STRESSED OUT (ft Ophélie)
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 STRESSED OUT (ft Ophélie)

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Enzo L. Puccinelli



Hellcome to Paris! Le barbecue c'est par-ici.
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MessageSujet: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Mer 22 Juin - 18:53


stressed out


(baudelaire) ▽ LA PLUS BELLE DES RUSES DU DIABLE EST DE VOUS PERSUADER QU'IL N'EXISTE PAS.
Toute la journée durant, le soleil a joué à cache-cache avec les nuages. Malgré cela, c'est dans son tombeau aménagé qu'Enzo est resté. Il a dormi, a bouquiné. A présent, la nuit a englobé Paris dans son intégralité et il est décidé à sortir, à voir autre chose que cet endroit morbide, et que le cimetière tout court. Enfilant son long manteau en laine, il pousse la lourde porte grinçante qui le mène à l'extérieur. Comme souvent, les lieux sont déserts. Pas de téméraire en vue, pas non plus de vampire fraîchement sorti de leur cercueil. Ses longues jambes lui permettent de passer entre les tombes rapidement, et discrètement.
Le regard obstinément fixé droit devant lui, il n'affiche pas la moindre émotion, comme il en a l'habitude.

Il n'a pas spécialement faim, mais il ne s'imagine pas passer une - très longue - soirée de plus enfermé. Il n'est pas allé dans son laboratoire depuis des jours, voire même des semaines - il ne voit plus le temps passer, le pauvre -, il est donc peut-être temps de remédier à cela. Comme il commence à se faire tard, il devrait n'y avoir plus personne là-bas. Et comme il a parfois besoin d'apposer sa signature en bas de certains papiers, il est peut-être sacrément temps qu'il fasse le déplacement. De manière fort évidente, il ne peut pas se rendre dans les locaux en journée ; il fait donc comme il peut.

Une fois la grille franchie, Enzo reprend sa route tout en regardant avec un peu plus d'intérêt autour de lui. Il a beau n'avoir pas faim, il sait qu'il doit se sustenter. Et là, justement, il casserait bien la croûte, pour le plaisir de la chose.

Pour plus de simplicité, il pourrait très bien se rendre dans un de ses lieux de dépravation dont il a entendu parler. Des lieux où des humains, parfaitement conscient de la portée de leurs actes, se rendent dans le but de se faire mordre. Cette seule idée le débecte. Il n'en voit pas trop l'intérêt, pas pour eux en tout cas. Et il se sentirait franchement faible d'avoir besoin d'user de tels recours. Il a plus de 400 ans, il n'a pas de temps à perdre avec ces idioties. S'il a un creux, il trouve sa "bouffe" lui-même. Rien de plus simple.

Cela dit, il a l'impression que les rues ne sont pas très fréquentées. Serait-on un soir de semaine ? C'est envisageable. Après tout, Enzo ne fait plus du tout attention à ce genre de détails. Il devrait, pourtant. Parce que, maintenant, il va avoir plus de mal à trouver une personne isolée à "grignoter". Ce n'est pas impossible, bien sûr, mais plus compliqué. Et s'il a pour réputation d'être très patient - et c'est véridique -, il n'a pas non plus envie de se compliquer la vie. Surtout que, justement, ce soir-là, sa faim n'est pas intenable. Il pourrait sans problème patienter jusqu'au lendemain, voire même jusqu'au sur-lendemain. C'est exactement ce qu'il fera s'il ne croise personne, sur la route qui le mènera jusqu'aux locaux de son laboratoire.
Plutôt que de passer par les rues les plus habituellement fréquentées, Enzo emprunte les ruelles. Ruelles qu'il connaît comme sa poche ; c'est le même chemin qu'il emprunte tous les soirs. Enfin, tous les soirs où il quitte ce cimetière qu'il aime tant.

Ses habitudes, il les apprécie bien plus qu'il ne l'avouera jamais.
Et ce soir, il n'a aucune envie de faire du zèle.

Sauf qu'au détour d'une de ces ruelles, c'est sur un visage qui ne lui est pas étranger qu'il tombe, chamboulant dans la foulée tous ses plans. « Oh non, pas toi. » Cela a au moins le mérite d'être clair. Sauf qu'avec elle en particulier, il a l'impression que ça ne fonctionne pas le moins du monde. Parce que c'est une emmerdeuse. Une putain d'emmerdeuse. Qui semble avoir pour objectif premier de lui filer des migraines à chaque fois qu'ils se croisent ou, à défaut, de le faire enrager.
Un jour, il trouvera un moyen de la faire taire. Et si ce jour était justement arrivé ?
(c) AMIANTE


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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Jeu 23 Juin - 20:14


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Enzo & Ophélie.
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Des bruits de pas. Des voix. Un trousseau de clés qui carillonne. Une pétarade d’éclisses de verres qui explosent et s’éparpillent sur le sol. Un vacarme hallucinant, mais pourtant tu ne bronches point. Ophélie, burlesque poupée de chiffon, où t’es-tu donc perdue cette nuit ?

- Brigitte, ma chérie, emmène les enfants à l’extérieur. J’alerte les flics.

Tu fronces légèrement les sourcils, plisse le nez, irrité que l’on t’extirpe aussi vulgairement des affres d’un sommeil sans rêve ni trêve. L’hymne de l’éther mouvementé, l’agitation, l’action, tout autour de toi commence à se matérialiser, les bruits s’enchevêtrent, s’entrechoquent, résonnent, rebondissent contre le plâtre des quatre murs qui t’emmurent, trouvent le chemin de tes conduits auditifs et dégringolent sur la pente imaginaire de ta conscience. Crotte de vieille biquette édentée ! Tu réalises enfin ton méfait, ouvre grand des yeux horrifiés et te redresse sur le canapé à l’effigie d’une mirifique sirène échouée sur son rocher. T’as la vision floutée, t’as du mal à distinguer les formes, mais tu repères les silhouettes qui s’affairent alors que toi tu t’arraches de ta torpeur en baillant un bon coup.

- M’sieur, m’dame, les morveux, b’soir, que tu décoches, l’air si indifférente que la moue mutine qui se profile doucement sur tes lippes en devient presque surfaite.

- Bon sang ! Mais vous êtes qui ? Et qu’avez-vous fait à notre pauvre Commodore ?!

Ha ! Ha ! Hahahaha ! Right, Commodore. Ce clébard galeux à la race bâtarde indéfinissable qui t’a servi pour le début de soirée de meilleur pote et aussi de mannequin canin sur lequel tu as foutu la garde-robe quasi entière de ses maîtres.  Tu ne te souviens plus très bien du supplice que tu as pu faire endurer à ce pauvre quadrupède, tu diriges donc tes ébènes anesthésiés sur la bestiole et te mords l’intérieure de la joue pour ne pas éclater de rire. Pénarde, la boule de poils semble se remettre de ses émotions, de tout son long étalé dans son panier, chapeau de cowboy de vissé sur le crâne et son tronc de saucisse vêtu d’une jolie chemise hawaïenne.  

- À priori, m’sieur, je dirai que Commodore semble fringuer fièrement des souvenirs de putain c’est quel voyage aux States. Le rose bonbon lui va plutôt bien, vous ne trouvez pas ? que tu t’interroges, haussant une épaule indolente alors que tu te redresses paresseusement sur tes deux jambes. Pour changer, t’as abusé du minibar et t’as trop la gueule de bois pour préserver ton équilibre.

- Mais vous êtes qui, pour l’amour du ciel ?! que s’insurge l’homme qui se précipite déjà vers le téléphone.

Par habitudes, tu devines qu’il ne va pas appeler son voisin pour discuter pétanque et moteur de tondeuse à gazon. Passive, agressive, candide, tu lèves les mains et opine du bonnet.

- Personne. Je ne suis personne. Je suis si personne que je vais de ce pas quitter votre splendide demeure.

- Oh que non ! Vous avez violé notre intimité, mademoiselle. Rentrer chez les gens par infraction est un crime et vous serez punie ! HEY ! OÙ EST-CE QUE VOUS ALLEZ ? REVENEZ ! BRIGITTE, ARRÊTE LA BON SANG ! EMPÊCHE LA DE FRANCHIR LE SEUIL DE CETTE PORTE !

Mais ladite Brigitte s’écarte de toi avec la peur bleue opaque que tu lui refiles la lèpre, tu es déjà en train de dévaler l’escalier en colimaçon lorsque le monsieur te beugle Diable sait quoi depuis le haut de son perchoir alors que toi tu déambules sur le trottoir.

Crotte de vieille biquette édentée ET éclopée ! Te voilà de nouveau à la rue, sans piaule où pieuter et ça te fait chier. Il fait nuit noire et il est très tard. Trop tard pour crocheter une serrure. Tu vadrouilles ici, là, un peu ailleurs et ensuite là-bas. T’as une migraine carabinée mais l’air frais te fait du bien. T’as la dalle, tu fouilles dans la poche intérieure de ton illustre veste en cuir, trouve une sucette, te débats avec l’emballage pendant une éternité, ne regarde pas où tu t’en vas, clopinclopant vers le vide ordure d’une ruelle bien sombre et patibulaire. Le fruit de tes efforts est enfin récompensé, l’emballage en plastique s’envole de ta sucrerie et tu l’enfourne direct dans ta bouche.

« Oh non, pas toi. »

Plaît-il ? Par habitude, tu te sens interpellée et lèves doucement la tête sur l’horizon. AH ! Le hasard n’aura jamais aussi bien fait les choses, cette nuit ! La sucrerie t’ayant coloré les lippes d’un rouge bien pétasse, tu lui décoches ton sourire le plus acerbe alors que tu papillonnes des cils pour souligner ô combien tu es charmée de le rencontrer ici… dans ce nulle part.

- Oh, si, moi ! tu largues la nargue en te pointant le thorax de ta sucette et clôture la belle rencontre en braquant ta sucrerie vers le sternum de ce grand ténébreux au regard aussi sombre que cette nuit sans astre et sans lune :

- Et... oh, si, toi !

Le « toi » étant par définition un putain de mystère que tu ne comprends pas. Et les choses que tu ne comprends pas, t’aimes pas ça. Tu le jauges sous toutes les coutures, détailles son teint d’albâtre, son visage, malgré tout, séduisant, bien que de tenter de lire au travers de ces émotions absentes est faire recourt à des années d’études en thanatologie… que tu n’as bien évidemment pas.  

- T’as pensé t’offrir des vacances sous les tropiques ? T’es aussi blême que les miches d’un chérubin ! Et il y a autre chose que je ne pige pas…

À mesure que tu parles, mieux tu agites ta sucette sous le pif du ténébreux ronchon, faisant gicler par inadvertance ce filet de salive, agglutiné sur ton bout de sucre, qui vient directement s’échouer sur la veste de ton énigme du moment…

- La dernière fois qu’on s’est vu, tu branlais, comme ce soir, que sais-je dans une ruelle crade.

Tu plisses les yeux.

- T’es un junkie ? Putain ! Je le savais ! T’as le numéro de ton « pharmacien », dis ?

Ophélie, burlesque poupée de chiffon, où t’es-tu donc perdue cette nuit ?

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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Dim 26 Juin - 18:38


stressed out


(baudelaire) ▽ LA PLUS BELLE DES RUSES DU DIABLE EST DE VOUS PERSUADER QU'IL N'EXISTE PAS.
Le Destin a visiblement décidé de jouer avec la patience d'Enzo, ce soir. Déjà, devoir passer au bureau de son labo ne l'enchante guère, mais il a fallu que soit, en plus de ça, mis sur son chemin cet énergumène. Oui, énergumène. Il n'y a pas de terme plus approprié pour la décrire tant elle lui semble étrange et insaisissable. A première vue, elle a tout l'air d'une petite humaine sans défenses, avec la fâcheuse manie de vouloir fourrer son nez là où elle n'est pas censée le fourrer. Sauf que la réalité est toute autre et, peu à peu, Enzo le réalise. Cette fille est une putain de sangsue qui semble s'extasier de se retrouver face à lui. Alors que, Enzo, de toute évidence, aimerait bien aller se terrer dans un trou de souris le temps qu'elle se barre loin d'ici.
Un vampire de plus de quatre cent ans qui aimerait faire profil bas face à une jeune homme toute frêle, et plutôt petite, allez chercher la logique là-dedans ...

Quoi qu'elle soit, cette logique - si tant est qu'elle existe -, elle ne change rien à la situation présente. Et son attention focalisée sur la sucette tendue devant lui ne l'empêche pas de garder le fil de la "discussion". Les remarques de la brune, qui défilent à vitesse grand V, ne lui donnent pas le vertige, ni ne l'assomment. Elles ont pour seule finalité de le tendre encore un peu plus si c'est possible. Est-il envisageable, finalement, que la faim se réveille tout à coup ? Comme si, déjà, son instinct lui soufflait que la seule solution pour la faire taire était de la croquer afin de lui aspirer toute sa vitalité. Très franchement, l'idée est tentante. Mais Enzo est passé maître dans l'art de la patience, alors il devrait réussir à ...

Ouais, non. Peut-être pas, finalement.

Un soupir las lui échappe. Ce qui est, disons-le d'emblée, digne d'un adolescent en pleine crise existentielle. « T'arrives-t-il de parler moins ? » Pour le coup, il est sincèrement curieux. Il essaye de comprendre. Cet énergumène a un débit de parole assez - voire très - impressionnant. Et rien qui ne sort de sa bouche ne plaît à Enzo.
Oh, il est encore loin de perdre patience. Mais ce n'est pas le première fois qu'ils se retrouvent l'un en face de l'autre, et ce n'est donc pas la première fois qu'il a à essayer de s'extirper d'une telle situation. Elle va le rendre dingue ; et pas dans le bon sens du terme, cela va sans dire.

« J'ai une gueule de junkie, moi ? » Tout en disant cela, Enzo décide de prendre le risque de baisser les yeux en direction de l'endroit où, il le sait, quelque chose s'est écoulé depuis la sucette - toujours tendue - de la brune oh combien agaçante. Ses yeux, il en est certain, doivent s'écarquiller à la vision de cette tâche humide - mi-salive, mi-sucre -, étalée là, juste sur sa veste. Le problème n'est pas l'argent, et donc le teinturier. Le problème, c'est que cette veste est plus vieille que celle qui vient d'essayer de la foutre en l'air. Il fera tout ce qu'il faut pour la remettre en état - et il y arrivera - mais c'est un élément de plus qui vient s'ajouter à son impatience grandissante. Que cherche-t-elle, en fait ? A lui filer un mal de crâne carabiné ? Elle n'en est pas loin. Et la seule solution pour lui de lutter contre, c'est de boire du sang. Beaucoup de sang. Sera-t-elle toujours aussi volontaire et motivée pour ça ? Rien n'est moins sûr.

Plutôt que de se laisser submerger par l'agacement et tout un tas d'autres sentiments négatifs, Enzo plisse les lèvres, et fait craquer les doigts de ses mains enfournées dans les poches de sa veste. Sa veste désormais tâchée. Sacrilège.

« Quand on se voit, donc, tu es toi aussi dans des ruelles crades. Dois-je en déduire que tu es une junkie ? » BIM. Du tac-au-tac. Son air calme est trompeur, et il ne sait pas si elle s'en rend compte. Mais il sent qu'avec elle, rien n'est jamais gagné d'avance. Elle pourrait bien être capable de se barrer aussi sec, tout comme de rester là jusqu'à le faire perdre patience. Pour le simple plaisir de le voir s'égosiller, cela ne peut pas être autre chose.

Du coup, elle risque fort d'être déçu : Enzo ne perdra pas patience.
Il en est tout simplement hors de question.
En théorie, en tout cas.

Alors il lui faut ruser. Arborer un sourire des plus faux et des plus discrets - il ne faut pas s'attendre à plus venant de lui. Mais aussi parvenir à garder le cap au niveau de la discussion, ne surtout pas la laisser dévier sur des sujets épineux. C'est déjà trop tard pour ça, peut-être. « Junkie et friandise ... cela semble assez contradictoire finalement. » Nouveau regard vers le bas. Cette fois en direction de la sucette qu'elle tient toujours. Et tout cela, sans bouger la tête, bien sûr. Ses yeux font tout le travail, et remontent aussitôt pour se planter dans ceux de la brune. Va-t-elle tourner les talons rapidement ou a-t-elle d'autres plans en tête ? Il n'est pas certain de vouloir le savoir.
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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Lun 4 Juil - 12:04


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Tu le sens, n’est-ce pas ? Tu le sens son regard posé sur toi, il pèse si lourd. Flegme impressionnant, calme stoïque, il te jauge, te juge et estime. Il n’a pas envie de te lire. Il ne veut simplement t’étudier. Trop curieuse, trop capricieuse, toi, tu veux apprendre à le comprendre et à le lire. Jeu dangereux, Ophélie. Tu joues avec le feu. Tu le sais. Tout faux pas interdit, tu sombres tout droit à l’abîme, abîme de Ses deux billes de ténèbres qui t’aspirent comme le gouffre, à l’intérieur de toi, qui te submerge, ce gouffre qui te fait tomber en mésestime. La tête coincée en l’outre-monde, tu ne laisses pas ton instinct te dicter quelles phrases prononcer, laissant s’échapper d’entre tes lippes poisseuses de sucre le soupir d’un rire qui ne redessine ton sourire. Tu aimerais l’impressionner à l’opposé de l’agacer. Tu es telle cette épine qu’il a d’encastré dans le pied. Si seulement il savait. Si seulement il te connaissait. Sait-il seulement que tu dois être l’une de ces très rares personnes qui l’apprécie ? Il bouleverse tes sens et méfiances. Tu te contentes de le taquiner, car en ta présence il fait toujours preuve de résistance. Mais tu le sens. Tu le vois. Tu le perçois. Tu es sur le point de conquérir bastion, les fondations s’ébranlent à mesure que tu l’absorbe en cette spirale infernale. Irrésistible défi, tu ne peux appeler cela autrement qu’une danse… une valse, là où tes échanges se font transes. Tu joues avec le feu et tu te brûles. Un regard des ténèbres plongé dans tes yeux et te voilà noyée plus bas que creux.

- Contradictoire ? que tu ne peux t’empêcher de faire écho, approchant de tes lippes cette sucrerie que tu tètes goulûment.

Désinvolte, tête légèrement inclinée sur le côté, un pas, tu fais un pas et franchis l’interdit. Tu joues avec le feu, Ophélie. Regard hautain, sourire mutin, son corps crispé de dédain. Tristes et prévisibles retours de tes actes. L'oxymore parfaitement défaite de deux opposés. Il a la sagesse. Tu as la jeunesse. Il a l’expérience. Tu débordes d’espérance.

- Nous ne vivons que de contradictions, mon cher. On ne peut y échapper, dans un bruit de spongieux et très agaçant de tétée, tu retires ton bout de sucre d’entre tes lèvres persifleuses et accomplie le dernier pas. Tu es imperméable et hermétique à ce qu’il s’émane de chez-lui. Tu n’as pas peur. Tu voudrais avoir peur. Mais tu en n’as pas la force. Tu veux apprendre et comprendre.

Valeurs de l’existence, quelle insignifiance, à tes yeux. Tu joues avec le feu, Ophélie. Tu joues avec le braiser de sa haine, danse entre les oriflammes incandescentes de son impassibilité, pour finir par t’y brûler parce voilà tout ce qui te permet d’exister…

- On s’écartèle entre le rêvé et la vérité… l’idéal et la réalité. L’apparence, ce qu’on en pense. Les faits qui deviennent surfaits. Ce qui est de chairs, parures éphémères sur les chimères d’un crâne et d’un cœur plongés dans les noirceurs. Tu n’es pas ce que je vois. Je ne suis point ce que tu vois. Entre la contradiction et le paradoxe, la ligne est infiniment fine.

Trop fine. Du bout de tes doigts brûlants, tu effleures son torse de marbre, suivant les veinures en laine de cette veste que tu as grossièrement négligé alors que tu te lèves sur la pointe des pieds pour te retrouver quasi nez-à-nez avec ce mystère que tu veux comprendre… allant jusqu’à faussement jouer de tes charmes en batifolant des cils et taquinant de ta sucrerie la lippes inférieure du grand brun.

- Alors dis-moi… aies-je la gueule d’une junkie ? Ou t’arrive-t-il de parler… plus ?

Tu joues avec le feu, Ophélie.
Et tu te brûles.

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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Lun 11 Juil - 13:58


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(baudelaire) ▽ LA PLUS BELLE DES RUSES DU DIABLE EST DE VOUS PERSUADER QU'IL N'EXISTE PAS.
Qu'a-t-il donc fait au bon Dieu pour que sa route croise la route de cette imprudente ? Visiblement un grand mal, puisque ce n'est pas la première fois que cela arrive. Il savait qu'il ne lui fallait surtout pas aller faire entendre sa voix, et faire respecter ses doigts sur l'entreprise, implantée à Paris depuis longtemps déjà.

Pas ce soir, tout du moins.

A cause de ses obligations, il se retrouve maintenant dans une posture des plus désagréables, et de toute évidence incapable de se débarrasser d'elle. Elle s'accroche à lui comme une moule à un rocher, et ce n'est pas pour lui plaire. Il aimerait n'avoir qu'à claquer des doigts pour qu'elle s'en aille. Une telle solution semble à sa portée ; mais il n'est pas sûr de vouloir en arriver à de telles extrémités. Elle n'est pas méchante, juste extrêmement emmerdante.
Avec lui, parce qu'il ne sait pas ce qu'il en est avec les autres.

Et d'ailleurs, c'est quoi son problème ? Pourquoi lui et pas un autre ? Il n'est quand même pas le seul à se balader si tard dans les rues de Paris, loin de là même.

« Contradictoire. » Répète-t-il encore une fois, inlassable. Si elle veut jouer à ce jeu-là, Enzo sait déjà qui en sortira vainqueur. Il n'est pas vantard, il sait juste ce qu'il vaut. Et sa patience est son arme la plus féroce. Quoi que face à elle, il n'est pas certain qu'elle est la même efficacité.

Elle s'approche. Encore. Et Enzo ne bronche pas. Aucune émotion ne transparaît sur les traits de son visage, aucun mouvement ne la tient à distance. Il se contente de rester là, les yeux fixés sur elle et l'air impénétrable. « Serais-tu une groupie de Schopenhauer ? » Schopenhauer et son pessimisme latent - non, très manifeste en réalité -. Il ne l'aurait jamais soupçonné fan de ce genre de folie, mais avec la tirade qu'elle vient de lui balancer à la gueule, il y a de quoi se poser des questions.

Elle le surprend. Un peu. Mais il ne l'avouera pour rien au monde. Il préfère jouer les distants et tâcher de ne pas perdre son calme, face à toutes les - vaines, il l'espère - tentatives d'Ophélie. Elle joue avec ses nerfs. Mais les nerfs d'Enzo sont inaccessibles. Du moins, c'est ce qu'il veut continuer à croire pour un temps infini.
« Je parle peu, c'est un fait. » Et un fait indéniable. Lui-même ne trouve rien à redire à cela. En fait, il se complaît dans cet aspect de sa personnalité. A quoi bon se forcer à parler si c'est pour dire des choses futiles ? Le silence est d'or. « Mais tu as la gueule et le corps d'une junkie. » Là. Il ose espérer qu'elle ne lui demandera pas plus d'explications, il n'en a pas. Elle n'a pas l'air bien épaisse, ce qui le met sur cette voie-là. Pour le reste, il n'en sait rien. Il ne sait pas si c'est une junkie ou si ça n'en est pas une.

Et pour être tout à fait sincère, il s'en contre-fiche. Tout ce qui l'intéresse, actuellement, c'est de se débarrasser de ce parasite. Elle a su l'étonner - n'allons pas jusqu'à dire qu'il a été épaté - une fois ou deux, mais cela s'arrête là. Et il serait temps qu'elle lui fiche la paix, et qu'elle retourne dans le même temps à ses occupations. Est-ce trop demander ?
« En avons-nous terminé ? J'ai à faire. » Son plus gros défaut ? Il est trop poli. Il pourrait tout autant la pousser dans un coin, et partir avant qu'elle n'ait eu le temps de se remettre de ses émotions.
Il n'en fait rien. Et il ne sait pas lui-même pourquoi.
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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Lun 19 Sep - 20:11


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En tout cas, bien qu’il s’interroge sur tes goûts Schopenhauerie, s’il est surprit, tu n’en décèles pas la moindre trace sur le jaspe de ses traits forgés dans une impassibilité qui commence légèrement à t’emmerder. Doucement, joueuse, friponne, tu continues de suçoter ta sucette, l’air songeur alors que tes paupières se brident en de fines mirettes. Tu écoutes attentivement le peu de paroles qu’il peut si humblement te cracher à la gueule, tu opines du chef, bien d’accord avec lui qui lui est d’accord avec ce que tu as dit ; il ne parle très peu… c’est un fait, les Sherlock !

- Une junkie, vraiment ? que tu fais écho, point offusquée, plutôt amusée, même. Tu te rapproches de lui, l’ultime pas qui fait de la distance entre vos deux  corps un concept inexistant… bien que le large forcé qui se creuse entre vous se voit grandir et s’approfondir de nuit en nuit.

- Oh, que non, mister-j’ai-autant-de-personnalité-qu’un-lave-vaisselle ! Nous avons pas terminés et je me cogne que tu aies mieux à faire ailleurs. Pourquoi ?

Persuadée qu’il comprenne cette question, -comme littéralement sortie de tes fesses-, tu lèves ta main et allonge tes paumes et doigts sur son torse.

- Pourquoi il ne se passe rien quand je te touche ? Habituellement, ça fonctionne, tu comprends ? Tu es qui et tu fais quoi ? D’où tu sors et pourquoi tu en sors ? Merde, quoi ! J’suis là à tenter de te comprendre et tout ce que tu trouves mieux à faire c’est de m’envoyer sur les fleurs. J’suis pas groupie de ce stupide Schopenhauer, d’ailleurs ! J’avais simplement beaucoup de temps libre et une bibliothèque toute entière à lire pour combler ledit temps libre. Mais ce détail on s’e fout ! Ce que je pige pas… c’est toi !

Et tout au long de ton discours, tu lui assènes ton index sur le sternum, comme pour mettre de l’emphase sur tes mots que tu veux qu’il comprenne !  

- Alors dis moi pourquoi ou sinon… j’viendrai hanter ton humble demeure ! Tu m’en crois pas capable ? HAHAHAHAHAHAHA ! Tu te fous un doigt dans l’œil et jusqu’au coude ! Tu sais pas à qui tu as affaire, mon grand ! Oh, que non ! Hum-hum, NON !

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MessageSujet: Re: STRESSED OUT (ft Ophélie)   Ven 30 Sep - 15:28


stressed out


(baudelaire) ▽ LA PLUS BELLE DES RUSES DU DIABLE EST DE VOUS PERSUADER QU'IL N'EXISTE PAS.
Oui, une junkie. Enzo n'a rien trouvé de mieux à dire. Et, surtout, il voulait écourter la conversation. Visiblement, c'est raté. Et atrocement ... Elle surenchérit, ne s'arrête pas et continue d'essayer de lui taper sur le système. Parce qu'il est certain, au fond de lui - comme à la surface -, que c'est son but ultime : mettre sa patience à rude épreuve. Lui en faire baver. Le pousser à bout. Il ne sait pas comment et pourquoi, mais c'est ce qu'elle essaye de faire, consciemment ou pas. Et il fonce tête baissée dans son piège. Tout en essayant, malgré tout, de prendre sur lui ... encore plus qu'à l'accoutumée, cela va sans dire. « Une junkie, exactement. Peut-être, je ne sais pas. » En fait, il ne l'a pas examinée d'assez près pour en être certain. Et peut-être qu'un jour il se laissera tenter par quelques gouttes de son sang - ou plus, qui sait -. Uniquement pour savoir s'il s'agit vraiment d'une junkie ou pas. Rien d'autre. Evidemment.

En attendant, elle continue à tirer sur la corde de sa patience, et il ne sait pas combien de temps il tiendra. Jusqu'ici, tout va bien. « Je crois que ... tu as trop de temps libre. » C'est ce qui doit lui taper sur les nerfs et la mettre dans des états pareils. Ce n'est pas possible autrement.
Elle ne peut pas être aussi ... aussi chiante de manière permanente. Ce doit être exceptionnel.

Ou juste avec lui. Ce qu'elle vient de dire lui a mis le doute. Et le voilà qui oublie - presque - qu'elle s'est encore plus rapprochée de lui, et qu'elle se permet toujours de le toucher. Comme si c'était la chose la plus normale à faire. Il plisse les yeux, l'observant d'un œil distant et pourtant maintenant sincèrement intrigué. De quoi est-ce qu'elle veut bien parler ? S'il y a bien un trait de caractère dominant chez Enzo, c'est sa naturelle patience - pourtant très limitée à ce moment précis -. Mais il y a aussi un autre point sur lequel on ne peut pas passer ... Sa curiosité. Il aime tout savoir et, là, elle a su appuyer sur le bon bouton. Enfin, plus ou moins. « Qu'est-ce qui est censé se passer qui ne se passe pas quand tu me touches ? » Cette fois, il veut prendre le contrôle de la discussion, et obtenir cette information coûte que coûte.
Son regard posé sur la gamine est presque neuf - presque, parce qu'il n'oublie pas le coup de la sucette dégoulinante, tout comme il n'oublie pas à quel point elle peut être chiante -. Mais il est curieux. Et il veut savoir de quoi elle parle, quoi qu'il arrive.
(c) AMIANTE


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