Persona Non Grata [PV Ophélie]
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 Persona Non Grata [PV Ophélie]

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Akhénaton V. Orello



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MessageSujet: Persona Non Grata [PV Ophélie]   Ven 1 Juil - 9:32

    - Elle est encore là.
    - ...
    - Vous devez faire quelque chose.
    - ...
    - Ce soir.
    - Où?


Je regarde par-dessus ton épaule tandis que tu gribouilles des caractères que Je n'arrive pas à décrire. Je n'ai jamais appris à lire. Je M'en moque bien. Un loup n'a guère besoin de s'encombrer de telles futilités. Je sens néanmoins l'excitation éveiller petit à petit tous mes membres. Stimuler tous mes sens. Le fait que toi-même tu restes immobile et stoïque tandis que ton interlocuteur trépigne clairement d'impatience est clairement un petit plus. Je n'éprouve aucun mal à l'imaginer se dandiner de l'autre côté du combiné. Je ricane en douce. S'il en est arrivé à faire appel à toi, c'est que Nous avons là un bien beau poisson qui Nous attend.

    - Code d'accès?


Je perçois une pointe d'hésitation dans sa voix. Une fraction de secondes à peine. Juste assez que pour signer l'arrêt de son contrat. Pour ajouter son nom à cette longue liste d'indésirables. Il ne te fait donc toujours pas confiance. En soi il n'a pas tort. Mais quand on en vient à avoir ta ligne directe, un minimum de respect est de mise. Il en manque cruellement. Il semble s'en apercevoir. Il déblatère rapidement une suite de chiffres que tu notes lentement. Minutieusement. Ta plume est fluide. Agréable à la vue. J'ai beau ne pas y déchiffrer une quelconque signification, J'aime à M'en enivrer. Ces courbes généreuses. Ces parfaits arrondis. Cette délicieuse calligraphie. Dans une vie antérieure, tu as probablement été artiste. Tu l'es toujours, même si dans un tout autre domaine. Je Me fais sortir de Ma rêverie par un râle désagréable qui frotte le long du combiné.

    - ... comprenez?


Je grimace. On dirait que ton commanditaire ne semble toujours pas comprendre l'enjeu d'une telle audace. Tu maintiens ta stature de marbre. Tu ajoutes quelques annotations personnelles à ton premier croquis. Il ne Me semble pourtant pas que ce sont là des mots que l'homme te murmure à l'oreille. Je sens Mes oreilles se redresser. Mon envie de jeu ronronner. Je sais pertinemment que Nous allons trouver à nous amuser.

    - Je veux que ce soit fait ce soir!


Il se répète. Je n'aime pas cela. Il insiste. Je sens Mes babines se retrousser. S'il continue à persister, c'est lui que Je vais finir par aller chercher. Ne sait-il donc pas à qui il s'adresse?!
Tu ne prends même pas la peine de lui répondre que déjà tu coupes la communication. Tu reposes le combiné sur sa plateforme. Ma propre réaction est quasi-immédiate. Je Me love tout contre l'intérieur de ta paroi abdominale à l'image d'un félin capricieux. Je Me frotte tout contre tes entrailles pour les imprégner de Ma seule odeur. Depuis le début tu as cette influence incompréhensible sur Moi. J'ai tellement hâte d'y être. Tu M'imposes pourtant une certaine patience. Une patience certaine. Je commence lentement à M'y plier. Mais pas trop. Je refuse de t'accorder une victoire si facile. Même si tu sais d'ores et déjà ce qu'il en est. Je M'évertue à insister. Je suis têtu. Tu es la première à la clamer.

Tu enclenches le répondeur automatique. Tu attrapes le papier brouillon ainsi que ton trousseau de clés. Je saute. Je tourne en rond. Plus vite voyons!
Une éternité semble s'immiscer entre la fin de l'appel et la porte d'entrée. Ta main manucurée se saisit au vol d'une veste en jeans foncé avant d'enfin se poser sur la poignée. Lorsque le battant s'ouvre sur la noirceur de la nuit, Je ferme un instant les paupières et Je hume à travers tes narines le parfum illicite d'une si douce liberté.

~.~

J'ignore pourquoi tu as pris la peine d'emporter ces clés. Tu as pourtant un chauffeur attitré. C'est même lui qui est venue te déposer. Lui qui a ouvert la portière afin que tu puisses t'extirper de cette magnifique berline noire. Sans un mot tu le congédies. Tu sais qu'il se tiendra à ta seule disposition quelques rues plus loin. Histoire de ne pas éveiller les soupçons. Histoire de faire circuler des rumeurs dans le voisinage sans pour autant donner consistance à tous ces mensonges. Tu t'éloignes du véhicule sans le moindre regard vers l'arrière. Dans ton dos, Je perçois le doux vrombissement du moteur. Le glissement du caoutchouc sur le bitume parfaitement entretenu. Ce quartier de Paris respire littéralement le vice hors de prix. Tu t'en moques bien. Ta propre fortune s'élève bien au-delà de celle de ce péquenaud mal poli. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi tu as accepté sa requête. Lui qui ose te parler comme à un chien. Lui qui claque des doigts et s'attend à te voir lécher ses bottes. Non, il est plus qu'apparent que lui Je ne l'aime pas. Pourtant Je ne te juge pas. Tu as probablement tes raisons qui expliquent ce choix. Je suis juste un peu ronchon car Je ne comprends pas.

Tu montes les quelques marches qui mènent à l'entrée. Tu joues avec habilité du système de sécurité. Tu reprends la suite de chiffres qui t'a été dicté. C'est donc à cela que sert cette mascarade visuelle? Je n'ai toujours pas compris comment fonctionne le cerveau humain. Je plisse des yeux. Je fronce des sourcils. Je ne suis pas certain que J'aspire à le découvrir.

Un petit bip mécanique annonce la réussite de ton doigté. Je n'en ai jamais douté. La porte donne sur un majestueux hall orné de marbre et des souvenirs lointains. Tu les regardes à peine. Tu te diriges vers l'escalier aux marches recouvertes de velours bordeaux. Tu les empruntes et te dirige vers le premier étage. Ce labyrinthe n'a vraisemblablement aucun secret pour toi. Pourtant, à Ma connaissance, ce n'est que la première fois que Nous nous retrouvons ainsi. A travers tes sens, Je suis tes moindres mouvements. Je vie la scène comme si c'est Moi qui était aux contrôles. Nos deux entités ne formeront bientôt plus qu'un seul tout. J'aspire à atteindre ce degré d'apothéose. Mais assez de cela. Il convient de le reporter à plus tard. J'observe comment tu glisses lentement tes mains dans des gants de cuir au fur et à mesure que Nous avançons. Tu es toujours aussi calme. Aussi posée. A l'arrière de ton pantalon, glissée avec habilité dans ta ceinture, je devine la courbature d'une arme de feu. C'est un peu vulgaire à Mon idée. Mais comment faire autrement quand ce n'est pas Moi qui suis de sortie?

Ton pas prend halte à hauteur d'une porte pourtant similaire aux autres. Comment donc sais-tu qu'il s'agit de celle-ci? Je reste toujours autant en admiration devant tes aptitudes exceptionnellement à la déduction. Tu te glisses à l'intérieur de la pièce. A peine un bruit. Le claquement de tes talons absorbés par le tapis sous tes pieds. La porte se referme dans ton dos. Tout n'est que silence et murmure. Ta main droite par vers le côté et trouve l'interrupteur. Une lumière aveuglante s'éprend de la pièce. Elle m'agresse la rétine. Je suis obligé de fermer les paupières en attendant que Mes sens s'adaptent à ce changement d'environnement. Au contraire de toi qui ne semble nullement t'encombrer de tous ces détails.

    - Debout princesse.


Mes yeux s'ouvrent à l'unisson. Mes pupilles braquent sur la silhouette allongée sur le lit king size. Oh Je t'en supplie, ne la tue pas immédiatement. J'ai trop envie de M'amuser un peu avec elle avant.

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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: Re: Persona Non Grata [PV Ophélie]   Sam 16 Juil - 15:36


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Tu peine à te souvenir ce que tu fous là. Tu n’arrives pas à savoir comment tu as fait pour en arriver là. Une histoire de lucarne mal fermée ? De porte mal verrouillée ? De système d’alarme pas enclenché ? Qu’importe, au final, puisqu’encore une fois tu as outrageusement piétiné l’interdit et ainsi te voici. Curieuse. Tu es trop curieuse. Le temps d’une nuit, tu désires une trêve, veux vivre un rêve, les yeux grands ouverts et ton visage de poupée frisette s’empourprant de bonheur. À la vue de l’éther de marbre, ces tapis anciens, aux lambrissages antiques et originels, ces murs peints de couleurs qui s’harmonisent avec les tableaux et cadres représentant divers paysages de campagnes. Tsss ! Seuls les fils de riche ont ses désirs saugrenus de mêler vie urbaine à une atmosphère champêtre. Les gens et leurs culs inlassablement écrasés entre deux chaises. Ils ne savent pas où ils veulent êtres.  Ville ou campagne. Le choix est simple. Et telle la pauvre jeune femme ivre que tu es condamnée à être pour l’éternité, à ces pensées, incontestablement pas dignes d’un illustre philosophe, tu te marres en gloussant comme un dindon, lève ta bouteille d’alcool cheap à la santé d’un certain Johan Axel Gustav Acke, la disharmonie de tes nuits immortelles allant lire le descriptif de ce mélimélo de couleurs austères qui illustrent en fait une toile intitulée « Miroir de l'eau ».

- Mais bien sûr, que tu acquiesces, la tête dodelinant, corps chancelant, goulot écrasé sur tes lippes gercées et tes doigts s’entremêlant dans la mer ondoyante de ta chevelure de jais que tu n’as pas coiffée depuis des lustres.

Tu t’arraches violemment de tes mornes contemplations, déjà ennuyée d’avoir l’impression d’errer dans un musée, ne pouvant toutefois ne jamais cesser de te demander combien est-ce qu’une chiure de couleurs giclées sur un immense papier parchemin peut véritablement coûter ? À voir les fioritures, les éclats de chaque pièce et ses luxueux habillements, t’en déduis qu’une chiure de couleurs pareilles doit valoir une petite fortune. Encore cet air songeur qui se creuse sur tes traits insignifiants. Tu le sais ! Grand Dieu, tu sais ! Arrêtes d’avoir l’air intelligent. Ça ne colle pas avec toi et en plus c’est chelou ! On dirait que tu vas chier dans ton froc ou pire que tu veux bouffer des enfants pour la gloire éternelle de Satan ! Ophélie, qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu ricoches violemment, comme ça, sur ledit « Miroir de l'eau » ?  

- Oh, oui ! Mmmm. Ouiiiiiiii.

Ew ! Mais ta gueule ! On dirait que t’as des spasmes érotiques ! Et si seulement c’était ça. Ou si seulement tu avais une once de malice véritable en ton for intérieur. Bah, nah ! En examinant la chiure de couleurs, tu ne penses pas une seule seconde à voler cette toile pour te faire du fric, mais t’en viens à te demander combien les gens seraient prêts à payer pour ton Art. T’es pas une artiste. Tu n’as jamais été une artiste. Mais tu réfléchis à comment le devenir, songes même jusqu’à te coller un pain sur le pif, pour récolter ton hémoglobine sur une feuille de papier et faire croire au premier bozo candide que ce chef d’œuvre est de la Patte d’un artiste tourmenté et torturé. Ce genre d’histoire à coucher dehors, ça marche à tous les coups !

Et ton plan machiavélique d’escroquerie s’envase dans les affres de ton esprit embué d’alcool, lorsque trop hâtivement ton plus vil ennemi te happe en son manteau floconneux ; le Sommeil.

✤ ✤  ✤


    - Debout princesse.


Inopinément, tu te réveilles, manquant de peu de t’écrouler au sol lorsque tu ouvre grand un œil et que la clarté cinglante de la pièce court-circuite tous les fusibles de ton mal de bloc carabiné. Où tu es ? Ce que tu as fait ? Noctambule, funambule, Ophélie et tes folies, tu ne t’en souviens plus et tu t’en secoues royalement le jambon ! La voix dans ton dos, tu t’en moques… alors tu continues de faire l’étoile de mer sur la surface moelleuse de ce trop vaste lit si douillet, essayant de retrouver les longs bras barbant de ce petit con de Morphée, mais ce putain de deuxième soleil qui te grille la rétine t’empêchant de bien fermer les yeux. Ronchonne, grognonne, gueule de bois, sans extirper ta face de l’oreiller, à l’aveugle tu t’empares d’un premier truc qui te tombe sous la main et le balance vers la source de cet écho que tu as plus ou moins entendu dans ton dos.

Ton arme de prédilection s’avère être ce coussin rouge sang qui rate littéralement la cible et va s’échouer dans un coin de la chambre.

- Sors delà ! Et de toute, j’suis pas une princesse ! Ou si j’en suis une, bordel, j’ai pas hâte de voir de quoi a l’air mon prince charmant, que tu bafouilles dans les plumes de l’oreiller, rabattant sur ta carcasse un flanc de couette, pour te protéger la trogne de toute cette lumière.

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MessageSujet: Re: Persona Non Grata [PV Ophélie]   Jeu 25 Aoû - 13:20

Je braque Mes prunelles sur la silhouette allongée juste là, à même pas quatre mètres de Nous. Cette chambre est en tout point semblable aux pièces précédentes. Trop grande. Trop lumineuse. Trop remplie. Et de fait, beaucoup trop étroites. Des toiles d'un maître inconnu pour couvrir les quelques bouts de parois non-inondées par des tapisseries orientales. Y sont mimées des scènes de grandeur. De l'historique incandescent. Allant des reproductions frappantes de bacchanales grecques à la copie conforme de la tranche d'un tsar mort depuis belle lurette. Comment Je le sais? Qu'est-ce que cela peut bien M'importer? Allez savoir. Peut-être bien que ton goût incompréhensible pour l'art commence ENFIN à déteindre sur Moi.

Passons.
De Mon regard sans âge Je dépasse le tien. Je vois au-delà des apparences. J'aspire par-delà le visuel. Un unique pas vers l'avant. Mes sens aux aguets attrapent sans mal les réminiscences de sa dernière nuit. Son corps suinte l'alcool peu onéreux. Aucune grâce. Pas la moindre distinction. Dans ce tableau pourtant loin d'être idyllique, cette femme qui ressemble vaguement à un enfant n'a assurément pas sa place. Elle fait tâche dans un décor révélant pourtant de l'abstrait. Je penche un peu la tête. A peine. Pour mieux la cerner. La jauger. La juger. Chose que Je ne Me permets qu'en surface. Jusqu'à ce que claque sa langue de vipère. Jusqu'à ce que réagisse son corps de pantin. Elle hurle et crache un venin qui ne lui convient pas. Se saisit d'une arme improvisée. Opportunité ratée. Non seulement dans son choix, mais plus encore dans sa présentation artistique. L’objet en question fend à peine l'air. Se laisse librement aller à la facilité de l'incontestable pouvoir de la gravité. Le coussin ne parcourt même pas la maigre distance qui te sépare encore de son cimetière. Ridicule. Pathétique.
Amère déception que celle de se trouver face à une proie à tel point pitoyable.

Il devient évident qu'elle ne représente aucun intérêt. Qu'elle ne constitue aucun défi. Autant J'avais pu entretenir un soupçon d'espoir à son encontre, autant sa réaction infantile ne fait que Me refrogner. Elle ne M'inspire guère plus que Je n'aspire à plus. Perte de temps. Manque d'amusement. J'ai bien envie de hisser à l'image d'un reptile mécontent. D'un félin outré. Mais ce serait là Me rabaisser à la plèvre de cette réalité qui ne mérite en rien Notre infeste attention.

Comme pour Me donner raison, l'inconnue attrape un morceau de couette et se roule dedans à l'instar d'un cocon douillet. Ou d'une roulade au jambon. Allez savoir. Elle ne M'apporte déjà plus la moindre impression. J'en ai marre d'être ici. Finissons-en vite, J'ai envie de partir. J'ai besoin de courir. Et face à une telle preuve de médiocrité, pas certain de trouver de quoi Me mettre sous la dent le temps de patienter.

Envers et contre toute attente, tu ne dégaines pas ton arme. Contrairement à Mon propre égo, le tien ne semble nullement affecté par un tel manque de réaction. Tu avances d'un deuxième pas. Puis un troisième. Sans un mot. Sans un geste. Est-ce là un ersatz de sourire que Je devine naître aux coins de tes lèvres? Toi tu as toujours su comment attirer Ma si précieuse attention. Comment Me faire renaître de Mes cendres. Comment redessiner le destin ou encore plier à ta seule botte le cours du hasard. Ni une ni deux Me voilà dans les startings block. Je suis autant que Je vis tes moindres faits et gestes. Ce bras droit qui part vers l'avant. Ses phalanges gantées qui se saisissent du tissu salvateur. Un coup sec. La couette s'arrache à sa carcasse comme pour la dépiauter. Je sens le degré d'excitation montrer crescendo. Je Me suis même redressée. Tout comme cette pauvre fille qui tente encore et toujours de se débattre contre l'inévitable. Te voilà déjà sur le lit. Sur elle. A califourchon sur son bas ventre. Ton corps oblige le sien à s'enfoncer dans le moelleux de ce matelas beaucoup trop grand. Beaucoup trop criard. Ta gestuelle en duo effarant avec ta dextérité ne lui laissent aucune chance de riposter. Lorsque sa bouche s'ouvre pour protester, tu y glisses le goulot de ton arme à feu. Je suis Moi-même à ce point obnubilé par la perfection d'exécution que J'en suis comme paralysé. Ma gueule béante. Mes sens en plein émoi.

    - Si j'étais toi, je prendrais quand même le temps de regarder.


Le cliquetis métallique lorsque ton pouce vient confirmer la position de l'unique balle dans son emplacement. Ma respiration se stoppe net. Mon cœur bat la chamade dans ta poitrine. Ou serait-ce la sienne qui tambourine à ce point? Et puis ce gargouillis indescriptible entre tes jambes. Oserait-elle seulement se tortiller?

Lentement tu commences à te pencher vers l'avant. Ton visage qui se rapproche du sien. Si près de la détente. Toujours trop loin à Mon goût. Sa sueur doit fort probablement avoir le goût de son dernier repas. Il serait péché de la lécher. Alors pourquoi est-ce exactement ça que tu t'apprêtes à faire?

Tu déportes un peu tes lèvres de côté. Tu te rapproches encore. Si proche. Si audacieux. Si odieux. Tes prunelles à la couleur enivrante imposent le contact. Tu M'autorises à plonger dans les siennes. A trouver son âme. A y planter Mes crocs.

    - Une dernière volonté?


Le goulot se retire de quelques centimètres. Il ne quitte pas pour autant son antre buccal. Suffisamment pour elle articuler. Aucunement pour t'échapper.
Promis, Je n'ai aucune intention de la lâcher.


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MessageSujet: Re: Persona Non Grata [PV Ophélie]   Mar 25 Oct - 15:10


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Les premiers assauts portés sur ton petit corps fragile et fébrile te font perdre la tête. (Comme si tu ne l’avais pas déjà suffisamment perdue au cours de ces années de pures conneries.) À l’intérieur tout comme à l’extérieure de toi, tout s’ébranle et s’agite. Juste des éclairs foudroyants et récalcitrants. Lorsque tu ne retrouves à peine tes esprits, à tes oreilles entonne l’acouphène alors que tu te prends en pleine gueule un objet cylindrique qui est si loin d’allonger ton espérance de vie. Tes yeux de bibiche horrifiés biglent sitôt sur l’arme engluée entre tes lippes, entendant précisément la voix posée qui tient désormais ces ficelles qui t’ont toujours remuée comme un pantin désarticulé et dépourvu de marionnettiste. T’as le cul si enfoncé dans le matelas, que tu n’oses même plus bouger et respirer. Tu te fais violence un instant, par orgueil, par hérésie, mais tu sais pertinemment bien que tout est si vain. Tu hurles à l’intérieur, ton être saigne de peur, à l’intérieur, mais de l’extérieur, tu demeures cette petite poupée frisette qui a un peu trop fait la fête et s’entête dans sa gueule de bois. Le corps de la louve t’oppresse, t’affaisse, t’abaisse et tu confesses. Tes ébènes translucides d’une surprise non feinte se posent doucement sur son visage, comme sculpté dans le plus fascinant des marbres, détaillant ses traits d’ange qui s’embrasent et fument comme le plus vil des diablotins.

Tu es cuite. Non seulement à point, mais sur le point de cramer. Elle ne rigole pas, même si toi tu le fais par nervosité et frayeur. Elle se penche au-dessus de toi, déesse qui règne comme une reine. Impératrice de ton corps de damnée. Ses haleines parfumée qui effleure ton derme alors que ses lippes pernicieuses chatouillent presque les tiennent qui se crispent d’une tendresse insoupçonnée sur le métal chromé de l’arme. Tu as peur. Véritablement peur. Mais les émotions sont un concept que tu n’as jamais compris. Les bras se tendent, liens acérées et se braquent tout contre toi. Une cerbère qui en n’a si peu à faire de ta chair. Tes jambes, complètement inutiles dans ce corps-à-corps endiablé, glissent et fripent les couvertures. Tu cherches une ouverture, mais elle te tient véritablement en position de faiblesse. Ton cœur martèle le treillis recourbé de tes côtes, son sabbat au chaos te grisant les tempes.

Ton corps remué devient cette laideur défigurée et affaisse ta poussière dans ce lit qui peut désormais s’apparenter à ton indicible ornière. Tu te perds en ces glacials désert d’hiver, ses diaphanes plus translucide et lucide que cet éther qui t’enserre comme un carcan étouffant. Cachant l'astre éclatant de tes étoiles dansantes, tu fermes un instant les yeux, tes paumes de serviles esclaves venant saisir en désespoir de cause le dessus de ses cuisses, découvrant des muscles taillés au couteau et qui ne te laissent point indifférente.

Putain, Ophélie, t’es pas maso… réagis !

- Toi…

QUOI ?! PARDON !?
Aux frontières de la folie, si tu es pour mourir dans ce lit, la cervelle en charpie sur cet oreiller, autant l’avoir avec la satisfaction d’avoir au moins cracher quelque chose de vrai. Tu la veux elle… parce qu’elle t’ensorcèle. Sort critique et cruel. Tu vois ton cœur s’enfoncer dans le trou noir de ton sein, tu ne te débats plus… tu savoures l’étreinte, puisque c’est peut-être la dernière que tu vas avoir.

Tes mains moulées à ses cuisses remontent désormais sur ses poignets. Corps contre corps. Chair contre chair. Ton calvaire devient enfer…

- … Orello…

Un murmure. Une brûlure. Une déchirure.
Une vision...

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