Jealousy, that naughty sin [PV Alex]
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 Jealousy, that naughty sin [PV Alex]

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Akhénaton V. Orello



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MessageSujet: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Mer 6 Juil - 10:52

Tu râles. Tu pestes. Tu tournes en rond tel un fauve en cage. Tu pars de gauche à droite. De droite à gauche. Je peine à suivre tes moindres mouvements. Je n'arrive pas à comprendre tes actions. Et encore moins à t'aider à la contrôler. Tes phalanges se referment en poing. Ton bras droit part brutalement vers l'avant. Les jointures viennent s'écraser dans le mur. La brique ressent à peine la caresse que tu lui as assenée. Pourtant toi tu saignes. Un fin filet de carmin s'écoule de ta plaie et vient tapisser le paysage. Je ne peux que concentrer toute Mon attention sur cette magnifique fresque artistique que tu M'offres là. Pendant une fraction de secondes, J'envie la matière. Je la jalouse. A l'image du gant de Juliette, comme J'aimerais être la moisissure qui recouvre le béton. Comme J'aimerais être la brise qui darde sa curiosité à proximité. Comme J'aimerais tellement goûter à ce nectar des Dieux. Tu Me l'interdis. D'ailleurs tu te détournes déjà du point d'impact. Tu lui tournes le dos. Tu t'éloignes. Je reste sur Ma faim. Cette frustration Me donne envie de grogner. De happer. Je n'en fais rien et Me contente de bouder dans Mon coin. Ton humeur n'est pas au jeu ce soir. Et Moi ... Je n'aime pas ça.

A proximité de la porte d'entrée tu attrapes une veste en cuir au vol. Tu la balance par-dessus ton épaule et Nous voilà déjà dehors. Dans ton dos, un petit bruissement métallique confirme l'enclenchement du système de sécurité. Tu n'y prêtes pas la moindre particule d'attention. Moi au contraire, cela Me conforte. Cela Me rassure. Non pas dans le sens propre du terme, mais Je dois bien avouer que J'aime le vrombissement de la technologie. Etrange n'est-ce pas ... vu que Je suis et que Je reste malgré tout une entité de la nature. Que lors de Mes trois, maigres, nuits de sortie Je m'éloigne de plus belle de toute cette mercantile futile. Que Je ne supporte tout simplement pas d'être enfermé. Pourtant, avec et à travers toi ce n'est pas pareil. J'aime te savoir bien protégée les jours où Je ne peux Moi-même en assumer l'authenticité.

Mais assez de cela. Tu es pressée ce soir. Tu respires autant que tu transpires l'exaspération. La colère. La rage. La haine aussi. Depuis les trois années que Nous Nous côtoyons désormais, c'est bien la première fois que Je te sens ainsi. Cela M'intrigue. Cela M'inspire. En règle générale c'est toi la force tranquille et Moi le rebelle insoumis. L'adolescent capricieux. L'insatiable monstre d'impatience. Ce soir pourtant, les rôles semblent s'être échangés. Certes, Je ne tente en rien d'apaiser ton humeur (elle M'est bien trop familière), mais J'aspire à comprendre. Non pas pour t'aider, mais bien uniquement pour t'inciter à recommencer. J'aime cette tension. Je M'enivre de ta future impulsivité. Je Me gorge librement de tout ce qui est à portée. Même la plus infime des banalités semble te taper sur le système. Je ronronne de contentement.

Que Me vaut donc le plaisir d'une telle découverte? Ne serait-ce vraiment rien de plus que ce relent infect d'un autre dans son cou? Ce voile de parfum masculin qui traînait dans son sillage? La signature olfactive de cet homme qui te fait grogner dès qu'elle s'en approche? Je ne comprends pas cette exagération dans votre dernier dialogue. Tu as haussé le ton. Tu as fait claquer les dents. Elle a eu beau vouloir t'expliquer, tu n'as rien voulu entendre. Elle a parlé de confiance et tu l'as royalement niée. Alors elle est partie. Alors elle a quitté le manoir. Aussi furax que toi. Outrée. Blessée. Mal-aimée. Et toi tu l'as regardée s'éloigner.

C'était il y a plus d'une heure. Elle n'est pas revenue. N'a pas tenté de t'appeler. Est-ce cela qui te met dans de tels états? Ou est-ce cette sordide impression qu'elle est allée le rejoindre lui? Qu'elle roucoule désormais au creux de sa nuque et non plus la tienne. Que ses lèvres tièdes parcourent son épiderme de mâle viril au détriment de ton anatomie délaissée. Qu'elle rit de ses blagues futiles. Qu'elle s'adonne aux joies de l'adultère juste pour te contrarier. J'ai beau n'avoir jamais ressenti cette émotion par le passé, Je peux parfaitement concevoir ce qui te chiffonne à ce point. Il va sans dire que si tu venais à fricoter avec un autre loup que elle ou Moi, Je ne donnerais pas cher de sa peau. Je le traquerais sans relâche jusqu'à le retrouver. Jusqu'à l'étriper. Je Me repaitrais de sa chair. Je Me roulerais dans ses entrailles. Tout cela en l'empêchant de mourir trop rapidement afin de le faire souffrir le temps d'une petite éternité.

Je salive rien qu’à l’idée de croiser cet individu inopportun. Je passe Ma langue rugueuse sur la pointe de Mes canines. Je M’impatiente de plus en plus au fur et mesure que tu t’éloignes de la scène de crime. De l’aveu de culpabilité. Puis, tout à coup, tu changes de cap. Ce n’est plus elle que tu tentes de retrouver. Tu pars même carrément en direction opposée à sa fuite. Je suis perdu. Je ne comprends pas. Je reste sur le cul. Je regarde vers l’arrière pour ne croiser rien de plus que le reflet abject de ton indifférence. Non Je ne veux pas. Je refuse ! Je veux le traquer lui ! Je veux le trouver lui ! Que fais-tu ?! Retourne-toi ! Pourquoi baisses-tu déjà les bras ? Je griffe les parois de ta chair de Mes griffes impuissantes. J’aboie et Je hurle, mais personne pour M’entendre. Aucun pour M’écouter. Je M’apprête à lancer une dernière offensive lorsque tu dépasses un colosse taillé comme un gorille. Mon attention est irrévocablement attirée vers lui. Je le reluque du coin des yeux. Qu’il n’esquive qu’un geste et Je peux t’assurer que …

    - Miss Orello. Bienvenue.


Je plisse les paupières. Il t’ouvre la porte à l’image d’un gentleman trop massif pour son costume. A se demander quand le bouton du haut va lui sauter au menton. Cette petite imagerie insolite M’arrache un semblant de sourire. La pression retombe. Tu te glisses avec aisance entre les corps en mouvement. Tu te diriges vers le bar où un visage que J’ai déjà pu croiser par le passé te tend un verre au liquide ambré. Ici-bas tu n’as même plus besoin de commander.

Tu t’éloignes du bar et prend place à une table solitaire. Un peu éloigné de la plèvre de ce monde. Ton regard se pose sur le petit podium où un micro a été installé. Les quelques musiciens présents terminent d’affûter leur instrument. Un présentateur aux couleurs criardes semble s’amuser à l’orée des coulisses. Je Me dois de détourner Mon regard d’autant de strass et de paillettes. Mais qu’es-tu donc venue chercher ici ?

    - La première qui montera sur scène est à moi.


Et tandis que les mots susurrés à Ma seule attention viennent se lover au creux de Mes reins, tu portes la boisson illicite à la pulpe de tes lèvres. Je crois bien que tu souris … à moins que ce soit là Mon propre ressenti qui se reflète à travers toi ?

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Alex M. Godefroid



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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Jeu 7 Juil - 17:08

       
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Le stress. L’angoisse. Ca me bouffe de l’intérieur. J’aspire mon bâton à cancer, recrache la fumée par les naseaux et me racle la gorge. Etre coincée ici me rend folle. Je continue de détailler le vitrail de la grande bibliothèque où je passe la plupart du temps depuis que je suis arrivée. L’ouverture est plutôt petite, et je soupçonne l’un des observateurs de venir me faire la morale s’il me coince ici. Ou le miens, tiens. Cet enfoiré qui ne m’avait pas lâché d’une semelle sur le trajet de l’allée n’est pas revenu depuis plusieurs jours. Maintenant que j’ai besoin de lui. Je peste, j’enrage. D’un coup de pichenette j’éjecte la foutue clope qui s’écrase dans l’océan de ténèbres. Il est tard, mais il faut que je me change les idées. Je dénoue mes jambes, me redresse et fonce dans les escaliers pour sortir de la bibliothèque. Une fois dans ma chambre, j’agrippe ma guitare glissée dans son fourreau de mousse épaisse et la glisse sur mon dos. J’essaie de marcher sur la pointe des pieds, de me faire minuscule et la plus discrète possible en m’échappant des lieux.

Par réflexe, je sers l’allumette qui pend sous mon t-shirt. Un petit cadeau magique qu’on m’a refilé. Si je suis en danger, sa jumelle brûlera la peau de l’observateur blond qui a ma garde. Si je puis dire. Je descends les marches en colimaçon et ouvre l’immense porte de bois qui nous sert d’entrée, passe la tête entre l’ouverture et le chambranle et vérifie de chaque côté qu’il n’y ait personne pour me ramener d’office à l’intérieur. J’ai l’impression d’être coincée avec des moines. La porte claque dans mon dos et je sursaute en grimaçant. L’idiote ! J’inspire à nouveau, continue de piétiner le sol et me reprends en me frappant le front. Comme si on allait m’entendre, maintenant. Je sifflote joyeusement, bien contente de pouvoir me balader un peu hors de ces vieilles briques polaires. J’erre longuement, m’égarant dans le centre à la recherche d’un bar potable ou chigner une place sur l’estrade. La ville grouille et les individus se croisent. Mes prunelles s’échouent sur les devantures des boutiques fermées, des bars chics et des ruelles sombres. Je doute de trouver chaussure à mon pied ici, jusqu’à ce que mes rétines repèrent l’affiche placardée sur une porte. J’approche lentement, plissant les yeux par peur qu’un serveur ne me voit en train de reluquer la pancarte. Si l’offre est sans intérêt, je serais gênée qu’on me voit prendre mes jambes à mon cou.

«  - … Hmmm, pas mal ! j’approuve en me dirigeant vers l’entrée, parée à acquérir une place sur l’estrade.

Qui pourrait bien m’en vouloir d’essayer ? Les vieux croûtons belliqueux ? Qu’ils aillent aux diables. Je pousse la porte et m’engouffre à l’intérieur, presque immédiatement stoppée par l’un des barmans.

- Eh là, tu fais quoi avec ta guitare ?
- J’ai vu l’affiche et …
- Nan, on est complet, désolé. Retente ta chance plus tard.
Je pince les lèvres, fixe les tables et le malabar qui me bloque l’entrée.
- Je peux au moins me prendre un verre ?
- T’as 21 ans ?
- J’ai 26 ans, connard ! »

Je le repousse brutalement, si fort qu’il bascule sur le côté en me lançant un regard choqué. Ma force hystérique a encore pris le dessus, mais ça ne fait pas de mal à cet enfoiré qui vient de m’insulter en me prenant pour une gamine. Mes bottes écrasent le sol et je distingue l’estrade avec témérité. Je vais pas oser, si ? Borel, bordel, bordel. Je dénoue la lanière de mon étui, sort la guitare sèche et me glisse derrière les rideaux en me moquant parfaitement des cris de protestations. En temps normal, jamais j’aurai osé une telle connerie. Pour le coup, je dois bien l’avouer, la paire de boules qui vient de me pousser entre les guibolles était inattendue. C’est ça le problème, avec le fait d’avoir une bonne dose d’adrénaline qui vous empoisonne en permanence. Mes réactions sont parfois aussi foireuses qu’imprévisibles, même pour moi. Avant même que j’ai eu le temps de me dégonfler, j’ai le nez posé devant le micro. On va sûrement me tacler et me jeter par la peau du cul. Les lumières des projecteurs m’explosent les rétines. Je me racle la gorge, avise le barman foncer droit vers l’estrade et grimace. J’entame quelques notes rapidement, mes doigts filant avec flegme sur les cordes. Les premières notes acoustiques de Love Buzz, de Nirvana résonne alors que je souffle les premières paroles d’un chant rauque. C’est peut-être osé pour débuter, mais au vu de la clientèle rare qui fréquente les lieux, je doute qu’ils soient tous fans d’opéra.



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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Mer 13 Juil - 8:28

Oh oui. Oh oui. Oh oui.

Je M'abreuve de tes mots. Je Me noie dans ta voix. Je roule dans la mélodie de tes notes et la grave dans Mon pelage tout ébouriffé. Mon regard part de gauche à droite. De droite à gauche. Frénétiquement. Impatiemment. J'aspire à découvrir l'identité de celle qui osera monter. Ou de celle qui déjà s'y prépare. Je Me hisse sur la pointe de Mes pattes comme paralysées. Je tente de voir par-delà le rideau qui cache les coulisses. Je tourne en rond dans et sur tes entrailles. Je piétine. Je trépigne. Je vais même jusqu'à esquiver une tentative de saut. Echec critique, il va sans dire. J'ai beau ne pas être aux contrôles ce soir, cela n'empêche que Je suis bel et bien présent. Que J'ai entendu ton appel. Que Je suis au taquet pour Me lancer.
Ces mots, ils sont pour moi. Cette promesse, elle est Mienne. Je bave autant que Je salive à l'idée de commencer. Pourquoi est-ce si long? Pourquoi cet homme déguisé en boule à disco prend-il autant de temps à s'entretenir avec son assistante? N'est-ce pas le public qu'il est sensé charmer? Je ne comprends rien et n'aspire aucunement à le faire. Je veux que cela avance que diable! J'exige que cela débute!

Toi, en tout point fidèle à tes habitudes, tu te contentes de regarder. D'observer. De siroter cette infecte boisson qui Me picote les papilles et Me brûle la paroi de l'œsophage. Je ne peux empêcher Mes babines de se retrousser et Mon museau de grimacer à chaque nouvelle goulée. Je laisse pourtant passer. J'ignore ce que ce liquide au nom étrange peut bien te procurer, mais s'il Me permet également de jouer alors Je ne peux que l'approuver. Même si un goût moins prononcé aurait été préférable à M'imposer.

Un mouvement à Notre droite. Mon attention délaisse ton plaisir culinaire pour se braquer sur le plateau d'une serveuse habituée. Elle zigzague entre les tables à l'image d'une véritable pro. Elle esquive les obstacles. Elle sourit à la clientèle. Serait-ce elle? Un bruissement à Notre gauche. Je ne la regarde déjà plus. Je la raie de Ma liste imaginaire. Une dame au manteau de fourrure prend place à une table adjacente. Un valet - car c'est bien cela qu'il est - l'aide à se défaire de sa fioriture. Je pourrais M'offusquer d'une telle aberration. Il n'en est rien. Il ne s'agit en rien d'un pelage lupin. Quand bien même, dans ce nouveau monde de débauche facile, Je n'ai aucun ami. Je n'ai aucune meute. Banni. Exilé. Paria. Tellement de mots viennent entacher Mon honneur. Depuis J'ai cure du sort de Mes frères et de Mes sœurs. Qu'ils brûlent donc sur le bûcher. Qu'ils se fassent donc étriper par le boucher. Je trouverai à les venger ... mais Je n'aspire en rien à les sauver.

Tout à coup une odeur plus forte. Une sensation plus abouti. Pression. Palpitation. Sueur froide. Chaude. Déglutissement. Compression. Mon regard s'accroche au tien. A l'unisson Nous partons à la recherche de l'origine d'un tel tumulte. Une jeune demoiselle vient de se hisser sur le podium. Une guitare à la main, elle se dirige en ligne droite vers le micro central. Elle ne prête aucunement attention aux protestations muettes dans son dos. Nous non plus d'ailleurs. Tu bouges quelque peu dans ton siège. T'installes plus confortablement. Pour autant que cela soit possible. Du coin de l'œil, un mouvement brusque et maladroit. La silhouette de l'homme qui t'a servi le verre au contenu désapprouvé. Tu tournes à peine la tête afin de braquer tes pupilles vertigineuses sur sa misérable carcasse. Il semble comme touché par la foudre. Il ralentit aussitôt son pas et manque de se prendre une table. Il déglutit. Je le vois. Je l'entends. Quel manque de respect effarant. Je ne peux empêcher un léger grognement de s'échapper de Ma gueule mécontente. Tout porte à croire que même lui l'a perçu. Ton visage secoue à peine un refus. Il s'aplatit devant ton indéniable supériorité. S'excuse d'une manière absurde et grotesque avant de faire demi-tour et de retourner à sa besogne. Nous voilà enfin libres de revenir à la scène première.

Pendant un instant encore ton regard accroche celui de l'homme en strass. Il est déjà trop tard, elle entonne les premières notes. Il semble tomber des nues. Tout ceci est entièrement de sa faute. Il n'avait qu'à être plus attentif à son territoire.

Tu n'écoutes même pas les paroles. Ou si peu. De toute façon, Moi Je n'en comprends clairement aucune. Dès lors, Nous voilà à divaguer ensemble sur une toute autre longueur d'onde. L'intonation. L'interprétation. Le ressenti. Le vécu. Bien malgré sa maigre performance, elle arrive à Nous emmener ailleurs. J'ignore combien de temps Nous planons ainsi. Combien de minutes se sont écoulées. Combien d'heures Nous avons manqué. Cela importe peu. Elle termine. Le faible public applaudit à peine. Je reste pourtant étrangement sur Ma faim. J'en veux encore. Et Je ne suis vraisemblablement pas le seul.

Cette fois-ci c'est à l'encontre du présentateur aux couleurs épileptiques que tu adresses un léger signe du menton. Il acquiesce sans demander son reste et déjà s'avance vers l'intruse. Tu n'observes en rien leur altercation et déjà reporte ton attention ailleurs. Un serveur s'arrête dans sa course. Du bout des doigts de la main droite, tu lui indiques la quantité de deux. Lui aussi accepte ta requête en silence et se dépêche à sa tâche.

Lorsque tu reviens, enfin, à l'estrade les deux protagonistes lambda sont en semi-discussion. Peu importe ce que cela prendra, cette fille terminera sa course à ta table. Si pas à travers le discours du beau-parleur, du moins au bras du videur ...

Dépêche-toi de choisir petite fille ... Nous aspirons tous deux à mieux te connaître.

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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Ven 19 Aoû - 10:41

       
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J'entame un chant. J'embraque inéluctablement, sans préliminaires. Pour une mélodie qui n’emporte et me transporte. Je me balance au rythme des notes que je fabrique moi-même, de mes doigts nerveux. J'inspire, transpire, soupire. Si la sueur me colle à la nuque, c'est plus par peur de me faire éjecter douloureusement du bar. Mais plus les secondes passent, plus les minutes défilent, plus je réalise que personne ne vient. Je me doute alors que mon châtiment funeste m'attend prochainement, lorsque mes pieds dépasseront l'estrade pour se planter sur le vieux parquet mal entretenu. Bon signe ou mauvais ? Je l'ignore mais saute sur l'occasion et continue mon lyric aux notes acétifiées. Ma seule compagne, c'est cette gratte acoustique entre mes doigts. Et ça me va très bien. Je ressens à nouveau la plénitude de ces instants si uniques à chaque fois. J'ai beau interpréter à plusieurs reprises la même chanson, le ressentis est toujours différent, palpitant. Si grisant. Les non-initiés à ma passion ne peuvent sûrement pas comprendre. Je suis dépourvue de toute adrénaline supplémentaire. Celle qui m'anime est déjà au-delà de toute espérance, bien au-dessus des miennes, d'ailleurs. Cette maudite force qui m'empêche de me contrôler.

Lorsque j'achève ma chanson endiablée, j'inspire longuement et ouvre mes prunelles onyx. J'y vois à peine, face aux lumières qui éblouissent mes rétines. Tremblante et soudainement moins audacieuse, je fais basculer ma guitare sèche dans mon dos et tourne les talons pour me diriger vers la sortie de l'estrade. Aussitôt fait que je me détourne, revient vers le micro et offre un sourire malin au publique pour les remercier de leur écoute attentive. Sans un brin de malice et de culot supplémentaire, j'aurais l'air de finalement de dégonfler sans conviction. Je doute que le résultat soit positif si je me barre la queue entre les jambes. Ma couardise mise au tapis, je descends enfin jusqu'au bar. Tête haute, l'air hautain de la sale gosse fière d'elle plaqué sur ma gueule. J'en mène pourtant pas large. Mais aussitôt à terre qu'un malabar me bloque le passage. Je m'attends à tout, sauf à être invitée à l'une des tables du bar. Sourcils froncés, mon menton diverge vers la dite table et avise une brune plus que plantureuse attablée.

Animale.

C'est le premier mot qui me vient à l'esprit alors que je croise son regard incroyablement sauvage. Je regrette aussitôt le choix du bar et tente de reculer, mais c'est sans compter sur le gros loubard qui me pousse en avant. On se croirait dans un mauvais film. Sérieusement, on croise vraiment des gens comme ça dans la capitale ? J'ai attiré dans une autre putain de dimension, c'est pas possible. Et qu'est-ce qu'elle a à me regarder comme ça ?

« -Bon ok ok, poussez-pas », je râle un peu en avançant vers la table, posant la guitare à terre et mes fesses sur la chaise.

Je l'observe à mon tour, sans ouvrir la bouche. L'air soudain désabusé collé à la gueule. J'ai fait ce que j'avais à faire.

Elle m'a voulu à cette table, me voilà.



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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Jeu 25 Aoû - 13:17

Nous braquons Nos quatre prunelles sur la petite scène qui se déroule entre la table et le bar. La jeune demoiselle sans nom semble en pleine conversation muette avec un homme taillé à l'image d'un gorille. Deux têtes de plus qu'elle. Les épaules d'un taureau shooté aux anabolisants. Je Me demande vaguement comment il a réussi à se glisser dans le costume imposé par la boite. Je penche un peu la tête vers le côté. Je l'observe de manière plus attentive. Différente. Aurais-tu seulement aimé que Mon anatomie se calque sur une telle force de la nature? Toi qui Me vois comme chétif et maigre. Je suis pourtant tout en muscle et svelte à l'image des proies que Je chasse. Les apparences ont la vie dure. Les attentes d'autant plus.

Je secoue un peu la tête afin de dissiper cette insignifiante rêverie. Si tout n'avait été que visuel entre Nous, jamais tu ne M'aurais choisi MOI. Mon égo se flatte d'une telle constatation. Mon dos se redresse. Mon torse se bombe davantage. Je M'installe sur Mon royal fessier et laisse dévaler sur Mon abjecte présence tous les lauriers que tu ne M'as jamais voué. A défaut de t'arracher une confession audible, Je Me contente volontiers d'un aveu muet.

Mais revenons à nos moutons, accessoirement notre brebis égarée. Noire comme les cendres d'une machine depuis longtemps oublié. Nous assistons en silence à la confrontation entre David et Goliath. L'homme ne parle pas. Je devine qu'il grogne. A tout va s'exprime-t-il à travers le langage de ses ancêtres. A moins qu'il ait des origines italiennes? Auquel cas il parle avec les mains. L'ironie de la chose Me fait doucement sourire. Ricaner même. J'ai toujours eu un humour douteux, c'est un fait.

Pourtant son approche semble porter ses fruits. La chanteuse finit par accepter. Que ce soit à son chantage ou à ta requête importe bien peu ... non?
Tous deux approchent de Notre seul emplacement. Elle ne semble toujours pas à l'aise. Un peu stressé. Son rythme cardiaque trahit à la perfection ses moindres pensées. J'ai toujours été friand de tels aveux de culpabilité. Elle accepte pourtant le défi. Elle dépose son instrument à portée et se glisse sur la chaise à ton parfait opposé. Aucun mot. Aucune expression. Si ce n'est celle d'une totale lassitude. Et une pointe de provocation gratuite. Attention petite fille, à force de jouer avec le feu ...

CLING.

Ça c'est le bruit intrusif du premier verre qui est déposé sur la table. Mon attention se détache de notre invité pour se poser sur le serveur. Trop bruyant à Mon goût. Et à la fois pas assez. Comment se fait-il que Je ne l'ai pas entendu arriver?
Un deuxième verre en tout point identique retrouve son jumeau. Un mouvement du menton en signe de respect. Une phrase à peine murmurée. Tu ne l'écoutes pas. Et Moi Je ne la comprends pas. Peu importe. Le voilà déjà qui file en douce. Un peu trop vite selon la définition de l'étiquette. Le frisson au cou. La peur au ventre. Je ricane à nouveau. J'ai toujours aimé l'effet indéniable que tu produis sur autrui.

Où en étions-Nous? Ah oui, l'impudente brebis.

Du bout des doigts tu pousses un des deux verres au liquide trouble en sa direction. Tu te saisis de l'autre à travers une gestuelle qui pourrait carrément révéler du sensuel. Toi non plus tu ne fais jamais les choses à moitié.

    - A ta santé.


Un petit mouvement amusé du visage. Les verres qui s'entrechoquent un vulgaire instant. Tu retournes déjà à ta précédente position. Tes lèvres trempent dans l'alcool. A aucun moment tu ne relâches l'attention que tu exerces sur son propre regard. Le silence dans toute son abjecte oppression pourrait ainsi s'étendre sans limite dans le temps. Tu n'es pas pressée. Contrairement à Moi, tu arrives même à te montrer patiente. A faire languir ta proie. A l'obliger à faire le premier pas. Tu sembles pourtant encore peser le pour et le contre d'une telle décision. A qui d'avancer le premier pion?

Inutile de demander Mon avis, tu le connais d'ores et déjà. Dès l'instant bien précis où tu l'as choisi, pour Moi la donne était toute acquise. Si J'avais eu le contrôle des rennes, Nous n'aurions même pas attendu la fin de la chanson. J'aurais fait irruption dans ses vocalises et Me serai gorgé de son sang sur le podium même. Juste là. Devant tout Notre public avide d'assister à Notre infamie.
Mais bon ... comme ce n'est pas à Moi de décider, Je Me contente d'observer. D'attendre. De ronchonner. Je vais finir par croire que tu as appris à apprécier.

Et le temps passe. Tic. Tac. Tic. Tac.
Combien? Pourquoi? Je l'ignore. J'avais pourtant commencé à compter. Mais cela M'a rapidement saoulé. Alors J'ai décroché. Ton verre se vide progressivement. Goutte par goutte. Regard par regard. Pourquoi diable est-ce que cela Me semble si long?! Est-ce elle vraiment elle que tu tentes là de provoquer? Ou n'est-ce jamais que Moi que tu espères ainsi impressionner? Tu n'es qu'une vilaine! Je fais la moue! Nah!
Je vais jusqu'à Me retourner de la scène principale. Je ferme les yeux. Je lève le museau.
Je.
Te.
Boude.

    - Combien?


Mes oreilles Me chatouillent.
Ta voix m'enivre.
Je pardonne tes moindres caprices.
Je cède à tes moindres défauts.
Akhénaton ... un jour tu causeras assurément Ma perte.

Comme J'ai hâte.

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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Mar 11 Oct - 10:32

       
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J'ignore ce qui se passe dans le crâne de cette fille. Mais je devine aisément en scrutant ses prunelles d'un bleu limpide qu'elle cogite. Je connais ce regard, un combat intérieur perpétuel. Elle m'intrigue autant qu'elle m'agace. Je doute qu'elle puisse faire quoi ce soit pour moi, mais j'attends tranquillement qu'elle daigne ouvrir ses lippes pour me dévoiler enfin ses doux petits secrets. J'aimerai bien me tirer sans demander mon reste, mais le gros malabar qui nous fixe à l'entrée me retient étrangement d'agir. Alors j'attends, la scrutant droit dans les yeux. On pourrait me croire extrêmement effrontée et mal polie, mais je préfère jouer la carte de l'audace. Autant continuer jusqu'au bout. Autant assumer ma connerie. De tous les bars, j'ai clairement choisi le moins fréquentable pour faire mon petit numéro, j'aurai dû mener l'enquête avant d'agir de manière aussi spontanée. Maintenant, c'est trop tard.

Typique.
Typiquement moi.
Même pas croyable.


J'attends toujours, jusqu'à ce qu'elle crache enfin au moins un mot. Juste un seul. Mes paupières clignotent comme un foutu néon brisé et je me redresse sur mon siège, fixant les verres posés sur la table. Le serveur est passé quand ? Je n'ai même pas fait attention. Je me racle la gorge, tire sur le bas du T-shirt, entrouvre les lèvres et les referme. Et me voilà comme une carpe, à continuer ce même exercice inlassablement avant de balbutier stupidement.

- Qu-Qu-Quoi ? Je suis pas sûre de comprendre …

Je me pose sur la fesses gauche, pivote légèrement sur la gauche et me râcle à nouveau la gorge. Mes mains n'ont de cesse de gigoter, trahissant ma nervosité.

- Non parce que … Combien implique beaucoup. Genre, combien coûte le verre ? Combien coûte la boisson, combien je chausse, combien de frère et sœur je peux avoir hypothétiquement, combien coûte ma guitare, ou mieux ! Combien coûte mes prestations.


Silence.

- … En tant que chanteuse.

Sait-on jamais, vu l’ambiguïté de sa question, je préfère encore préciser. Et surtout, surtout ne pas entrer sur ce terrain miné. Mes prunelles roulent dans mes globes, allant du gorille, au serveur, puis à la fille.

- Au fait, je m'appelle Alex … »

Et j'ai pas l'air aussi potiche que je le montre, du tout du tout.

Trop crédible, Godefroid.



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J'suis désolééééééée, j'étais persuadée d'avoir répondu !

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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Mer 12 Oct - 8:34

Mes yeux s'ouvrent sur une scène en tout point identique à la première. Rien n'a changé. Rien n'a évolué. Si ce n'est le contenu de ton verre qui a considérablement réussi à se vider. Je M'en moque bien. Tu tiens bien l'alcool. Et Moi-même Je n'en ressens aucun effet. Ni l'enivrance, ni la délivrance. Il Me laisse abjecte et indifférent. Sa texture dans Mon palet M'indispose. Me donne envie de gerber. Mais cela en reste là. Je ne peux t'empêcher de boire au même degré que tu ne peux M'imposer d'en ressentir les bienfaits. Là encore Je M'en tape. Je flotte dans une ignorance totale et cela Me convient tel quel. Tant que tu ne vacilles pas du côté obscur de la force, Je peux trouver à te pardonner. Et pour t'avoir connu bien plus éméchée que cela, Je peux clamer avec une certitude certaine que Nous sommes bien loin du premier péché.

La fille qui Nous fait face par contre ...
Elle ne sait trop bien comment se comporter.
Ses phalanges excitées tripotent le vide. L'air. Le vent. Son regard est hagard. Fuyant. Elle s'accroche puis décroche. Ne semble pas supporter la contrainte. Pourtant quelques instants plus tard elle revient déjà au galop. Elle semble indécise. Encore à tâter le terrain. Ami ou ennemi? Alliée ou suppliciée? La question mérite assurément réflexion. En suis-Je seulement étonné? Venant de sa part, un tout petit peu. De la tienne ... jamais.

Trois années que Nous évoluons ensemble. Trois années que Je goutte à travers tes sens. Que J'anticipe à travers tes actes. Que Je vies et survies à travers ton bon vouloir. Chaque jour J'apprends de nouvelles choses. Tu trouves à Me surprendre. A Me prendre de cour. A Me retourner les viscères et à Me plonger dans un monde que Je croyais pourtant maîtriser. Tu es une drogue. Tu es une obligation. Tu es une révélation. Mais par-dessus tout ... tu es la MIENNE.

Je ne comprends que trop bien la malaise ressenti. Il y a trois ans de cela, à Notre première rencontre, J'étais comme elle. A sa place. Dans son corps. Dans ses craintes. La respiration saccadée. Le palpitant en plein effervescence. L'anticipation engagée dans un combat à mains nus avec la logique et l'instinct. Lorsque Nos regards se sont croisés, Mon monde s'est arrêté de tourner. Le temps n'a plus jugé utile de M'accompagner. Tu as été comme un vortex. Un trou noir. Attirant tout et tout le monde vers toi. Aspirant à Mes moindres attentions. Clamant pour tienne Mes uniques aspirations. J'ai tenté de lutter. Sachant pourtant toute tentative vaine d'avance. Je voulais te montrer que J'en valais la peine. Je voulais te prouver que ton choix à ce moment-là avait déjà été fait. Je voulais tout. Je voulais tout de suite. Mais prioritairement Je te voulais toi. Alors tu t'es laissée corrompre. Et j'ai pris. Et le diable M'en préserve, qu'est-ce que J'ai aimé ça! Il n'y a pas un jour où Je regrette cet abandon de soi. Où il Me vient à Me maudire d'avoir signé pour une telle alliance. A t'avoir vendu Mon âme au lieu de la préserver pour un être plus offrant. De toute façon, il est d'une évidence flagrante que c'était couru d'avance.

Je Me demande si cette fille ressent en cet instant bien précis la même chose que Moi cette nuit d'orage et de pluie. Ce funeste soir où Ma vie à Moi a cessé ou profit de la Nôtre commune.
Je penche un peu la tête. Tente de M'abreuver davantage à ces réactions qu'elle n'aspire même pas à Nous cacher. Tu l'intrigues. Je le sais. Je le sens. Pourtant elle se refuse de le montrer. De céder à un tel aveu de facilité. C'est tout à son honneur.
Je reste pourtant sur Mes gardes. Tu n'es pas - PLUS - à prendre. Elle arrive trop tard. Les dés ont été jetés. J'ai remporté la partie. Qu'elle se contente de se tenir à carreau. Si toi tu as appris à partager, il n'en va de même pour Moi.

    - Combien pour une nuit entière?


J'ai beau ne pas tout comprendre, Je te connais suffisamment que pour savoir que tu adores te jouer de tes proies. Tu la titilles. Tu la testes. Tu lui tends une perche à double-tranchant. Il ne tient qu'à elle de l'éviter. De la repousser. Ou même de l'enfoncer tout droit dans ta propre carotide. Tu n'es pas contraire à un peu d'originalité. Que du contraire même.
A l'image de celle qui vient de se présenter, Je Me tortille sur Mon assise. Je cherche un meilleur perchoir. Un siège plus confortable en ligne de mire. Tu t'apprêtes à lancer la contre-attaque. Je le sais. Je le sens. Je le veux. Je l'exige. Je ne tiens plus. Arrête de jouer avec Mes nerfs, tu sais bien que J'exècre cela!

    - De maintenant jusqu'à l'aube.


Tu te penches un peu vers l'avant. Viens lentement déposer ton verre presque vide au centre de la pièce, sans pour autant en détacher tes phalanges amusées.
Au loin Je devine un serveur s'approcher. Prêt à céder à tous tes caprices. Pauvre petit con.

    - Rien que toi et moi.


Je M'insurge! Et Moi alors?!!

    - Ton prix sera le mien ...


S'il y a bien une chose que J'ai compris depuis le début de Notre cohabitation, c'est que dans le monde humain tout s'achète. Tout comme il est vérité de clamer que tout se paie. Rien n'est gratuit. Tout se chiffre. Pour le coup, peu importe le montant réclamé même elle ne doit être sans ignorer que tu as de quoi assumer. Quand bien même Je ne comprends pas ce que vous pouvez trouver d'intéressant à un peu de papier coloré, Je sais reconnaître une occasion quand elle se présente. Elle rumine. Elle pèse le pour et le contre. Elle tente de percevoir quelle demande réelle est impliquée. Quel sous-entendu tu as si habilement réussi à masquer. J'ignore bien ce que tu as derrière la tête, mais J'aime déjà. Comme tout ce que tu fais à longueur de temps d'ailleurs. Tu as bien raison, J'ai perdu Mon objectivité le jour où tu as réussi à Me faire céder.

    - ... Alex.


Ô c'est beau.
Ô c'est doux.
Ô c'est fourbe.

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MessageSujet: Re: Jealousy, that naughty sin [PV Alex]   Dim 6 Nov - 8:13

       
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Je dois bien l'avouer, même si ça m’exaspère. Mais cette belle nana au yeux de glace me fout sacrément mal à l'aise. J'essaie de contenir de désagréablement sentiment d'impuissance qui me prend à la gorge. Par principe. Par fierté. J'ignore sincèrement ce qu'elle a dans le crâne, je sais juste qu'elle m'a mis le grappin dessus et qu'elle ne compte vraiment pas me lâcher, maintenant. J'inspire calmement, ingurgite doucement une gorgée de l'alcool brûlant, sans pour autant trop ralentir mes gestes, et lève mes prunelles onyx pour observer la drôle de nana qui me scrute. Elle est bizarre, mais on peut pas dire que je figure vraiment dans le registre de la normalité non plus. Je pince les lèvre, plisse les yeux et me penche légèrement en posant les coudes sur la table.

« - Mais rien, je rétorque alors qu'elle réitère la question.

Je fronce les narines, elle insiste.

- Désolée j'peux pas, j'ai air-poney, je balance avec un sourire innocent tout en papillonnant des cils.

Celle-là ma fille, tu vas la regretter. Je frappe le bois de la barème avec mes ongles, souffle mon exaspération par les naseaux et tourne le menton vers le videur. J'peux largement le mettre au tapis, mais est-ce que cette prise de risque vaut le coup ? Après tout, j'ignore ce qu'ils sont … Je n'ai aucun moyen de vérifier. Et si je suis coincée dans un bar à démons, ma force n'y changera rien. Ma maîtrise du combat est parfaitement indistincte …

- Ecoutez, je reprends en me tournant à nouveau vers elle, moi je cherche juste un job, ok ? Deux ou trois heures max, une ou deux fois dans la semaine même plus si possible. Je veux juste chanter … Ma situation est compliquée, je peux vraiment pas rester toute la nuit même si je le voulais. Croyez-moi, si vous voulez pas d'emmerdes, laissez-moi partir dès que je le demande. Je dis pas ça pour vous menacer, vous méprenez pas. J'essaie juste de limiter les dégâts. Mes dégâts. Vous connaissez Raiponce ? J'suis pas blonde, mais à ça près, c'est pratiquement la seule différence entre nous. »


Sauf que ma sorcière a moi, c'est une ribambelle d'observateurs.


Mais j'en ai déjà trop dit. Je serre les dents, puis les poings et enfonce le dos dans ma chaise. J'espère sincèrement avoir fait mouche. Peut-être qu'en vérité, je suis coincée avec des trafgiquants d'organes. Manquerait plus que ça …



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