let's dance. (ANNABELLE)
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 let's dance. (ANNABELLE)

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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: let's dance. (ANNABELLE)   Ven 1 Juil - 16:53


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- J’arrive pas à y croire. Des semaines. Cela m’a pris des semaines à monter ce dossier ! Tout est fichu. Je ne peux rien récupérer, qu’il s’égosille, rouge de colère, agenouillé au sol, tentant de rattraper sa paperasse éparpillé en une flasque d’eau.

Du bout de tes doigts, tu tâte pour une dernière fois ton nez endolori, constate avec soulagement que l’os n’est pas brisé. Le milieu de ta face de poupée frisette est peut-être l’épicentre d’un torrent de douleur, tu ressembles peut-être à Rudolph le petit renne au nez rouge, mais les dommages collatéraux s’arrêtent ici et c’est tant mieux pour lui ! Qu’est-ce qui s’est passé ? Ces dernières folles secondes ne sont que des images sévèrement floues dans ta tête. Tu ne te souviens de rien. Tu te revois marcher en claudiquant sur le trottoir, bouteille de fort dans une main et sourire de clown soudé aux lippes. Tu avais la dalle,- tu l’as toujours -, c’est en voulant casser la croûte que tu as contourné le coin de cet édifice, te fracassant violemment le pif sur le sternum de cet adonis qui passait à vive allure par-là. Ultime collision. Il en a échappé ses effets personnels dans la flotte et toi tu es allé terminer ta course en allant te rétamer la tronche contre un poteau de feux de circulation routière.

- Putain ! Je suis sensé dire quoi à mon patron ? J’allais le rejoindre pour lui remettre ces papiers en mains propres. Tu te rends compte de la merde que tu as faite !?

Le poteau de feux de circulation routière. Saperlipopette ! Sacrebleu ! Ça te revient. C’est comme un coup de hache derrière le crâne ! Tes sombres nuits de velours cessent de dévisager la nuque d’Adonis qui barbotte toujours dans son étang improvisé, ton regard glissant sur les environs, s’immobilisant un instant sur le fameux poteau de feux de circulation, pour ensuite te briser la nuque en allant contempler l’altitude d’un ciel bien bas et bourrelé de nuages.

Impression de déjà-vu. Tu sais ce qui va arriver. Et tu sais aussi que ce n’est pas qu’une impression.

- Monsieur, que tu articules d’une voix sourde d’effroi.

Derrière-toi, tu entends le « Dring ! Dring ! » tant redouté, tu lances un regard au-dessous de ton épaule, tu repères la silhouette de ce courtier à vélo qui essaie de se faufiler entres les voitures. Peine perdue, à cette heure de la journée, toutes les rues sont congestionnées. Le courtier va alors emprunter le trottoir et pédaler comme un fou furieux… Oops, non, correction, il est déjà dessus, chevauchant sa monture de fer comme un vrai chevalier des temps modernes : il se dirige droit sur vous. Dans le coin de ton œil, tu vois Adonis, toujours à quatre pattes contre terre, qui essaie de récupérer la chemise de son dossier qui est en train de se décomposer dans le trou d’eau…

- Des semaines ! J’arrive pas à---

Dring ! Dring ! DRIIIIING !
Le ciel gronde au-dessus de vos têtes.
Tu sais ce qui va arriver. Justement, c’est parce que tu sais, que tu t’élances sur Adonis, lui imprimant sur la chair du front la semelle caoutchouteuse de ton Converse  en lui dégainant le coup de talon magistral qui lui fait halluciner 36 chandelles et l’étale cul par-dessus tête sur le trottoir. À l’endroit exacte où sa tête errait anciennement, en coup de vent, le cycliste passe et se perd dans la masse. Une fraction de seconde… et s’était trop tard !

- BORDEL MAIS QU’EST-CE QUI TE PREND ?! T’ES MALADE OU QUOI ?! que scande Adonis, la colère noire se lisant sur ses traits défigurés lui arborant l’effigie de l’incroyable Hulk.

- Je…

Viens tout juste de lui sauver la vie. Oui. Tu viens tout juste de lui sauver la vie. T’aurais pu soigner ton sauvetage, un peu, coller un beigne à un scribouillard qui menaçait de périmer en se faisant broyer la nuque par la roue d’un courtier à vélo… ouais… bon, ma pauvre, avec une mort aussi naze, disons qu’on repassera pour l’epicness…

Et pour combler les dernières pièces du puzzle… à boire debout : il pleut.

Trente minutes plus tard.

Tu as contourné le destin de cet homme. Qu’est-ce qui se passe lorsqu’on sauve la vie de quelqu’un qui est destiné à mourir aujourd’hui ? Est-ce que tu as bouleversé l’Histoire ? T’en sais fichtrement rien. Tu ne sais rien et c’est en ne sachant rien que tu déboule en la première bibliothèque qui te passe sous la paluche…

- Il venait d'avoir 18 ans---hein--Uuuuuhh ! Il était beau comme un enfant---Hein--Ouuuhh ! Fooooort comme un hoooomme-euuhhh, que tu gazouilles à plein poumons, tes yeux rougies et bouffies d’ivresse s’envasant dans le regard d’un rat de bibliothèque qui te reluque avec l’embarra d’une envie de chier qui ne passe pas.    

- C'était l'été évidemment---ÉVIDEMMENT ! Et j'ai compté en le voyant mes nuits d'automne---NUITS D’AUTOMNE !

Bordel mais ta gueule ! c’est pas une chanson à répondre que tu scandes de ta voix de porcelet égorgé. D’ailleurs, t’as loupé un détail précis du lieu sacralisé où tu viens de mettre les pieds : SILENCE ! dans une bibliothèque !  

- Quand il s'est approoooooché de moééééé, j'aurais donné n'importe keewwwaaaaa pour le séduire--euh ! Elle est chelou, tout de même, cette chanson. Elle parle quand-même d’une cougar qui s’y frotte s’y pique sur plus jeune qu’elle. Vous en pensez quoi ?

- SSSSSSSSSHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!

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Annabelle Lafont



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MessageSujet: Re: let's dance. (ANNABELLE)   Dim 11 Sep - 23:03

La bibliothèque avait son ambiance habituelle, en cette journée où les gens étaient de sortie. Le calme était ultra présent dans le lieu, que ce soit au niveau sonore qu'au niveau des déambulations des gens. Le tout rendait l’atmosphère particulière, comme à son habitude. Alors que des gens avaient la tête plongée dans un ouvrage, dispersés ici et là, assis à des tables, parfois  même assis par terre dans un coin où ils ne gênaient pas le passage, d'autres chuchotaient aux autres employés des renseignements pour retrouver un livre ou des demandes particulière. Pour ma part j'aidais une stagiaire à remettre les livres en rayons. Ma reprise du travail après mon hospitalisation forcée s'était bien déroulée. Je craignais le pire, des difficultés vis à vis du travail ou des craintes qui referaient surfaces. Mais je tenais le coup. Il fallait dire que travailler permettait de me  changer les esprits et donc ne pas penser à ce qui était arrivé dans ce parc, et encore moins penser à mon séjour en compagnie des dérangés du ciboulot. Puis les médicaments aidaient, un peu...Je suppose que les angoisses vis à vis de mon  nouveau statut disparaîtront avec le temps, ou s'atténueront du moins. Je l'espérait beaucoup. Mais heureusement une fois au travail, le travail de la journée prenait toute la place et c'était le plus important.

Alors que j'apprêtais à corriger celle qui m'assistait et lui donner un conseil, du brouhaha plus bas attira mon attention et je je fronçais les sourcils enn me tournant vers le bazar. Rapidement je terminais ce que j'avais commencé a dire à la jeune femme avant de la quitter un instant pour aller voir ce qui se passait au rez de chaussé. Descendant rapidement les escaliers, j'avançais avec un air un peu énervé. Qui osait chanter assez fortement dans la bibliothèque, en plus avec une voix de crécelle ? Le silence devait être de mise ou en tout cas chuchoter s'il y avait besoin de communiquer. Lorsque je m'approchais du lieu où se trouvait la fautive, je sortis un :

« Qu'est ce qui se passe ici au juste ? »

Plusieurs personnes tournèrent leur regard vers une personne placée dans un des rayon. Je tournait donc à cet endroit et je m'arrêtai nette. Je me retrouvais devant Ophélie, une brunette rencontrée à l’hôpital St Anne et avec qui le courant étai bien passée. Dans des moments difficile comme une hospitalisation, les bonnes rencontres permettaient de mieux passer le séjour et c'est en quelque sorte ce qui s'était passé. Mais la revoir à l'improviste comme ça, sur son lieu de travail, alors que cette dernière était visiblement en train de ne pas respecter une règle importante des lieux, cela compliquait un peu les choses;Pour autant jétais heureuse de la revoir. Mais son air laissait penser qu'elle avait sans doute un peu trop picoler. Elle ne serait pas en train de chantonner sinon...

« Ophélie ? Bah ça pour une surprise »

J'étais un peu gênée par la situation. Connaitre quelqu'un qui met un peu le bazar sur son propre lieu de travail, ce n'était clairement pas top. Mais après, il n'y avait pas mot d'homme non plus. Je fit signe aux gens autour de nous que je gérais la situation puis me retournais vers mon amie, en lui souriant avant de me rapprocher d'elle avant de lui faire la bise sur les deux joues.

« Qu'est ce qui t'amènes ic et surtout dans cet état ? Attends, suis moi, on va aller dans un coin plus tranquille... »

Je pris donc doucement Ophélie par le bras et la dirigea vers le local réservé aux employés, sous le regard des gens autour de moi, mais peu importe. Je rentrais dans la pièce pièce vide monde et laissais passé la brunette avant de fermer la porte.

« Dis moi tout ! »

Je lui montrais une chaise à une table et partis m'installer sur la chaise juste à côté, curieuse de savoir ce qui se passait. Dans tous les cas elle n'allait pas laisser son amie errer dans le bâtiment dans cet état.


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MessageSujet: Re: let's dance. (ANNABELLE)   Ven 4 Nov - 14:04


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Sa présence dans un lieu aussi inusité que cet endroit qui respire la poussière et l’odeur de vieux manuscrits froissés t’étonne. Tu ne la savais pas rat de bibliothèque, encore moins bibliothécaire. Saperlipopette, faut croire qu’avant d’atterrir à l’hospice, tout comme toi, la jolie et séduisante Ananas avait une vie et un boulot. Tout ce que toi tu as perdu et n’essaie définitivement pas de retrouver. Tu restes donc là, un instant, la gueule ouverte, mais les abrutissants décibels de ta voix, qui est tout sauf belle, comme foutu sur le mode muet alors que ton regard onyx la dévisage comme si tu avais devant toi Edith Piaf… ou Madonna… ou toute autre personne de célèbre que tu connais et admire dans le sens un peu trop fétichiste du terme. Tu déglutis de travers, te perds dans les conjonctures de cette rencontre agréable, mais franchement fortuite. Tu ne la salue pas véritablement, encore sous le choc et la surprise… et un peu ivre aussi. Elle se rapproche, s’incline au lustre de tes trois pommes et demie pour te faire la bise et t’entraîner dans une pièce isolée du reste du monde. Tu te laisses faire, le regard papillonnant ici et là, ignorant d’une dignité quasi digne la clientèle indignée.

T’as une mission. Une quête. Une conquête. Rencontrer une amie de longue date en ces temps de devoir et savoir t’accable. Ce n’est pas contre elle, bien loin de là ! Juste que tu n’as jamais été douée avec les contacts humains. D’ailleurs… comment et pourquoi ton don ne se manifeste-t-il pas ? Ananas t’a bien fait la bise, mais rien ne s’est produit… tu n’as rien vu et rien entendu. Tel un entrecuisse de none évangélisée ; ton pouvoir magique demeure impénétrable.

- J’ai… j’ai sauvé quelqu’un, aujourd’hui, Anna, que tu parviens à lui murmurer, prenant place sur le siège désigné et plantant tes huileuses mirettes dans les siennes.

- Tu sais ce que je sais et ce que personne sait ? Bah, saches que je ne sais plus et que savoir m’aiderai beaucoup.

Trop saoule. Tu es trop saoule pour aborder un sujet aussi délicat. C’est peut-être pourquoi est-ce que ton don, avec Ananas, ne se manifeste pas ? Tester. Tu dois tester encore le contact. Ce que tu fais, gauchement, grossièrement, en plantant ton index de poupée frisette sur son front. RAS. NADA.

- Putain ! Ça me casse les couilles ces conneries.

Découragée, tu t’affales dans ton siège.

- Mais toi… raconte-moi tout aussi ! L’ouie de mon attention est tout droit rivé sur toi et tes épopées ! Bibliothécaire, uh ?

Sourire gredin.

- Tu le fais pour le fric ou le sexe ?

Parce que bien sûr… une bibliothécaire cochonne, c’est aussi rependu que le cliché de la secrétaire…

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