WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]
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 WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]

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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Ven 17 Juin - 22:05



I could do this all night

FT. WILHELMINA DE SANTIS



Une main bourrue se pose sur son torse et sa chemise noire à un prix défiant toute concurrence. Il se stoppe, dans son geste, son entrée, tout est gâché. Avec lenteur il daigne lever les yeux vers celui qui ose et s’impose. Il s’agit d’un gorille à la sale trogne, sans doute un peu trop pâlotte cachant probablement une rangée de dents qu’il ne voudrait pas voir. C’est donc avec indifférence et arrogance qu’il retire d’un air dégoûté la patte non de velours du gros balourd. « Je suis là pour affaire. ». Il lui offre un sourire narquois et un froncement de sourcils certains. Il ne ment pas, il est réellement là pour affaire, on lui a même donné rendez-vous et il espère qu’il ne s’agira pas d’un quelconque traquenard car ça risquerait de le mettre profondément en colère et l’on ne voudrait pas d’un sorcier en colère. Ni des vampires d’ailleurs… Il a une négociation d’objet magique en cours, et il ne voudrait certainement pas rater son opportunité à cause de sang trop pompeux circulant dans ses veines d’humain aux pouvoirs magiques. Pour prouver sa bonne foi, Ethain lève ses deux mains et lui adresse un nouveau sourire malicieux. « Je n’ai pas toute la journée… Oops. Je veux dire… Toute la nuit, alors j’aimerai bien retrouver ma… ». Ma… Quoi ? Vite, trouve donc quelque chose, réfléchis deux secondes. « Ma cliente. Oui, tu ne voudrais pas que l’un de tes vieux copains tombe en panne sèche de liquide carmin, ce serait tellement dommage. ». Enième sourire, il n’y en aura pas de quatrième. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il s’écarte enfin de son chemin pour le laisser passer, permettant ainsi au sorcier de pénétrer dans cet endroit où il n’aurait jamais mis les pieds s’il n’avait pas véritablement tenu à récupérer l’objet promis et négocié.

Sans crainte aucune, il pousse la porte de ce bar d’ambiance à l’allure très vampirique et sélect, aussi bourgeois qu’on peut l’être et donc forcément réservé à une classe sociale plus qu’aisée, ce qui ne le met pas en porte à faux, ni même le contrarie, bien au contraire. Ça pue les paillettes démoniaques et ténébreuses, et quand bien même il ne soit pas spécialement friand de ce genre d’établissement il ne peut s’empêcher d’arborer ce sourire en coin qui ne veut plus quitter ses lippes. Il sait pertinemment qu’on le sentira arriver à des kilomètres, sa tenue noire hors de prix ne pouvant camoufler ses odeurs typiquement humaines, typiquement vivantes. C’est la démarche sereine qu’il continue d’avancer jusqu’à une table reculée et toujours à l’ombre, il aime observer sans forcément être vue, même si ce concept ne peut s’appliquer ici. Pas en présence de ces suceurs de sang adeptes des rassemblements nocturnes. Une « party sun » ce serait tellement plus fun. A cette blague personnelle, il ne peut se retenir de dévoiler ses dents blanches en un franc sourire qui le ferait sans doute passer pour un fou. De toute manière, être ici, c’est déjà être fou, ou fortement suicidaire. Du coin de l’œil, il aperçoit une femme au teint pâle, visiblement décédée dans la fleur de l’âge, ayant à peine passé la majorité. Cette dernière le dévisage et il la dévisage rapidement en retour avant de détourner les yeux et se relever pour aller au bar passer commande. Le plus grand cocktail qui existe et qui ne soit pas uniquement fait de sang humain ou autres ingrédients peu ragoûtants pour lui. Accoudé au bar chic, il attend qu’on le serve. L’ombrelle a été remplacée par un pic à cornes de diable et les bâtons phosphorescents de couleur par de vulgaires glaçons en forme de crocs. A peine cliché et revendicateurs d’appartenance leurs cocktails… A peine. En silence, il sort un billet de sa poche et retourne vers sa place précédente, paille entre les lèvres et sirotant son cocktail rouge sanguinolent mais fait de tequila et autres fruits rouges. Au moins il a le monopole de la brochette d’Haribo, et ça c’est top, vive les crocos.

Le sorcier attend, inlassablement il attend. Entre la musique et les sièges de cuir noirs et rouges, les coups d’œil insistants et les vaines tentatives de rapprochements. A chaque fois il esquive, et son rendez-vous n’arrive pas. Toujours pas d’objet magique en vue et il commence à sentir l’impatience et l’agacement monter à l’intérieur, picotant ses doigts d’où menace l’explosion de sa capacité ou d’un sort de lévitation pour tout envoyer sens dessus-dessous. Mais il prend sur lui, se fait violence et conserve son sang-froid, prenant le temps de siroter son cocktail géant, utilisant sa brochette métallique comme d’un cure dent. Oui, ils ne sont pas assez fous pour mettre de brochettes en bois qui peuvent servir de pieu. Dommage ça aurait pu être drôle aussi ça. De l’intérieur Ethain bouillonne et commence à sentir le lapin venir se poser sur ses genoux et lui adresser un royal doigt d’honneur. Ha ha, un vampire qui pose un lapin à un sorcier. Ha. Ha.

Les minutes passent et lentement il trépasse, tapotant des doigts sur la table noire, retirant sa veste devenue encombrante de par la chaleur qui règne ici. Il sait qu’ils sont morts mais est-ce une véritable raison pour pousser le chauffage à ce point-là ? Ils pourraient risquer l’assèchement par chauffage électrique après tout. Il desserre sa cravate aussi sombre que le reste de sa tenue mais ne laisse aucun centimètre de peau à portée. Il n’est pas fou, et bien qu’il ne craigne absolument rien et se montre totalement indifférent, il n’est pas assez cinglé pour essayer de tenter le premier croc blanc venu. Surtout qu’ils sont moches avec leurs tronches de renfrognés quand ils s’y mettent. Suffit de voir ces deux vamps en train de se rouler des galoches à pleins crocs mouillés. Tellement moches qu’ils en baveraient à force de se lécher les canines comme ça. En fait, Ethain n’aime pas spécialement les vampires, et il s’en rend compte aujourd’hui, mais il continue d’attendre et s’affale un peu plus sur cette table, cocktail terminé depuis belle lurette à présent. Il est à deux doigts de partir quand les talons claquent entre deux musiques et s’arrêtent à son niveau. Ce n’est que lorsqu’il est en mesure d’apercevoir la chevelure rousse éclairée temporairement par des spots rougeoyants qu’il se redresse et s’enfonce le dos dans son siège en cuir. Il la dévisage, insolent qu’il est et penche la tête sur le côté.

« Je doute fortement que vous soyez mon revendeur du soir. Ce crocnard qui n’a pas daigné montrer sa trogne de zombie à la Michael Jackson. Je n’ai rien qui peut vous intéresser vous pouvez circuler. ». Trop aimable. Mais là… Il est agacé. Il n’a pas récupéré son jouet.


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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Mer 22 Juin - 20:37



I could do this all night

FT. WILHELMINA DE SANTIS


Difficile. C’est le mot. Ca me décrit parfaitement. J’observe le videur d’un air critique, prête à entortiller mes longitudinaux doigts autour de la chair tendre de sa gorge. En une faible pression, je pourrai le tuer. Mettre fin à sa pitoyable existence dépourvue de sens. Je pourrai le plaquer contre ce mur et l’encastrer à l’intérieur, faisant de lui une nouvelle œuvre d’art sanguinolente et malodorante. Mais je me contente de faire claquer ma langue contre mon palais pour marquer mon mécontentement face à son manque de professionnalisme.

« - Je viens ici régulièrement, vous êtes nouveau, aussi vais-je me contenter de vous avertir une première fois, je lance en approchant lentement de lui.

Du faut de mon mètre quatre-vingt agrémenté par haut talons, je le surplombe et le dévisage avec hargne.

- Mais c’est la dernière fois, microbe, j’ajoute avec dédain alors qu’il recule, l’air mécontent.

Comme si j’en avais quelque chose à carrer. Je fais fi de ses coups d’œil sombres en passant sous le nez de plusieurs vampires, faisant claquer mes talons contre le bitume, puis sur le sol sombre du bar. La décoration laisse clairement à désirer. C’est d’un cliché … Mais même si l’ornementation des lieux n’est guère dans mes préférences, la qualité proposée est largement compensable. On est loin des taudis morbides où les pauvres drogués s’entassent, pressés de se faire siphonner les veines et tomber dans une léthargie fortunée et tristement éphémère. Je me fraie un chemin entre quelques clients, ma robe fourreau aux couleurs crème et ma chevelure rousse détonant presque autant que la fioriture exécrable des lieux. Il faut que je repaire ma proie. Mes longues guibolles m’amènent jusqu’au bar où je fais claquer mes ongles, réclamant un verre de Rhum. J’éjecte la paille glissée à l’intérieur et grimace devant les regards embarrassés des employés. Si ma conduite les incommode, je m’en contrefous totalement. Mes opalines s’égarent au-delà d’un groupe de vampire au comportement trop impudique, et j’entrevois une cible parfaite. Ce grand brun a l’air bougon dans un costume hors de prix. Tout à fait mon genre. Je me pourlèche les babines, amusée par ce qui va suivre. J’ai hâte de jouer.
Je m’approche sans une once d’hésitation, m’établissant à ses côtés avec mon verre de Rhum. La pique ne se fait pas attendre. Je lui adresse un sourire caustique en haussant un sourcil. J’ignore de quoi il parle, mais je connais sûrement ce fameux revendeur, en revanche.

- C’est lequel ? Oran ? Je demande en sirotant ma boisson tout en lui jetant une œillade rapide. J’espère pas pour vous, il vend de la pacotille et se fait un bénéfice énorme.

Puis je pose le récipient sur la table, passe un doigt sur mes lèvres et fait mine de réfléchir.

- Hmm, à moins que ça soit Dolkëite, ou Valkan, peut-être ?

A son expression, je vois que j’ai fait mouche quelque part. Mon sourire s’élargit et j’inspire longuement.

- C’est marrant, le destin … Il se trouve que je dirige une galerie d’art et … Que j’ai un certain talent pour dénicher quelques petites bricoles, disons.

Pour le coup, je l’ai vraiment pas fait exprès.

Je me rapproche dangereusement, penchant mon buste et passant une main sur sa nuque en plongeant mes iris dans les siennes.

- Je m’excuserai bien pour mon impolitesse, mais ce n’était que partie remise. Je me prénomme Wilhelmina, Wilhelmina De Santis. Ca vous dit de faire affaires ? »

Moi, foutue vénale qui saute sur les premières occasions venues ?
Bien-sûr que oui.

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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Jeu 23 Juin - 21:02



I could do this all night

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Elle est arrivée sur ses hauts talons, sa robe d’un beige crème faisant ressortir la couleur flamboyante de sa crinière et mettant parfaitement en valeur ses courbes. Elle a de l’allure il ne peut pas le nier, mais à cet instant il est juste agacé. Et il le lui fait bien savoir, Ethain, alors qu’elle pose sans permission son divin fessier sur le canapé de cuir noir, juste à ses côtés, son verre de rhum sagement tenu entre ses doigts délicats qui semblent froids à vue d’œil. Veste posée de son autre côté, le sorcier la dévisage le temps d’un court moment, avant de se focaliser sur son verre irrémédiablement vide à présent. Il a perdu son temps, un temps précieux, à attendre ce revendeur qui ne viendrait pas, et dont la rousse se mit à évoquer un nom potentiel. Tiens donc… Fifi Brindacier sans nattes statiques serait-elle en train de lui dire qu’elle connait peut-être le connard à crocs blancs qui n’a pas daigné se montrer ? Intéressant. Wilhelmina a désormais toute son attention, même s’il continue de la regarder avec dédain, peu certains de vouloir réellement faire connaissance avec un être mort qui cramoisi de l’intérieur depuis des années. En silence à présent, il la laisse énumérer, penché en avant vers cette table basse où jonchent les restes de son cocktail rouge vif tellement cliché. Il en voudrait bien un autre ceci dit, mais la vampire évoque un nom qu’il ne connait que trop bien pour l’avoir déjà entendu. Valkan oui, un nom tout droit sorti d’une BD de mauvais goût. C’est bien ça. Ethain se redresse alors et revient enfoncer son dos dans le cuir tendre dudit canapé, à semi tourné vers elle à présent, ses ébènes rivées sur les audacieuses de celle qui lui fait presque face et qui est venu perturber son attente. Il n’est pas totalement fou, ni totalement fourbe, il sait que ça cache quelque chose, mais elle met le doigt sur un détail qu’il ne peut que relever et prendre en considération : un talent pour dénicher.

Il n’aime pas les vampires, il n’a rien de spécial contre eux mais au fond il le sent jusque dans ses tripes, il y a quelque chose qui l’agace chez eux. Probablement parce qu’il n’en connait que des riches toujours prêt à lui renvoyer sa propre image à la figure, car lui aussi, il l’est. Humain, sorcier, mais riche. Il n’hésite pas à écraser la semelle de sa chaussure de cuir sur plus pauvre que lui si c’est dans son intérêt. Il n’hésite pas à cracher son venin sur le premier venu et il adore surtout se moquer de la majeure partie de la population. Mais Ethain est surtout un bon « vivant », et elle, elle est… Morte. Ca fait déjà une profonde différence entre les deux. Si bien que lorsqu’elle se met à effleurer sa nuque du bout des doigts, il ne peut s’empêcher de sentir un frisson parcourir son corps, descendant jusqu’au creux de son dos en une sueur des plus froides. Si ce frisson est le plus froid jamais eu jusque-là, sa mine éclairée par les spots endiablés ne lui offre qu’un fin sourire en coin, traits détendus par les présentations et sa demande bien particulière. A défaut d’un revendeur, il vient d’attirer une véritable chimère.

Le sorcier garde plus ou moins ses distances mais ne souhaite pas la vexer outre mesure, de toute manière il a plus d’une carte dans sa manche et rares sont les idiots qui viennent en ce genre de lieux sans avoir pris leur précaution. Une moue malicieuse est perchée sur ses traits et y demeure impassible, Wilhelmina s’est rapprochée considérablement de lui et il n’a pas sourcillé. Au jeu des arrogants il peut être sacrément doué s’il le veut, alors il hausse un sourcil, tout sourire.

« Ethain Walshe. ». Qu’il souffle avant de se pencher en avant pour récupérer son verre vide. « Je suis plutôt dur en affaires, Madame la dirigeante d’une galerie d’art et fin nez en matières de babioles. Veuillez excuser mon impolitesse précédente, mais je déteste que l’on me pose un lapin, lorsque je souhaite faire affaire. ». Il lui sourit franchement, faussement aussi, trop accentué pour être véridique, cela fait également office de mise en garde même s’il sait qu’il joue avec le feu. « Vous avez toutefois de la chance, comme je n’ai finalement rien de mieux à faire, je suis disposé à vous écouter… Avec un autre verre. ». Cette fois le sourire est non feint et véridique alors qu’il lève le verre vide juste devant son nez. L’alcool enivre, les cocktails sont traîtres mais il sait parfaitement se maitriser, et ce ne serait que le second. Au jeu de l’arrogance, il la teste, Wilhelmina. Si tu souhaites faire affaire, joues donc avec moi. Danse sur les syllabes et les mots qui s’assemblent. L’objet qu’il était supposé racheter, il le veut véritablement, il en a même besoin. Que ce rendez-vous se transforme en fiasco était un échec cuisant pour le sorcier qui se retrouvait à présent à devoir gérer des griffes de cougar en chaleur. « Faites-moi donc rêver… Je ne suis pas du genre à m’intéresser à n’importe quelle babiole. J’espère pour vous que vous êtes aussi douée que vous le prétendez. ».

Et il l’attend, son deuxième verre qui, lorsqu’il arrive enfin l’oblige à nouveau à se pencher en avant, échappant probablement temporairement aux griffes de la rousse. Ethain attrape la brochette de bonbons et la porte à ses lèvres. Fraises Tagada. Un vrai régal, il s’en lècherait les doigts. « Oh, j’en oubliais encore les bonnes manières. Très jolie robe. C’est du Chanel ? ».

Il ignore totalement pouvoir passer pour une fraise Tagada aux yeux de tous ces blanches-canines, mais ce qu’il sait en revanche, c’est qu’ils savent se focaliser sur les rythmes cardiaques et autres sons pouvant trahir n’importe quelle émotion chez un humain. Il n’aime pas être ici, mais son cœur reste incroyablement calme. Contre toute attente. Agir comme un véritable con et gosse de riche semble être le meilleur des calmants. Come on, Madonna, make me a Material Boy.



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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Dim 3 Juil - 21:52



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C’est qu’il a l’air contrarié, le petit gars. Je m’amuse et m’enivre de cet état qui semble le ronger. J’adore observer le chaos chez les humains. J’adore les voir dans tous leurs états. Même si celui-là est bien plus contrôlé. Trop. Pas assez ravagé par la colère à mon goût. Juste un chouia agacé et malmené des nerfs par un pauvre bougre qui lui a posé un lapin. Et je touche en plein dans le mille. J’attire l’attention de ce dernier en énumérant le bon nom. A tous les coups, c’est cet enfoiré de sorcier ! Valkan m’a déjà piqué un client, une fois. Je déteste ce petit salopard.

« - Hun hun … je marmonne en tripotant l’une des mèches de ma crinière rougeoyante.

Je lève mon index en l’air, faisant signe au serveur d’amener un autre verre. Un claquement de doigt magique pour que le petit larbin du comptoir exécute ma demande. Je croise les doigts de mes sénestres et fait rouler mes pouces l’un sur l’autre. Un rire de garce éhontée aux légers miasmes de primauté afflige les oreilles du bougre en m’explosant entre les lèvres.

- C’est ça, vous êtes mignon, tiens. Très cher, j’ai une réputation qui n’est plus à faire. Je ne fais pas dans la babiole, je lâche entre mes dents en insistant bien sur le dernier mot avec opiniâtreté.

En revanche, il marque un point en admirant ma robe. Enfin, presque.

- Lancôme, je le corrige en me penchant pour récupérer ma boisson. Série limitée et à peine commercialisée. Un vrai prestige. Mais vous avez le nez fin, pour un homme. J'admire votre costume, au passage. Dior ?

Je reluque l’une des veines palpitant contre sa tempe, mon index droit allant effleurer la mienne. Il a une odeur … particulière.

- Dite m’en plus sur ce que vous cherchez tant ? Relique magique ? Tableau aux vertus particulières ? Attention à ceux-là, ils sont fourbes. Un type s’est fait avoir en cherchant à se prendre pour Dorian gray, une fois. Il a bien gagné l’immortalité oui, mais dans le tableau et pour le restant de ses jours. Pauvre type. »

Nouvelle adjectif craché avec morgue.

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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Jeu 7 Juil - 21:01



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La musique résonne, un tantinet tatillonne. Elle s’insuffle dans leurs esprits sans même qu’ils ne s’en rendent compte ou ne l’imaginent. Le cocktail arrive, flamboyant, vierge de toutes lèvres et brochette de bonbon bien en évidence. Le sorcier l’attrape aussitôt, en douce s’échappe des griffes de la vampire qui avait pris grand soin de triturer négligemment une de ses mèches de cheveux. Si seulement ils savaient qu’ils connaissent le même bougre. Qu’ils ont le même vieux en commun. Nul doute que ça créerait probablement un lien bien plus fort, voire particulier. Mais ils l’ignorent tous deux, et avec ça, leur fausse identité n’en est que plus révélée. Vilain jeu qu’ils mènent en parfaite symbioses. Sorte de jeu du chat et de la souris où Ethain est tantôt le chat, et tantôt cette maudite souris. La décoration des lieux est d’un cliché sans nom mais demeure le plus riche établissement vampirique de toute la région Parisienne. Il n’en apprécie pas l’ambiance, se fait indolence et arrogance mais jamais ne s’effrite ou ne perd patience. Calme maitrisé, colère enterrée. Wilhelmina le sait, le sent, combien il est capable de garder le contrôle sur sa personne. Son pouvoir le démange, sans cesse l’appel de la magie le dévore, mais ce soir il reste noble et le riche bourgeois pas gentilhomme rentre alors en scène. Action jusqu’au bout. Aux mots de la rousse, le sorcier penche la tête, paille attrapée lentement entre ses lèvres. Il lui sourit, l’observe alors de son regard malicieux et discrètement hautain. Il s’amuse et profite de ce goût qui ravie ses papilles. Ce cocktail est vraiment délicieux et il n’y a rien de mieux que de se le faire offrir.

« Vous m’en voyez rassuré, moi qui pensais que vous étiez du genre à vendre des tours Eiffel à la sauvette. ». Il sourit à nouveau, puis rabaisse son verre et la regarde, s’excusant soudainement de son manque de diplomatie et complimentant enfin sa robe.

Elle se penche alors pour récupérer son propre verre et Ethain ne se gêne pas pour observer ses courbes, quand bien même il n’irait très clairement pas s’amuser à y toucher. Mais tant qu’à faire, le spectacle était offert. Wilhelmina se redresse et le sorcier s’installe alors de profil, jambe repliée sur ce canapé de cuir qu’ils partagent, seule et unique barrière entre eux. Son bras droit vient se poser sur le dossier et il l’écoute, analyse, tout en souriant et mimant la surprise.

« Oh Lancôme. Je vois. J’ai raté leur défilé, sans doute est-ce pour cette raison que cela m’a échappé. ». Il sourit de plus belle et acquiesce, l’air légèrement impressionné. « Touché. Merci pour le compliment, série beaucoup moins rare que votre robe luxueuse mais au prix tout aussi impressionnant. ». Vous ne rêvez pas, ils sont bel et bien en train de se faire une guéguerre de celui qui a la tenue la plus chère. Infernaux.

Mais Ethain passe bientôt à autre chose, baissant temporairement les yeux sur son verre, veine visible à sa tempe. Il ignore avoir cette odeur si particulière auprès de la rouquine. Il ignore être aussi délicieux et c’est probablement mieux ainsi. La petite histoire que Mina lui raconte le fait rire à gorge déployé et de façon sincère. « Tout le monde sait que les tableaux sont traîtres ma chère, dommage pour lui. Il devait probablement être novice. ». Un rire s’échappe encore de ses lèvres quand il termine son cocktail géant cul sec. Le deuxième de la soirée, puis il dépose le contenant vide sur la table basse et reporte son attention sur la vampire. Ce qu’il souhaite ? Il veut beaucoup de chose. « Je recherche tout et son contraire ma chère. Le rare et l’indicible, le vrai et le faux. Tout ce qui apporte connaissance et pouvoir. Mon lapin du soir, ce cher… Valkan était censé m’amener une relique des plus prodigieuses. Une honte qu’il n’ait pas pointé le bout de son nez par ici. Car c’est son objet que je veux. Je veux ce qu’il m’a promis et je suis disposé à payer une somme conséquente pour le récupérer. ». Ethain serre les dents à la fin de son discours, soudain bien trop penché vers elle, comme pour être sûr qu’il n’y aurait qu’elle pour entendre. Il s’est rembruni le temps d’un instant, le temps d’un éclair et d’une demi-seconde avant de se remettre à sourire. Charmeur. « Je suis sûr qu’avec vos talents de dénicheuses de babioles vous devriez réussir à récupérer cet objet. Si je peux juste vous donner un conseil… Ne le prenez pas entre vos doigts sans protection, ça n’aime pas trop les… Morts. ». Et il ricane. Oui bon, ce deuxième cocktail était peut-être beaucoup trop alcoolisé au final, ça commence à lui monter à la tête. Encore plus traîtres que dans un club ordinaire. Putains de zombies à pattes qui mettaient le double de dose.


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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Sam 30 Juil - 8:09



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« Vous m’en voyez rassuré, moi qui pensais que vous étiez du genre à vendre des tours Eiffel à la sauvette. ». L'insolence brute. Il suinte l'arrogance et  l'impudence par tous les pores. S'il croit m'avoir avec ces pitreries ... J'ai mieux à faire que de jouer de ma langue avec un gamin qui, rien qu'aux premiers regards, est clairement un petit con capricieux. Mais ça me démange. Mon sourire s'élargit alors que j'hausse les épaules, faisant voler ma crinière rougeoyante qui frôle mes épaules.

« - Très cher, je suis du genre à vendre la Tour Eiffel elle-même, pas ces affreuses copies décrépies !

Et le voilà qui se la mesure. Oh oui, le prix est là, mais pas les finissions. Il est magnifique, pour un œil non avertis. Pour mes prunelles délicates et impitoyables, je vois chaque petit défaut à travers les coutures. J'avale une nouvelle gorgée de ma liqueur et me désintéresse un instant du brun. Quel est son nom déjà ? Il me l'a dit ? Ethan ? Allan ? Wallas ? Hm, qu'importe. Mais son petit jeu commence à m'agacer. J'inspire longuement, passe une main derrière ma nuque et la glisse jusqu'à mes babines rougeoyantes.

- Je m'ennuie maintenant, je soupire d'un ton enfantin en tournant mes iris vers lui.

Mes iris déclinent. S'inclinent. Parcourt les veinules de ses mains, puis remontent jusqu'à celle de son petit cou délicieux. J'entends son palpitant qui bat et mon sourire s'effondre. Il fond comme neige au soleil. Ma mine soudain sombre s’abat à ses prunelles onyx.

- Je ne veux pas d'argent, je lâche soudainement en roulant mes opales vers ses pupilles. J'ai tout ce qu'il faut et bien plus que tu ne peux l'imaginer, l'avorton. Ton petit numéro est bien marrant quelques secondes, mais ça ne m'étonne pas que Valkan te fasse faux bond. Ton comportement envers tes aînés est intolérable, mais tu vois, tu as quelque chose qui m'intéresse. Et il se trouve que la réciproque est vraie. Mes doigts glissent lentement vers son épaule, remontent jusqu'à sa nuque et agrippe sa crinière d’ébène.

Ma poigne force sa bouille à basculer en arrière.

- N'essaie pas un de tes tours de passe passe ici, tu es sur notre territoire. Pas le tiens. Visiblement, on t'a piégé pour te forcer à venir ici. Et tu es tombé pile dans le panneau !

J'éclate d'un rire soudain, à nouveau amusée et ravie par la situation. Je pourrais presque égoïstement penser que Valkan m'a fait un petit cadeau, s'il avait seulement su que je viendrais ici. Et que nous n'étions pas si opposés dans les affaires bien-sûr. Ca aussi, ça me plaît. Il ignore qu'il va me faire très plaisir, j'ai hâte de voir sa tête s'il apprend que je lui ai piqué son affaire. Moi et personne d'autre.

- Dis-moi très clairement ce que tu veux, et je peux te l'avoir. Mais je veux quelque chose de particulier en échange. Pas d'argent.

Je lorgne encore ses vaisseaux qui palpitent et humecte mes lèvres.

- Ton sang. »

Oh oui, cet hémoglobine au parfum si atypique.

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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Sam 30 Juil - 12:22



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Arrogance. Il en joue, il en use, il en abuse. Il agace, le sorcier, c’est un passe-temps de véritable forcené. Caprices, caprices, lui, il fait passer cela pour un véritable supplice aux yeux des autres. Il ne vient pourtant pas de ce monde, gamin des rues remplies de Schleus qui n’attendaient qu’un trouble fait pour user de leurs armes à poudre. S’il n’y avait pas eu Marius, son maître sorcier, et Marius, ce vampire aux costumes toujours impeccables, il n’en serait peut-être pas là aujourd’hui. La passion pour les objets magiques vient en partie du deuxième bougre. Toujours un cadeau sous le coude, et il venait tout juste de réapparaître dans sa vie. Comme tout cela était bien étrange… Ce nid à vampires le rend en réalité bien mal à l’aise, les regards à son encontre, Ethain ne les a que trop bien capté et analysé, mais la raison lui échappe encore. Il ne sait pas, il ignore. L’effet qu’il a. Son jeu, il le mène jusqu’au bout et ses ébènes sont aussi rieuses que de véritables puits sans fond. Lentement, il agace, fait perdre patience et répond avec insolence. Elle ne veut pas nécessairement lui rendre la pareille, ça se sent, du moins le pense-t-il, pourtant Wilhelmina se prête au jeu avec toujours une réponse d’avance. « Vous m’en voyez ravi ! Dommage que notre chère dame de fer n’ait pas de potentiel magique, sinon je serais venu vous voir directement. ». Il sourit, se permet même un rire d’ailleurs tandis qu’il termine son cocktail et qu’ils entament les échanges courtois vis-à-vis de leurs vêtements hors de prix. Bien évidemment, elle gagne largement sur ce terrain, le sorcier le sait mais c’est plus fort que lui, il faut toujours qu’il crache son argent à la figure des autres.

Après plusieurs secondes à siroter son cocktail, Ethain se permet enfin de lui exposer ce qu’il souhaiterait obtenir. Valkan, cette saloperie, lui a fait faux bond, mais il compte bien récupérer ce qu’il lui a promis. Toutefois, parce que le jeu en vaut la chandelle, il sait qu’avec les capacités de Wilhelmina, il pourrait avoir plus gros, alors il demande plus gros. Ce brave Valkan regrettera amèrement de ne pas être venu avec le camée ce soir. Je m’ennuie, maintenant. Le verre vide a été reposé sur la table basse et les ébènes reprennent leur position initiale sur la silhouette féminine aux courbes idylliques et irrémédiablement dangereuses. Son rythme cardiaque est incroyablement calme, Ethain fait en sorte de le garder ainsi car il connait leur ouïe surhumain et leurs sens développés. Dans son geste, il vient s’enfoncer à nouveau dans le dossier du canapé de cuir et laisse sa main glisser jusqu’à son propre genoux. Il a perdu l’attention des prunelles de la rouquine, et il ne le voit que très clairement. L’atmosphère s’alourdit déjà et il garde alors le silence, l’alcool s’étant frayé un chemin jusqu’à ses veines, voilant légèrement sa vue à présent. Ils ne savent décidément pas doser leurs verres… Ici. C’est d’un œil impassible que le sorcier la fixe lorsqu’elle énonce ne pas vouloir d’argent, une mine soudainement sombre ayant pris possession de ce visage pourtant si malicieux quelques secondes auparavant. Leurs prunelles se croisent à nouveau et il la sent, l’électricité soudaine. Les mots qui suivent ne font que renforcer ses traits qui se crispent et sa mâchoire qui se serre. Il déglutit, ses ébènes devenant aussi noires que le néant lui-même. Bien sûr qu’elle a tout ce qu’il faut, mais que peut donc bien vouloir une propriétaire de galerie d’art en dehors de beaux billets ? Il connait la réponse, mais il la renie, la met dans un coin de son esprit. Ce serait redescendre bien bas dans son estime que de quémander de l’hémoglobine. En revanche, il n’apprécie pas son ton, et il n’a rien d’un avorton. « Mes aînés ? ». Il commence à sourire une nouvelle fois, sourcils froncés, prêt à rétorquer mais Mina passe déjà sa main dans sa nuque, agrippe sa crinière et le force à basculer la tête en arrière d’un geste brusque.

Pris par surprise, Ethain lève déjà une main, sa capacité lui brûlant les doigts, rendant ces derniers presque électriques. Ce n’est toutefois pas ce geste qui fait exploser le verre vide de la table basse tandis qu’elle lui somme déjà de ne pas utiliser de tour de passe-passe. Ses traits se sont immédiatement fermés et l’heure n’est plus aux rires et sourires. Elle le sent forcément et l’entend, son cœur vient de s’accélérer, de colère car elle ose le toucher, d’appréhension, aussi à l’écoute des paroles qui virevoltent jusqu’à ses oreilles. Ethain pince les lèvres avec force et souffle en l’entendant rire. Tombé dans le panneau. C’est elle qui tomberait dans le sien, tôt ou tard, mais il ne peut s’empêcher, en détournant les prunelles sur le côté et captant quelques silhouettes dans la pénombre, de penser qu’elle a très probablement raison. Ses doigts se resserrent alors sur eux-mêmes, la tête toujours désagréablement penchée en arrière et ses yeux se perdent à nouveau dans ceux de la rousse. Il fulmine de l’intérieur, est prêt à réagir, ça s’est senti dans ce verre qui a explosé en mille morceaux, se sent encore dans les crépitements de ses doigts à présent refermés pour ne former plus qu’un poing qu’il rabaisse, conscient de la menace qui pèse, et qui rôde. Il déteste les vampires, définitivement, c’est officiel.

La voix de Wilhelmina passe encore au travers de la musique assourdissante et elle expose ses conditions pendant qu’il déglutit difficilement du fait de sa position. Il aurait pu serrer cette main qui le retient jusqu’à en enfoncer le peu d’ongles qu’il a, mais il demeure immobile, figé comme une souris entre les mains d’un chat. Lorsqu’elle insiste en énonçant à nouveau qu’elle ne veut pas d’argent, le sorcier ne devine que trop bien ce qu’elle veut, pour de bon. Si bien que les deux mots qui suivent ne l’étonnent même pas. Plus. Ethain reste silencieux pendant de longues secondes après ça, se contentant de la toiser de tout son regard noir et contrarié, jusqu’à ce que l’image de la comédie ne reprenne le chemin de son visage, détendant un tantinet ses traits pour former un fin sourire. Il va le lui réclamer. Ce quelque chose de plus gros.

« Un parchemin avec de vieilles inscriptions. Un très vieux parchemin qu’il détient dans sa collection personnelle. Il devait m’en proposer un prix exorbitant, il devait s’en séparer. Mais comme tu le vois et tu l’as si bien dit, il a fait en sorte que ce ne soit pas moi qui l’obtienne. Pas ce soir en tout cas. ». Il souffle et grince des dents. « Je ne doute pas de tes capacités à réussir à me l’obtenir. Pour ce qui est du paiement… ». Il fait mine de réfléchir mais n’est pas vraiment en position de force quand bien même ses doigts crépitent toujours. « Si on pouvait faire ça dans une pièce à part… Ca m’arrangerait. Tu as de la chance, je suis disposé à payer d’avance, peu importe la manière dont tu veux le faire. Ce parchemin en vaut son pesant de litre. Tâche juste de m’en laisser assez pour que je puisse rentrer dans mon appartement. ». Sur ces mots, il fait en sorte de se dégager de son emprise d’un coup sec, l’air contrarié, très clairement, mais il se lève déjà du canapé de cuir, marche sur les morceaux de verre, remet sa veste de costume correctement et attend que sa charmante compagnie, fine négociatrice ne lui montre la direction à suivre.


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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Mer 31 Aoû - 16:07



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Mon pied bascule, danse nerveusement de haut en bas en se balançant par-dessus ma cheville. Je renifle, soupire, jette un coup d’œil à l'avorton arrogant et esquisse un sourire fade lorsqu'il insinue qu'il m'aurait acheté la tour sans problème. Ou comment se vanter de sa fortune en le hurlant sur tous les toits. Un beau jour, il aura de sacrés problèmes, celui-là. Mais attendant, je compte bien le vider jusqu'à la dernière goûte.Ou presque.J'inspire longuement, écoutant attentivement sa demande. Un parchemin ? Quoi qu'il en soit, ça ne peut pas être qu'un simple bout de papier. Le personne face à moi suinte l'obsession de puissance. La brute, la dure. Mais il n'est qu'un enfant bouffé par les caprices, obsédé par le pouvoir. Et moi, je renifle ce sang qui m'intrigue. Une odeur particulièrement unique à laquelle je n'ai jamais goûté. Impensable. Il est inenvisageable de laisser passer une telle chose. Je dois m'abreuver de son hémoglobine et je ne lâcherai certainement pas l'affaire. Et il tombe sous mon caprice à la vitesse de l'éclair. Trop facile. Je pose mon verre, me redresse et plisse ma robe tout en observant l'intérieur du bar. Pas âme intéressante qui vive, ici. Si ce n'est celui qui se tient à mes côtés. Non pas qu'il soit intéressant dans le sens attrayant … Mais plutôt intriguant. J'esquisse un frêle sourire en biais. L'invite à me suivre et fait un signe de tête au barman. Inutile de m'étaler, il sait ce que je veux et ce dont j'ai besoin. Surtout accompagnée d'un bout de poche sur pattes. Je sens les effluves particulières de l'humain dans mon dos.

Et sa désapprobation. Ca titille plus encore mes sens et ma fringale. J'espère même sentir une pointe de trouille dans ses veines lorsqu'il sentira mes crocs se planter dans sa chair. C'est comme ajouter de douces épices dans son thé. Un véritable jubilation. Inutile de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir attrapé. De mes doigts filiformes, je tire sur le draps qui mène jusqu'à la salle adjacente, et je m'écarte pour laisser passer mon plat du soir. Qu certains abhorrent l'idée de mélanger nourriture et social m’épate. Après tout, nombreux sont les hommes d'affaires à dîner avec leurs associés. C'est la même chose. Je suis pragmatique et efficace !

«  - C'est à l'étage, je précise en levant le menton vers le plafond. Sauf si tu préfères prendre les box ici. Avec ouvertures … Les passants verront tout.

A vrai dire, je préfère largement prendre l'une des pièces privées du haut. Et je devine à sa moue que c'est aussi son cas.

- Bien, c'est ce que je pensais.

Sans attendre, je me dirige vers les marches. Pénètre dans le couloir du premier étage et ouvre la quatrième porte du couloir.

- Après-toi. »

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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Mer 7 Sep - 21:20



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Musique. Les basses deviennent assourdissantes au point de venir faire vriller ses tempes, à moins que cela ne soit son cœur qui, non sans battre rapidement, se met à faire bien plus de bruit. Un bruit sourd et fort qui fait vibrer tout son être intérieur. Au fond, il veut en finir vite, ce genre de traitement ne fait pas partie de ce qu’il préfère, mais que ne ferait-il pas pour obtenir un peu plus de pouvoir. Il n’a pas hésité à tuer jusqu’à sa propre femme pour ça, donner son sang n’est en rien quelque chose d’insurmontable. Oui, mais voilà. Sentir son liquide vital s’échapper et s’évaporer de son corps sans ne rien pouvoir contrôler, ça a le don de lui faire mauvaise impression. C’est comme sentir un souffle se carapater sans prendre la peine de dire au revoir. C’est sentir sa force s’en aller lentement à mesure que leurs canines pompent et pompent encore. Tout réside dans le mot force. La force est liée au pouvoir d’après lui, sentir sa force se volatiliser revient à avoir l’impression de sentir son propre pouvoir le quitter. Bien évidemment, l’impression est fausse, mais elle demeure pour Ethain un passage qu’il déteste plus que tout autre chose. Il n’en est véritablement pas friand, et ça se sent à ses traits plus fermés et tirés. Ce n’est pas de la peur, juste de la contrariété, et il sait qu’elle le sait. Qu’elle l’a deviné.

Négligemment, le sorcier fait claquer sa langue contre son palais, puis il lui jette un regard en coin avant de faire un signe de main indiquant qu’il attendait de savoir par où se diriger. Hors de question de faire ça ici, en public. D’un pas lent, ses chaussures écrasent les débris de verre et c’est en réajustant sa cravate noire qu’il se met à la suivre à distance raisonnable, les effluves invisibles de son odeur carmine s’envolant royalement autour de la rouquine avec toute leur superbe. Malgré le passage de Marius quelques jours plus tôt, Ethain ignore totalement être un aimant à morts-vivants, même si le savoir flatterait probablement bien plus son égo que prévu… Pour l’heure, il ne sait rien et se contente de suivre lentement la femme aux courbes sulfureuses jusqu’au bar. Sans savoir à quoi s’attendre, le drap est soudainement tiré pour le laisser passer et il s’avance, mains dans les poches de sa veste de son pantalon sombre. D’un geste minutieux, il penche la tête de côté pour ne pas se manger le drap en pleine figure et disparait de l’autre côté, passant devant Wilhelmina par la même occasion. Le spectacle que lui offre alors la vue n’a rien de très étonnant ni rien de très fascinant non plus. Voir la race humaine se laisser vider et avoir limite un orgasme, il ne comprend pas, et c’est avec un air des plus snobes qu’il plisse le nez et offre une moue contrariée. Elle a vraiment intérêt à lui ramener ce parchemin. Des escaliers se trouvent à sa droite et elle lui indique alors que les pièces se trouvent à l’étage. Heureusement pour lui, et heureusement pour elle. Un dernier coup d’œil est jeté aux idiots qui s’abandonnent à la déraison, et il lui offre une nouvelle moue lorsqu’elle ose mentionner seulement la possibilité de faire de même au moindre regard d’autrui. Certainement pas.

« Jubile tant que tu le peux. ». Simple remarque acerbe qu’il lance de manière très sérieuse avant de passer devant elle et de lui offrir un fin sourire en coin provocateur. Elle saura bien se venger de la plus charmante des façons pour cet affront. Il n’en doute pas une seule seconde. Et dire qu’ils ont un proche en commun.

Wilhelmina le double avant qu’il n’ait le temps de commencer à gravir les marches et il se met à nouveau à la suivre sagement, comme un élève bien éduqué. Faussement. Tout cela n’est en soi que du faux pour obtenir le meilleur. Business. Marchandage. Négociation. Et dire qu’il a accepté de payer en avance, quelle mouche a-t-elle bien pu le piquer comme ça ? Son cou tranquillement enserré par la cravate et le tissu, il sait que cela ne sert à rien mais en réalité tout ce manège ne sert qu’à voir comment elle va bien pouvoir s’y prendre pour retirer le tout. Dans cet étrange échange de bons procédés, Ethain se montre incroyablement curieux en définitive. Il n’a jamais été croqué par personne d’autre que Marius, et surtout pas par une femme. Alors il attend de voir, sera-t-elle beaucoup plus vorace ? Beaucoup plus féroce ? Redoutable ? Peut-être y a-t-il une particularité pour la gente féminine. Il veut voir autant qu’il voudrait bien déguerpir, mais au fond, la noirceur se fait bien plus dévorante que la raison. Ce pouvoir, il en veut toujours plus, et ça pue dans ce putain de couloir. Ca se sent à plusieurs kilomètres à la ronde. Il pue la magie noire autant que son sang en est des plus charmants.

Comme dans tout bon film d’horreur, la porte en bois grince dans un son qui ne laisse rien prédire de bon, mais ici, tout est aussi chic que le reste. Il a l’impression d’entrer dans une chambre parfaitement aménagée, prête pour accueillir la putain et son client. Le plus dérangeant dans l’affaire, c’est que d’une certaine manière, c’est lui la putain. Il plisse le nez une nouvelle fois à ce constat, le sorcier. Mais ici, c’est mieux qu’en bas, et à l’abri des regards. Lentement il pénètre à l’intérieur jusqu’au centre de la pièce et y détaille les tissus noirs, la banquette d’un noir tout aussi brillant. Le noir dénote avec le rouge des murs, étonnamment si chaleureux.

« Est-ce que la couleur rouge vous excite vous autres vampires pour qu’ils en mettent partout sur les murs ? ».

Il ne la regarde pas en disant cela, contemple toujours le mur, mains dans les poches, un air nullement perturbé sur ses traits tandis qu’à l’intérieur, tout au fond, en réalité, il fulmine presque de devoir faire ça. De la peur ? Pas sur le coup, non. Mais l’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. En fin de compte.



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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Jeu 15 Sep - 17:13



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Je lui laisse le temps de digérer la nouvelle. D'accuser le coup. Bien qu'il ne daigne pas montrer un semblant d'angoisse face ce qu'il l'attend, je pressens le malaise qui coule dans ses veines. Ma futur victime a du panache, mais n'en reste pas moins une proie.

« - Plus tu seras tendu, plus ce sera douloureux ! Je peste en me tournant vers lui, mains jointes et moue boudeuse.

Je me déhanche, mes hanches bougeant avec élégance de droite à gauche. Pas besoin d'effort pour exposer la grâce de ma silhouette longiligne. Et si je ne m'offusque pas de l'indifférence d'Ethain à l'égard de ma beauté, j'aimerai qu'il fasse un petit effort pour ne pas rendre son hémoglobine imbuvable. Je l'invite à entrer, humant le nectar de vie qui coule dans ses veinules. L'odeur toute particulière qui m'a alors attirée au début n'est heureusement pas altérée par tous les états par lesquels passe ce petit gosse vaniteux. J'entre à sa suite, contemple les murs d'un rouge criard et grince des dents. Tout ce bar est un cliché à luit tout seul, si on omet la qualité du service. Mes talons claquent sur le sol, alors que je lâche un rire cynique.

- Leur décorateur est sûrement mort depuis les années 60, je réponds en haussant les sourcils. Pas besoin de rouge pour stimuler mon imagination. Je laisse ça aux débutants, je continue avec humeur avant de me laisser tomber sur la banquette à la doublure noire comme l'ébène.

Mon index caresse le velours, alors que mes boucles tombent sur ma nuque. Et j'hausse mes sourcils, élève mes opales claires et étudie sa silhouette. Seul son sang m'importe. Le velours marqué par mon ongle forme un petit cercle plus clair et j'y plante en son centre mon doigts manucurés. Formant une petite cible que je tapote ensuite du plat de ma main.

- Ne me force pas à venir te chercher … je susurre entre mes lippes vermeilles.

Une fraction de secondes où il hésite de trop. Un clignement de paupières. Et j'use de ma célérité pour porter le sorcier à mes côtés. En un millièmes de micro-secondes, j'ai retrouvé ma place, Ethain à mes côtés. Juché sur la cible formé par mon index. Son col dénoué et sa nuque libéré.

- Ferme les yeux, je déteste être observée.

Je déteste montrer mon véritable visage. Celui qui fend la beauté de mes traits. Qui dénoue les ficelles d'une cruelle vérité. Mon immortalité contre ma véritable nature. Ma monstruosité éternelle. Une facette que je ne dévoile jamais publiquement. Je l'ai laissé joué le jeu. Je l'ai laissé décidé, lui donnant une impression de contrôle. En vérifié, il m'a fourni ce que je voulais le plus.  J'agrippe sa crinière, tire un peu plus fort lorsque je perçois ses cils papillonner et ne dévoile mon véritable visage qu'une fois ses yeux clos.

- Bien.

Contrairement à mon visage déformé, ma voix elle, est toujours aussi claire et limpide. Aussi limpide et douce que la chair que je perce de mes canines. Comme du beurre tendre. Aussi claire que l'hémoglobine qui coule entre mes lippes et s'insinue dans ma gorge alors que j'agrippe de mon autre main la nuque du sorcier. Avec force, je l'oblige à relever la nuque, retenant un grognement salvateur. Jamais encore une hémoglobine pareille n'avait encore jamais franchie mes babines carnassières. Jamais. Mes ongles aussi acérées que des griffes se plantent sans sa nuque et sans en avoir conscience, mes deux jambes se retrouvent autour de ses hanches. L'effet de l'hémoglobine m'emporte, me galvanise. Le contrôle n'est plus. Cette précieuse domination que j'aime exercer à changer de camp. Elle est sienne. Prise de convulsion, mon buste tressaute, violemment projetée en arrière. Mes griffes toujours plantées sur la chair du sorcier, je sens ma nuque partir en arrière, balançant ma crinière alors que de nouvelles convulsions m'emporte. Je sens mes globes oculaires partir, je sens l'obscurité m'engloutir.

Qu'est-ce que ? …

Nouveau clignement de paupières. Telle une image froissée, je me retrouve debout face au mur, Ethain derrière moi. Les membres tremblants, les doigts serties de son liquide vermeille. Mes gestes se font vaporeux, alors que j'élève mes doigts à mes iris troublées. Le masque est tombée, mais le sang souille mes lèvres et mon menton. Les lumières n'ont-elles pas changées ? … Mon buste tressaute toujours, telle une enfant émue après une crise de larmes. Une allure démente. Je lève à nouveau mes prunelles, tournant légèrement le menton vers l'un des miroirs. Iris noires … Un clignement de paupières, et le bleue polaire de mes prunelles réapparaît. Lentement, je me tourne vers le sorcier, mes babines et le bout de mes doigts trempés de son sang.

- Qu'est-ce que tu es, au juste … »

Une chose est sûre.
Bien plus vieux qu'il n'y paraît.


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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Jeu 15 Sep - 22:04



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Tendu. On ne peut pas dire qu’il le soit réellement, mais il pourrait le devenir. Prétendre qu’il adore se prêter au jeu du je me fais vider serait de l’hypocrisie pure et dure. Il n’aime pas ça, il déteste ça et ce sera sûrement le cas toute sa vie. Les mots de la vampire ne font que ricocher contre son oreille, s’ils entrent ils en ressortent aussitôt de l’autre côté. Plus douloureux. Ca l’est toujours, tendu ou détendu. C’est toujours désagréable. Malgré tout, le sorcier franchi la porte qui mène à la salle privée non sans lenteur évidente. Bras croisés dans le dos il inspecte la pièce et le mobilier sommaire dont le design s’inscrit dans la même optique que le bar tout entier. Du rouge et du noir. Un classique. Voilà sans doute pourquoi une remarque sur la décoration s’échappe dans le silence ambiant, une question en somme toute sérieuse bien qu’elle n’ait strictement rien à faire là. Son rythme cardiaque est bat, s’apaise grâce au silence qui règne en maître, mais en ces lieux, il sait qu’il n’est pas là pour discuter. Pas cette fois, ils ont déjà négocié. Ici ce n’est que sa part du marché. Les parchemins en valent la chandelle, mais il n’a jamais dit qu’il lui faciliterait la tâche et ouvrirait grand sa chemise noire.

Un sourire vient étirer ses traits tandis qu’il tourne la tête vers sa silhouette qui s’installe sur la banquette. « Aux débutants. Quelle délicate attention. ». Oui, vraiment. Il ne l’aurait pas pensé si généreuse. Ethain lui fait perdre du temps, savoure l’instant où tout son sang circule dans ses veines comme s’il était un met des plus précieux et raffiné, probablement digne du caviar. Sa patience ne semble pas plaire à l’impatiente qui dessine avec son ongle une cible où il est censé poser son divin fessier. Cravate fermement serrée contre sa gorge, il ne bouge pas d’un centimètre et se remet à observer les murs, avance finalement de quelques pas vers un meuble aux allures gothique mais la voix de la rouquine se met à nouveau à résonner. Pourtant, elle n’a fait que murmurer. La forcer à venir le chercher ? Il n’oserait pas. Il amorce d’ailleurs un sourire qui n’étirera jamais les traits de son visage car en un seul battement de cils il fait face au fameux mur rouge, assis de son état sur la putain de cible, le courant d’air effleurant la peau mise à nue de son cou tout entier. Malaise. Il voudrait pester, ruminer comme un gosse mais il n’en fait rien et se contente de froncer les sourcils, les éclats noirs tourbillonnant dans ses prunelles sombres à vitesse grand V. Wilhelmina est assise là, à ses côtés, si proche et si froide. Qu’elle jubile tant qu’elle le peut, il pensait véritablement ces mots. Mains plaquées contre le velours du canapé, le sorcier se fait violence et inspire pour calmer ses états d’âmes agacés. Il a passé un marché, et les recommandations (ou plutôt les ordres) tombent encore. Tu détestes ça parce que tu dois être très, très moche à regarder. La pensée le fait sourire et il la fixe de son air insolent, satisfait, mais ce n’est que de courte durée car la réalité le rattrape et lui foudroie littéralement l’organe vital. Ca se sent à la veine de sa tempe qui palpite, à ses doigts qui serre le velours de la banquette noire. A l’approche du moment fatidique il y a toujours une embardée incontrôlée, fier mélange d’une mince appréhension et de rébellion.

Il sent les doigts agripper sa crinière avec une force qui n’appartient qu’à eux, mais il ne ferme pas les yeux et la fixe toujours comme il peut en haussant un sourcil sur les deux. Ce n’est que lorsqu’elle tire plus fort, à presque en arracher quelques mèches qu’il termine par s’exécuter, plongé dans l’obscurité.

Pendant un temps qui dure une éternité, il a l’impression de n’entendre que le son de sa propre respiration et les battements de son cœur au creux de ses tympans. Il sait qu’elle est là, toute proche, de son visage hideux et certainement très laid, mais il ne sait pas quand elle passera à l’acte. Tic, tac. Il n’y a pas d’horloge, pas besoin il l’entend de lui-même et de mémoire parmi tout ce brouhaha personnel. Tic, tac. Tic… Tac… Tac. Les canines pénètrent sa chaire de façon insidieuse et il crispe la mâchoire, prend une inspiration mais lorsqu’il expire on y sent tout l’agacement qui ne vient pas altérer la douceur de son parfum. Son hémoglobine lui échappe, ses doigts fins et pâles empoignent sa crinière sombre, la peau de son cou bientôt rejoint par ceux de sa main encore libre. Il n’est plus rien qu’une vulgaire poche qui palpite au gré des battements de son cœur qui pompe et pompe encore pour contrer la perte du liquide si précieux à sa vie. La rousse boit comme si elle ne s’était pas nourrie depuis des lustres, passe bientôt à califourchon sur lui pour mieux appuyer encore cette main qui l’oppresse et se déplace dangereusement vers l’arrière de sa nuque. Ethain laisse échapper un grognement contrarié et rauque au moment où ses ongles se plantent dans sa peau tandis qu’entre deux prises d’hémoglobine le liquide carmin roule et descend le long de son derme. Comme un deuxième signal d’alarme sur ce qu’il se passe. Déjà des cernes se creusent sous ses prunelles à l’éclat ténébreux tourbillonnant. Il en a dans le ventre le gamin mais ses traits sont tirés et il n’aime pas sentir sa force doucement le quitter. Le sorcier inspire et souffle par le nez à un rythme qui se veut proche de la normale, mais rien dans cet acte n’est normal, et ses ongles enfoncés ne font qu’un peu plus l’énerver. Ses doigts crépitent dangereusement de magie et il s’insurge, prend sur lui quand tout à l’intérieur ne fait que pousser des cris.

Puis il y a d’abord une douleur désagréable et soudaine, celles de crocs qui se retirent violemment et d’ongles qui luttent pour rester accrocher à sa chair tendre et endoloris. Puis tout s’arrête.

Le sang s’écoule dans son cou, le long de son torse sous sa chemise, de part et d’autre de son cou malmené. La racine de ses cheveux fourmille et il ne sent plus le poids de la rouquine sur ses cuisses. Il ne l’entend plus non plus, elle, à bien y réfléchir. Alors il hésite et rouvre un œil, cerné. Wilhelmina fait face au mur d’un rouge criard, prise de d’élans de convulsion, la gueule tâchée de sang, tout comme ses doigts. Le sien. Ethain ronchonne et grogne encore, c’est tout ce qu’il est capable de faire sur le moment en venant effleurer les plaies de son cou. Saloperie. Le spectacle qu’elle lui offre est des plus désarmants et il hausse un sourcil, perturbé. Il n’a pas cet effet-là sur Marius. Elle, elle parait juste… Complètement planer. En silence les ébènes ne la quitte pas des yeux et inspecte chaque geste qui ne ressemble à rien. On la penserait droguée ou en train d’avoir un drôle d’orgasme. Il est doué mais pas à ce point sinon le vieux sénile n’arrêterait pas de… Il balaye cette image de la tête et se concentre à nouveau sur sa chieuse du soir, qui, furtivement, se retourne vers lui et le scrute. Le sorcier fronce les sourcils à son encontre, bien qu’il ait déjà un peu pâli à cause de la perte de sang. Il sent que ça va chier mais il est prêt à répliquer au besoin. La question fuse et elle a l’air d’une folle. Il pouffe de rire.

« Ce que je suis ? Tu le sais déjà Wilhelmina. ».

Il lève la main et de la poussière s’évapore dans les airs, vient contourner le corps de la vampire avant de tout simplement disparaître. S’il était elle, il n’y toucherait pas. La migraine ou l’addiction pourrait être foudroyante… Même si quelque chose lui dit qu’accroc… Elle l’est déjà.

« Je ne pensais pas avoir un tel effet… Qu’est-ce que ça fait de planer ? ». Elle n’a peut-être jamais connu ça, pas de sa non-vie en tout cas, l’effet de l’alcool ne prenait pas sur eux, du moins à ce qu’il en savait réellement parce qu’au fond il en avait rien à foutre.

Ethain croise le regard embrumé de la jeune femme et il ne peut empêcher cette boule dans sa gorge de venir se former malgré son effronterie populaire. Il n’a pas bougé d’un millimètre, son sang s’écoulant encore de ses plaies. Il serait curieux de voir si ça ne pourrait pas la faire crever… A force de convulser.



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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Mer 19 Oct - 18:22



I could do this all night

FT. WILHELMINA DE SANTIS

Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.


Une, deux, trois. Les mirages virevoltent devant mes rétines animales. L’évanescence troublante de mes réflexions ne parvient pas à m'atteindre. C'est le serpent qui se mord la queue. Mon buste virevolte, les soubresauts de mon buste n'échappent certainement pas au regard intrigué d'Ethain alors que mes bras s'élèvent. Un clignement de paupières, un, deux, trois. Reviens à la raison. Rappel ta conscience, Mina. RAPPEL. Qu'y a-t-il de si sombre dans ses veinules de vie pour venir troubler à ce point mon esprit ? Des milliers de démons. J'ai toujours su que la Magie noire m'attirait à un point plus ponctué encore que mes congénères. Mais pas à ce point. Telle une pauvre néophyte, je découvre avec appréhension les effets secondaires d'une pleine immersion. Endiablée. La pièce oscillant entre pourpre et ténèbres se déforme. Quatre murs informes. Je le sens qui approche. Mais ce n'est pas vraiment lui, c'est cette maudite magie qui ondule autour de ma silhouette avant de se fondre dans l'air. J'entends à peine ses paroles. Un petit rire dément s'échappe vilement de mes lippes tandis que ma bouille oblique en sa direction. Les pépites de mes iris brûlent telles des flemmes ardentes. J'en croquerai volontiers un autre morceau.

J'aime et j'abhorre cette sensation piquante qui brûle ma gorge.
Qu'a-t-il fait ?
Qu'ai-je fait ?
Qui es-tu vraiment, Ethain …


Dans mon délire, je crois même reconnaître une touche familière dans le parfum du brun. Je me tourne complètement pour lui faire face, avance jusqu'à lui, me penche pour humer son odeur et papillonne avant de pencher la tête en arrière.

- Je te connais, toi …

Il a l'odeur du pécher. De la corruption. Et une légère note de Printemps …. Comme … Je secoue ma crinière éclate, éclate d'un autre rire cristallin et hausse les épaules.  Je redresse mon buste, incline la tête sur le côté et fronce mes arques.

- Toi et moi, on a plus en commun qu'on le croit … je marmonne, intriguée par mes propres mots. J'inspire longuement, agrippe mon sac reprend contenance. Du moins, en apparence. A l'intérieur, ça flambe encore, plus virulent encore qu'un feu d'artifice.

J'approche encore de quelques pas, mes lèvres à quelques centimètres de son oreille avant de marmonner :

- On se reverra très vite. »

Et sans demander mon reste, tourne les talons et m’éclipse par la porte d'entrée.
Certainement aussi troublée que le sorcier.


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MessageSujet: Re: WILHAIN ▲ I could do this all night [FINITO]   Mer 2 Nov - 10:02

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