué. Mais personne ne pourrait lui faire avaler cette vilaine vérité. Amanda avait tendance à vouloir chaque homme qui s'intéressait d'un peu trop près à la blonde.

La jalousie. Elle en était plus que pourvue. Ses iris lorgnaient alors sur le brun roux qui finissait pas arriver à sa hauteur, lui lançant un regard des plus lubriques. Bien que la jeune femme était confiante et sûre de sa beauté, le regard d'un bleu azur qu'il posait sur elle la figeait sur place. Complètement captivant. D'où est-ce qu'il sortait ? Elle ne l'avait jamais vu dans le coin. La jeune femme observait chacun de ses gestes, alors qu'il s'appuyait contre le mur de sa main, tenant toujours son bâton de nicotine dont les fumées voletaient librement dans l'air. L'odeur était forte, mais agréable. Naturellement, la potiche sur pattes était incapable de lui demander s'il en avait une pour elle, puisqu'elle était trop occupé à faire une fixette sur ses longues mains, ou cette chemise qui ne laissait aucune place à l'imagination.  Ou cette main libre qui frôlait l’ourlet de sa robe courte … Il était beaucoup trop proche, et la chaleur montait jusqu'au creux de ses cuisses alors que sa langue passait sur ses lèvres fines, qu'elle observait avec envie. Mais déjà, il grinçait des dents, sans un mot, avant de s'écarter pour rejoindre l'intérieur du bar. Quoi ? Amanda reprenait son souffle, se détournant pour observer la longue silhouette disparaître. L’ignare et inconsciente chose qu'elle était, frustrée, et pourtant seine et sauve.


****



Contrairement à Alice.
Qui elle s'activait hors du bar pour sortir à l'extérieur, toute sueur disparaissant de son corps vêtu de cette robe   aérienne. La jeune femme zigzaguait entre les véhicules, marchant ainsi au milieu de la route déserte. Les rares voitures roulaient lentement, et elle adorait l'espace qui s'étendait autour d'elle, alors que ses pieds chaussés de petits talons blancs s'enfonçaient eux dans le bitume. Bien que, au fond, ce goudron qui permettait aux humains de voyager plus vite ne lui plaisait pas autant. La sorcière était liée à la terre, à tel point qu'elle l'aimait à s'en damner. Elle était la vie, et elle la sentait grouiller en elle. Tout comme elle sentait chaque bruissement de feuilles, chaque murmure porté par le vent. Oui, c'était une belle harmonie. Et ce pouvoir le lui rendait plus que bien, puisqu'il l'avertissait, à sa façon bien personnelle, que derrière elle une forme hostile se mouvait. La blonde cessait aussitôt de marcher, regardant droit devant elle. Une légère brise lui portait par murmures intelligibles la vision d'une masse longiligne, non loin de là. Son pouvoir était difficile à décrire, mais sûrement pas défaillant.

- « Tu vas me suivre encore longtemps, comme ça ? » Qu'elle soupire, levant le menton avant de faire volte face. Levant ses prunelles et tentant d'apercevoir celui qui se faufilait dans la pénombre. Lorsque Alice relevait les yeux, elle découvrait le brun roux du Blue Diamond. Presque aussitôt, la sorcière sentait sa magie se braquer en elle, crépiter dans tout son être et la faire frémir de la tête aux pieds. Mais il était important de garder le contrôle, pour conserver le secret. Les vampires étaient trop friandes des gens comme elle. Et Alice n'avait vraiment pas envie de faire une bêtise. Le grand type, qui devait frôler le mètre 90, plongeait ses iris d'un bleu javélisé à couper le souffle dans les siennes. Mais son regard avait changé … La sorcière n'y lisait plus l'étincelle morbide et malsaine, et ne voyait plus qu'un homme légèrement gêné, moue navrée scotchée sur un visage doux. Ses prunelles embrassaient l'espace d'un regard inquisiteur, alors qu'elle les ramenait de nouveau vers lui. Mais il ne fallait pas compter sur la jeune femme pour qu'elle baisse la garde aussi facilement.
«- Oh euh... pardon... Je ne voulais pas vous effrayer. Je m'appelle Chris... Je vous ai vue partir toute seule et je m'inquiétais un peu... Je me doute que ça peut faire un peu pervers, pardon. Bredouillait le dénommé Chris, en glissant ses longs doigts dans sa tignasse légèrement bouclée.
Et il avait beau avoir l'air sincère, ça ne marchait pas vraiment. Quelque chose chez lui sentait … Alice fronçait les narines rapidement, bras ballant contre son corps. Cette odeur … Ca lui disait quelque chose. La blonde se contentait pourtant de le fixer, sans répondre alors qu'il semblait chercher ses mots.
- Surtout qu'en fait on ne se connaît pas du tout... Oh mince, c'est ridicule... ! S'exclamait l'homme en lâchant un rire gêné.
La blonde penchait légèrement la tête sur le côté, toujours en jaugeant l'homme. Il était séduisant, plus encore quand il affichait cette moue … Adorable. Mais Alice était pourvue d'un cerveau, qui tournait. Elle savait l'utiliser, et elle n'était en aucun cas victime de ses hormones ou du pécher de la luxure ( Enfin, pas toujours). Et la sorcière sentait clairement qu'un truc ne tournait pas rond. Aussi, décidait-elle de s'approcher un peu, non pas pour faire plus ample connaissance, mais pour évaluer de plus près ce qui la titillait un peu trop.  
- Votre méthode laisse légèrement à désirer, je vous le confirme … Répondait-elle simplement en s'arrêtant à deux mètres de lui, mains dans le dos.
L'odeur, ou plutôt l'éfluve magique, chatouillait ses narines avec force, et soudain, Alice se souvenait. La sorcière l'avait déjà perçue ailleurs. Vampire. Mais il n'est pas un macchabée, car les fragrances désagréables n'étaient que résiduelles. Il y avait une autre solution : Lycantrophe. Et aussitôt, elle reculait légèrement, sans détacher ses prunelles émeraudes des siennes.
- Ecoutez, c'est bien sympa de votre part, mais vraiment inutile. Je vis tout près, et je sais me défendre ! Objectait Alice d'un ton légèrement pressant, avant de lui tourner le dos pour s'en aller. Ne me suivez pas ou vous le regretterez ! » Balançait-elle par-dessus son épaule, espérant vraiment qu'il comprendrait le message.
Sincère ou non, cet homme était le pantin des vampires. Et chez les Eliott, on ne cautionnait pas ce genre de culte morbide. Ces créatures étaient malsaines, elles défiaient la nature. Pompaient le sang des vivants de leur énergie, ou souillant des innocents. C'était ce qu'elle avait toujours appris auprès de sa famille. Et la blonde n'avait jamais été tentée d'en découvrir davantage sur eux.  Là, ça devait être assez clair pour lui, non ? Alice faisait grincer ses dents, soupirant et se détachant de la route pour rejoindre le trottoir. C'était sans compter sur le fait que cet homme était un sacré coriace. Qu'est-ce qu'il lui voulait, à la fin ?!
« - Attendez ! S'il vous plaît. ! Suppliait presque l'homme, faisant claquer ses chaussures contre le goudron avant de la rejoindre rapidement. Je ne vous veux aucun mal... ne.. ne me faites pas une prise de karaté ou je ne sais quoi... Je m'inquiète pour vous en fait...  Assurait le Lycan, lui lançant un regard presque inquiet. S'en faire pour elle ? Bah voyons … Alice fesait claquer sa langue contre son palais, croisant les bras et s'arrêtant pour lui faire face. La jeune femme plongeait son regard dans le siens, menton levé, non par pour admirer ses belles mirettes, mais pour voir s'il mentait. Etrangement, il semblait dire la vérité …
- Alors quoi ? Lâchait Alice d'un ton pressant.
- Il faut que je vous dise quelque chose ... Je.. j'appartiens à un vampire.. mais il a un ''collègue'' qui semble être intéressé par vous et je... enfin.. je le connais cet autre vampire et... enfin je ne sais pas ce qu'il a en tête mais... ce... enfin... faites attention.
- Pardon ? Crachait aussitôt la sorcière, sentant déjà la colère monter.
Non, elle n'avait pas de tolérance pour ces maudites dents-longues, aucune sorte. Zéro. La jeune femme sentait déjà la terre sous ses pieds frémir, alors qu'elle s’approchait dangereusement de l'homme qui semblait jouer les informateurs. Pourquoi viendrait-il faire une chose pareille , mettre en périple sa propre vie pour une humaine qui passait dans le coin ? A quoi ça lui servait ? Car pour la fille d'Amara Eliott, petite fille d'Andrel Eliott, il n'y avait rien de plus malsain qu'un maudit. Ces choses qui défiaient la nature. Brisaient son équilibre. Les sœurs sorcières avaient été élevées dans la crainte de cette espèce, avaient appris à les redouter, mais plus encore. A les combattre, à pouvoir se défendre.
- Pourquoi risqueriez-vous votre vie pour m'avertir ? » Jurait la sorcière, sentant sa magie lentement prendre le dessus sur elle.
Déjà, ses prunelles brillaient d'une lueur surnaturelle, tandis que le vent soufflait anormalement dans son dos, ramenant quelques filets d'or sur ses joues rougies de colère. Mais, contre toute attente, ce soir là, rien ne s'était déroulé comme prévu. Absolument rien. Et malheureusement pour Alice, le dents-longues planqué dans la pénombre s'était jeté sur sa pauvre carcasse avant même qu'elle n'est le temps de bouger le petit doigt. Un simple jeu. Un jeu qui s'était alors retourné contre lui. Son messager avait fait du bon boulot.

Alice fut contaminée, profanée. Transformée en damnée pour le restant de ses jours, et pour le simple caprice d'un vampire complètement fou. Durant une très longue période, l'homme-loup du nom de Chris - Obligé de cohabiter avec elle après la mort du vampire, tué par ces sorcières d'Eliott- cette dernière chercha à se donner la vraie mort. Plongée dans un état catathonique. C'est donc par la suite d'évènements, qu'Alice s'éloigna d'Aston Wellington. Car voyez-vous, qui nous dit que, si cette dernière n'avait pas finie damnée, Aston n'aurait pas eu toutes ses chances ? Personne. On ne le saura jamais. Mais Aston Wellington, l'un des rares humains de ce groupe déjà atypique, rencontrait alors Elisabeth. Sorcière de son état elle aussi. L'homme loup croisa la route d'une jeune femme du nom de Phoebe, petite brune et meilleure amie d'Alice. Et là encore, contre toute attente, ces deux-là, êtres complètement opposés, s'unirent et donnèrent naissance à une petite brune dynamique du nom d'Abbie. Malheureusement pour la gosse, ses parents n'avaient pas prévus cette venue. Aidrian et Isabella, les deux jumeaux Wellington, virent le jour un an plus tard. Et c'est ainsi que ce formait le trio d'une famille hors normes.



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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:39


       
 REBOOT./PRESENT
Une petite citation qui va bien


2050, Hôpital de Shreveport.
Parfois il rêve. Il rêve qu'il est mort. Loin de tout. C'est un doux souvenirs, lui, perché sur cette montagne de granit. Cette tour qui surplombe la ville. Elle à ses côtés. Dans ses délires, il la sent presque toucher sa peau. C'est divin, exquis. C'est un délire illusoire. C'est faux, mais tellement vrai à la fois. Aidrian a le sentiment d'être plus puissant que jamais, lorsqu'il laisse les drogues dominer sa carcasse amaigrie par la déprave. Et c'est bel et bien terminé, il le sait. Allongé sur ce lit aux draps blancs, tout comme les murs. Tout est terne. Ca pue les médoc' et le produit d'entretien, avec une touche de vieux et une légère senteur de bouffe à peine mengeable. Le torturé a presque réussi, presque. Même si involontairement et indirectement. La mort était là, à deux doigts de l'emporter. Mais elle n'a fait que le frôler. Ses prunelles parcourent l'espace. Partout dans la pièce, sauf vers la blonde au nez et aux babines retroussés. Elle le fusille de son regard émeraude, et un frisson traverse son échine. La vampire semble prête à sortir les crocs. Ca affole l'humain, qui sait pourtant qu'elle ne le blesserait jamais. Pas Alice.
«- Alors c'est comme ça ? Qu'elle lâche d'un ton tremblant, il la sent prête à exploser. C'est tout ? Tu vas continuer à te bousiller ?!
Soupire.
- Ma mère a déjà fait ce sermon. Se contente-t-il de répliquer tout en haussant les épaules. Doit-il se sentir coupable ? Il a perdu la femme de sa vie. Et même si cette réflexion pue la niaiserie à plein nez, il en a franchement rien à foutre. C'était elle, depuis toujours.
La créature au longs filets dorés lâche un soupire, passant ses mains fines sur sa bouille pâle.
- Aidrian …  
Et dans ce simple mot, il entend la lassitude, le désarroi et toutes ses craintes.
- … Je sais que je devrais être désolé, Al. Mais je le suis pas. Je te demande pardon, comme je l'ai fait avec Papa, maman et Isa. Mais j'suis à bout là, tu comprends ? Qu'il explique, dents et poings serrés. J'arrive juste pas … Je peux pas. Je m'en remets pas. J'suis une putain de loque humaine.  
Et d'inspirer profondément. Lâchant d'une voix tremblante.
- Elle avait mis la bague …  
Deux prunelles émeraudes, grandes ouvertes, le fixent alors. Et Aidrian peut lire tout l'effroi et la compassion dont elle est capable. C'est un précipice de remords dans lequel il évite de se plonger, détournant le menton tout en déglutissant.

Un an plus tôt, et malgré tous les dérapages survenus dans leurs vies, tous les changements et l'arrivée -la prise de pouvoir même- des Originaux … Les camps de rebelles, le sous-terrain et la chute. L'absence des parents d'Abbie. Tout, absolument tout. Aidrian avait fait sa demande. Et parce que le jeune homme a toujours connu cette dernière comme sa poche, il savait parfaitement qu'elle serait incapable d'agir comme la plupart des femmes. Pas de larmes de joie, pas de main se posant devant sa bouche grande ouverte. Ni de regard pétillant de bonheur. Mais un simple masque habile, et un éclat de réflexion dans ses prunelles azures. Plus pétillantes et glaciales encore que ses propres rétines à lui. Oui, Abbie l'avait jaugé, sûrement en pesant le pour et le contre. Auraient-ils un avenirs ? Elle qui ne pouvait vieillir comme un être humain normal, qui ne pouvait même plus donner la vie. Puis elle avait froncé les sourcils, sur sa bouille aux traits parfois durs et rebelles, magnifiques. Ses prunelles d'un bleu écarlate fixant la minuscule bague en or blanc.
- T'as pas besoin de me donner une réponse maintenant. Qu'il avait alors expliqué. Porte là simplement si t'es partante. Si t'as envie de passer les années à me voir me friper comme une vieille éponge ! Ou à changer mes couches quand t'auras encore la niak pour faire un triple saut salto arrière. Pendant que je baverai d'envie dans mon fauteuil ! Tu crois que y aura encore des fauteuils à roues dans le futur ? Ou qu'on aura le droit à des trucs qui volent, genre comme pour Marty mcFly ! Et il avait parlé, encore et encore. Pour finalement lui arracher un éclat de rire. Un son qu'il n'oubliera jamais, pour rien au monde. Devenu tellement rare. C'était elle, pour toujours. Et même si, durant leur enfance, ils semblaient être comme deux frères – car Abbie avait toujours été plus ou moins masculine dans son comportement – et que personne ne s'y serait attendu, sauf Chris, semble-t-il, ils avaient finalement cédés.

Un lien puissant, unique, addictif et compliqué.  


Et il a perdu ça.  

- … Je ... suis tellement désolée. Balbutie Alice, les joues à présent trempées de larmes. Ils … Ils me manquent tous aussi, tellement. Si tu savais … J- … Je comprends pas comment ça a pu arriver. Phoebe, Chris, puis maintenant Abbie. Et toi, toi … T'as failli y passer avec ces saloperies, Aid ! On a déjà assez perdu comme ça ! J'ai perdu ma propre sœur, parce qu'elle nous a tous trahi. Ab est morte par sa faute. Alors que Grand-mère et maman son parties une année avant toutes ces merdes. J'ai perdu trop ... Trop. Et au final, un jour, j'aurai que Marius, si seulement il se lasse pas de moi. Et … et … Mais les mots partent en éclats, oubliés dans un torrent de paroles hasardeuses.  

Et la grande tige amaigrie par les drogues et la déprime lève un bras finement musclé mais décharné vers elle, l'accueillant pour une étreinte unique et rare. Larmes contenues, lèvres tremblantes, c'est plus réservé qu'il laisse ses glandes lacrymal baver leur contenu sur ses joues pâles Désolés pour la famille qu'ils ont perdu. Pour tout.


2051, Sherveport, Louisiane.
- Tu te souviens, quand elle appelait notre famille ' La ligue des rustres extraordinaires' ? Demande Isa, un léger sourire triste aux lèvres.
Et à son jumeau de se fendre en un sourire faible et amusé. Sentant encore cette vilaine épine plantée dans son organe palpitant à l'évocation de sa fiancée décédée.
- Ouais … Chaque jour. Parvient-il à articuler, d'une voix platonique.  
Ca a le don de lui attirer un regard torturé de la part de la rousse, qui, peu habituée à entendre un ton aussi dénué de joie de la part de son frère, se mord la lèvre tout en s'armant d'un air coupable.  
- Je sais que c'est à cause de ça que tu veux partir, Aid. Tu vas pas me faire croire le contraire. Je comprends pas, New-York est encore plus Infesté que Shreveport. Non mais, sérieusement. T'as entendu parler de l'attentat aux moissons ? C'était un vrai carnage ! La ville s'en remet toujours pas, la population à Brooklyn doit être tellement dense et ... Et ... J'sais pas. C'est une idée de merde, j'te le dis encore et encore, et je vais pas m'arrêter là.
Et pour unique réponse, il hausse les épaules d'un air indifférent.
- J'supporte plus cette ville, Isa. Ca fait 25 ans que je traîne dans le coin, et tout me fait penser à tout ce qu'on a perdu. J'ai besoin de tourner la page, tu devrais en faire autant. Voilà deux ans, qu'il a frôlé la mort. Et une longue rééducation plus tard, des kilos retrouvés ainsi qu'une cure forcé, le brun en avait finalement déduis que pour éviter de replonger, mieux vaut se tirer. Même si cette idée le démangeait depuis bien longtemps. Ce n'est pas une fuite, ce n'est pas de la lâcheté. Car il aime la Louisiane, il adore plus que tout cette ville. Et il n'aime pas vraiment New-York. Non, c'est du courage qu'il lui faut. Sa moitié opposée lui lance un regard à la fois dur et attristé, tandis qu'elle se redresse.
- Cette voiture va jamais tenir ! Qu'elle balance en jaugeant le tas de feraille d'un air dédaigneux.  
- Bien sûr que si ! C'est un model unique, ok ? C'te machin, c'est d'la collection ! Je vais la réparer. Qu'il assure en pointant la Chevrolet noire du pouce, sourire aux lèvres.
Et même si cette voiture était à Abbie. Un cadeau de Vitaly, le parrain chasseur de l'hybride. Encore une longue histoire. Qui ne lui appartient pas. Si Phoebe était restée avec ce type, Abbie n'aurait sûrement jamais vu le jour. Et il remercie le ciel, ou qui que ce soit, d'avoir rendu ce grand ours aussi con. Assez pour lasser Phoebe. Même s'il aime bien ce bougre. Rendu moins abruti par les évènements au fil du temps. Le brun pose une main sur le capot de la bécane rutilante, ce bijou dont il prend bien soin. Une mécanique bien huilée. Et il songe encore à la dispute qui avait éclaté deux ans avant.


- … Tu devrais changer de voiture, mais bon, encore une fois, tu m'écouteras pas. Râle sa jumelle en se plantant devant lui, bras croisés. Devant la portière conducteur.
- Pourquoi tu viens pas ? Pourquoi tu fais rien ? Se contente-t-il de rétorquer, passant une main sur sa barbe de plus de trois jours T'en as pas marre, toi ?
Et à la sorcière de le fusiller du regard.
- Je l'aimais aussi ! C'était mon amie ! La meilleure, Aid ! Alors fais gaffe à ce que tu vas insinuer, ou je te jure que je fais s'écraser la foudre sur ce tas de ferraille ! Et y t'faudra plus que quelques mois ou années pour pouvoir fuir lâchement la ville ! Qu'elle s'emporte.  
- Ce tas de ferrailles lui appartenait ! S'emporte l'humain, rongeant la distance entre eux pour baisser les prunelles vers sa sœur. T'as tout jeté, toi ? T'as foutu en l'air ce collier hideux de nouilles qu'elle t'avais fait quand t'as perdu nos paris ? T'as jeté cette jupe qu'elle voulait plus porter, et que tu voulais à tout prix lui piquer ? T'as jeté ses dessins horribles et volontairement caricaturales qu'elle avait fait de nous ? Son skeat qui traîne encore dans le garage ? T'as jeté cette photo de nous trois accrochée à ta porte ? T'as déchiré le papier peint où elle avait foutu sa main peinturée pour laisser une emprunte ? Tu vas tout foutre en l'air ?! TU VAS BRÛLER LA MAISON DES FLEISCHER-HOLMES, DANS LAQUELLE ON A SQUATTÉ TANT DE FOIS ? Il hurle, s'emporte et sent son sang qui bouille. Aidrian, lui qui ne s'énerve jamais. La colère l'empêche presque de culpabiliser, lorsque l'impacte de ses paroles se répercutent sur Isabella, qui lâche quelques larmes rageuses tout en lui assénant un coup de poing dans le torse. C'est qu'il en a marre, de la voir aussi indifférente. Depuis une année complète, elle n'a jamais rien montré, rien. Comme si tout ça n'avait aucune importance. Alors il la pousse à bout, incapable de partir sans l'obliger à affronter la réalité. Douze putain de mois de déni. Comment peut-on seulement y parvenir. Et la rousse le frappe, encore et encore, dents serrés il encaisse les coups. Avant de bloquer ses mouvement pour l'obliger à se fondre dans ses bras. Elle s'emporte, s'accroche, inonde sa chemise de larmes. Tandis que d'une main rassurante, il glisse ses doigts aux veines sculptées dans sa tignasse incandescente.  


Comme aujourd'hui, mais dans une étreinte plus calme.
- Viens avec moi … » Qu'il demande encore une fois, presque suppliant. Malgré leurs différences, le lien reste. C'est sa jumelle, il n'y peut rien. Et plus encore que tout le monde, elle lui en avait voulu assez fort pour ne plus lui adresser la parole durant des mois. Mais il connait déjà la réponse. Et dans un soupire, il accepte l'idée de quitter cette ville seul.  

En priant pour un nouveau départ.  



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Asmodée



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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:44


       
FUTUR
Une petite citation qui va bien


2052 - New-York

U.C

1990 - Paris

U.C
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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:55

Le retour du sale gosse xD
Rebienvenue chez toi !

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 13:57

Mais arrête, j'suis trop mignon moi !
Merci choupette !

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 14:03

Hello toi

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 14:24

La schizophrénie empire !!!!!!

Bijour vous

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 16:17

OMG ! CE PERSONNAGE NON MAIS OMG !!!! QUE JE SUIS HEUREUSE DE LE RETROUVER SUR IF BON SANG !

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 18:50

       
OMG Jared Leto!!!
     
   
...  

Rebienvenu chez toi!
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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mar 26 Juil - 22:42

OMFG. T'ES IRRECUPERABLE. JE VOUS HAIS TOUS.
JE VOUS AIME BANDE DE DEGENERES.


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E.H.
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Asgeir Halvard



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PROFESSION : Guerrier viking, champion du bien, peintre, dessinateur, mécano, cuisinier, marin etc...
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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Mer 27 Juil - 9:50

Un plaisir à lire ! re-coucou dans le coin ! cheers

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Marius Romanski



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LOCALISATION : Plusieurs appartements dans Paris.


MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Jeu 28 Juil - 17:58

Pff perso de fou, comme d'hab quoi, sérieux change disque, la perfection cey ennuyeux Arrow /SBAFF

Re-bienvenue dans ta demeure

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MessageSujet: Re: KISS KISS BANG BANG - TIREZ-PAS. CHUIS PAS ARMÉ.    Sam 30 Juil - 8:22

MERCI BIEN MES BICHONS.

*Fixe les deux/trois vampires et, à la grande surprise général, ne hurle pas de peur*

MA TATA EST VAMPIRE AUSSI.

*Voit Marius et hurle*
( Bonjour, t'es le sosie de son beau papa mort, au r'voir. )

Arrow

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