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 OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress

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G. Ethain Walshe



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MessageSujet: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Mar 7 Juin - 22:01



Like a virgin mad hattress

FT. OPHELIE F. ANSEL






« Ce script est vraiment… »

Ils le regardent tous avec impatience et crainte, tous connaissent les moyens de persuasion dont il dispose, du moins, une bonne partie des personnes présentes à cette longue table de bois massif, car certaines en ont déjà fait les frais. S’ils étaient allés pleurnicher dans les bras de leurs mères ? Ca probablement, mais le sorcier n’en sait rien et il n’en a strictement rien à foutre. Grand bien leur fasse s’ils adorent ça : les jupes de leurs mères. Le suspens continue pendant d’inlassables secondes, secondes pendant lesquelles Ethain scrute chacun d’eux d’un air faussement distrait et contrarié, ses ébènes se posant sur chaque homme déglutissant et menaçant de faire pipi dans leur froc.

« …Plutôt pas mal. ».

A cet instant, une aura de détente se met soudainement à planer au-dessus de leurs têtes respectives. Certains soupirent de soulagement quand d’autres arrêtent de serrer les jambes et se permettent même de refaire mumuse avec le capuchon de leur stylo totalement mâchouillé. Voyons, c’est dégueulasse.

« Jean-louis, ton stylo… ». Ledit Jean-Louis, français pure souche de son adorable petit nom ne se fait pas prier et le capuchon retombe inerte et plein de bave sur la table en bois. Massif, la table. Bois, massif. Instinctivement les traits du riche producteur se ferment et sa mâchoire se crispe, ce qui n’échappe pas au petit sous-fiffre accroc du saucisson et du camembert qui le fixe sans trop oser détourner les yeux. Sans attendre un moment de plus, d’une main timide il va chercher le fameux capuchon et essuie avec délicatesse les fines traces sur la table. Pendant toute la manœuvre, Ethain ne décroche pas ses yeux et suit chaque geste avec une rigidité exemplaire. Quand ce fut chose faite, il ouvrit doucement la bouche l’air toujours mauvais puis détourna la tête vers ses camarades de droite. « Je disais donc… Plutôt pas mal. Déjà des pistes en termes d’acteurs et actrices ? ».


***


« Vous êtes vraiment sûr Monsieur ? ».

Enfilant sa veste noire qui surplombe un magnifique T-shirt collector de la Death Star tout aussi noir, le sorcier s’apprête à quitter les lieux de son appartement de luxe, la Tour Eiffel dans son champ de vision.

« Martin, vous pensez qu’ils ont « casté » quoi dans les dents de la mer si ce n’est des requins ? Vous voulez un film d’horreur qui se passe dans un asile, quoi de mieux qu’une creepy one pour jouer le rôle d’une cinglée ? Allez donc demander à Michael Jackson s’il n’aurait pas préféré avoir de véritables zombie pour son clip Thriller s’il en avait eu l’opportunité. On y va un point c’est tout. Je vous demande pas de m’accompagner. ». Martin, l’un des responsables de l’équipe opine du chef nerveusement.  « Bien, Monsieur. ». Lunettes de soleil fluos sur le nez, Ethain entame la marche jusqu’à sa voiture. « Pour votre santé mentale, je pense qu’il vaut mieux que vous restiez là à préparer les besoins en terme de décor. Les fous de cet asile pourraient… Sans le vouloir essayer de vous dévorer le peu de neurones qu’il vous reste. Qui plus est, je peux me débrouiller seul. Allez, va donc chercher pacman s’il est là-bas. ». Il pénètre dans la voiture et dans un son tonitruant cette dernière démarre dans les rues parisiennes, enveloppant Martin dans une épaisse fumée noire que l’oblige à toussoter, non pas sans être soulagé de ne plus avoir cet effronté dans sa vue. Intérieurement, il voudrait prononcer la pire insulte mais avec un sorcier, et surtout lui, on est jamais sûr d’en ressortir vivant.

Il ne lui faut pas longtemps pour arriver devant l’établissement, cet hôpital aux airs aussi joviaux que défraîchis, endroit où on ne voudrait guère y passer la nuit. Sans prévenir, il rentre sans prévenir, offrant tout juste un clin d’œil à la vieille infirmière qui se trouve à l’accueil et qui lit dans son magazine « Paris match » les dernières nouvelles des feux de la bourre. Nullement il ne s’annonce, Paris c’est un peu sa maison, Paris il en a vu la libération. Remontant ses manches jusqu’aux coudes, c’est lunettes de soleil entre les mains qu’il débarque tonitruant en pleine séance de groupe, porte enfoncée à la volée.

« Chères demoiselles et damoiseaux, quelle belle journée qui s’annonce pour l’un d’entre vous ! ».

Le psy était en train de faire un tour de chaise pour inciter chacun à parler, visiblement Ethain arrivait au bon moment. Tout feu tout flammes, et parce qu’il ne respecte pas grand-chose au fond (du moins plus autant qu’avant, c’est bientôt la crise de la soixantaine, faut le pardonner le pauvre vieux), il vient se planter tout droit devant le psy et le dévisage. « Je peux vous emprunter votre chaise pliante ? J’ai quelque chose à dire. ». L’air renfrogné, l’homme plisse le nez et se redresse. « Vous n’avez rien à faire ici, Monsieur… Qui que vous soyez. ». Oh… Alors ça… Le sorcier se redresse de tout son long, range ses lunettes dans sa poche, pleine vue sur la death star de son T-shirt noir. « Voyez-vous… J’ai un profond respect pour les personnes de votre profession, vraiment je vous assure. Mais là… J’ai un casting à faire pour le prochain film d’horreur que je produis, et j’ai gentiment accepté de bouger mon joli cul pour venir chercher des acteurs potentiels jusque dans votre trou pourri qui pue l’officine rabougrie. Voyez plutôt ça comme un atelier cuisine, ou un atelier théâtre, beaucoup plus divertissant que vos séances de palabres à la Diantre, ma vie comme elle est moche. Si vous permettez, accordez moi juste une vingtaine de minutes et après on pourra faire un sondage. Je suis persuadé que… ». Sur ces mots, il se tourne et dévisage toute la clique. « Ah tiens ! Dorothy ici présente, pourra claquer trois fois de ses talons et par magie elle arrêtera de bouffer ses cheveux et se rendra compte que ce n’est pas son chien Toto ! ». Encouragé d’un sourire, il attend un laps de temps de quelques secondes puis observe à nouveau le médecin. Ce dernier capitule, il valait mieux pour lui car sinon il aurait trouvé un moyen plus efficace. Il s’exerçait encore à l’art de la téléportation dans un écran de fumée, et il n’aurait pas garanti le résultat s’il s’y était essayé de tête. Sa mémoire pouvait parfois défaillir, quand il le voulait. Pour l’heure, il se retourne vers ses potentiels candidats et s’assoit.

« Pour faire original, tour de table général. Juste nom et prénom, si vous vous en rappelez. ». Et il pointe le premier bougre du doigt mais… Se ravise. « Oui bon, passe ton tour mon grand, continue de jouer avec ta Barbie, Ken ne devrait pas arriver je te rassure… ». Ethain secoue la tête et passe à la suivante. Damn, plutôt charmante la suivante. Qu’est-ce que tu fous là toi ?

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Ophélie F. Ansel



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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Ven 10 Juin - 6:56


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Tu n’avais pas envie de t’extirper de ton lit, aujourd’hui. Tu n’avais pas envie d’être assise là. Tu voulais rester confortablement pelotonnée sous ta couette et continuer de te perdre plus profondément encore en le nébuleux brouillard pharmaceutique dans lequel tu te rétractes jusqu’à ce que tout détraque. Tu n’as pas envie d’être assise là et c’est peut-être pourquoi est-ce que ton petit air hagard te donne ces impressions d’avoir oublié ton cerveau sur l’oreiller. Tu n’es pas là, Ophélie, tu n’es plus là. Tu es ailleurs. Tu veux être ailleurs. Tu ne veux pas entendre les jérémiades de Mélissa. Tu ne veux pas écouter les tourments de Julien. Et tu ne veux encore moins écouter et entendre la voix nasillarde du docteur Rousseau. À chaque fois que ces discours soporifiques trouvent la pente imaginaire qui dévale jusque dans les profondeurs de ta conscience, tu as l’impression de te farcir un baril d’opium et d’avoir une double ration d’Alprazolam. Tu hais l’effet qu’a cet anxiolytique entre tes deux biscuits. T’as envie de bouffer tout le temps, tu t’assoupies n’importe où, t’as la tête dans les nuages, tu as la libido à moins zéro, tu te sens bien mais tu sais que ce n’est qu’un écran de fumé et cerise sur le cake… t’as la vision si floutée que parfois t’en viens à penser que la taupe est ton esprit animal. Mais tu te dis que ç’a peut être pire, comme Julien, par exemple, qui, à l’usure de ce médicament, a de la difficulté à uriner et qui exalte la joie de vivre de Gilbert… alias le concierge à l’œil de verre qui regarde toujours tout de travers et sourit aussi souvent que ledit Julien arrive à faire pipi.

Privée de tes yeux, privée de ce qui rend véritablement heureux, tu es ancrée en ce monde bien piteux, mais tu as l’esprit qui papillonne bien haut vers les cieux. Tu n’es pas là, Ophélie, tu n’es plus là. Tu es ailleurs. Tu veux être ailleurs. Tu veux voir les grandeurs, t’impressionner des paysages où se noyait inlassablement ton regard, ces beautés oniriques qui apportaient de la poésie en l’hérésie. Mais coupée de ces outre-lieux, tu restes avec ces malheureux. Tu te souviens, parfois, de ces magnificences où tu aimais tant t’y baigner avec insouciance, purifiée, tu regagnais alors les rivages de l’arrogante conscience. Mais privée de tout cela, tu t’en souviens si peu. Tu as fait tes adieux. Adieux tout ce qui est merveilleux. Restes, restes avec ces malheureux. Tes sombres yeux de perles miroitent de choses curieusement belles, assourdissantes décibels de ton âme qui chante et rend enchantement ce qui au fond se déchante. Désenchantée Ophélie et son nostalgique esprit. Tu t’es endormie en un rêve sans fin, fleurs déposées sur les dépouilles de tes songes qu’à tous les jours tu pleurs…

- Cette nuit, j’ai rêvé. Je prenais mon bain et j’en suis mort électrocuté par un grille-pain. La sensation était géniale.

Julien. Sombre crétin. Tes ébènes anesthésiés se lèvent doucement sur le blême visage de ton voisin de chaise. Tu essaie de le comprendre. Tu essaie de le regarder. Tu essaie de le voir. Raté. Au final, c’est ce qu’il est à tes yeux : un raté suicidaire qui a raté sa vie et puis sa mort. La chance est cette petite garce capricieuse qui sourit à qui elle en a bien l’envie.

- Quelque chose t’amuse, Ophélie ?

Tu te rends à peine compte que tu as cet énorme sourire de clown de greffé sur les lippes. Tu tournes alors lentement la tête vers Rousseau, dodeline du chef, confuse, tu glisses une main en les sombres ondulations de ta crinière hirsute, rabats mollement une jambe sur l’autre, rends plus confortable ton séant encastré sur cette rude chaise et désormais tu donnes l’impression d’avoir mille dents dans la gueule tant ton croissant de sourire étire ces adorables fossettes sur tes joues rosies de malice.

- M’ouais, que tu largues, aussi sincère que ton cœur de pierre s’indiffère.

- Je t’en prie, ne nous laisses pas dans l’ignorance et offres nous l’occasion de pouvoir rigoler avec toi.

- Julien. C’est Julien qui est drôle. Pas moi.

- Ah, bon ? Expliques-nous.

Tu n’es pas pour leur expliquer comment est-ce que Julien va véritablement clamser ? Ça ne serait pas bien et surtout très malsain. C’est pas ton genre… Vas au Diable, tu vas le faire, tu veux le faire, parce que ça… c’est tout à fait ton genre. Parée à te la jouer Rita-Je-Te-Raconte-Comment-Tu-Vas-Décéder, tu ouvres la bouches… mais derrière-toi les portes s’ouvrent à grande volée et un dépouilleur :

« Chères demoiselles et damoiseaux, quelle belle journée qui s’annonce pour l’un d’entre vous ! ».

Fait que tes oiseaux de mauvais augures meurent dans le fond de ta gorge. Roh, t’es fâchée. T’es offusquée, tu t’étouffes avec tes plumes alors que toute la plèbe s’émerveille devant cette poule de luxe qui sait faire une entrée en matière, dont tu en as royalement rien à péter. Tout le monde qui vient de l’extérieur sait très bien que bouleverser le traintrain quotidien appartenant à une poignée de disjonctés des bulbes est un cataclysme aussi miséricordieux que de lancer un trognon de pomme en plein cœur du tiers-monde. Alors que Mister Cucul La Praline essaie de prouver à Rousseau qu’il en a une plus grosse que lui dans le pantalon, autour de toi les murmures se soulèvent et bruissent comme une fine bruine à tes oreilles. Julien te dit qu’il commence à faire de l’urticaire alors que Mélissa, en mode groupie de la fameuse étoile noire, s’arrache et se bouffe les cheveux. Toi ? Tu n’avais juste pas envie de t’extirper de ton lit, aujourd’hui. Tu as la dalle, aussi. Foutu effet secondaire qui va t’engraisser comme une truie !

« … j’ai gentiment accepté de bouger mon joli cul pour venir chercher des acteurs potentiels jusque dans votre trou pourri qui pue l’officine rabougrie. Voyez plutôt ça comme un atelier cuisine, ou un atelier théâtre, beaucoup plus divertissant que vos séances de palabres à la Diantre, ma vie comme elle est moche. Si vous permettez, accordez moi juste une vingtaine de minutes et après on pourra faire un sondage. Je suis persuadé que… ».  

Mélissa, aux abois, s’engouffre dans la gueule une ultime mèche de cheveux alors que Julien se gratte les avant-bras comme s’il n’y avait aucun lendemain. T’en viens à te dire que Cucul La Praline a raison ; elle est adorablement moche… la vie. Et tu as faim. Trop faim. Mais pas assez faim pour te bouffer toi aussi la crinière.

« Ah tiens ! Dorothy ici présente, pourra claquer trois fois de ses talons et par magie elle arrêtera de bouffer ses cheveux et se rendra compte que ce n’est pas son chien Toto ! ».

Ha ! Ha ! HAHAHAHA !

« Pour faire original, tour de table général. Juste nom et prénom, si vous vous en rappelez. ».

Le doigt de Praline s’arrête sur Julien, bras quasi en sang, qui commence à couiner nerveusement du cul sur sa chaise.

« Oui bon, passe ton tour mon grand, continue de jouer avec ta Barbie, Ken ne devrait pas arriver je te rassure… ».

Tu plonges tes nuits de velours en ces soirs de satin. Tu vois crépiter en ces deux billes d’ébène la petite lueur. Ton visage de poupée Frisette allume toujours ces cierges de langoureuses Enfers. Une moue gredine te coince la commissure alors que tu hausses imperceptiblement un sourcil. Tu le dévisage. Tu le contemple. Tu essaie de le comprendre. Tu essaie de le regarder. Tu essaie de le voir. Il est pas moche. Plutôt beau gosse. Charmant aussi. Mais c’est pas pour sa gueule d’amour que tu vas ouvrir la tienne. T’as faim. T’as pas envie de parler. Alors tu ne parles pas, yeux dans les yeux avec Praline, tu fourres à l’aveugle une main en la poche de ton sweat-shirt trop ample d’un bleu poudre vomitif et en extirpe un petit sachet de cookies à l’effigie de dinosaures. Ils sont interdit dans l’édifice, mais Rousseau en a tellement rien à branler, parce qu’il croit qu’il t’a compris.

- Mélissa Fontaine, elle ne se présente pas, elle braille littéralement alors qu’elle saute de sa chaise pour se précipiter vers Praline et lui tendre une main fébrile.

Toi, tu hausses une épaule, ouvre ton sachet à friandise et dévore le cou d’un brachiosaure.

- Et moi je m’appelle Mathieu. Juste Mathieu. Pas de nom. Me demandez pas mon nom. Je déteste mon nom. Votre t-shirt est génial ! Je suis un grand fan. Vous pouvez me faire un câlin, dites ?

Et voilà que Mathieu s'élance aussi au cou de Praline.

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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Sam 11 Juin - 17:02



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FT. OPHELIE F. ANSEL






Il a débarqué comme un malpropre sans y être invité. C’est tout à fait son genre et il s’en balance d’une force phénoménale, et il s’en cogne comme de sa première dent de lait. Il ne doit rien à personne, c’est comme ça qu’il voit les choses à présent, trop longtemps il a été à la botte de gens peu recommandables, maintenant il s’assume et profite de tout ce que la vie et ses pouvoirs ont à lui offrir. Il a besoin d’acteurs, il vient les chercher. Rousseau a visiblement un peu de mal à comprendre sur le moment, peu enclin à laisser son groupe de fou entre les mains d’un riche qui ne jure que par l’envie de le remettre à sa place, soit, plus bas que le sol même de cet établissement quelque peu insalubre quand on y réfléchi. « Allez, si vous êtes sage, je ferai peut-être une donation à cet institut. Il faut bien les protéger nos chers amis contre l’adversité non ? Qui plus est, je crois que tatie Paris match n’aura bientôt plus assez de fonds pour savoir si Madonna sort avec le Prince Charles. Je vous laisse imaginer la crise de nerfs, elle pourrait bien balancer son dernier magazine dans le conduit des toilettes et là… Je ne vous fais pas de dessin. ». Il imite avec ses mains une explosion, faisant comprendre à l’autre que tout finirait par partir en vrille, l’odeur aseptisée avec. Rousseau abdique alors, Rousseau capitule et prend la porte de sortie. Ceci est un touch down mesdames et messieurs !

A peine le psy lâche sa chaise que le sorcier grimpe dessus, pose son divin fessier de luxe sur le plastique terni et se penche en avant pour mieux dévisager son groupe prometteur. Pour faire original, il commence par leur demander leur nom et prénom mais celui à sa gauche ne semble pas vraiment en état de dire quoi que ce soit, les bras en sang. Bien. Dans sa tête, il en raye le… Sans-nom de sa liste. « On t’appellera… ». Ethain le regarde une nouvelle fois mais ledit Julien se remet à se gratter comme un forcené. « Non en fait, on ne t’appellera pas, tu peux aller dans le coin… là-bas, ou t’en aller, ta séance est terminée je crois bien. ». Ses ébènes passent alors de l’autre côté et s’arrêtent sur la silhouette brune d’Ophélie qui le dévisage avec insistance. Dorothy, elle, trépigne toujours sur sa chaise mais le sorcier ne cesse de fixer la brune des yeux, car il le sent c’est à celui qui baissera les yeux en premier, et il ne veut clairement pas perdre. Sauf que voilà, il entend le papier qui se froisse et se défroisse à mesure qu’elle le sort de sa poche. Elle en extirpe l’un de ces dinosaures et sans le quitter de ses prunelles foncées elle le scrute avec force et indifférence en arrachant la tête de ce pauvre brachiosaure. C’est alors qu’il perd, notre cher Ethain, il a baissé les yeux et en a reconnu les couleurs dudit paquet. Tiens donc. Coïncidence ou évidence ? Plissant légèrement un sourcil, il passe son regard des biscuits à ses prunelles et finalement se détache, pointant déjà du doigt la suivante qui beugle déjà son nom comme une forcenée. Lui, est déjà complètement ailleurs mais il se sent soudainement trembler. C’est Mélissa, qui s’amuse à lui serrer la main et ne cesse de blobloter. D’un regard fixe et incompréhensif il récupère sauvagement sa main et se redresse dans le fond de sa chaise, s’assurant de planquer ses lunettes de soleil après s’être essuyé la main contre le pantalon de celui qui a l’urticaire et qui est toujours là.

« C’est noté Dorothy, tu peux aller t’asseoir. ». Mais elle s’insurge. « C’est Mél… ! ». Alors il répond plus fort qu’elle. « Oui je sais ! Je préfère Dorothy, alors retourne t’asseoir et arrête de bouffer Toto il va finir chauve ! ».

Malheureusement, un fou peut en cacher un autre et c’est alors que Mathieu fait son entrée royale, répétant tellement de fois le mot « nom » que le sorcier ne peut s’empêcher de le dévisager comme s’il était véritablement… Fou. Ha ha ! La bonne blague. Tout aurait pu s’arrêter là si ledit Mathieu ne se jetait pas déjà dans ses bras alors qu’Ethain faisait les gros yeux et se relevait brutalement de sa chaise.

Il se retint de justesse, le fameux magicien. Un peu plus et il aurait eu tous les cinglés au cul pour ce qu’il s’était apprêté à faire. Un peu plus et ce cher Mathieu se retrouvait à voler dans le décor par le biais d’un sort de lévitation pensé dans sa tête. Ethain a juste levé la main et l'a rabaissé aussitôt, laissant le fou n’être que simplement stoppé dans son élan par l’autre main (la gauche) qui l’empêchait de s’approcher.

« Tu es fan, ok… Alors tu sais qu’on ne touche pas un T-shirt collector. Ce serait comme… Toucher un dieu tu vois, ça se fait pas… Ok ? ». Sur ces mots, le riche repasse convenablement sur l’épaule dudit Mathieu, comme s’il ne l’avait pas serré avec force pour l’empêcher de le toucher. Réaction épidermique qui aurait pu être pire que ça. On venait d’éviter le massacre et pour l’occasion les traits d’Ethain se détendirent à nouveau. « Y’a pas de malaise Blaise, on est cool, tu peux retourner t’asseoir. ».

Cela fait à peine cinq minutes qu’il est là, et le sorcier en est déjà épuisé. Il admire temporairement Rousseau de survivre à de tels idiots, et il se demande même comment il n’en est pas lui-même devenu fou, à force.

Pour autant, il ne quitte pas les lieux et retourne même sur sa chaise. Là, il passe une jambe au-dessus de la sienne comme s’il était assis sur son siège de producteur hollywoodien et sort un carnet sur lequel il gribouille les noms. On y trouve Dorothy, Urticant, Mathieu le Fan et… Brachiosaurette. D’ailleurs, il se tourne une nouvelle fois vers elle et gribouille à nouveau quelque chose sur son carnet après s’être assuré qu’il avait plus ou moins capté son attention. « Oh tiens… Tu sembles intéressée maintenant ? ». Un sourire en coin apparait sur son visage et il relève ses ébènes sur elle tandis que le calme revient dans la pièce et que Julien respire et souffle d’avoir arrêté de se gratter. Négligemment et avec lenteur, Ethain passe une main à l’intérieur de sa veste noire et en sort lui-même un paquet de biscuits dinosaures.

« J’ai cru comprendre qu’ils étaient interdits. Ils sont plutôt radins ici, je trouve. ». Tout aussi lentement, il l’ouvre, en extirpe un T-rex et lui mord la queue en laissant s’échapper quelques miettes qu’il balaye rapidement. Il en reste deux, dans ce paquet individuel et la faim de la brune ne lui a pas échappée. Alors il joue, le fameux sorcier, car il a trouvé celle qu’il était venu chercher, il le sait. Il n’en a pas fallu plus pour le comprendre. Bien sûr, restait toujours le suspens du « jolie ne veut pas dire pas folle », mais il est prêt à prendre le risque. Sans ajouter un autre mot, paquet toujours en main il se relève de sa chaise. « Bien, vous avez été parfaits mes chers. ». Il s’avance puis s’arrête au niveau de la chaise d’Ophélie et y dépose le paquet sur ses cuisses avant de ressortir ses lunettes de soleil et les remettre devant ses yeux. « Si jamais le rôle t’intéresse, tu as approximativement une minute et cinquante secondes avant que je ne franchisse définitivement le seuil de la porte de cet institut et que je disparaisse de ta vie à jamais. La bille est dans ton flipper. ». Remake de la balle est dans ton camp. Puis sur ces mots, il quitte la pièce comme il est arrivé : dans un élan qui pue l’argent et la modeste célébrité.


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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Lun 20 Juin - 15:34


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Tu n’en crois pas tes yeux. Tu as vu, mais Praline a véritablement vaincu. Tu essaie d’en revenir, mais le problème est que tu n’en reviens pas. Ahurie, tu cesses de mastiquer, la tête du brachiosaure se désagrégeant en un mélange de pâte et de salive sur tes papilles gustatives alors que le cookie, tenu entre tes doigts fébriles, pendouille mollement sur le seuil de tes lippes crispées. Tu n’en reviens pas : un visiteur du monde extérieur a véritablement baissé les yeux ! Tu t’attendais à ce que Mélissa se refasse une mise en plis et se bouffe goulument la crinière. Tu savais que Rousseau allait éventuellement déclarer forfait et se tirer de là. Tu devinais que Julien, les bras en sang, allait foirer et larguer dans son froc un petit caca nerveux. Mais tu ne t’attendais pas à ça. Un visiteur du monde extérieur a véritablement baissé les yeux ! Usuelle perdante en ces duels de n’œils, tu encaissais déjà la cuisante défaite, tes beaux grands yeux de bibiches chocolatée esquissant la bifurque de circonstance alors que le Clint Eastwood de l’œil de lynx te darderait l’ultime œillade assassine et savourerait sa victoire en beuglant LE Adrian trop culte. Oui, dans ta petite caboche d’éternelle loser, le script était déjà écrit, dans la boîte et paré à être orchestré. Tada ! Coup de théâtre, Cucul La Praline et son fessier doré en ont décidé autrement. T’as gagné. T’es pas habituée de gagner et surtout d’être prise au sérieux. Toi qui te sous-estime ou lui qui te surestime ? T’en sais fichtrement rien, mais le voir se pourlécher les babines à la vision de ton petit encas est une satisfaction garantie et qui surpasse de très loin cette magistrale victoire. Pour la peine, tu déglutis enfin ton morceau de cookie et croque de plus belle en celui-ci, l’air de lui narguer un puéril « Nananana ! J’ai un brachiosaure sous la dent et pas toua-euh. Nananana ! J’ai gagné et toua perdu-euh ! Nananana--- » OKAY ! mais ta gueule, c’est bon, on a compris où tu veux en venir.

Taciturne, toujours perchée sur ta chaise pliable, - qui de jour en jour sait mieux te faire souffrir du coccyx -, tu te surprends à sourire dans le vide, bouffant ton cookie à la célérité d’une affamée alors que tu t’amuses de voir Praline se dépatouiller les paluches avec tes amis les zigotos. C’est tellement charmant, c’est à se croire dans un très mauvais melting pot de Patch Adams et de One Flew Over the Cuckoo's Nest. Parline est Williams et toi Nicholson. Vous cartonnez, vraiment ! Ou pas. D’un œil extérieur, ce petit entretien inopiné est grotesque et burlesque. Ne craches pas sur le grand Art et laisses les grands classiques américains tranquille. Contente toi de faire ce que tu sais le mieux faire et c’est-à-dire pas grand-chose. Ouais, bouffes ton gâteau, observes la scène attentivement et prie pour que Praline s’extirpe indemne de ces dix plaies de l’Égypte qui s’abattent sur lui. Il est mignon, ça serait moche que Mélissa lui improvise un scalpe et que Mathieu lui casse un os du bras.

« Tu es fan, ok… Alors tu sais qu’on ne touche pas un T-shirt collector. Ce serait comme… Toucher un dieu tu vois, ça se fait pas… Ok ? »

Ah, ouais, genre, littéralement ? On ne rigole pas. Curieuse, tiquée par la métaphore, tu froisses légèrement le nez, tes ébènes aussi luisantes que du cristal jouant doucement la navette entre le fameux t-shirt de collection et la tronche de cake de Praline.  Nope. Tu ne comprends pas. Ton cerveau ne fait pas le lien. Toucher un Dieu… genre… littéralement ? Ça doit encore être ces jargons de petit geek invétéré. Étrange. Fort étrange. Tu as du mal à imaginer Praline en mode groupie. Il n’a pas le physique de l’emploi. Il n’a pas le regard barjot de Mélissa et encore moins l’engouement de Mathieu qui lui est du genre à conserver le mouchoir de sa starlette fétiche pour faire du voodoo avec et prier pour qu’un jour elle tombe amoureuse de lui. Étrange. Ils sont fort étranges, ces visiteurs du monde extérieur. Paisible en ces paradoxes, tu hoches la tête, validant tes propres réflexions alors que tu avales la dernière bouchée de ton brachiosaure.  Et c’est à ce moment bien précis que Praline gagne ton entière attention alors que ses sombres prunelles se figent à nouveau sur toi. Tu le vois gribouiller des trucs dans son calepin, ton nez de froisse plus sévèrement cette fois tandis que tu étires la nuque dans l’espoir d’y lire ce qu’il y a de retranscrit. Praline qui depuis le début ne cesse de vous raffiner l’expression de « allez-vous faire foutre », tu es comme qui dirait intriguée de découvrir ce qu’il peut bien écrire dans ce cahier de note. Ta petite ruse ne passe pas inaperçue, car Praline te dégaine la réplique qui tue et te pousse à sentir ton échine se tendre comme un string bon à servir de lance-pierre. Tu ne veux pas avoir l’air intéressée et intriguée. Tu ne veux pas lui montrer de l’intérêt. C’est prodigieusement raté, ma pauvre, parce que tu rougies de timidité et détourne d’instinct le regard.

Regard que tu portes à nouveau sur le grand brun, lorsque ta mémoire auditive se réveille au chant mélodieux de ce sachet de plastique qui repose entre les immenses paluches de l’homme. Nom d’une pipe de mamie ! Mais ce sont… c’est… bah, oui ! Ce sont des biscuits à l’effigie de dinosaures !? Subjuguée, une stupéfaite moue en cul de poule te triture la gueule alors que ta figure de poupée frisette se décompose d’incrédulité. Cette fois, c’est toi qui baisses les yeux alors que c’grand ténébreux mordille de ces blanches canines la queue de ce succulent T-Rex. T’essaie d’en revenir, mais tu n’en reviens pas. Alors là vraiment pas. Coi d’ébahissement, vaincue par chaos avec un obèse K, ton estomac gargouille alors que ta famine hurle sa grâce. Tu veux répliquer à son constat, mais t’es littéralement sciée en deux sur ta chaise pliable, muette, empotée, tu te liquéfie alors que lui en bénéficie pleinement.  

Tonnerre de braise, il prouve que la foudre peut définitivement s’abattre deux fois au même endroit alors qu’il se lève de toute sa prestance, salue la plèbe, se rapproche de toi, dépose sur tes cuisses l’objet de toutes tes obsessions et te murmure à l’oreille le visé de toute ta dégradation.

Une minute et cinquante secondes. C’est maigre. C’est court. C’est trop peu pour prendre une décision ! À toi, à l’aide, au secours, tu t’excites toute seule sur ta chaise alors que tu l’entends prendre la poudre d’escampette. Et le long bras sanglant de Julien qui apparaît dans le coin de ton œil :

- Mais… mais ce sont des biscuits dinosaures ?! Génial ! qu’il couine, émerveillé, alors qu'il ose poser son index sur TON paquet.

- Uh-hum ! Pas touche, Juju ! Ils sont à moi ! que tu beugles, égoïste, t’emparant de ton butin que tu fourres en la poche kangourou de ton trop bleu sweat-shirt alors que tu bondis sur tes pattes et quittes la pièce dans un nuage qui empeste l’ambition ET un zeste de pâte biscuit.  

Sombre crinière au vent, tu cours comme si ta vie en dépendait alors que tu déboules dans le couloir avec la grâce d’un tank. Tu cherches trouves le dos de Cucul La Praline qui est sur le point de disparaître au coude du couloir.

- Hey ! Attends ! ATTENDS !

Tes poings agrippent férocement l’air, comme une balle, tu te propulse dans la gorge étroite, rattrape ta convoitise, la contourne et plaque comme une sauvageonne tes minuscules paluches sur les pectoraux musclés du grand brun.

Contact. MERDE ! Contact. Danger. DANGER !
Tu vas voir. Tu vas savoir. Tu ne voulais pas voir. Tu ne voulais pas savoir.
Appréhendant les visions psychotropes, tu fermes les yeux et grimace d’horreur…

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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Lun 20 Juin - 20:11



Like a virgin mad hattress

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Echec et mat. Il le lit dans son regard, il a marqué un indéniable point, fait un véritable touch down. Du moins, il l’espère sincèrement car il n’aime pas repartir bredouille et surtout sans un paquet de biscuits seulement à peine entamé. Elle a baissé les yeux, chacun son tour Brachiosaurette, et c’est dans un sourire en coin qu’il avait remis ses lunettes de soleil fluo sur son nez en prenant la poudre d’escampette sans ne rien leur demander. Une fois la porte poussée, le sorcier dans ces longs couloirs sombres s’est enfoncé. L’asile de fou, il n’aurait jamais pensé y mettre un pied mais ne sommes-nous pas capable de tout lorsque l’on désire quelque chose ? Compter sur ses imbéciles d’employés n’est même pas une option envisageable, surtout pas sur le casting, pas sur le rôle principal. Pourtant, aussi désinvolte soit-il, c’est une véritable chance qu’il lui offre, à Ophélie, celle dont il ignore encore le nom et elle le sien.

A peine franchi-t-il le seuil de la pièce que Rousseau débarque depuis le fond du couloir et Ethain lui offre un grand sourire.

« Je vous les rends ! Ce fut très… Instructif. ». Et il continue son chemin en remettant correctement le col de sa veste avec toute l’arrogance du riche gentilhomme, excepté qu’on peut retirer la dénomination « gentil » devant « homme », le concernant.

Il ne perd d’ailleurs pas une seconde, regardant d’un coup d’œil vif la minute cinquante qui en miettes s’effrite un peu plus sur sa montre chronomètre. Il s’apprête à tourner à l’ange de ce couloir donnant pleine vue vers la porte principale au loin quand il croit entendre au loin comme un écho féminin. Serait-ce elle ? Oui, c’est bien elle qui se met enfin à parler, voire même à hurler en essayant de le rattraper. Ethain ne se retourne pas, tout agaçant qu’il est mais un fin sourire étire déjà les traits de son visage à l’idée d’avoir réussi à piquer sa curiosité. Il n’aura pas perdu son sachet de biscuits pour rien après tout. Elle le contourne et lui fait encore un pas, jusqu’à ce qu’elle ne pose ses mains sur son fameux T-shirt collector. Sans attendre, il s’arrête dans son élan et le chronomètre affiche le fameux zéro parfaitement dessiné et clignotant comme un forcené. En silence il appuie rapidement sur le bouton pour l’arrêter puis dévisage avec intensité ce visage qui lui est à présent familier. Et qui grimace, cela dit en passant.

« Si tu avais peur de me briser en deux, je te rassure je ne suis pas en sucre. ». Il en est même loin, du sucre.

Il ignore, il ne sait pas, toutes ces horreurs qui dans cet asile l’ont conduite. Amenée à se perdre pour mieux oublier les atrocités que sa capacité la pousse à admirer. Il ignore et il ne sait pas, ne peut pas savoir. A semi plongé dans le noir, le sorcier en vient à retirer une nouvelle fois ses lunettes de soleil, sans dégager les mains frêles qui avaient osé se poser sur lui. Il n’a pas râlé, ni ne s’est emporté. Elle y gardait pourtant les mains posées, sur ce fameux T-shirt collector qu’il ne faut surtout pas abîmer. Les secondes s’enchainent et nullement il ne la malmène, c’est même mieux que ça il s’empare doucement de ses poignets et Ophélie pourra rapidement constater qu’il n’y a toujours aucune image pour venir la hanter. Il ignore et il ne sait pas que pour une raison qu’il ne pourrait expliquer, son pouvoir sur lui ne peut marcher. Il la dévisage, sans gêne, admire le sweat à capuche ample qui camoufle parfaitement les courbes féminines, sans doute un peu trop d’ailleurs. Ce qu’elle fout là, il voudrait bien le savoir mais il ne va pas poser la question. Pas tout de suite. Tout sourire, il s’apprête alors à ouvrir à nouveau la bouche mais derrière eux résonne déjà des bruits de pas affolés.

« Revenez ! REVENEZ ! ».

Ethain n’a que le temps de se retourner pour voir Mathieu le fan arriver à grandes enjambées, suivi de très près par deux gorilles armés qui n’hésiteront pas à user de tazer pour le réduire à l’état de saucisse carbonisée. Les prunelles du sorcier s’arrondissent comme deux soucoupes et il attrape à nouveau un des poignets de la brune.

« Allez viens je t’emmène, mais d’abord on doit semer cette groupie furieuse ! ». Et il commence à cavaler dans un couloir adjacent avant de se stopper net. « J’y pense, c’est toi qui connait mieux les lieux que moi ! Il n’y aurait pas une pièce dans laquelle on pourrait gentiment attendre dans un coin ? Et par pitié pas une chambre capitonnée, je ne suis clairement pas bon à enfermer. ». Il se penche vers Ophélie en avançant à nouveau et il insiste entre ses dents serrées. « Je ne veux pas rester coincé ici. ». Oh bien sûr il devrait toujours réussir à trouver un sort d’ouverture, mais il ne tient pas à se révéler dans cette asile, surtout lorsqu’il ne sait pas s’il peut définitivement faire confiance à Brachiosaurette ou non.

« REVENEZ ! ». Qu’il beugle l’autre dinosaure handicapé de la caboche.

Au fond, Ethain rêve de se retourner pour lui en coller une ou pour se la jouer Dark Vador, mais il n’a pas le temps, et pas l’envie. Sa fan de biscuits dinosaures n’a rien à faire dehors en plus de ça et il est strictement hors de question que les gorilles ne se mettent à vouloir la choper en pensant qu’elle le kidnappe. L’asile de fou… Mais quelle idée avait-il eu là ? Il ne lui en faut pas plus pour se mettre à courir à nouveau. Ils passent ensemble l’angle d’un énième couloir, le sorcier ayant mémorisé le parcours pour mieux pouvoir en ressortir. Non pas qu’il soit du genre trouillard mais il connait les stéréotypes des films d’asile et en général les couloirs sont aussi traitres que les labyrinthes alors… Vaut mieux se la jouer prudent sur ce coup. Il court comme une gazelle avec la grâce d’un léopard quand il se fait soudainement couper dans son élan. Trop élancé, c’est sans mal qu’il se retrouve projeté dans une pièce où son dos vient heurter sans ménagement le mur du fond. Tout s’est tellement passé si vite qu’il n’a que le temps d’émettre un grognement qu’il entend déjà le verrou de ladite porte que l’on verrouille de l’intérieur. Ils sont vachement à l’étroit… Et puis dans sa tête tout s’éclaire même s’ils ne sont que… Dans le noir. Un placard à balais. Un placard à balais ?!

« Un placard à balais ? Y avait pas mieux ?! ».

Il est vraiment tombé bien bas.
Bon, ok. Il ne voulait pas de chambre capitonnée. Certes.


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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Jeu 23 Juin - 15:52


Your heart beat next to mine
Ethain & Ophélie.
(© GIF + CSS BY DISTURBED)


Ton âme va pleurer. Ton cœur va saigner. Tu vas maudire et damner. Tu ne voulais pas voir. Tu ne voulais pas savoir. Inexorable face à face. L’affrontement d’un tête-à-tête cruel avec l’inévitable et terrible instant. L’angoisse impose le silence à ta voix, paupières closes sur ton regard vitrifié d’horreur, tu attends que cela se passe, vrille au travers de toi, te cisaille avec violence ; cette obscure horreur de la décrépitude. Sa décrépitude. Mains toujours posées sur son torse massif, tes paumes forment ce dôme fragile juché au-dessus de son cœur que tu sens battre paisiblement contre tes doigts tremblants. Tu le sais. Tu le sais que malgré tous les vains remèdes, rien ne peut indigner ton mal alors ton âme va pleurer, ton cœur saigner et tu vas maudire. Maudire jusqu’à souhaiter mourir alors qu’au cimetière de ton corps la Mort abandonnera quelque chose d’elle-même sur le seuil de la nuit éplorée. À ta mémoire immortelle, cet homme y laissera sa trace et tu ne pourras plus jamais défier le gouffre qui te submerge.

Un diablotin, en Enfer, louange Lucifer d’un sourire mutin.
Un ange, au Paradis, passe et trépasse de nuage en nuage.
Les secondes s’émiettent, le temps se fige, l’espace se glace, et l’étrange clarté tressaille, brille, vibre et grandit, symbiose parfaite avec la voix du grand brun qui te berce et caresse les tympans. Du sucre ? Hin ? Non. Pas de sucre. Pourquoi du sucre, au fait ? Garrottée entre l’incompréhension et ton scepticisme, doucement, tu ouvres un œil, pose ce dernier sur tes mains toujours allongées sur cette poitrine de marbre alors que la chaleur de ses paumes trapues enveloppe tes poignets qu’il emprisonne sournoisement en ses paluches. Vos chairs se rencontrent, s’effleurent, se saisissent, tu tressailles, mais ne bouge pas, paralysée d’incrédulité alors que l’éther aseptisé de ce manoir de cinglés n’ondule point sous tes yeux tourmentés qui s’arrondissent comme deux boules de bowling. Ce n’est pas normal. Le décor devait changer. Quelque chose devait se produire. Rien. Tu n’as rien vu. Les deux pieds cloués sur terre, la tête toujours perchée vers les étoiles, désenchantée Ophélie, tu te perds en l’imaginaire, mais tu traverses ce rêve les yeux grands ouverts. Tu n’as pas su. Tu n’as pas vu. Rien. Tu ne comprends rien. Tout est normal et c’est bien cela qui n’est pas normal !

Déphasée, tes nuits de velours cherchent et rencontrent les ébènes de soie de l’homme, tu le regardes avec l’incrédulité de ce fermier qui fait face à son champ de maïs et tombe nez-à-nez sur un vaisseau spatial.

- Je…

À peine tu ouvres la bouche, qu’une voix éraillée lacère l’air et brise le suaire étrange qui vous nimbe. Tu n’as pas besoin de regarder au-delà de l’épaule du grand brun pour trouver à qui peut bien appartenir cet écho désespéré. Cet enfoiré de Mathieu le gueux ! Bien que cette soudaine colère te désespère, elle te livre à nouveau tes moyens, t’apprêtant à contourner Praline pour gueuler à Mathieu d’aller voir ailleurs s’il n’y est pas et pourquoi pas d’aller se faire frire pour ton humble plaisir. Mais un étau de fer s’empare à nouveau de ton poignet, toi qui progressais en sens contraire, lorsque Monsieur Mystérieux prend jambes à son cou, t’entraine en sa course, t’as juste l’impression de te faire arracher le bras et tu n’as comme qui dirait pas le choix de suivre l’élancée de sa folle trajectoire. Vous filez à l’anglaise mais pour aller où, nom de nom !?

Vous remontez les boyaux obscurs de l’établissement, dédale de portes et de couloirs qui se précèdent prestement sur les recoins de ton champ de vision. BIM ! tu te fracasses le pif sur l’échine de Praline qui s’est que trop net immobilisé devant toi. Fils de sa mère ! Le principe de filer à l’anglaise ; c’est de filer, justement !

- Hum-uh ! Tu veux une planque avec vue imprenable sur notre jardin, tant que nous y sommes ? que tu chouines, haussant un regard exaspéré vers le plafond alors que tu contournes le géant ténébreux et ouvres la marche, faisant abstraction à la voix de Mathieu et des gardiens qui se rapprochent dangereusement.  

Folle en cavale qui guide celui qui se prétendait autrefois être ton guide, tu commences à regretter ton choix et ne cesses de te demander en quel tas de bouse tu as bien pu te plonger le nez, cette fois. Tu étais si près d’avoir ton congé. Voilà que tu fous tout en l’air pour ce mec qui t’a charmé avec des cookies. Ne jamais accepter les bonbons d’un étranger. C’est ce que ta conasse de belle-mère ne cessait de te répéter depuis l’ère de la couche-culotte.  MERDOUILLE !

Chambre capitonnée. Mur. Chambre capitonnée. Mur encore. Le décor défile à vive allure, t’as le temps de faire quatre pas de course, qu’en une seule, Monsieur Mystérieux, doté de longues jambes, te rattrape. C’est lorsque tu es sur le point de vomir un poumon, que la porte de votre salut te convainc de tirer votre révérence. Sans prévenir, sans aucun ménagement, tu bifurques prestement sur la gauche, happe au passage le col de ton Monsieur, attrape la poignée de porte, l’ouvre à grande volée et propulse Praline dans le noir. Un regard par-dessus ton épaule, tu vois les ombres de vos poursuivants s’allonger sur les murs… et tu sais désormais que vous êtes tirés d’affaire. Tu t’enfonces à ton tour dans les ténèbres, ferme la porte et la verrouille jusqu’à en quasi péter le mécanisme.

- Non, que tu souffles, imperméable aux jérémiades de Praline alors que tu fais volte-face au vide obscur de votre cachette à l’espace plus que exiguë.

Un étrange frisson dégringole sur ta nuque, dévale ton échine de nacre et se répand paresseusement sur la chute de tes reins. Dans les nuits éternelles de ton regard de miel, brille et apparaît la première étoile. Tu vois son ombre parmi les ombres. Et tu souris.

Les deux pieds cloués sur terre…

- Mais je connais un moyen pour rendre le tout… mieux.

La tête toujours perchée vers les étoiles…
Désinvolte, tu te rapproches, tu te rétractes hors des doutes de ce Jeu suprême en lequel il t’entraîne. Dans le creux néant de ton sein qui depuis bien longtemps ne s’alanguissait de rien, la clarté, l’étrange clarté, elle tressaille, brille, vibre et grandit, s’entrouvre comme un blasphème, symbiose parfaite avec le filiale de ton âme esseulée qu’il fait naître et unit inconsciemment à lui. Il ne sait pas. Il ne comprend pas. Personne ne le peut…

- Beaucoup mieux…

Désenchantée Ophélie, tu te perds en l’imaginaire…
Tu sens sa présence. Il est là. Si près. Si près de toi. Et tu souris toujours. Malicieuse, ne tardant pas à ces futilités de pudicités, tu fourres ta main dans la poche de ton sweat-shirt, en extirpe le sachet de biscuit. Jeu suprême en lequel il t’entraîne… tu as ces désirs mutins de vouloir en faire ton lutin. Éprise de ce besoin de le sentir contre toi, doucement, tu lèves une main vers sa nuque, l’agrippe avec fougue, vos corps se heurtant impétueusement, lorsque tu te sers de ce reposoir comme appuie pour te hisser à sa hauteur et ceinturer ses hanches de tes mirifiques cannes de serin. Main toujours moulée à sa nuque, vos ombres se fondent, se confondent, ton visage suivant lentement l’ascension du sien, dans le noir, tu plonges les fragments et vestige de ton passé, ton cœur, depuis des années, agonisant et maltraité. Et tu souris toujours.

Mais tu traverses ce rêve les yeux grands ouverts.
Sur tes lèvres glisse son souffle qui empourpre en toi les vagues rougeoyantes de ta fièvre soudaine qui se déchaîne. Jeu suprême. Le tricératops, tenu entre tes doigts, se lève doucement entre vos visages qui se suivent, se cherchent, se trouvent, se fuient narquoisement, taquinant la lèvre inférieure du géant ténébreux avec la corne du dinosaure en pâte cuite…

Les yeux grands ouverts…
…Désenchantée Ophélie.

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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Jeu 23 Juin - 22:22



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Pendant une microseconde, le temps s’est arrêté, comme suspendu en plein vol où l’on entendrait une mouche voler et s’écraser au ralenti contre un mur, parce que c’est con, parfois, une mouche. Les mains posées contre son torse et les yeux fermés, le sorcier ne peut que s’interroger sur la raison de cette grimace et cette angoisse évidente qui traverse les traits crispés de celle qui lui fait face et qu’il a choisie. Il ne comprend pas et ne peut comprendre, pas sans savoir, pas sans indices. Sorcier mais pas devin. Ce n’est qu’après ses paroles qu’elle daigne enfin rouvrir les yeux, comme craignant le pire alors qu’il lui confirme ne pas être en sucre ou prêt à mourir. La réponse d’Ophélie ne viendrait pas, pas cette fois, car ils sont déjà coupés dans leur élan par Mathieu le fan suivi de gardes du corps pas sympathiques qui lui coure après avec des tasers derniers cri. En quelle langue il doit lui dire ? Non, il ne lui donnera pas son T-shirt collector ! Même pas en rêve, Monsieur Bisounours câlin. Jeux de câlins masculins, jeux malsains. Et clairement pas pour demain ! Il la sent qui s’apprête à ronchonner, Brachiosaurette, mais il ne peut la laisser faire et ne lui laisse pas l’occasion de faire. S’ils la voient elle aussi dans ce couloir, c’en est foutu de son premier rôle, et il est strictement hors de question que Mathieu-gueule-fort ne soit responsable de ce massacre. Alors il se met à prendre la poudre d’escampette le sorcier, ayant embarqué le bras de la jeune femme au passage et ne lui laissant pas le choix. Sauf que voilà, dans ce dédale de couloirs qu’il mémorise, il ne sait absolument pas où aller pour trouver une planque décente, et c’est ainsi qu’il pile net, s’arrêtant d’un seul coup et sentant la trogne de la brune venir s’enfoncer dans son dos. Attention collision, il a oublié de mettre le clignotant.

Ethain laisse la main à sa nouvelle « protégée » qui devient donc chef de file, mais Monsieur a ses exigences, Monsieur ne veut surtout pas finir enfermé ici dans une chambre d’asile sans pouvoir en ressortir. Ce ne serait certainement pas Mémé paris match qui viendrait dire qu’elle l’avait vu rentrer en ces lieux, et Rousseau ? A bien y réfléchi, Rousseau devait très clairement le prendre pour un cinglé et sa petite vengeance serait de le laisser crever dans l’une de ces salles. Non pas qu’il ne puisse pas en sortir grâce à un sort ou deux, mais il n’a vraiment pas envie de savoir comment il réagirait dans ce genre de situation, donc il préfère qu’Ophélie reprenne la main, quand bien même il ignore encore son nom. Malheureusement, ses revendications ne passent pas comme une lettre à la poste auprès de la brune au sweat shirt qui se met à lever les yeux au ciel, forçant le sorcier à plisser le nez en rangeant ses lunettes de soleil dans la poche intérieure de sa veste (comme ils ne sont pas prêts de partir).

« Notre jardin ? ». Ils se connaissent depuis maximum quinze minutes et elle met déjà tout à la première personne du pluriel ? Il n’a davantage le temps de se poser la question que leur course effrénée reprend, Mathieu beuglant comme un porc qu’on veut emmener à l’abattoir. « A bien y réfléchir, pourquoi pas, un jardin c’est toujours mieux que… ». Il ne termine pas sa phrase car un bruit électrique retenti derrière eux, ils viennent de rater Mathieu mais ils ont presque réussi à l’avoir et ce grand dadet se met à glousser. Ils déambulent inlassablement dans les couloirs, et Ethain mémorise, enregistre pour mieux faire le chemin à l’envers. Il continue d’ailleurs tout droit quand il se sent soudainement tiré par le col de sa veste et propulsé à l’intérieur d’un cagibi, entre une serpillère et un saut qui se battent en duel.

***

Plongé dans le noir. Ils sont plongés dans le noir et tout ce qu’il a pu entendre, c’est le son significatif d’un verrou qui est férocement mis à mal. Il veut lui dire de faire doucement mais il n’en a pas le temps, trop préoccupé à l’idée de comprendre dans quel genre de pièce ils se trouvent, quand la lumière entre dans son esprit et lève le voile. Si cette pièce est si petite c’est parce qu’elle sert de placard. Un placard à balais. Diantre qu’il est tombé bien bas cette fois. Il s’insurge et respire lentement, le sorcier, après avoir râlé sur la qualité de l’endroit, toutefois il ne peut s’indigner réellement, ayant lui-même demandé tout sauf une chambre cloisonnée, Ophélie en profitant pour lui balancer un superbe Non en pleine figure. C’est d’ailleurs dans un son électrique qu’il constate que les trois autres protagonistes s’envolent dans des couloirs adjacents, jusqu’à ce que le bruit significatif d’un : ARRGHH tremblant sous le joug de l’électricité ne se fasse entendre, rapidement suivi d’un BOOM par terre. Mathieu le Fan est K.O, vaincu deux à zéro par les tasers, prêt à faire une sieste qu’il n’oubliera pas de sitôt. A ce son qui résonne jusqu’à ses oreilles, Ethain ne peut se retenir de sourire franchement, le dos contre le mur de ce fameux placard obscur où seuls leurs souffles s’évapore dans les airs à présent, et viennent troubler le silence installé. Ils ont évité la catastrophe.

C’est dans ce silence et cette proximité imprévue qu’elle germe dans son esprit, la pernicieuse idée. La traitresse, reine des bassesses. C’est dans l’écho de ces souffles qui s’envolent lentement et cette obscurité avantageuse que nait en son sein cette impensable envie. Porte verrouillée, temps soudainement à perdre car les deux gorilles ne vont certainement pas laisser trainer le corps de Mathieu le fan inerte sur le sol. L’idée n’a que le temps de s’insinuer dans chacune de ses veines qu’il sent déjà ses doigts le picoter et l’effluve de son don inné se réveiller. C’est en silence et sans rien dire que de ses mains elle s’en échappe, cette poussière quasi invisible que l’on aperçoit que lorsqu’il est trop tard. Avec discrétion elle s’insinue dans le corps adverse, traverse les pores sans que rien ne soit senti ou mesuré. Ainsi perdus dans le noir, elle ne voit rien venir mais il le sait, il le sent. Son don l’enveloppe et la berce dans un doux cocon. Elle est arrivée par hasard, cette idée pernicieuse, cette envie impensable qu’il a mis à exécution pour la mener tout droit à la déraison. Vulgaire salopard. Que tu crois, Ethain. Que tu crois.

L’attitude de la brune change du tout au tout, elle qui demeurait imperméable à ses railleries quelques secondes auparavant, se rapproche déjà de lui dorénavant. Les mots ne semblent pas le surprendre, il ignore qu’en réalité pour la première fois depuis longtemps Ophélie sent une étoile luire en son for intérieur. Il ignore en être la cause, pense plutôt qu’il s’agit d’autre chose et il s’enfonce dans cette illusion dont il pense être le marionnettiste. Dont il sait l’être. Alors seulement le sorcier se détache de ce mur qui était sien, reconnaissant le son significatif d’un sachet que l’on froisse. Il le reconnaitrait entre mille. Alors seulement la main féminine posée tantôt au-dessus de son cœur vient agripper sa nuque pour mieux s’élancer et c’est dans un réflexe qu’il se met à la rattraper, là où ses jambes autour de ses hanches viennent déjà de s’enrouler. Ce panache en est même totalement inattendu mais plus que bienvenue. Qui l’aurait cru, à l’instant même où il pénétrait dans cet asile, qu’il n’en ressortirait pas tout de suite et qu’il se perdrait dans le noir ? La proximité qui est le leur a pris un nouveau tournant, et aveuglé, tous ses autres sens sont en alerte. Il la retient, l’empêche de glisser, une main dans le creux de son dos, l’autre fermement accrochée à son fessier. En silence il sourit, le sorcier, reconnait une nouvelle fois ce son si familier. Leurs souffles se mélangent et il peut sentir le goût de ses lèvres tant leurs visages sont si proches. Du bout de son nez, il frôle le sien, avant que la barrière de pâte cuite ne s’interpose entre leurs lèvres beaucoup trop rapprochées. Un tricératops.

Ethain la laisse jouer, sentant le biscuit caresser sa lèvre inférieure. Elle le nargue et le défie en même temps. Si elle était capable de voir, elle verrait un sourire en coin collé à ses lèvres et un éclair de défi dans ses ébènes. Il ne la lâche pas, vient coller son front au sien avant de sournoisement venir croquer la tête de ce tricératops qui lui faisait de l’œil. Il se délecte du goût présent dans sa bouche, sent le chocolat maculer sa lèvre inférieure mais il ne recule pas. Il ne fera pas marche arrière, ce n’est pas son genre. Alors il l’attrape entre ses dents, ledit biscuit et vient à son tour narguer avec malice les sens de sa partenaire du jour, tout en se retournant sur lui-même pour mieux venir la bloquer temporairement contre le fond du superbe placard à balais où il n’y a nulle place pour la claustrophobie. Ainsi assuré qu’elle ne tomberait pas lourdement sur le sol, les fesses dans le seau à serpillère, il récupère une main soudainement libérée et vient à nouveau en attraper son délicat poignet. Pendant qu’elle profite à son tour du bonheur de manger ce tricératops, ses lèvres frôlant clairement les siennes, il amène jusqu’à lui cette main délicate, presque fragile, d’où il vient y lécher le chocolat fondu sur chacun de ses doigts.

Les sens en alerte et les yeux dans le ciel. Vois comme les étoiles sont belles et ensorcellent.

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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Sam 2 Juil - 17:40


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Son souffle fait frémir ton échine délicate, dos ployé vers son torse à la chair d’ivoire, ainsi plongés dans l’hymne du noir, un à un, tes sens se réveillent et s’émerveillent. Son nez fin effleure doucement le tien, ne pouvant retenir le sourire mutin creusant ces adorables fossettes sur tes joues empourprées de fièvre et les célestes ardeurs. De grâce, vois, vois Ophélie, comme Il rend plus belles ces étoiles qui ensorcellent. Fière prisonnière de ses fers, d’une joueuse délicatesse qui prolonge ton galbe succinct, à ton dos et à ton séant, pour réceptionner tes langoureux élans, il est venu y déposer ses mains trapues. Étreinte de ses bras forts qui ébranlent à ravage les hauts murs de nacre de ta forteresse esseulée, architecte de ce for que tu fais moins fort, sans même peut-être le voir, ayant grand mal à y croire, tu sais reconnaître l’émotion lancinante, elle chante en ton sein les hymnes spécialement rêches de tes émois contraires,  qui animent ton être comme un long soupire. Il te possède, toute entière, ton âme fait écho à la sienne, tu le rends maître de cette valse, vos deux corps tressés tourbillonnant un moment dans l’éther, l'océan de ta chevelure se déchaînant en l’air alors qu’à ton dos vient se presser le mur de plâtre. Toi qui fabule l’âme humaine, ainsi plongés dans l’hymne du noir, son visage t’enchante. Insidieux, le noir descend sur vos corps entrelacés, l’union de vos ombres éparses qui se font malignement comparses, tes cuisses se resserrent sur ses hanches, au niveau des chevilles, tu croises les jambes, l’un des arrières de talon trouvant appuie sur le creux de ses reins alors qu’à sa nuque ta paume et tes fins doigts mélangent les caresses de douceur et fureur. Près de toi. Tu veux le sentir près de toi. Les météores de la tête et les tempêtes du cœur, en cette viveuse torpeur qui te berce autant peut risquer de vous blesser, tu découvres les faveurs envoûtantes. Vertueuses essences, toi qui a adulé le morne et le pire, tu apprends maintenant, tu découvres, tu admires, perception des folles natures délicieuses, lorsque vos lippes s’effleurent sournoisement, caresse à l’ivresse, viscéralement, tu attrapes entre tes dents le morceau de cookie restant, les saveurs sucrés glissent sur tes lèvres, charment tes papilles gustatives, en toi le feu brille, illumine, fièvre du désir et de vos concupiscences. Il chavire ton cœur, couvre tes douleurs, l’étranger familier de ces nuits que tu as avidement rêvées. Il sait harmoniser le silence de tes sentiments et la mélodie de tes travers bien dignes de sales mioches.

Tu te délaisses de tes mornes pensées, lorsque vos fronts se trouvent et se prennent pour appuie, miroirs de souvenirs dissociés qui s’appareillent à vos crânes unifiés. Tu le laisses s’emparer de ton poignet, ses belles et douces lèvres courant sur les chairs de tes doigts gommant de chocolat fondu. Inépuisable luxure, les tremblements émanés de tes membres meurtris de solitude, les déferlants frissons du souvenir et des lentes meurtrissures de ta mémoire. Ainsi plongés dans l’harmonie du noir, sur ton cœur cet homme prélasse l'éternelle chaleur. L’étreinte de ta main moulée à sa nuque, tu la rends moins despote, mais plus douce, plus avide, ta paume brûlante effleurant ses chairs, s’entends s’hérisser le fin duvet alors que tes doigts se perdent en l’océan ébène de sa chevelure ébouriffé. Tu empoignes les mèches rebelles juchées au-dessus de son crâne, tire faiblement sur la prise, murmure de ta prière de vouloir ramener son visage vers le tien qui décline légèrement, sentant pour la seconde fois les caresses de vos respirations qui s’amalgament dans les savoureux parfums, vos nez qui se retrouvent, s’effleurent, se fuient, se trouvent à nouveau, ta lèvre inférieure qui taquine sa lèvre supérieure, les arômes de chocolat et de pâte cuite qui se découvrent à mesure que les saveurs de vos lippes avides apprennent à se savourer sans jamais toute fois s’emprisonner. Le jeu. Jouer. Toujours. Malgré le néant d’antan. Ta poigne à ses mèches de cheveux s’apaise, le bout de tes doigts dégringolant doucement vers son visage de marbre, caressant de ton index et majeur sa tempe, sa joue grugée par une barbe de quelque jours, retraçant, au magnanime de tes sens éveillés, l’arrête de sa mâchoire carrée que tu emprisonnes désormais au creux de ta paume, vos lèvres papillonnent cherchant toujours à briser l’ultime barrière alors que tu libères sa taille de tes jambes, pour les replier vers l’arrière, encastrer tes talons sur le mur, t’en servir comme point d’appui pour vous renverser sur le mur voisin. Pour le dos de ton homme, tu sais que le choc de la cloison de plâtre doit se faire violence, mais tes lippes, voleuses de souffle, s’emparent déjà de sa lèvre inférieure, ta main libérant sa mâchoire pour venir empoigner le col dudit t-shirt de collection dont le tissu se triture entre tes doigts.  

Avec un peu de chance, il comprendra que tu veux retirer ce vilain bout de tissu…

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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Dim 3 Juil - 19:38



Like a virgin mad hattress

FT. OPHELIE F. ANSEL






Il pourrait jurer entendre son coeur battre dans le silence de la nuit. Il pourrait jurer sentir son souffle jusqu’aux tréfonds de son âme noircie par les années. Pourtant, il est beau, le sorcier, vu d’extérieur. Son excentricité et sa joie de vivre fait plaisir à voir. Sans doute est-il trop égoïste, sans doute est-il même trop excentrique, ex-gamin des rues, sorcier déchu. Il est venu en ces lieux avec un seul but, sans savoir qu’il ne ressortirait pas des griffes de cet asile tout de suite. Sans savoir qu’il ne serait soudainement pas épris par un oiseau bien rare qu’il ne pensait pas capturer en plein vol. C’est un jeu dangereux, qu’il joue là, plongé dans l’obscurité d’un placard à balais, son souffle apprivoisant celui de l’autre, le moindre sens en éveil, découverte à l’aveugle. Nul ne sait pourquoi, avec avidité, elle eut besoin de se rapprocher. Nul ne sait pourquoi il a besoin lui aussi de se rapprocher. Il sent sa main sur sa nuque, la sienne sur ces courbes dissimulées et ce séant dans du jean emprisonné. Le mur n’est qu’un appui lui permettant de libérer une de ses mains volages qui se fait d’ores et déjà taquine. Son nez effleure le sien, ses lèvres chatouillent les siennes, narguées par le chocolat qui fond et le goût de ces biscuits qu’ils semblent tous deux adorer. Dans le noir, il ne peut la voir, ni ne la décèle, mais déjà son âme elle ensorcelle. Papillon de nuit, oiseau de lumière. Et son souffle s’y perd, glisse sur la peau de ce visage qu’il découvre en silence. Le voile de l’obscur s’abat sur eux mais ne parvient à ternir leurs âmes de mille couleurs. Elles se font passion et déraison. Perdition et pamoison. Sa main sur sa nuque se fait plus douce, réveille ses sens là où de façon saugrenue ses lèvres s’emparent des doigts de cette douce ingénue. Le chocolat disparait, balayé entre ces lèvres qui ne cessent de s’activer. Le temps s’arrête, l’indiffère dans cet endroit qui se veut tout sauf le plus pernicieux des Enfers.

La main dans sa chevelure d’un noir de jais l’oblige à arrêter son geste et reporter son attention jusqu’à ce nez qu’il effleure de nouveau. La sienne toujours sagement posée sur son séant se fait plus oppressante, tandis que l’autre libère avec lenteur ce poignet qu’il était venu chercher. Alors elle effleure sa lèvre supérieure, leurs souffles fondent et se confondent sans pour autant leur laisser l’opportunité de totalement se mélanger. Il repousse l’heure, laisse place au hasard là où de ses dents il se permet tout de même de tirer sur cette lèvre qui a osé le défier. Comme une réponse muette, Ethain laisse sa main s’égarer dans la longue chevelure aussi foncée que la sienne, ses doigts glissant entre les mèches avec tout autant de lenteur. Nul besoin de se presser lorsqu’il est persuadé que sur elle, il a eu son magique petit effet. Si seulement il savait combien il se fourvoie, celui qui de la scène se veut roi. Pendant qu’il s’occupe de cette chevelure indomptée, il frissonne sous les caresses de ces doigts qui l’emprisonnent. Il ne veut pas lutter, il veut s’abandonner. Folle ou pas, il n’y échappera pas.

Le temps est toujours à l’arrêt, maintenant plus que jamais, à mesure que ses doigts glissent et sur sa mâchoire s’arrêtent. Ses lèvres sont irrémédiablement plus près, son de leurs souffles qui menacent de se fondre en un seul. Que ce placard à balais en soi leur linceul puisque dans l’obscurité ils ont réussi à en trouver la lumière. Perdu entre ses lippes, il ne voit pas le coup venir, main pernicieuse toujours juchée dans ses cheveux éparpillés. Le geste est rapide, et précis, c’est dans un souffle d’un autre genre que son dos rencontre le mur d’en face. Le choc est fort, violent. Nait alors sur ses traits un regard qu’elle ne verra pas. Un air des plus satisfaits. Ses lèvres trouvent la sienne, mais cela ne lui suffit pas. Ne lui suffit plus. Et tandis qu’elle tire sur le col de ce T-shirt collector, ses mains à lui déjà s’attèlent à dégringoler jusque dans le creux de son dos, s’étant frayé un chemin par-dessous le sweatshirt cachant d’elle toutes ses divines courbes. C’est à cet instant seulement qu’il décide de s’emparer dignement des lèvres féminines dans un baiser des plus langoureux et osé. De trop longues minutes se sont écoulées à se chercher. Libérant son dos de ses mains vicieuses, il secoue déjà les épaules pour mieux faire tomber la veste, s’assurant toutefois qu’elle n’atterrisse pas dans la bassine qui se trouvait non loin de leurs pieds. Ne quittant ses lèvres, férocement accroché, leurs souffles enfin mêlés, il le remonte enfin ce haut qui à cet instant ne vaut plus rien. Ce n’est que lorsqu’il arrive au niveau de ses bras et de son cou qu’il se sépare de ses jumelles à contre cœur, son souffle chocolaté ne voulant déjà plus la quitter. A la hâte, il le fait tomber, ce morceau de tissu, ébouriffe un peu plus sa tignasse obscure avant de plaquer une main dans le dos de la brune pour mieux, à lui, l’y coller. Mais ce sweatshirt l’agace, maintenant.

En silence et sans demander nulle permission, il s’empare du bas du haut féminin après en avoir extirpé le dernier des dinosaures. Non, il ne s’appelle pas Denver, à quoi ça servirait de lui donner un nom puisque déjà il l’attrape entre ses dents et reprend son mouvement. Il force Ophélie à lever les bras, et en un claquement de doigt, il n’y a plus de place pour le maudit sweatshirt, ni même pour un éventuel T-shirt en dessous de ce dernier. Il ne lui reste plus que ce haut de lingerie fine, peau mise à nue dont il en sent dorénavant la pleine chaleur. Main à nouveau plaquée dans le creux de son dos à présent nu, Ethain l’oblige à s’avancer, cookie entre les dents, chocolat fondant sur ses lèvres. Il en arrache la moitié et de nouveau lui en offre le dernier morceau. Il n’attend pas plus, soudain un peu plus pressé, laissant à ses lèvres tout le loisir de venir se perdre dans son cou, la marquant de ce chocolat irrémédiablement fondu aux odeurs délicieuses et enivrantes. Lentement mais sûrement il descend, mains sur ses hanches, embrassa chaque parcelle qu’il explore et dont il se laisse devenir prisonnier. Le sorcier nullement ne souhaite se réveiller, complètement ensorcelé. Elles effleurent, ses lèvres, pincent à loisir lorsqu’elles le désirent. Et il descend ainsi jusque sous son nombril, jambes fléchies, ses mains fébriles s’attelant à la lourde tâche de faire disparaître toute barrière méprisable. Enfin il l’abaisse, cet énième morceau de tissu, découvre un peu plus sa peau, fiévreux de découverte, et daignant finalement s’arrêter juste au niveau de l’aine.  

Ophélie, douce Ophélie. Les vois-tu qui passent, les fameuses étoiles ? Vois-tu les astres dans cette pleine obscurité comme moi je les vois. Oh, Ophélie, si douce et charnelle Ophélie. Vois comme le passé peut paraître bien illusoire comparé à tout ce que je compte te montrer d’ici ce soir.



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MessageSujet: Re: OPHELIAIN ▲ Like a virgin mad hattress   Jeu 21 Juil - 18:05


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Tu ne peux voir ses sourires sournois et séduits qui te sont adressés. Tu ne peux voir ses ébènes qui t’observent avec malice alors qu’en les bras de la luxure vous laissez bercer vos âmes. Collision des esprits et des chairs. Tu te fonds en lui, ses mains de sortilèges et de ruses qui caressent le jaspe de ta peau et rendent tout à coup ton monde si beau. Tes yeux, où luttaient le soleil, l’orage et la nuée, s’embrouillent et se vitrifient d’extases alors que ton cœur s’embrase. Docile, tu laisses la barrière quitter le haut de ton corps, levant les bras, tes paumes et doigts d’amante amourachée souhaitant déjà reconquérir cette robuste armature humaine que tu découvres aux aléas de vos caresses et de vos langoureux baisers. Il sait se faire doux, comme tu sais te faire douce. Il sait se fait bestial, comme tu sais te faire animal, vos âmes raisonnant au même débit alors que ses douces lèvres dégringolent sur tes chairs et abandonnent ces fines griffes de chocolat fondu. Ses mains de géants recouvrant la chute de tes reins, les chaleurs célestes de vos chairs s’amalgament, éveillant les langoureux suaires des moiteurs ardentes, tu bouilles littéralement à l’intérieure alors que vos corps se pressent et se compressent des amours charnels. Son torse puissant se compressant sur ton buste pantelant d’un souffle de plus en plus brûlant. Entre ses fers, Ophélie, tu es cette fleur qu’il effeuille au festin du désir, vos soupirs binaires, la musique d’un loisir et plaisir, il te charme, t’enlace et tu oublies. Oublies les instants moroses, contre les cloisons osseuses de ton crâne enfumé chantonnent que les voix du tribunal de vos âmes alors tu te pâmes en ce jeu malsain qui change ton destin.

Reine à cet éther où les noirceurs les plus sépulcraux se fondent dans les ombres, en l’obscurité qui éveillent vos sens, cet homme mystérieux qui te sert accepte de ployer le dos, t’offrant son allégeance par papillonnements de lippes qui savourent les saveurs de ta peau mise à nue, frissonnante de plaisir lorsqu’enfin son déclin mutin s’arrête à la naissance de l’aine. Ton corps qu’il immole de volupté se pâme, se ploie et se plie. Dans la nuit, tu lui souris, le morceau de cookie, toujours prisonnier entre tes canines, tu lui adresse un sourire passif qui semble vouloir répondre à sa prière, tes mains baladeuses se perdant parfois sur sa chevelure de jais, s’égarant sur sa nuque, dégringolant sur ses larges épaules dénudées alors que fébrile captive de ce torrent de sentiments tu te surprends à vouloir jouer encore… un peu… une dernière fois. Mains moulées sur ses épaules puissantes, tu l’éloigne de toi doucement, sulfureux tête-à-tête, tu t’offres, sans véritablement t’offrir, tu veux qu’il te désir, quitte à le faire sombrer dans le délire alors qu’à tes genoux ainsi il repose, vulnérable de ce qui te rend vulnérable. Le temps s’arrête, l’air se suspend, il n’y a que l’ode de vos souffles lascifs qui souillent l’air de cette pièce étroite, les idées tyranniques se bousculant dans ta tête alors que d’un mouvement impudique tu lèves ta jambe, la replie vers toi, allant plaquer ta plante de pied contre le sternum de ton beau marionnettiste.

C’est lui qui agite les ficelles qui te remuent. Tu sais que ce tango charnel lui plait. Gracieuse, noble, digne de lui, tu te fonds bel et bien en lui. Brutalement, de ton pied, tu le repousses, l’évanoui vers le vide derrière lui, allonge son échine contre le mur froid alors que ton corps frémissant se prolonge prestement à lui, lui empoignant la nuque d’une main, l’embrassant une nouvellement fois, le fiel délicieux de ses lippes sucrées qui achèvent les vestiges du biscuit toujours tenu entre tes lèvres qui abandonnent déjà les siennes, le chocolat fondu retraçant le parcours de tes lèvres batifolent qui effleurent son cou, jouent, mesquines, avec son lobe d’oreille, son épaule, sa clavicule, s’attardent à plaisir sur les muscles merveilleusement bien découpés de son torse et son abdomen. Tu goûtes et profites de ce corps sans aucune pudeur. Volonté enflammée, irrépressible besoin, jeu presque douloureux, alors que tes mains glissent sur ses abdominaux et s’attardent avec impatience à détacher ce satané bouton de pantalon dont tu le dépouilles à l’empressement de ta lascive frustration.

Plus aucune barrière, plus aucune entrave, c’est lui qui agite les ficelles qui te remuent, reine à cet éther où les noirceurs les plus sépulcraux se fondent dans les ombres, les lingeries fines ont quittés vos chairs.

Et les étoiles ensorcèlent, se font si belles, alors que pour une deuxième fois tu te hisses à son niveau d’un saut hasardeux, capturant ses hanches entre tes cuisses qui se resserrent alors que les langoureuses ondulations de ton corps pressé au sien intime l’harmonie à suivre, vos âmes vibrant au même débit alors que le premier coup de reins est si loin de vous rendre sereins.

Gracieuse, noble, digne de lui, tu te fonds bel et bien en lui.
Entre ses fers, Ophélie, tu es cette fleur qu’il effeuille au festin du désir, vos soupirs binaires, la musique d’un loisir et plaisir, il te charme, t’enlace et tu oublies. Oublies les instants moroses, contre les cloisons osseuses de ton crâne enfumé chantonnent que les voix du tribunal de vos âmes alors tu te pâmes en ce jeu malsain qui change ton destin.

- THE END -
sujet terminé.

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