I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow
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 I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow

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Asgeir Halvard



Hellcome to Paris! Le barbecue c'est par-ici.
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MessageSujet: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Dim 5 Juin - 16:31

I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven
« Everybody loves a hero. People line up for them, cheer them, scream their names. And years later, they'll tell how they stood in the rain for hours just to get a glimpse of the one who taught them how to hold on a second longer. I believe there's a hero in all of us, that keeps us honest, gives us strength, makes us noble, and finally allows us to die with pride. »
. Δ L'auteur par ici.

Asgeir bondit hors de son lit, d’un geste aussi sec que rapide l’homme tira de son fourreau sa lame courte qu’il pointa devant lui. Son cœur tel un lion cognait contre les os de sa cage thoracique, ne désirant qu’en sortir, pour ainsi fuir cette terrible crainte l’étranglant. Le corps du viking perlé d’une sueur collante, rendant chacun de ses muscles luisant sous la pâle lueur du soleil matinal. Si durant la journée il ne lui était pas difficile de rester avec la tête froide, la nuit en revanche tout s'emballait. Il revoyait encore la mort de clarisse, pouvait sentir l’enfer et ses flammes lui léchant la chaire, alors qu’il luttait en enfer contre une horde de démons sans fin.

En réalisant ou il se trouvait, son emprise sur l’arme se relâcha naturellement. Son téléphone sonna quelques instants plus tard, comme si tout cela avait été prévu par une volonté supérieure. Il esquissa un sourire en comprenant qu’on se servait de ses souvenirs pour être sur que le champion répond à l’appel, une voix lui signifia qu’une personne aurait besoin de lui pour être défendue pendant un duel. Ce à quoi le guerrier répliqua qu’il n’était plus dans le circuit depuis son retour comment continuer à défendre l’humanité après ce que cette dernière avec commise en son absence, il n’éprouvait plus que du méprit pour les mortels qu’il avait protégé avec tellement de force dans le passé. Il n’y avait plus d’espoir pour eux, plus de bonté, ni de bravoure à sauver. Pour Asgeir tout était tellement plus dur ici qu’en enfer, pourtant ce dernier avait essayé tant bien que mal d’y croire à nouveau, de voir le bon une fois encore, cette douleur ne l’avait jamais quitté depuis son retour.

La voix le supplia de réfléchir, qu’il était sur le point d’abandonner une bonne personne à un sort horrible. C’est finalement en soupirant que le brun accepta cette mission, il ne demanda même pas ce qu’il devrait ou non tuer. Probablement s’en fichait-il ou alors voulait-il que la chose soit assez dangereuse pour en finir avec lui une bonne fois pour toute ? Il passa le reste de sa matinée à préparer quelques armes, quelques objets magique pouvant le tirer d’un mauvais pas si besoin. Il n’expliquait jamais la raison de ses départs ni même la durée à vrai dire, il ne considérait en rien les observateurs comme une famille ou des amis.

En descendant dans la cours ou se trouvait le jardin des plantes, non pas qu’il est un jour attaché de l’importance à ses dernières un jour. Il en prit la direction sans vraiment y prêter attention, cependant il arrêta net son avancée quand il avait porté son regard sur une longue chevelure rousse non loin devant lui. Il s’agissait de la petite sorcière de l’Est qu’il avait alors aidé quelques temps plus tôt, Asgeir la savait toujours proche ou plutôt il la sentait ce serait plus juste. Il avait tout fait pour ne pas avoir à la croiser de nouveau, il lui arrivait d’avoir une sensation étrange à proximité d’elle, comme une intrusion en gros. Il fit quelques pas et une fois derrière elle il glissa ses mains dans ses poches tout en se raclant la gorge : Je suppose que l’aide des sorcières est utile, tu sembles être en meilleur état. » Asgeir demeura distant et froid comme à son habitude, le fait qu’il prenne des nouvelles voulant signifier beaucoup pour quelqu’un d’aussi solitaire et maladroit que lui.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Mar 7 Juin - 15:01



   
En voulant déchirer des liens qu'on ne saurait rompre, on les resserre davantage.
Jacques-Henri Meister
Je pouvais sentir l’odeur de son doux parfum. Un mélange de fleurs, quelque chose de léger. C’était une odeur qui semblait familière, presque rassurante. Mais au-delà de cette senteur, je pouvais sentir l’écrasante odeur du sang, je pouvais sentir sa poisse sur mes mains, et surtout ce trou béant et si douloureux dans ma poitrine.
Je tenais son petit corps frêle et sans vie dans mes bras, et avais la tête posée sur son torse. Je répétais « Pourquoi ?! » entre deux sanglots de tristesse infinie et de rage sans nom. Je ressentais une douleur immense, de celle que je n’avais jamais connue, et pourtant tout cela semblait tellement m’appartenir. Je sentais la fraicheur de la pièce, la chaleur de mon souffle irrégulier, mes larmes chaudes perlant sur mon visage, mes muscles tendus, son corps encore chaud contre le mien, et son sang coulant sur mes mains. Je ne reconnaissais pas cette femme que la vie avait quittée, et pourtant elle semblait si importante pour moi, comme vitale. Je ressentais un amour sans bornes et la douleur qui l’accompagnait de l’avoir perdu. Et je restais là, à sentir chaque pore de ma peau se faire envahir par la solitude, le chagrin et la haine de manière étouffante.

Et sans crier garde, j’avais quitté cette pièce, la femme avait disparu. Seul le chagrin et la haine étaient toujours présent, comme ayant envahi tout mon être. Un vent poussiéreux et lourd avait envahi tout le paysage. Je ne pouvais respirer à plein poumons tant la chaleur était oppressante. J’avançais, une main devant le visage, l’autre tenant une épée. Je pouvais apercevoir la terre craquelée et sèche, quelques immeubles totalement détruit, et des ruines, des montagnes inquiétantes et immense. Je déambulais parmi des carcasses de voitures et regardais ce ciel inquiétant, avec des nuages imposants. Je pouvais entendre les cris des démons aux alentours, et sentais comme les flammes de l’enfer lécher ma peau. Mais je restais calme, j’avançais sans précipitation ni peine. Je serrais ma prise autour de l’épée, errant vers un seul but que je ne parvenais pas à identifier mais qui me poussait à ne pas m’arrêter.
Soudain, une horde de démon se dressa vers moi. Je relevais mon arme rapidement, et, alors que l’un d’eux bondissait vers moi, je me mettais à courir directement vers lui, dans un cri de rage puissant.



Je me réveillais de mon cauchemar baignée dans un sentiment de panique. Je me jetais sur ma lampe de chevet, et regardais autour de moi, comme voulant être certaine que je n’étais plus dans cet univers inquiétant. Je bondis sur mes deux pieds et ouvrait les volets et les fenêtres en grand, laissant la fraicheur de l’aube me caresser la peau. J’étais trempée, mon souffle était saccadé et anormalement rapide. Je ne savais pas ce qui m’arrivait, ce qui se passait en moi et d’où venait ces souvenirs. Depuis que Asgeir m’avait retiré mon collier, que j’avais aperçu toutes ces bribes de sa vie, je ne dormais plus, et je ressentais un lien puissant envers cet homme. Pourtant, je cherchais à le fuir, à comprendre comment casser cette chose qui nous unissait. Mais, plus je voulais m’en éloigner, et plus mes cauchemars, mes visions étaient violentes. Mon âme était-elle liée à la sienne ? Impossible.
Cela ne devait être que des effets de mon manque de magie et du fait que j’ai absorbée son énergie. Perdais-je encore la tête ?

Je poussais la porte de ma salle de bain. Les sorcières m’avait trouvé un petit appartement dans le centre, près du QG des observateurs, et près de la maison victorienne de Catherine qui devait être en charge de me chaperonné. Cela faisait plusieurs jours que je restais enfermée dans ce petit T3, me refusant de sortir pour ne pas être tenté par un être magique. Cependant, restée enfermée me rendait folle, et je ne pourrais vivre toujours en recluse.
Je pris une douche froide, cherchant à encore échapper à la chaleur oppressante que j’avais ressenti dans mon cauchemar et me regardais dans le miroir.
Je semblais plus apaisée, les traits de mon visage s’étaient adoucis, les cernes avaient disparu et j’avais repris des couleurs. Petit à petit, non sans mal, je me remettais sur pieds. J’attrapais quelques affaires de sport et décidais d’aller courir, pour me vider la tête.

Je sortis de l’immeuble et me mis à courir dans le parc, au bout d’un petit quart d’heures, essoufflée, je m’arrêtais au bord d’une avenue, dans l’herbe, laissant le doux soleil et l’air frais me caresser la peau. Je pouvais ressentir tellement de pouvoir autour de moi, comme si, elle m’appelait. Mon corps me poussait à choisir une personne, qui aurait assez de vibration magique pour me satisfaire, mais j’essayais de me refuser à faire cela. Je devais changer, il était important que je change, que je me sèvre de tout cela.
Alors que j’essayais de me concentrer sur autre chose, je pus sentir sa présence. Elle avait quelque chose de différente parmi les autres. Elle était puissante, et faisait vibrer mon être. Elle était remplie de rage et de chagrin et pourtant, j’aimais sentir cette présence, c’était comme rassurant et apaisant pour moi Quand je le sentis s’approcher alors qu’il était dans mon dos, je fermais les yeux, sentant une sensation nouvelle envahir mon corps. C’était comme de l’adrénaline, mais aussi un calme nouveau. Tout ce que je ressentais avant, ce besoin de prendre de l’énergie, de la puissance, s’évapora au profit de l’assimilation de ce qu’il ressentait. Je ne pus me concentrer sur ses sentiments puisqu’il me parla, et sans réfléchir, comme poussé par une volonté supérieure je me tournais vers lui.

- J’essaie de faire des efforts, de changer, dis-je doucement.

Je baissais les yeux et me rendis compte que mes mains tremblaient. Cela me faisait toujours ça quand j’étais en manque de puissance et poussée par mon addiction à aller en chercher. Je les serrais l’une contre l’autre pour qu’il ne remarque rien.
Je ne savais pas quoi lui dire. J’avais mille questions en tête comme : qui était cette femme que je ne cesse de voir en rêve ? Où était cet endroit inquiétant et oppressant ? Qui es-tu ? Que t’ai-t-il arrivé ?
Mais je ne pouvais lui sauter à la gorge avec toute mes interrogations. Je cherchais donc à faire plus simple, et parler de quelque chose qui n’était lié qu’à nous deux.

- Merci, dis-je en redressant mes yeux vers les siens. De m’avoir sauvée, et amenée ici. On t’a sûrement payé, ou demandé simplement de le faire, mais tu m’as sauvé la vie et l’esprit, en risquant ta vie. Alors merci.

Étrangement j’avais envie de me coller dans ses bras, de me nicher au creux de son être. Il avait quelque chose de rassurant, je ressentais une chose forte pour lui. Et étrangement, tout cela était très inquiétant à mes yeux.

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Asgeir Halvard



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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Mer 8 Juin - 14:55

I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven
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Il pouvait le sentir partout sur elle, cette sensation d’être perdue, cette crainte de ne jamais plus avoir le contrôle un jour. Il éprouvait la même chose, il y avait également ce désir brûlant de prendre de la magie, toujours plus de magie. Asgeir soupira durant quelques seconde d’un air impassible, elle n’avait pas besoin de lui avouer des choses sur elle. C’était pour lui comme écouter une musique d’on il savait déjà les paroles, l’homme fit quelques pas vers elle : Ne change pas, redevient celle que tu es destinée à être, cette soif de magie n’est pas la chose qui te définit. » Il porta son regard autour d’eux et réalisa, que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas vécu une journée tout simplement ordinaire. Il enviait presque cette fille, une fois tirée d’affaire elle aurait une vie des plus ordinaires. Un homme à amer, une famille probablement aussi. Des choses auxquels il avait renoncé depuis si longtemps, cependant son cœur à cet instant lui dictait tout autre chose. Prendre le temps de parler avec Willow, elle avait besoin de lui.

Une vérité bien plus secrète était que lui aussi avait besoin d’elle, peut-être que pour une simple heure, un court moment il ne voulait pas être seul. Asgeir nota les mains tremblantes, il posa alors l’une des siennes sur celles de la sorcière et les serra doucement. Il put ressentir son esprit partir, son corps subir quelques vibrations de plus en plus fortes.

- Dit moi, te souviens-tu de la dernière fois ou tu as observé un coucher de soleil, sans avoir peur que quelque chose ne surgissent dans la nuit pour s’en prendre à toi ? Lui murmura doucement à l’oreille Clarisse, le visage s’engouffrant ensuite dans la nuque de son chasseur. Il n’avait alors pas su quoi le répondre, elle avait raison sur toute la ligne, il n’était qu’un lâche ayant renoncé aux plus belles choses de la vie par peur de les perdre un jour. Elle déposa une main sur son cœur, elle pouvait le sentir battre dans sa paume.

- Tu portes le poids du monde sur tes épaules, mais le monde pourra survivre une nuit sans son protecteur d’accord ? Le monde ne connait que le champion, comme il ne connait que la tueuse. Moi je connais l’homme, celui ayant perdu sa famille, celui ayant peur, le Asgeir ne voulant que… »

Le champion retira alors sa main en fronçant les sourcils, il avait revu la scène comme si c’était de nouveau un instant présent. Perturbé par cela il s’écarta de Willow pour serrer le poing, voulant à tout prix frapper dans la première chose à sa portée. Il se ravisa pour finalement conserver son calme, il n’était utile qu’elle le voit dans son côté le plus sombre aujourd’hui : C’est mon devoir de risquer ma vie, qu’importe le prix. Je suis un guerrier, j’ai appris à me battre et à mourir… Tu es en mesure de faire de bonnes choses dans l’avenir, sauver une vie ne fait pas de moi un héros petite. » Il pu paraître bien sec sur sa dernière phrase, étant probablement en colère qu’elle ai le don de lui faire voir des choses qu’il ne souhaitait pas revoir. Il prit en main son sac remplit d’armes et objets pour son duel à venir et lui fit un signe de tête : Prend soin de toi Willow, on se reverra peut-être bientôt si j’ai de la chance. »


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Ven 10 Juin - 19:32



   
En voulant déchirer des liens qu'on ne saurait rompre, on les resserre davantage.
Jacques-Henri Meister
Je ne sais pas ce que je préférais chez lui. Ce regard déterminé dans lequel je me noyais, cette assurance qui me rassurait, ou sa tendresse nouvelle envers moi, comme si cette sensation spéciale que j’avais pour lui était réciproque.
Je le vis s’approcher de moi de quelques pas et mon cœur fit un raté alors qu’il observait le monde autour de nous. Je pouvais ressentir sa culpabilité, le manque de normalité qu’il ressentait. Comme je pouvais comprendre cela… A mon tour je regardais les passants, ces jeunes filles innocentes, avec tout un avenir probablement serein qui les attendait. Je me sentais si loin de toutes ces personnes, tellement en désaccord.

- Seulement, je ne sais pas qui je suis vraiment, avouais-je à demi-mot.

Cet aveu faisait si mal. Je pouvais me regarder dans le miroir, regarder des photos, pourtant selon les saisons, les mois, les années, je ne me reconnaissais pas. J’avais absorbé tellement de personnalités, que je n’avais jamais construit ma propre personnalité. J’étais devenue folle, mais jamais je n’avais vraiment été seule pour me construire. Ainsi, j’avais si peur de découvrir qui j’étais vraiment, si j’étais réellement ce monstre, cette personne sans cœur, sans remords.

Je sentis ses mains toucher les miennes, les serrer entrainant la fin de mes tremblements et une vague de frisson m’envahit avant que je ne plonge dans un rêve, un souvenir, une vision. Je pouvais ressentir dans cette scène tellement d’amour, de bien-être et d’affection que ma gorge se serra. Je ressentais tout cela, pourtant cela ne m’était jamais arrivé à moi. Je ne savais pas ce qu’était aimer et être aimé, et ressentir, voir ces choses-là ne faisait que créer le trou béant de la solitude qui me dévorait le cœur.
Quand la vision se termina, je sentis comme une distance, un malaise. Que m’arrivait-il ? Cette situation me rendait dingue. Je voulais savoir ce qui m’arrivait mais le silence était si pesant. Je n’osais pas parler, pas lui demander ce qui se passait entre nous, alors je le remerciais, comme pour dissiper cette situation gênante. Il esquiva mes excuses, et je baissais les yeux.

- Pas besoin d’être un héros pour obtenir la gratitude que l’on mérite. Je ne crois pas réellement aux héros, juste aux bonnes actions…

Par contre les montres. Je croyais aux monstres. A ceux qui se cachent d’abord sous votre lit, puis viennent s’insinuer en nous, qui nous dévore de l’intérieur, et qu’aucune bonne action ne pourra jamais racheté. Un monstre vil et persévérant, qui, dès qu’on lui ouvre la porte, s’installe à jamais, restant tapis quand il le faut, et surgissant à la moindre faiblesse.
Dans une phrase peu positive, Asgeir me dit au revoir, et je ressentis beaucoup de puissance dans son sac. Je sentis le sang affluer dans mon crâne, mon cœur battre la chamade, et mes mains trembler. Je ne savais pas si c’était la puissance à quelques centimètres de moi ou Asgeir qui s’en allait me laissant seule qui me faisait cet effet, mais je lui saisis le sac pour le retenir, et le relâcha aussitôt quand je sentis que j’étais capable d’absorber toute l’essence magique de ce que contenait sa besace.

- Attends… dis-je d’un ton alerté. Peut-être qu’on pourrait prendre un café, ou je ne sais pas. Je…

Je ne trouvais pas de raison suffisante et avouable à partager. La vérité était que je ne voulais pas rentrer chez moi et restée prostrée, toute seule, encore une journée. Je ne voulais pas rester seule dans la ville car je redoutais de faire du mal à quelqu’un. Je ne voulais pas qu’il s’en aille car je me sentais bien avec lui. Je ne voulais pas qu’il me laisse, car j’avais peur de ne pas le revoir. Je ne pouvais pas citer ces raisons, car cela était absurde. Le besoin de le connaitre, d’en savoir plus sur lui, était plus puissant que d’attraper son sac pour me réénergiser. J’aurais pu l’accompagner n’importe où, tant que je n’étais pas seule, et tant qu’il ne me laissait pas.

- S’il te plait…

Je murmurais cela en saisissant son avant-bras, et alors que je plongeais dans son regard en abandonnant mon corps, je ne me rendis même pas compte que malgré ma prise, malgré mon manque, je ne saisis aucune parcelle de son énergie.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Lun 13 Juin - 17:30

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«  Ecoute je ne suis pas du genre sociable… » Asgeir interrompit son propos, préférant se raviser plutôt que de partir ainsi. Après tout rien ne lui promettait une issue heureuse quant à sa future mission, lui qui n’avait jamais eu peur de perdre la vie. Voilà aujourd’hui si cela devait arriver, ne pas avoir prit ce foutu café ferait partie de la courte liste de ses regrets. Il secoua de droite à gauche sa tête comme un daim sur la défensive, serrant la sangle de son sac contre lui : Un thé, dans un endroit calme, je ne supportes toujours pas les petites voix qui sortent de la boite à image. » Seulement dix ans qu’il était de retour sur terre, lui qui en son temps n’avait connu que des chevaux et le bruit de la nature au cœur des forêts du monde. Le contact sur sa peau de la main de Willow n’avait cette fois provoqué aucun échange entre eux hormis une sensation de solitude. Probablement car l’un comme l’autre ils étaient désireux de partager un peu de leurs pensées avec l’autre de vivre voix, il retira doucement son emprise sur lui et se mit sur le côté pour qu’elle puisse marcher à proximité de sa personne.

« Les bonnes actions n’enlèvent pas les mauvaises, l’inverse demeure vrai également. Peu importe ce que tu fais dans une vie, les démons en toi ne pourront te briser que dans la limite ou tu estimes le mériter. Il n’y a qu’à te regarder pour comprendre combien tu es prête à les laisser te détruire. » Il n’était pas aveugle quand à son sort, dieu n’allait pas lui offrir une bonne place au paradis. Pas après une vie de viking à massacrer des innocents, pas après avoir choisit la vengeance et le sang durant deux millénaires. Il serait mentir de dire que cela ne lui avait pas fait du mal, qu’il ne trouvait pas ça injuste. Il y avait une guerre en lui, une partie désespérément en quête de pardon et une autre prête à embrasser son destin funeste. Asgeir conserva son regard sur la rue devant lui, ne portant aucune attention aux gens qu’ils croisaient. Comme si une partie de lui ne voyait pas le monde, ou bien les gens comme des choses réelles : Je me pose une question. » Asgeir s’arrêta devant l’entrée du café, une sorte de salon de thé comme il y en avait partout dans la capitale. Il baissa les yeux d’un air inquiet : Je ne suis plus coutumier de l’usage avec les femmes de cette… Ville, est-ce considéré comme indécent de partager une boisson avec toi si nous ne sommes pas intimes «

Durant son absence, le monde n’était plus en rien le même. Une décennie ne lui avait pas suffi pour le comprendre, il ne voulait pas porter atteinte à l’honneur de Willow. Il sentait qu’elle était importante, cette sensation ne lui plaisait guère. Il n’aurait pas du la voir ainsi, Clarisse ne méritait pas d’être ainsi remplacée partiellement par une autre. Depuis le sauvetage de la rouquine, Asgeir avait pourtant prit soin de toujours en savoir plus sur elle. Le sort d’ont il avait fait usage pour la ramener, le sort avait fait fait bien plus qu’une petite visite dans son esprit. Il avait touché l’âme de la rousse, comme noyé dans une pureté presque addictive. Quoi que l’on fasse pour oublier une telle symbiose, c’est une chose impossible à oublier. Il poussa la porte du café, confiant dans l’idée de ne pas la heurtée. Il tira sa chaise pour qu’elle y prenne place et fit de même en face d’elle : Si tu me dis une vérité à ton propos, je pourrais faire de même pour moi. » Non il n'était pas fan de tourner autour d'un pot, il fixa alors Willow de ses yeux bleus.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Ven 1 Juil - 17:35



   
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Mon ventre se serra quand je l’entendis me confier qu’il n’était pas vraiment homme à aimer les entrevus avec d’autres humains. Toutefois, il ne finit pas sa phrase et, semblant se raviser me proposa d’aller prendre un café dans un endroit calme, justifiant cela par le fait qu’il ne supportait toujours pas les voix de la boite à image. La boite à image ? Il devait probablement faire allusion à la télévision. D’où venait-il ? De quel temps sortait-il pour nommer une télé une boite à image ?

- Très bien, je te suis. Je ne connais pas vraiment la ville, dis-je en lui souriant

J’aimais être près de lui. Son parfum qui glissait jusque dans mes poumons, sa voix qui apaisait mes plus profondes angoisses, la chaleur et la douceur de sa peau qui me procuraient moultes frissons quand je le touchais. Il avait quelque chose de rassurant pourtant ce que je ressentais avec lui n’était que tristesse et solitude. Mais cela, je le connaissais parfaitement. C’était peut-être cela qui était rassurant au fond, avoir trouvé quelqu’un d’aussi brisé et seul que moi mais qui essaie encore de marcher vers quelque chose d’inespéré qui changerait la donne.
Il s’arrêta l’air soucieux devant la porte de l’établissement et posa son regard sur moi, la main sur la poignée.

- Je ne suis plus coutumier de l’usage avec les femmes de cette… Ville, est-ce considéré comme indécent de partager une boisson avec toi si nous ne sommes pas intimes

Je ris. Je ris d’un rire cristallin, léger et pur. Cela faisait du bien de rire, je ne me souvenais plus ne serait-ce que la dernière fois que quelqu’un m’avait simplement fait sourire. Je posais ma main sur la sienne et nous poussâmes ensemble la porte du salon de thé.

- Non rassures toi, au XXe siècle, prendre un café avec une femme ne t’engage à rien.

Je rentrais dans le café qui était calme et silencieux. Presque trop silencieux. Il n’y avait que peu de monde, certains lisaient, d’autres travaillaient. M’apprêtant à tirer une chaise autour d’une table, Asgeir me devança et la tira pour moi, attendant que je prenne place. Je m’exécutais et m’asseyais autour d’une petite table tout en regardant l’espace dans lequel nous venions de pénétrer.

Je ne connaissais pas cet établissement, c’était la première fois que j’y rentrais. La déco était un peu farfelue, on aurait presque juré que la moitié de la pièce était une libraire, tant il y avait de livres que l’on pouvait prendre. A côté d’un comptoir il y avait exposé de magnifiques pâtisseries typiquement française. Je salivais d’envie devant ces nourritures tellement appétissantes et particulières.

Une serveuse vint nous voir avec un petit calepin et nous souhaita la bienvenue avant de prendre notre commande. Je la regardais, regardais les pâtisseries et reporta mon regard sur la belle française. Je ne savais pas si j’allais me faire comprendre avec mon accent, et si je trouverais les mots adéquats.

- Je vais prendre un chocolat chaud, mais aussi une pâtisserie longue au chocolat.
- Heum oui, la serveuse griffonna quelques mots, pour la pâtisserie vous désirez laquelle ?
- Celle en long, au chocolat dans la vitrine..

Je montrais du doigt l'emplacement dans la vitrine, hésitante. Voici une des raisons pour lesquelles je n’aimais pas sortir. Je me trouvais ridicule, puisque mon vocabulaire n’était pas assez développé pour que je puisse me faire comprendre avec aisance ou puisse traduire mes désirs simplement.

La jeune femme se déplaça jusqu’à la vitrine et me montra la pâtisserie que je voulais, ce qu’il appelait comme elle me le fit remarquer, un « éclair au chocolat ». Toute rouge, je hochais de la tête, totalement gênée par la situation. J’aurais mieux fait de ne pas succomber à ma gourmandise plutôt que de me mettre ainsi dans l’embarras, de plus cet éclair ne ressemblait à rien en un éclair.

Asgeir prit sa commande et nous nous retrouvâmes tous les deux. Ma honte redescendant quelque peu, je relevais les yeux vers lui avant qu’il ne prenne la parole. Ainsi, il me lança le défi de lui avouer une vérité et il en ferait de même. Je baissais les yeux en souriant avant de remonter la tête.

- Une vérité d’accord, dis-je souriante. Mais poses moi la question sur la vérité que tu aimerais connaitre. Je ne te mentirais pas.

Je regardais ses grands yeux et me perdais à l’intérieur. Ce moment était si simple, si léger et agréable. Cela faisait un bien fou, et c’est ainsi que je me rendis compte, comme une vie normale pouvait manquer à mon existence.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Mer 6 Juil - 22:23

@Asgeir Halvard a écrit:
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« Everybody loves a hero. People line up for them, cheer them, scream their names. And years later, they'll tell how they stood in the rain for hours just to get a glimpse of the one who taught them how to hold on a second longer. I believe there's a hero in all of us, that keeps us honest, gives us strength, makes us noble, and finally allows us to die with pride. »
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L’immortel n’aurait su dire le temps mit par la serveuse pour apporter la commande, tant pour lui le temps n’avait plus qu’une relative importance. Il demeura calme écoutant la jeune femme parler, il ne s’était pas moqué d’elle pendant la prise de la commande. Willow semblait aussi à l’aise que lui dans ce nouvel environnement, l’homme porta ensuite un regard intrigué sur la nourriture et la boisson devant lui. Asgeir voyait devant lui ces choses à manger, cependant rien n’était vrai. Tout n’était que fausses vérités dans cette sombre époque, fabriquées par la main de l’homme pour le satisfaire. En revanche lui n’était pas coutumier du fait de mentir, retroussant légèrement ses lèvres avant de prendre la parole, asgeir d’un air absent plongea son regard : je ne souhaite poser aucune question, car ma façon de le faire ne pourra qu’influencer ta réponse. » Il porta à son nez la fumée de sa boisson chaude, reposant la tasse devant lui sans y goûter.

« Voici ma vérité, je te hais de tout mon être.  Je te hais car tu es dans ma tête, je te vois alors que je ferme les yeux et je déteste cela. J’entends ton rire, je ressens ton envie d’être heureuse de nouveau. Je n’éprouvais que le tourment mérité de mes échecs, j’étais satisfait de mon sort ! Tu m’infecte avec ton espoir et je te hais pour cela, je ne vivais que pour son image. Je lui avais juré un amour éternel, j’ai tué durant des siècles pour honorer ma promesse. Mais te voilà qui gâche une existence tellement bien ordonnée, qui change toute chose pour la rendre meilleure, la rendre vivante et je te hais pour cela… » Marquant une pause il lui laissa le temps de comprendre le sens de ses paroles, il lui avait parlé sans aucune forme de rancune, débitant seulement son propos avec calme, mais néanmoins avec un éclat de douleur à peine audible dans la voix. « Tu es entrée en moi avec une telle facilité, cela ne me provoque que de la rage. Tu seras à terme mon unique raison de vivre, alors que je l’avais perdu, la vérité est que… J’ai su tout cela avant d’être touché par le sort, j’ai été soulagé que cela m’arrive quand je t’ai vu et je me hais moi pour ça. »

Asgeir posa une main sur celle de la rouquine, il n’avait pas dans l’idée de lui offrir une vision de son passé terrible, ni même de partir ailleurs via leurs esprits. Quelque chose sembla le traverser pour s’incruster dans les veines de la belle, une sensation. Celle d’une paix absolue, comme le soulagement de mettre en place l’ultime pièce d’un puzzle. Elle pouvait ressentir une protection parfaite, balayant toutes les obscurités qui pouvait la ronger. Plus de peine, plus de douleur, plus de regrets. Asgeir retira aussi lentement que possible sa main, mais même cette précaution n’empêcha pas le retour à la réalité d’être brutal pour les deux. « Tu n’as pas été mon premier amour, mais tu seras le véritable et je ne peux simplement pas laisser cela arriver maintenant. Ça ne pourra que mal finir pour toi.. » Il lui fit un sourire en sortant des billets de sa poche, il posa une bonne pile sur la table, largement plus que le prix de la commande. Il n’avait qu’une envie, l’embrasser la goûter elle et l’humidité de ses lèvres, proche de lui elle ne pourrait que ressentir son désir. Mais Asgeir n’en fit rien, il se leva de son siège. Le faire l’aurait condamné à ne plus vouloir qu’elle à jamais, déterminer il prit son sac: «  Pas de café cette fois, pas de bavardage, j’y vais j’ai un monstre à tuer. « Asgeir lui tourna le dos pour ensuite ouvrir la porte et se retrouver dehors pour poursuivre son chemin.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Mer 6 Juil - 22:23

I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven
« Everybody loves a hero. People line up for them, cheer them, scream their names. And years later, they'll tell how they stood in the rain for hours just to get a glimpse of the one who taught them how to hold on a second longer. I believe there's a hero in all of us, that keeps us honest, gives us strength, makes us noble, and finally allows us to die with pride. »
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L’immortel n’aurait su dire le temps mit par la serveuse pour apporter la commande, tant pour lui le temps n’avait plus qu’une relative importance. Il demeura calme écoutant la jeune femme parler, il ne s’était pas moqué d’elle pendant la prise de la commande. Willow semblait aussi à l’aise que lui dans ce nouvel environnement, l’homme porta ensuite un regard intrigué sur la nourriture et la boisson devant lui. Asgeir voyait devant lui ces choses à manger, cependant rien n’était vrai. Tout n’était que fausses vérités dans cette sombre époque, fabriquées par la main de l’homme pour le satisfaire. En revanche lui n’était pas coutumier du fait de mentir, retroussant légèrement ses lèvres avant de prendre la parole, asgeir d’un air absent plongea son regard : je ne souhaite poser aucune question, car ma façon de le faire ne pourra qu’influencer ta réponse. » Il porta à son nez la fumée de sa boisson chaude, reposant la tasse devant lui sans y goûter.

« Voici ma vérité, je te hais de tout mon être.  Je te hais car tu es dans ma tête, je te vois alors que je ferme les yeux et je déteste cela. J’entends ton rire, je ressens ton envie d’être heureuse de nouveau. Je n’éprouvais que le tourment mérité de mes échecs, j’étais satisfait de mon sort ! Tu m’infecte avec ton espoir et je te hais pour cela, je ne vivais que pour son image. Je lui avais juré un amour éternel, j’ai tué durant des siècles pour honorer ma promesse. Mais te voilà qui gâche une existence tellement bien ordonnée, qui change toute chose pour la rendre meilleure, la rendre vivante et je te hais pour cela… » Marquant une pause il lui laissa le temps de comprendre le sens de ses paroles, il lui avait parlé sans aucune forme de rancune, débitant seulement son propos avec calme, mais néanmoins avec un éclat de douleur à peine audible dans la voix. « Tu es entrée en moi avec une telle facilité, cela ne me provoque que de la rage. Tu seras à terme mon unique raison de vivre, alors que je l’avais perdu, la vérité est que… J’ai su tout cela avant d’être touché par le sort, j’ai été soulagé que cela m’arrive quand je t’ai vu et je me hais moi pour ça. »

Asgeir posa une main sur celle de la rouquine, il n’avait pas dans l’idée de lui offrir une vision de son passé terrible, ni même de partir ailleurs via leurs esprits. Quelque chose sembla le traverser pour s’incruster dans les veines de la belle, une sensation. Celle d’une paix absolue, comme le soulagement de mettre en place l’ultime pièce d’un puzzle. Elle pouvait ressentir une protection parfaite, balayant toutes les obscurités qui pouvait la ronger. Plus de peine, plus de douleur, plus de regrets. Asgeir retira aussi lentement que possible sa main, mais même cette précaution n’empêcha pas le retour à la réalité d’être brutal pour les deux. « Tu n’as pas été mon premier amour, mais tu seras le véritable et je ne peux simplement pas laisser cela arriver maintenant. Ça ne pourra que mal finir pour toi.. » Il lui fit un sourire en sortant des billets de sa poche, il posa une bonne pile sur la table, largement plus que le prix de la commande. Il n’avait qu’une envie, l’embrasser la goûter elle et l’humidité de ses lèvres, proche de lui elle ne pourrait que ressentir son désir. Mais Asgeir n’en fit rien, il se leva de son siège. Le faire l’aurait condamné à ne plus vouloir qu’elle à jamais, déterminer il prit son sac: «  Pas de café cette fois, pas de bavardage, j’y vais j’ai un monstre à tuer. « Asgeir lui tourna le dos pour ensuite ouvrir la porte et se retrouver dehors pour poursuivre son chemin.


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MessageSujet: Re: I'm the king and you're the queen and we will stumble through heaven + Willow   Sam 6 Aoû - 18:27



   
En voulant déchirer des liens qu'on ne saurait rompre, on les resserre davantage.
Jacques-Henri Meister
Au début je souriais. Sa réponse pour éviter de me poser une question directe m’arracha un léger rire. Je baissais les yeux avant de les relever sur son visage qui se voyait bientôt obstrué par la tasse de café fumante qu’il portait à ses lèvres. J’aime l’observer. J’aimais cet endroit calme hors du tumulte de la ville. J’aimais cet instant hors du temps, simple et apaisant.

- Voici ma vérité, je te hais de tout mon être.

Mon sourire disparut, mon corps se raidit et mes yeux s’écarquillèrent. Ses mots faisaient mal. Je ne savais pas vraiment pourquoi entendre qu’un inconnu me haïssait me faisait si mal, mais c’était là. Comme un trou béant dans la poitrine, un tourbillon qui vous ruine l’estomac et vous donne envie de vomir.

Tout le reste de ses mots, de ce discours rempli de haine comme si j’avais contaminé sa vie avec un quelconque espoir ou une quelconque envie de vivre me parvient comme le lointain écho d’un fantôme. Je n’arrivais pas à l’entendre clairement, je ne voyais que ses yeux qui fuyaient les miens, et je ressentais doucement mais surement la colère monter en moi. Ce qu’il disait semblait pourtant être finalement une bonne chose qu’il refusait d’admettre pour le moment mais tous ces mots, cette rage, cette colère envers ma personne brulait chacun des pores de ma peau.

Quand il déposa sa main sur moi, je ressentais une vague de paix m’envahir mais je retirais ma main rapidement. Je ne voulais pas de sa paix. Pas si c’était pour me faire subir ça, pour m’infliger des visions terribles, me réveiller chaque nuit avec ses souvenirs, pour finalement me rejeter et me piétiner. J’avais ressenti au-delà de son calme, cet éclat de douleur, et je ne supportais pas qu’il me fasse porter la faute. Je ne lui avais pas demander de venir me chercher, ni de se lier à moi. S’il prétendait que je sois son dernier amour, nullement je n’avais voulu prétendre au poste. Se rendait-il compte de ce qu’il me faisait subir ? De la peine, de la douleur, de la solitude et des années de souffrance que je devais vivre en plus des miennes depuis que nous nous étions rencontré ?

Je ne voulais plus me perdre en d’autres gens et me voilà envahi par lui, par ses souvenirs, son amour dégoulinant et perdu pour son ancienne compagne. Je n’avais rien voulu de cela, je n’avais jamais été le chercher. Il n’avait pas le droit de me haïr pour quelque chose qu’il avait fait se produire. Il n’avait pas le droit.

Il me parlait mais je restais silencieuse. Je n’avais pas envie de dire un seul mot de peur que toute ma colère ne sorte. Je ne voulais pas être sa pauvre petite chose, qu’il me manipule pour m’avoir et me repousser quand il l’aurait décidé. Moi je pouvais subir les souvenirs d’un autre, je pouvais m’empêcher d’aller vers lui. Moi je n’avais rien demandé.

Quand il déposa les billets sur la table en m’indiquant que cette fois-ci, pas un café ou un bavardage ne pourrait le retenir, je me levais rapidement avant de le regarder.

- Je n’ai plus envie de te retenir de toute manière.

Et alors qu’il se dirigeait vers la porte, je passais devant lui en le bousculant, puis partit sans me retourner vers chez moi.

Il put ressentir par ce contact éphémère toute la douleur qu’il avait causé en moi, le poids lourd de ses paroles qui m’avait un peu plus ramené vers les ténèbres. Peut-être avait-il voulu dire une vérité, être au fond gentiment sincère en essayant de broder ses paroles avec une déclaration d’attirance, mais pour moi, ce n’était qu’un poids trop lourd qu’il ne pouvait déposer sur mes épaules.



FIN DU RP

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