Take us to the grave - Ft. Enzo
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 Take us to the grave - Ft. Enzo

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Wilhelmina de Santis



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MessageSujet: Take us to the grave - Ft. Enzo   Mar 14 Juin - 8:29



Take us to the grave
Balade au clair de lune avec Enzo



Les effluves de jasmins inondent mes naseaux délicats. Les lucioles volages s’emparent de mes rétines, me captivant jusqu’à me faire oublier l’endroit où je suis. Conférant aux sépultures un attrait des plus doux. Ca m’apaise. Errer dans ce cimetière ne m’a jamais semblé lugubre. J’aime y voir la vie renaître. Ce soir, je ne suis pourtant pas ici pour flâner ou m’échouer sur l’herbe d’une tombe. Les cimetières Français sont étranges. Faits de graviers, de pierres tombales immenses et de croix levées vers les cieux. Grisâtres et tristes. Une immense statue d’Ange aux mains jointes me fixe de ses globes de pierre. Je me suis toujours demandé comment les revenants parvenaient à se relever alors qu’une plaque de granite barrait leur chemin. Jusqu’à ce que je découvre la supercherie. Ces tombeaux ne sont jamais placés dès le premier soir.  Qui donc s’occupe d’eux ? Qui justifie le fait qu’un cercueil mit en bière solidement la veille soit parfois perforé est profané dès la nuit suivant la mise en sépulcre ?  Alors je considère ce néant. Mes iris polaires examinant ce trou béant et caverneux. Pour un œil humain, il pourrait paraître noir, comme un aven, comme un trou noir illuminé par plusieurs petites étoiles. J’ai le sentiment d’être confinée dans l’espace alors qu’une légère brise vient contradictoirement faire voler quelques mèches flamboyantes de ma crinière. Les pans de ma rose en font de même, dorlotant mes goupilles alors que j’oblique du chef sur le biais.  Je n’ai pas fait celui qui gît ici-bas.

Je n’ai fait personne. Jamais. J’ai vu ce que donnait ce genre de création opiniâtre, et aussi inconsciente. Je sais qu’il va sortir. Je sais qu’une créature s’arrachera d’ici alors que nul sire ne sera présent pour le recueillir de sa couche funèbre. Que de son passage de trépas à trépas sera solitaire. J’ai eu au moins la fortune d’être rattrapée par Marius alors que je renaissais, souffrant le martyr en mendiant la mort de me récupérer. Alors que c’est ce qu’elle faisait. Elle me prenait violemment, s’accrochant à moi tout en m’extrayant mon âme. La transition d’humain à démon n’a rien de très agréable. Un vrombissement m’arrache de ma circonspection, et je lève soudainement mes rétines rutilantes vers les tombes. Rien. Je recule d’un pas, me méfiant tout en serrant mon arme dans ma main gauche, bien planquée au fond de ma poche. Ma lame n’est pas une arme à feu, mais un combat à la déloyal ne serait pas vraiment distrayant. J’ai passé l’âge de craindre une tueuse. Je ne compte pas la révoquer si elle se pointe. Si. Car ce que je compte vérifier, et ce que je fais depuis plusieurs nuits déjà, c’est la véracité de toutes ces rumeurs qui défilent et traînent dans les ruelles crasses de Paris. La tueuse est morte. Je n’y crois pas un instant. Et si cela est seulement vrai, alors sa succession se pointera tôt ou tard, confirmant nos doutes sans pour autant nous délivrer.

Je recule d’un pas, mon menton pivotant de gauche à droite. S’il s’avère qu’elle est dans le coin, la moindre hésitation de ma part pourrait être mortelle. Au moins, la forme humaine de mon visage la trompera un temps. Si ce n’est plus. Il est ardu de nous distinguer lorsque nous portons les vestiges de notre humanité. Ce masque lisse, sans pliures, sans yeux jaunies. Une tronche de lépreux hideuse, en somme. Les bruits continuent, ne provenant ni de la tombe sous mes yeux, ni d’une quelconque bestiole filant furtivement dans la nuit. Pas d’oiseau, même pas un corbeau. Ma prise autour de ma lame se fait plus forte dans la poche de mon mentaux alors que je recule plus encore de la tombe. Quelque chose dans la nuit me contemple. Silencieux. Ni battement de cœur, ni bruit de pas. Une simple intuition purement animale me prend aux tripes alors que j’inspire longuement pour alimenter mes poumons mort d’un souffle frais.

BAM.


Mes talons tournent ma silhouette immédiatement vers ma droite alors que je sors ma lame pour la pointer vers la tombe. Il me faut un moment avant de comprendre qu’il ne s’agit que du pauvre nouveau-né qui git à l’intérieur, et qui tente vainement de se sortir de là à coup de poings massifs.

- … Idiote », je me gronde en régressant vers l’arrière pour m’asseoir sur la pierre qui rehausse la statue de l’ange.

Et c’est là que je le vois. Immense, sombre. Telle une ombre. Cet homme qui me fixe entre deux pierres tombales. Alors c’était donc ça. Je n’avais pas rêvé. Je penche la tête sur le côté, le front plissé. Plus intriguée qu’inquiète d’être ainsi épier par cet étranger.





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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Jeu 16 Juin - 21:22


take us to the grave


(shakespeare) ▽ GO WISELY AND SLOWLY. THOSE WHO RUSH STUMBLE AND FALL.
La nuit est fraîche. Une légère brise font se soulever les quelques feuilles mortes qui traînent sur le sol. Les sens sur-développés d'Enzo lui permettent de déceler chaque détails, de ne perdre aucune miette de ce spectacle. La soirée s'annonce tranquille. Rares sont les bruits à lui parvenir aux oreilles, et d'autant plus rares sont les personnes à s'aventurer sur ce qu'il appelle désormais sa maison, son terrain de jeu. Il vit ici. Enfin, plus précisément dans un des caveaux du cimetière, situé à quelques mètres de l'endroit où il est, à cet instant précis. Il va aller faire un tour en ville, bien sûr. Il va boire un coup, passer un peu de bon temps, se retrouver un truc - ou quelqu'un - à se mettre sous la dent.
Mais en attendant, il traîne la patte.

Loin d'utiliser sa légendaire super-vitesse, il marche à allure modérée. Son regard vagabonde à droite et à gauche, s'arrêtent sur telle ou telle dalle de pierre. Des noms sans importance défilent sous ses yeux. Des noms qu'il finira par connaître par cœur, il en est sûr. A force de traîner dans ce cimetière en particulier, il arrivera un moment où il en connaîtra les moindres recoins, ainsi que les moindres détails. Il est déjà en bonne voie pour y parvenir, à vrai dire.

Les alentours étant très calmes, Enzo s'autorise à siffloter. Les mains enfoncées dans ses poches, il a l'air d'un parfait petit touriste en balade. Le seul hic, c'est qu'il est dans un cimetière. Et qu'il fait nuit. Forcément, cela ne concorde pas avec l'image que l'on pourrait se faire de lui au premier abord. Dans un autre contexte, ce serait différent, mais pas là. Aucune émotion particulière n'est reflétée sur son visage. Non, Enzo est serein, inexpressif. Ses sens, pourtant, sont en alerte - plus que lorsqu'il est dans son tombeau ou en ville s'entend -. Il ne peut pas se permettre de se laisser surprendre par quoi que ce soit. On ne sait pas, après tout, ce qui peut nous tomber dessus au détour d'une rangée de tombes.

En soit, Enzo n'a pas peur de grand chose, et n'a surtout pas grand chose à appréhender. Mais il se méfie tout de même, simple question de logique.
On dit la Tueuse morte, finie, mais il ne sait pas encore s'il y croit ou non. Et il sait, aussi, que d'autres peuvent espérer prendre son relais ...

Enzo n'a pas vécu - ou survécu - toutes ces années pour mourir bêtement dans un cimetière français quasi désert, au beau milieu de la nuit. Alors il reste à l'affût du moindre mouvement, ou bruit, suspect.

Et ça n'y manque pas.
Quelques longues minutes se sont déjà écoulées depuis qu'il est sorti de son tombeau et il n'a pas encore croisé âme qui vive. Il fallait bien que cela arrive à un moment ou un autre.

C'est d'abord un bruit qui lui est parvenu, un bruit sourd. Qu'il lui semble reconnaître comme celui d'un vampire coincé dans un cercueil, six pieds sous terre. Cela arrive souvent, et Enzo ne s'en soucie pas plus que ça. Mais quand ses yeux se posent, à proximité de l'origine du bruit, sur une silhouette - qui lui semble étrangement familière dès le départ -, il comprend que c'est tout à fait autre chose qui se trame. Et son sixième sens, son instinct, qui a largement eu le temps de se développer et d'évoluer au cours de ces derniers siècles, est en alerte. Quelque chose se trame, il le sait, il le sent.

Ses pas se font encore un peu plus lents si cela est seulement possible, et surtout légers. De telle sorte à ce qu'on ne l'entende pas approcher.

Les lumières se font rares mais, au bout d'un certain temps, il parvient à apercevoir quelques détails. Une longue chevelure, d'abord ; il s'agit donc d'une femme. Puis la couleur se dessine derrière ses ratines et il croit chavirer. De surprise, d'horreur, de désespoir, de colère, il n'en sait rien. C'est un mélange de tout cela, peut-être. Il retient, non sans peine, un grognement, qui se bloque finalement au fond de sa gorge et s'immobilise entre deux pierres tombales, non loin de la personne qui se tient là. Wilhelmina. Wilhelmina est là, à quelques pas de lui. Toute en beauté, comme dans son souvenir. Physiquement, rien n'a changé chez elle. Enfin, presque rien. Son teint est plus blafard que dans son souvenir, est il n'est pas assez crétin pour ne pas comprendre qu'elle est devenue comme lui. Une suceuse de sang majestueuse. Qu'il se fera un plaisir d'écorcher vif. Un bref élan de panique le saisit mais disparaît aussitôt quand il réalise qu'elle ne peut pas savoir qui il est ...

A cette idée, tous ses doutes s'envolent, et sa colère laisse place à une machination déjà savamment orchestrée. Il sait ce qu'il doit faire. Et comment.
« Et bien ... c'est délicat pour une si jolie jeune femme de se promener seule dans le coin. » Usant cette fois de sa vitesse surhumaine, Enzo vient s'installer sur une pierre tombale, face à la rousse élancée. Ses pieds se balançant dans le vide, il l'observe. Il est grand temps que justice soit faite.
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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Mer 22 Juin - 14:05



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Sur ses pattes longilignes, je sais déjà qu’il me dominera si je lui fais face. Une barbe ronge son visage, ses crins noirs dépassent ses esgourdes. Même ses pupilles paraissent noires comme l’encre dans l'obscurité pourtant dominante. Il n’a d’autres couleurs que le blanc laiteux de son tégument. Je le dévisage sans continence, fait rouler mes rétines opales sur sa grande silhouette et penche ma bouille espiègle sur le côté. Il me fixe un long moment, étrangement immobile. J’ai l’habitude de faire cet effet-là, mais à ce point … Un petit sourire amusé étire mes lippes alors que j’attends qu’il daigne avancer, ou fuir. A lui de décider. Mes longues guiboles se croisent et mon pied pendu s’agite avec nonchalance. Sa remarque a le don de me faire rire. Un rire guilleret qui déflagre dans ce décor lugubre. J’inspire brièvement l’odeur de jasmin qui ne se délabre pas malgré le temps qui passe. Mon ouïe parvient encore à inhaler les brefs effluves restants. Dont la sienne. Une odeur plus amère que sucrée.

« - C’est vrai que ça grouille de monde, par ici, je réplique avec humour, accrochant mes iris malicieuses aux siennes.

Le voilà qui s’approche enfin assez pour que je puisse le détailler. Il se perche sur une tombe, si haute que même ses longues jambes pendent sur la pierre. Je me rassois sur la statue que je délaissais plus tôt et me demande ce qu’il peut bien me vouloir. C’est un vampire, ça ne fait aucun doute. Je prends le temps d’écouter ses battements de cœur inexistants. Pas de palpitant dans cette sépulture organique. Il semble simplement errer au milieu des tombeaux, l’air plutôt calme. Il dégage quelque chose d’austère.

- Et qu’est-ce qu’un bel homme comme vous fait donc parmi ces terres si hardies et désertes ? » je demande avec une pointe de doux sarcasme.

Les étoiles sont presque inexistantes, avec la pollution. Ca fait partie des choses que je regrette mais que je n’échangerai pour rien au monde avec les avancés de la vie moderne. Surtout avec les droits des femmes. Elles sont peut-être encore bancales, mais si les humains avaient la moindre idée des conditions du quatorzième siècle au dix-neuvième … Celui-là m’a l’air bien vieux, de vampire. A peine plus que moi, sûrement, mais les êtres qui défient le temps comme nous se font plutôt rares en ce monde. J’ai l’habitude de croiser du petit vampire de pacotille. De ceux qui se font empaler avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qu'il leur arrive. Survivre aussi longtemps dans un univers où des êtres comme la tueuse évoluent n’est pas si aisé. Je sors une petite gourde en métal de ma poche et l’apporte à mes lèvres, goûtant la liqueur ambrée du Rhum. J’étudie l’homme un moment en hésitant, hausse les épaules et lui tends mon réceptacle pour lui proposer d’en boire.

Tant qu’à faire.






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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Jeu 23 Juin - 14:44


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Elle se tient là. Juste devant lui. Quelques mètres seulement les séparent. Et ses grands yeux bleus l'observent. Elle n'a pas changé. Lui, en revanche, n'a plus rien de l'homme qu'elle a connu. Et c'est peut-être ça, le plus jouissif. De savoir qu'elle le regarde sans avoir conscience de la personne qui se tient réellement face à elle. Sans avoir conscience qu'il n'a plus qu'un seul objectif dans la vie : lui faire mordre la poussière. Il y arrivera, mais quand il le décidera, et comme il le décidera. Pour l'instant, il conserve un calme Olympien. Dans ces conditions, elle ne peut se rendre compte de quoi que ce soit.
Elle plaisante et, lui, sourit. Un de ces sourires dont il a le secret ; mystérieux et forcé sans trop en avoir l'air.

Il ne lui répond pas, mais s’assoit sur une haute tombe sans la lâcher du regard. La facilité avec laquelle il s'exécute achèvera certaine de la convaincre sur ce qu'il est. Mais elle ne sait toujours pas qui il est, et Enzo ne compte pas changer la donne de si tôt. Il jubile intérieurement, attendant de voir ce qu'elle a à dire. Il n'est pas déçu. « Une promenade de santé. » Rien que ça. Il ne voit pas ce qu'il aurait pu lui dire d'autre ; il ne fait, en réalité, rien de particulier. Enzo ne fait que rarement quelque chose en particulier. Il est plus du genre à ... errer. Sans réel but ni objectif. Il faut dire qu'après quatre-cent longues années passées sur Terre, il ne sait plus bien comme se retrouver des centres d'intérêt.

Quoi que, là, tout de suite, il en a un. Et il ne date pas d'hier.
Il est beaucoup, beaucoup plus ancien que cela. Et il porte un nom : Wilhelmina De Santis.

Inconsciente, la rousse lui tend une gourde - probablement remplie d'alcool. Précautionneusement et en prenant garde à ne pas l'effleurer - comment pourrait-il contenir la rage qui bout en lui depuis si longtemps s'ils venaient à se toucher ? -, il la récupère. Il en boit une longue rasade à son tour, ne bronchant pas en sentant le liquide ambré se diffuser dans sa bouche, avant de glisser dans sa gorge. D'un hochement de tête, il la remercie avant de lui tendre sa propriété.

« Et à qui ai-je à faire ? » S'il veut rester discret et ne pas éveiller les soupçons de la jeune femme - qu'il veut bien admettre comme étant un tant soit peu intelligente et réfléchie -, il vaut mieux se comporter de manière naturelle.
Et pour cela, rien de mieux que de s'adresser à elle comme à une parfaite étrangère. Pour mieux lui porter un coup à la tête et à sa fierté ensuite. Bien sûr.
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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Dim 3 Juil - 21:21



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On s’examine. Se jauge. Se juge. Je ne crois pas l’avoir déjà croisé en ville, et mes arques se froncent alors que je fais la moue. Comment un bel homme comme lui a pu me passer sous le nez pendant tout ce temps, est-ce seulement possible ? Paris est immense, mais il y a sûrement moins de vampires que d’humains qui grattent l’asphalte près de la grosse bouche de l’enfer. Je fais preuve de mauvaise foi, mais j’aurai aimé croiser son chemin plus tôt. Par pur péché, peut-être. La luxure est l’un de mes vilains petits vices.  J’inspire longuement en récupérant ma gourde d’alcool, lui adressant un sourire mi- lascif, mi- amusé.

« - Wilhelmina De Santis, je me présente en levant ma fiole et en avalant une nouvelle goulée de liqueur. Mais dites-moi, vous êtes ici depuis longtemps ?
J’avise les alentours et reprend en lui adressant un sourire gêné.

- Je veux dire, en ville à Paris. Pas dans ce cimetière. A moins que vous ne le quittiez jamais …, je souffle entre mes dents d'un ton narquois.

J’oblique un peu sur le côté, croisant et décroisant mes longues guibolles et haussant un sourcil.

- Et vous, quel est votre nom ? je demande en faisant glisser mes fesses sur le marbre pour m’approcher davantage.

Simple formalité. Je me fiche pas mal de son petit nom.

Je limite la distance entre nous d’un bon mètre en faisant glisser mes fesses sur le marbre. Il est si perché en hauteur que je dois lever le menton pour lui parler. A vrai dire, je n’aime pas ça. J’ai cette exécrable impression de domination qui me tord la gorge et me pique la langue. Je courbe l’échine pour agripper le pan de ma robe longue et me redresse, le rejoignant souplement sur la tombe haute sur laquelle il est juché. La robe sombre sous mon menton effleure mes chevilles et les becquette imperceptiblement. Un petit mètre nous sépare toujours. J’avoue qu’il m’intrigue, le bellâtre. Je lui tends mécaniquement la flasque, levant mes azures vers le ciel nuageux. Au moins, à Venise, je pouvais voir les astres dans le ciel et accompagner les artifices des fêtes Italiennes.

- Sporcizia di inquinamento, je marmonne entre mes lèvres dans me douter des origines de mon interlocuteur. Je sais pas pour vous, mais ça fait quatre siècles que je parcours le monde et je n’aurai jamais cru voir des nuages de pétrole au-dessus de ma tête. »

Est-ce que je viens de parler météo, là ?





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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Ven 8 Juil - 15:41


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Enzo prend un plaisir incommensurable à se jouer d'elle. A se jouer de son ignorance aveugle à son sujet.
Et ce n'est que le début.

Elle se présente, et il hoche la tête ; comme s'il apprenait tout juste son nom. Foutaises. Son nom le hante, son nom est sur ses lèvres et dans sa tête depuis fort longtemps. Des siècles à le pester, à le maudire, à ne rêver qu'à une chose : le traîner dans la boue, et elle avec. Il ne sait finalement pas ce qui l'emporte : la colère sourde qui bat à ses tempes, ou la joie de la savoir si proche, si accessible ? Ce n'est plus qu'une question de temps, avant que sa vengeance ne s'abatte sur Wilhelmina.

En attendant, il compte bien profiter de cette soirée pour récolter quelques informations supplémentaires sur elle. Ce qui lui tombera dessus n'en sera que plus intense. Pour Enzo, bien sûr.

« Hum. Tout est relatif. Un an, pour le commun des mortels, c'est une éternité. Pour nous autres, ce n'est qu'une broutille. Alors, pas si longtemps que ça, je dirais. » Il passe, évidemment, sur les détails. Il serait plus convenable de dire qu'il est implanté ici depuis 1 730. Mais cela ne concerne que ses affaires, lui a eu tôt fait de vagabonder de nouveau à droite et à gauche, une fois ses affaires lancées.
Direction l'Italie, pour partir sur les traces des De Santis. Et voilà que le protagoniste principal de ses fantaisies assassines se trouve devant lui. En chair et en os. On ne pouvait pas lui faire plus beau cadeau.

Wilhelmina s'approche, et Enzo décide de répondre à sa question. Enfin, plus ou moins. « Enzo. Juste Enzo. » Ce prénom là lui est inconnu, à elle. Mais on ne peut pas en dire autant de son nom de famille ... Le prononcer à voix haute en sa présence serait se griller. Et c'est loin d'être dans ses intentions.

Alors qu'il cherche et surtout respecte le silence, ce silence qu'il chérit tant qu'il soit seul ou accompagné, Wilhelmina a visiblement décidé de ne pas en faire autant. Désormais installée à ses côtés, la jeune femme laisse échapper quelques mots en italien. Mots qu'Enzo comprend bien sûr aussitôt, mais qu'il fait mine de ne pas entendre. Là aussi, il préfère rester prudent. Il se contente donc d'attendre la suite, qui ne tarde pas à arriver. « Quatre siècles ? Je vous en aurais donné deux de moins minimum. » Il la flatte pour mieux l'assommer ensuite. Il a des siècles de pratique derrière lui, des siècles à s'entraîner pour ce moment précis. Peut-être pas celui-là en particulier en réalité, il ne prévoit pas d'assouvir sa vengeance aussi rapidement. La patience est sa meilleure arme.
« L'Homme s'est laissé aller à ses plus bas instincts. C'en est la preuve. » Énigmatique, sombre, Enzo espère bien ne trahir aucune des émotions qui le traverse. Cela ne devrait pas arriver, pas dans l'immédiat en tout cas. La patience est son fort, et Wilhelmina en sera la victime.
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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Sam 30 Juil - 7:52



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Y a une étincelle dans son regard. Un éclat de perfidie qui m'attire. J'inspire longuement cet air qui ne nourrit plus mes poumons depuis longtemps et lui adresse un sourire malin. Il est du genre charmeur, et je le soupçonnerai presque d'être Italien. J'ai tout de même un doute, car aucun accent ne transperce son timbre. Même pas un accent de la région. Ce petit trémolo légèrement traînant et lent que j'entends le plus souvent chez les plus indécrottables de la région.  Rien. Comme ces hommes et femmes qui prêtent leurs voix au cinéma.C'est intriguant. Ca prouve qu'il a sûrement quelque chose à cacher.

« - Vil flatteur ! je fais mine de m'exaspérer, non sans accueillir le compliment avec délice.

Ca nourrit mon égo surdimensionné. Il faut bien ça, au moins. Il marque déjà un point. Même si chez nous, le temps ne marque pas comme pour les hommes. Avec le temps, mes traits sont peut-être devenus un peu plus mûrs à peine. J'ai toujours l'air d'avoir ces foutus trente-cinq ans. J'aurais pû l'éviter, si Marius s'était empressé de me mordre avant pour me donner l'immortalité. Mais cette tête de mule avait attendu que la maladie me fasse courber l'échine pour m'offrir son cadeau. Je réalise que mes pensées m'emmènent bien loin d'ici, dans ce cimetière, et me reprend doucement en levant mes prunelles opales vers le vampire.

- Alors, juste Enzo, vous ne venez pas de la région, je me trompe ? Peut-être même pas du pays ... je marmonne après réflexion.

Je m'apprête à surenchérir, prête à deviner ses origines, lorsqu'un bruit sourd me sort de ma contemplation. Avant même d'y songer, je suis sur mes deux talons, l'échine droite et le regard flamboyant. Mon vrai visage ne se dévoile pourtant pas. Il est bien rare que je l'affiche, cette horreur qui me défigure à chaque fois que je vois vif carmin.

- Vous saviez que la tueuse était portée disparue ? Je demande plutôt en scrutant les allées entre les tombes et les cryptes. Du moins, selon les rumeurs. Généralement les gens attendent un peu avant de s'affoler et de faire n'importe quoi.

Ma main à nouveau coincée dans ma poche, j'enroule mes dextres autour du manche de ma lame.

- Mais il y a toujours des petits malins ! je râle en sortant mon arme blanche pour la lancer dans l'air.

J'ai entendu les battements sourds et chaotique d'un palpitant mortel. Un humain en chasse. Pas une tueuse, à en juger par la nervosité de son rythme cardiaque. De plus, les respirations me prouvent qu'il s'agit d'un homme. Ma lame fait mouche, car j'entends le cri d'agonie du pauvre bougre qui s'était mis en tête de chasser du mort. Ca arrive parfois, à chaque fois qu'une tueuse disparaît, certains tentent de sortir de l'ombre. En quatre siècles, c'est loin d'être la première démonstration de stupidité que je vois. Les douces fragrances d'hémoglobine me parviennent déjà aux naseaux et un rire dément s'échappe de mes babines étirées.

- Parfait.

Un coup de vent plus tard, je reviens à ma place avec le corps recourbé d'un homme d'à peine vingt ans.

- Il était pas tout seul ... je murmure en levant doucement mes iris vers Enzo. L'air taquin. Tel un félin prêt à sauter sur proie encore chaude.

Mon sourire en dit long sur l'idée que j'ai en tête. Soit, je ne le connais pas. Mais il semble tout à fait charmant et délicieusement cultivé. J'apprécie déjà sa compagnie.

- A vous l'honneur, il est pas loin ... Enfin, sauf si ça ne vous tente pas. Dans ce cas je vous laisse le maigrichon ici et vais arracher la carotide de l'autre ?  »







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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Ven 5 Aoû - 22:17


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Il se la joue peut-être un peu trop mystérieux. La curiosité de Wilhelmina n'est donc pas satisfaite, sa méfiance probablement éveillée. Pourtant, il se comporte de manière fort courtoise. Il se montre aussi charmant, flatteur. Tout cela, bien sûr, dans le but d'éteindre tout début de suspicion. Cela semble faire effet ... Pour l'instant en tout cas. Il est très doué pour cela, il faut le dire. Des siècles d'expérience, et presque autant de temps à ruminer sa vengeance et à se préparer à un tel moment. Jamais, pourtant, il n'a imaginé qu'il la reverrait un jour. Pour lui, elle était morte ... Visiblement, il s'est trompé. Elle est, elle aussi, devenue un vampire. Peut-être même depuis plus longtemps que lui, qui sait ? La question ne se pose pas, il en reste là pour l'instant. C'est ça, ou griller sa couverture dans la minute qui suit.

Alors qu'il ouvre la bouche, prêt à lui dévoiler l'un de ses secrets, ils sont interrompus par un bruit, pas très loin d'eux. Le soulagement qu'il ressent alors est indescriptible. Ainsi, il ne met pas en péril le petit plan qui commence à se former dans son esprit.
Lui dire qu'il vient d'Italie, c'est prendre un risque réel. Il pourrait pourtant se faire passer pour plus vieux ou plus jeune qu'il n'est - pour ce que ça change - mais Wilhelmina ne pourrait trouver qu'étrange qu'ils viennent tous deux, précisément, de la même région. Enfin, ils n'en sont pas là et c'est tant mieux.

La rousse est la première à réagir. Enzo, lui, ne bouge pas de la pierre sur laquelle il est installé depuis son arrivé ici. Elle n'est pas très loin de lui, alors il peut lui répondre sans avoir à forcer sur sa voix. En même temps, les vampires ont l'ouïe très fine.

« Oui, j'en ai entendu parler. » Un léger sourire flotte sur ses lèvres. Comment aurait-il pu passer à côté de cette information cruciale ? Il a beau ne passer que très peu de temps avec d'autres créatures - dans son genre ou tout à fait différente - il n'est pas sourd à toutes ces rumeurs qui courent. Et celle-ci reste très importante pour lui. Pas de Chasseuse, moins de risques de se faire tuer avant d'avoir assouvi sa vengeance.

Wilhelmina est, en toute logique, rapide. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle est de retour avec l'humain qu'ils sentaient tous les deux approcher. « Je m'en occupe avec plaisir. » Répond-il en toute simplicité, avant de se lever et de s'éclipser à son tour.
Comme s'il pouvait refuser une telle proposition ...

Bien sûr qu'il va le faire. Il va s'amuser.

Rapide et efficace. Il a le temps de se faire un petit avant-goût, avant de rejoindre Wilhelmina et sa proie, la sienne entre ses bras puissants. « On s'amuse bien ici ? »
Charmant, voilà ce qu'il est. D'ailleurs, il se plante face à la rousse, le pauvre humain coincé dans son étau.
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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Mer 7 Sep - 12:52



Take us to the grave
Balade au clair de lune avec Enzo



Petite victime adorée. Je sens les effluves, le palpitant terrible de ces carotides saignantes. L'odeur est indescriptible. On compare souvent le sang à un goût de fer. Pourtant, à mes sens centenaires, c'est plus compliqué. Plus délicat. Chaque humain à sa touche bien particulière. Parfois particulièrement désagréable, parfois, étonnante, tantôt surprenant. Et surtout, si on a du nez, affriolante. Et grand dieu – cette aberration céleste auxquelles les humains prêtent presque tous allégeance – celui que je tiens entre mes griffes est …

« - Infâme !

Je le jette à mes pieds, fixant Enzo d'un œil rageur. Avant de me reprendre, essuyant du bout des doigts la liqueur poison sur mes babines tordues.

- Pardonnez-moi, je ne parlais que de ce déchet. Hm, vous disiez ? Ah oui … La ville est affriolante, on y trouve de tout ! Pas que du bon, malheureusement, j'ajoute en jetant un coup d’œil mauvais à la poche sur pattes à mes pieds. Mais on s'acclimate.

Qui aurait pu croire qu'il posséderait un taux de cholestérol aussi élevé, avec son gabarit ? Regardez-le donc, avec ses os apparaissant sous ses joues encore trop roses. Je ne me fais pourtant jamais duper aisément. Encore moins devant témoin. Et ça, ça me met dans une rage excessive, presque incoercible.

- Faudrait peut-être songer à manger plus sain, le vermisseau, je lâche avec dédain alors que j'enfonce mon talon dans ses côtes.

Ses petits piaillements ne parviennent pourtant à calmer mon humeur. Ma déception est ô combien immense … Je lance un regard boudeur au beau brun qui se tient devant moi, sa proie serrée dans l’étau de ses bras.

- Le miens est déjà périmé, je lance d'une voix chagrine.

Tantôt joyeuse, tantôt râleuse. Il faut faire avec mes nombreuses humeurs changeantes. J'espère pour lui qu'il a de bon nerfs, je serais encore plus contrariée de perdre un potentiel nouveau partenaire de massacre. Jusqu'ici, il me plaît bien ! Je fixe sa proie, tout en me rendant bien compte qu'il n'en y aura jamais assez pour deux. Bien, parfait. J'agrippe ma proie par les joues, le place face à mes rétines polaires et lui souffle avec opiniâtreté un doux :

- Bonne nuit, chéri.

Sa tête dodeline entre mes dextres pour finalement craquer et grincer dans un bruit écoeurant. Un angle qui ne lui permettra plus de respirer. Je crois bien que j'entends son petit copain couiner et tenter un hurlement rapidement étouffé. Je me reprends rapidement, jetant le macchabée encore chaud à mes pieds et place une main dans ma crinière rousse. J'ajuste le voile de dentel de ma longue robe, plisse mon manteau aux traits délicats et Victoriens et approche d'Enzo.

- Je vous en prie, faite-vous plaisir, je mangerai plus tard. »

Et ça sera vraiment vilain à voir.




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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Jeu 15 Sep - 17:10

Take us to the grave
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Ah ! S'il en est un dans les cieux qui ait jamais veillé sur toi, que devient-il en ce moment ? Il est assis devant un orgue ; ses ailes sont à demi ouvertes, ses mains étendues sur le clavier d'ivoire ; il commence un hymne éternel, l'hymne d'amour et d'immortel oubli.

Sa vengeance n'est pas oubliée, elle est juste mise de côté pour un court laps de temps. Il ne s'y prendra pas ce soir, il doit d'abord connaître un peu mieux l'ennemi ; il avisera ensuite. Il la connaît, pourtant, Wilhelmina. Fut un temps où elle était à deux doigts de devenir son épouse ... Mais elle a pris la tangente, et des siècles se sont écoulés. Nul doute qu'elle a beaucoup changé, elle aussi. Pas physiquement comme lui, mais au moins mentalement. Enzo est assez satisfait de ce qu'il découvre jusqu'à présent.
C'est avec un sourire énigmatique - et donc indéchiffrable - aux lèvres qu'il l'observe désormais "jouer" avec sa victime. Elle est réticente à boire plus de son sang ; ce qui est assez logique, s'il a mauvais goût.

Pour sa part, Enzo se contente de maintenir immobile - ou presque - sa victime à lui. Sa poigne ferme empêche ce dernier de trop bouger. Il est tout juste capable de couiner, et d'essayer de s'agiter ... En vain. Enzo est trop occupé à profiter du spectacle pour lui accorder plus d'attention.
« C'est fort aimable à vous. » Aucune syllabe supplémentaire n'est nécessaire ; Enzo soulève sa proie dans les airs et, ses pieds désormais ballants permettent à sa gorge d'être plus proche que jamais de lui. Sa figure de vampire prend forme et Enzo en profite pour effrayer un peu plus encore celui qui jouait les courageux il y a encore quelques minutes. Là, seulement, il se décide à enfoncer ses canines dans la gorge palpitante.

Son sang n'a pas la saveur la plus douce ; il a déjà goûté meilleur, bien meilleur. Mais il ne s'en formalise pas et avale quelques gorgées avant de se décider à se débarrasser de lui. Il est fade, sans intérêt aucun. Enzo recule son visage et lui tort le cou. Un craquement audible, un bruit de chute et son corps désormais sans vie s'effondre sur le sol. De sa manche, Enzo s'essuie la bouche et reprend figure un peu plus attirante. Celle des mortels, celle qui lui permet de se fondre dans la masse lorsqu'il en ressent l'envie. « Et bien ... ces deux-là n'étaient pas des lumières, en plus de n'être pas des plus agréables au goût. »
Et c'est rien de le dire.

Enzo plisse les lèvres, passant sa langue sur ses dents pour se débarrasser des dernières traces de son repas d'ores et déjà terminé. Il fera mieux le lendemain ... Du moins l'espère-t-il. « Si vous ne connaissez pas, je vous conseille le quartier Nord-Ouest. En plus d'être magnifique de nuit, il regorge de mets plus appétissants. » Plus de richesse, donc moins de cochonneries avalées. Mais peut-être que la jeune femme le sait déjà ... si elle est là depuis plus longtemps qu'il ne l'imagine. Et peut-être bien qu'il récoltera cette information rapidement, si elle daigne lui faire savoir. S'il peut en apprendre plus sur elle et son arrivée ici, il ne crachera pas dessus.
Il faut juste qu'il prenne sur lui et reste aussi discret qu'imperturbable.
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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Jeu 13 Oct - 11:45



Take us to the grave
Balade au clair de lune avec Enzo



Il y a un petit quelque chose qui l'intrigue, chez lui. Qui l'interpelle. Son instinct, dans les tréfonds de son esprit enjoué malgré la déception d'avoir succombé à pareil met, est particulièrement décontenancé par l'individu. Ce manque d'accent dans ses paroles, le fait de n'avoir jamais croisé une seule fois son visage ici, de n'avoir jamais vu un individu semblable. Le trouble en lui même m'intrigue tout autant. Rare sont ceux qui provoquent le moindre émoi chez moi. Alors pourquoi lui ? Je l'étudie discrètement, continuant mes petites manœuvres habiles. Inutile qu'il avise la moindre étincelle de trouble dans mon regard. On ne fait que discuter dans un cimetière, comme deux vampires tout à fait normaux. Ou du moins, de vieux vampires. J'avise les cadavres à nos pieds, extirpe un mouchoir en coton brodé et essuie mes lippes tâchées d'hémoglobine.

- Le quartier Nord-Ouest ?

J'élève mes azures, fronçant les sourcils. Non pas parce que je ne le connais pas, bien au contraire. Une vampire Parisienne qui ignore les bons coins n'est qu'une raclure ou une pauvre débutante. Mais j'imagine qu'il essaie de  savoir si je viens du coin. Pourtant, une idée me traverse l'esprit et je lui adresse un sourire contrit.

- Pas très bien, non … je mens parfaitement, rangeant mon mouchoir plié dans la poche de mon long manteau. Mais l'idée n'est pas désagréable. Ca me changera  du bar à mordus que je fréquente de temps à autre, vous connaissez ? La décoration est atroce, mais les poches sur pattes sont rarement décevante.

Je suis trop curieuse pour laisser cette rencontre là où elle en est. C'est pourquoi je continue, bien décidée à le revoir pour découvrir ce qui m'intrigue autant chez lui. Il pourrait prendre ça pour de la drague, tant qu'il accepte de me revoir. Mon instinct ne me trompe jamais et je compte bien me prouver que j'ai raison.

- Et si on se donnait rendez-vous pour une petite chasse ? Celle-ci était trop improvisée à mon goût ... Et raté, surtout. »

Très raté, même. J'ai encore faim, mais je suis prête à me retirer au plus vite, inutile d'en faire trop. J'aime faire durer le mystère.



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MessageSujet: Re: Take us to the grave - Ft. Enzo   Lun 17 Oct - 13:01

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Ce met n'était, en effet, pas des délicieux. Enzo en garde un arrière goût désagréable, qu'il tâchera de faire disparaître sans tarder, lorsqu'il se retrouvera de nouveau seul. Un verre de whisky devrait faire l'affaire. Mais pour l'instant, il doit faire avec. Et il n'a pas à trop se forcer pour ne pas y penser, tant son intérêt pour la discussion est sincère. Il est bien là, oui. Mais pas pour les raisons habituelles ... Chaque détail est soulevé, noté. Enzo ne perd pas une miette du spectacle que lui offre cette jeune femme, qu'il connaît mieux qu'elle n'osera jamais l'imaginer. S'il peut s'en servir contre elle par la suite, il le fera sans le moindre remord. Sans la moindre délicatesse.

Il ne sait pas encore s'il la croit ou non, mais elle a l'air de ne guère connaître le quartier Nord-Ouest. Un mince sourire étire les lèvres d'Enzo. S'il connaît les bars à mordus ? Bien sûr, comme sa poche. Fut un temps où il y passait assez souvent, pour ne pas se faire repérer en larguant trop de cadavres derrière lui. C'est, en fait, le genre d'endroits qu'il fréquente toujours de temps en temps. Quand il n'a plus rien à se mettre sous la dent.
« Je connais, en effet. » Les mots, prononcés sur un ton calme et doucereux, s'échappent de sa bouche d'une traite. Il est plein de patience, Enzo. Et, pour preuve, il se retrouve face à celle qu'il traque depuis des siècles sans montrer le moindre signe ostentatoire.

Il sait qu'il a le temps, que se presser ne lui servirait à rien si ce n'est à se dévoiler trop vite.

La suite de la discussion ne le laisse pas pantois. Au contraire, c'est un sourire un peu plus brillant encore qui étire ses lèvres. Il n'imagine rien du tout, ni de drague de pacotille, ni quoi que ce soit d'autre dans la même trempe. Tout ce qu'il fait, c'est savourer. Savourer le fait qu'elle ne l'ait pas reconnu, et qu'elle ne le fera sans doute jamais. Savourer l'idée que le pouvoir, pour l'instant, c'est de son côté qu'il est. « Mais avec plaisir. » Il a du mal à cacher sa jubilation. De toute façon, cela pourrait passer pour de l'empressement de la revoir alors qu'elle serait dans l'erreur la plus totale ... Il ne s'en formalise pas, donc. « Quartier Nord-Ouest à la même heure demain ? » Il n'est pas gourmand, juste pressé. D'obtenir de nouvelles informations sur elle pour mieux s'en servir contre elle par la suite.
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